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 fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé

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Ansa

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MessageSujet: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Lun 16 Mar - 22:49

Bonjour j'ai crée une fan-fiction sur le film de la reine des neiges et j'aurais aimé la partager avec vous. Si elle vous plaît je mettrais un chapitre par jour, mais si ce n'est pas le cas alors je m'arrêterais. Bonne lecture à tous et à toutes Smile

Fan-fiction 2 la reine des neiges retour vers le passé :

Chapitre 1 : Un jour inoubliable :

C’était enfin fini. Le calvaire qui nous avait submergé tous au long de ces presque 11 dernières années. Elsa était redevenue elle-même : ma sœur. Celle que j’avais toujours chérie, pour qui mon cœur comptait par-dessus tout ! Ça faisait presque trois semaines que notre escapade dans la montagne s’était passée. Ça faisait presque trois semaines que le pays avait failli sombrer dans un hiver éternel, ça faisait presque trois semaines que mon cœur battait pour Kristoff… Je n’avais pas eu besoin de l’embrasser finalement, mais ce n’était pas très grave, j’espérais bien qu’il le ferait dans un avenir proche. Car oui ! Aujourd’hui nous allions célébrer le retour d’Elsa au royaume comme une personne normale non pas que pour moi elle eût été autre chose ! Justement tous les Arendelliens viendront aujourd’hui ! D’ailleurs il est temps que je me prépare ! Ce n’est pas tout ça mais… Tiens encore de la bave… Beurk mes cheveux… Allez c’est l’heure de se préparer !!!

Tout en bataille je courus à travers l’immense couloir rouge vermillon drapé de rosemaling et allais directement toquer à la porte de ma chère grande sœur :
-Elsa c’est le jour de ton bal !!!!!
Préparée depuis des heures elle ouvrit la porte et me sourit en déclarant :
-Tu veux faire un bonhomme de neige ?
-Ouiiiiiiiiii.
-Va d’abord t’habiller dans ce cas.

A toute vitesse je retournais donc dans ma chambre et je passais une robe simple verte pomme avec un sous-pull vert olive. Je réservais la robe de bal pour ce soir. Peignant ensuite mes cheveux afin de les dompter je mis peu de temps à les natter de façon traditionnelle. Enfin prête, je recourus dans la salle à manger afin de déjeuner et d’y retrouver Elsa qui m’avait promis un bonhomme de neige !!
-C’est bon tu peux me faire mon Ola...

Je m’arrêtais en pleine phrase… Kristoff était là avec elle plus rayonnant que jamais sous ses cheveux blonds en batailles et ses yeux noisette. Il portait une chemise d’été bleue et un pantalon brun renforçant encore et toujours ses éternelles poulaines. Je devins cramoisie en le voyant, non pas de honte…Mais de gêne. Il était accompagné d’Olaf et Sven bien sûr.
-Tiens Anna ! Le voilà ton bonhomme de neige plaisanta Elsa en me montrant Olaf du doigt.
Me ressaisissant vite, j’allais de ce pas faire un câlin au bonhomme de neige et caressais Sven. Pour Kristoff une simple poignée de main amicale suffisait pour le moment bien que nous savions très bien l’un et l’autre ce qu’il en était de nos sentiments.
Le petit déjeuner se passa sans problèmes. Au début seules Elsa et moi parlions. Puis peu à peu Kristoff nous rejoint dans notre conversation et l’atmosphère finit par se détendre. Mon cœur palpitait dès qu’il me faisait rire. Je n’arrivais pas complètement à me détendre avec lui. Heureusement qu’il y avait ma sœur chérie !
-Ses majestés impériales le prince Eugène Fizterbergh et la princesse Raiponce de Coronna sont arrivés, annonça soudain Kay notre serviteur.
Toute heureuse je vis alors ma cousine nous rejoindre avec son mari. Un ventre rondo donnant laissait pointer un nouvel héritier pour le trône de Coronna. J’étais heureuse pour elle. Et d’un autre côté qu’est-ce que je l’enviais ! Si seulement Kristoff pouvait aller un peu plus vite !
-La traversée n’a pas été trop longue ? Demanda poliment Elsa après que Kristoff offrit sa chaise à Raiponce.
-Non ça va ! Eugène a été aux petits soins pour moi ! dit-elle, bon à part quand y a eu une tempête et qu’il avait envie de vomir !
Je me retins de rire en regardant ce fameux Flynn Rider. Il prit un air innocent quand Raiponce lui dit ça. Ils se lancèrent un regard complice et je me surpris à regarder dans la direction de Kristoff au même moment. Ce que je n’avais pas prévu c’est qu’il regarderait aussi ! Je détournais aussitôt le regard pour ne pas rougir.
-Vous avez commencé à choisir les prénoms pour le futur bébé ? Demandais-je histoire de changer de sujet.
-Non pas encore ce petit se laisse à désirer, Eugène est persuadé que ce sera un garçon.
-Et Raiponce persuadé que ça sera une fille !
-On verra bien !

Un pesant silence s’installa. Je ne savais pas vraiment quoi dire. J’avais toujours un peu du mal avec ma cousine. Bien que je sache que ce n’était pas sa faute c’était à cause de son mariage que mes parents avaient péris en mer. Ils étaient morts en revenant il y a trois ans… Et quoiqu’on puisse dire à propos de la douleur ils me manquaient encore.
-Bon il faut qu’on aille tout préparer pour cet après-midi ! S’exclama soudain Elsa, les invités ne vont pas tarder à arriver !!
-Oui tu as raison ! S’enthousiasma Raiponce, Eugène va se charger d’afficher les banderoles !
-Et toi de rester assise répliqua ce dernier avec gentillesse.
-Je vais dégager les tables si vous voulez ! S’exclama à son tour Kristoff se jugeant utile à quelque chose.
Raiponce l’observa et m’observa du tac au tac. Un sourire élargit son visage. Pas besoin d’explication elle avait compris.
-Kristoff pouvez-vous accompagner ses hôtes jusqu’à la salle de bal ? J’ai besoin de voir Anna un moment. -Oui.
Il s’en allèrent nous laissant enfin toutes les deux. Enfin non, Olaf était encore là, mais il n’était pas gênant.
-Qu’y-a-t-il ? Murmurais-je d’une toute petite voix.
-Pendant que je m’occupe des préparatifs avec les autres il serait peut-être temps que tu donnes son nouveau traîneau à ton chéri répondit-elle me taquinant.
Je ne luttais même pas face à sa remarque.
-Euh oui il est où ?
-Dans la cour près du port apparemment là où t’as fait ta rencontre avec Hans.
-Ne me parle plus de lui ! J’espère que tu l’as bien renvoyé dans son pays ! -Oui et le Duc aussi !
Ouf ! Au moins pour ça j’étais soulagée.
-Tu diras à Kristoff que c’est le tout dernier modèle ça lui fera plaisir, dis-lui aussi que c’est le livreur de glaces officiel d’Arendelle.
-C’est vrai ?! Réalisais-je.
–Oui mais ça n'a pas tellement d'importance, mais va le chercher maintenant ! Rit-elle.
Je m’apprêtais donc à me rendre dans la grande salle de bal quand Elsa m’arrêta encore :
-Une dernière chose, ça serait mieux si tu l’amenais à l’aveuglette pour le sonner un peu !
Elle sortit aussitôt un bandeau bleu marine de sa poche et me le tendit. L’idée était plutôt drôle.

Je repartis ensuite sur mes pas et allais trouver Raiponce, Eugène et Kristoff dans l’immense salle rayonnante. Dès mon arrivée les autres se retournèrent. Sans décontenance je me dirigeais vers le beau blond et lui déclarais non sans un quelquonque tremblement d’excitation :
-Il faut que je vous amène voir une surprise !
Il me regarda étonné mais vint tout de même jusqu’à moi.
-Laissez-moi faire ordonnais-je lui serrant le bandeau derrière son crâne.
Sentir ses mèches de cheveux provoqua des désirs si euphoriques dans des parties intimes que je lui attachais vite le nœud. Puis je pris sa main. Elle était si chaude et douce !!!. Je commençais à le guider en dehors de la salle de bal. Avant de sortir Raiponce et Eugène me firent un signe de « bonne chance » que j’acceptais bien volontiers. Nous longeâmes ensuite le long corridor, sortîmes dans la cour du château, puis traversâmes les portes…Au fur et à mesure que nous avancions près du port une excitation inconnue me gagna.

-Plus vite plus vite plus vite !!!! Me mis-je à crier tout en courant. Mon cher Kristoff avait bien du mal à suivre la cadence. A un moment je le perdis même. Le pauvre il venait de se prendre un lampadaire.
-Désolé bafouillais-je, avant de lui reprendre la main et de repartir dans notre lancée.
Enfin nous arrivâmes au port ! Le traîneau était là resplendissant de mille feux sous son vernis neuf et son ruban rouge. Poussant pleins de petits gémissements de souris j’enlevais enfin le bandeau de la tête de Kristoff. Il resta bouche-bée en voyant son cadeau. Et aussi devant Sven qui se pavanait avec sa nouvelle médaille que venait de lui attribuer Elsa.
-Je vous avais promis un traineau déclarais-je fière de moi.
-Vous-êtes sérieuse ?! Ne put-il s’empêcher de demander.
-Ouiiiiiiiiii dis-je presque en jouissant, et c’est le tout dernier modèle !
-Non je ne peux pas accepter bafouilla-t-il confus.
Je le tapais alors sur le torse plus excitée que jamais.
-Bien sûr que si ! Ça ne sera ni repris ni échangée ! Sous ordre de la reine ! Elle vient d’ailleurs de vous nommer livreur de glaçons officiels du royaume.
-ça n’existe pas répliqua-t-il sûr de lui tout en laissant un immense sourire envahir son visage.
–Bien sûr que ça existe ! Et…Il y a même un porte gobelet ! Ajoutais-je ne sachant pas très bien pourquoi, il vous plaît ?
Finis-je par demander crispant mes mains.
-S’il me plaît… Je l’adore !!!!!! S’exclama-t-il me faisant soudain valser dans les airs.
Mon cœur faillit chavirer tellement j’étais aux anges. D’un autre côté je n’étais pas très à l’aise.
-Je pourrais vous embrassez ! Continua-t-il.

ENFINNNNN !!!! Somme toute on y venait !
-Enfin j’ai envie mais pouvons-nous, pouvez-vous, pounons-vous ? Qu’est-ce que j’dis ?
Son air touchant et sincère me fit fondre en un instant et dans un élan sorti tout droit de mon cœur, je lui collais un rapide baiser sur la joue…Il fallait que je le dise ! Il fallait que je le dise ! C’était obligé !
-Nous pouvons !
Ça y est c’était dit. Ouvrir ou fermer les yeux ? Naturelle ou pas naturelle ? Comment embrasse-t-onnnn ????? La réponse jaillit immédiatement par la pratique. En un instant le visage de mon beau Kristoff fonça délicieusement sur moi et je me retrouvais plus brusquement que je ne l’aurais voulu avec sa bouche contre la mienne. Oubliant le premier coup de surprise, je découvris le mélange de bizarrerie et de magie qu’il pouvait y avoir dans un baiser. C’était encore mieux que dans mes romans !!! Sentir ses lèvres se pressaient avec ardeurs contre les miennes me fit l’effet d’un feu d’artifice. Je ne voulais plus m’arrêter ! Lui non plus visiblement puisque je sentis bientôt qu’il voulait aller plus loin. Toute heureux nos visages changèrent de positions de manière à ce que nos langues puissent enfin se rencontrer. Ce goût si mou, si gluant fut encore plus nouveau pour moi. J’en fus frustrée aux premiers abords mais ma langue devait être pareille pour lui. Complètement coupée du monde, oubliant que nous étions sur le port aux yeux des passants, je mis mes bras autour de sa nuque pour que nous continuions notre étreinte. Il fit de même en plaquant ses grandes mains de glaciers contre mon dos. Sentir ce poids si lourd et si tendre faillit m’anéantir….Dans le bon sens bien sûr ! J’avais envie de lui dire « je vous aime »… Ou bien non « je t’aime ! »…Après tout vu notre relation nous pouvions passer au tutoiement. Non Elsa ne sera pas d’accord tout de suite… Chut Anna ! Arrête de penser ! Concentre-toi sur ce baiser. Seigneur faites qu’il dure éternellement !!!!!!

Et évidemment ce ne fut pas exaucer. Bon je n'allais pas m’en plaindre parce que j’avais déjà eu ce que je voulais. Nous finîmes par nous relâcher rouge de confusion. Bon aussi de chaleur pour moi. Je n’osais plus le regarder dans les yeux préférant les fixer sur le traîneau. Ce qui me fit rire c’est qu’il agissait comme moi. Trouver un sujet de conversation vite !
Heureusement Olaf et Sven (qui s’étaient éclipsés) revinrent à ce moment-là :

-Kristoff ! Anna ! Elsa va faire une immense patinoire dans la cour du château ! S’écria le bonhomme de neige amusé.
Reprenant confiance je lançais un rapide « chouetttte !! » et commençais à repartir en direction de notre demeure. Je fis à peine quelques pas que Kristoff me rattrapa et s’écria :
-J’aimerais bien essayer mon nouveau traîneau ! Et comme je sais que vous aimez bien la vitesse !
Je lui souris repensant à notre première conversation de l’escapade « sauver Elsa et Arendelle ! ». Je n’insistais pas plus longtemps pour venir m’asseoir à ses côtés sur son nouveau joujou. Il installa Sven de façon à ce qu’il puisse conduire et Olaf grimpa à l’arrière. Toute notre petite troupe s’en alla enfin vers le château.
Notre arrivée fut plus bruyante qu’on ne l’aurait voulu mais tant pis elle n’en resta pas moins drôle.

-Commencez à avancer vers la cour ! Nous déclara alors Kristoff en me faisant un clin d’œil, je vais garer cet engin !
Il m’aida à descendre et me laissa seule devant les portes du château. Comme prévues celles-ci étaient ouvertes et déjà la masse de gens grouillaient à l’intérieur. J’y retrouvais bientôt Elsa et Eugène qui patinaient déjà avec les autres habitants. Je courus les rejoindre manquant à plusieurs reprises de ne pas tomber. Elsa finit par me rattraper toute guillerette.
-C’est si bon de voir les portes ouvertes ! Clamais-je ne voulant pas tout de suite lui révéler l’histoire du traîneau.
-Nous ne les refermerons plus jamais rétorqua-t-elle me souriant comme si elle avait compris.
Elle transforma ensuite mes belles bottines blanches en…Patins !
-Oh Elsa ils sont magnifiques mais je ne sais pas patiner ! Paniquais-je alors qu’elle me tira en avant pour me faire avancer.
-Lance-toi !! Clama-t-elle en riant, Olaf aide-là !
Le petit bonhomme de neige entra alors en piste et vint se coller contre mes fesses pour faire relever ma silhouette. Il me montra ensuite les pas.
-On glisse et on tourne, on glisse et on tourne répéta-t-il.
Ce qui me détendit. Pendant que je me rendais compte que mes mouvements commençaient à devenir stables, Kristoff fit son entrer sur la patinoire en criant :
-Attention un renne sur la glace !!!
L’immense animal s’imposa alors entre nous et je vis que Kristoff s’accrochait à lui avec maladresse. Apparemment il ne savait pas faire du patin non plus. Enfin ça dépendait dans quelle circonstances on utilisait le mot.
-Raiponce retourne t’asseoir tout de suite ! Cria soudain ma sœur.
-Elle est têtue comme une mule se plaignit Eugène à mon grand amusement.
-J’en ai marre de rester assise se défendit-elle, et puis si j’étais toi Elsa je ferais mieux de surveiller ta sœur.

Les yeux de ma frangine se braquèrent directement vers moi alors que je n’avais rien fait. Déstabilisée qu’on m’accuse injustement je fis un mauvais mouvement en écrasant la patte d'Olaf et me retrouvais bientôt au sol avec une désagréable impression de pieds tordus à ma cheville droite.
-Aïe !! Maugréais-je alors que je sentais déjà que ma partie pédestre enflée.
Je fus aussitôt entourée de plusieurs habitants qui me proposèrent leurs aides. Les remerciant avec gentillesse je préférais largement avoir de l’air pour respirer. Un médecin persista bientôt à travers la foule. Il se pencha et tâtât ma cheville comme un vulgaire rôti.
-Elle est foulée expliqua-t-il à Elsa.
-Ça veut dire que je ne pourrais pas danser ce soir ?! M’alarmais-je.
-Non malheureusement majesté.

Sur le coup je voulus tuer Raiponce. Tout ceci était de sa faute ! Chaque fois qu’elle s’introduisait dans notre famille c’était pour nous faire du mal ! Mon jugement changea radicalement quand je vis son air rempli de tristesse. Je n’allais tout de même pas me mettre à pleurer pour un bal ! Après tout nous en aurions pleins maintenant qu’Elsa savait contrôler ses pouvoirs. Pourtant je ne pouvais m’empêcher d’être terriblement déçue. J’aurais tellement aimé danser avec Kristoff. A voir son air j’avais la désagréable impression que nos pensées étaient réciproques.
- Bon ce n’est pas qu’il fait chaud ! Mais il fait chaud quand même ! S’exclama soudain Eugène histoire de passer à autres choses, ça dirait à tout le monde d’aller boire un petit quelque chose au frais dans la grande salle !?
-Oui !!! Crièrent les voix à l’unanimité.

Me laissant en plan tous s’en allèrent avec Eugène qui embarqua Raiponce pressentant que j’avais des envies meurtrières sur elle. Elsa m’aida à me relever et Kristoff me hissa sur le dos de Sven. L’animal me ramena jusqu’à ma chambre prenant bien soin de ne pas glisser sur la glace qui commençait à fondre.
-Tu sais je peux très bien reporter le bal à plus tard déclara-t-elle bientôt.
-Non ne fais pas ça ! M’énervais-je, je viendrais quand même ce soir ! Seulement je ne danserais pas !
-Vous êtes sûre de ne pas vouloir plutôt vous reposer ? S’enquit Kristoff me fixant de ses beaux yeux chocolats.
-Non ! Ce n’est pas une petite cheville de rien du tout qui va m’empêcher de passer une bonne soirée !
-Tu vas donc te reposer maintenant si tu veux être en forme ce soir compris ? Ordonna Elsa, je viendrais t’aider à mettre ta tenue plus tard.
-Très bien.
-La jeunesse je vous jure soupira-t-elle.
Le baiser me revint immédiatement en mémoire quand j’entendis cela. Je me forçais à ne pas m’enflammer.
-Qu’est-ce que tu veux ma vieille on ne peut pas tous manier la glace comme toi ! Balançais-je.
Nous échangeâmes un regard et éclatâmes de rire. Nous arrivâmes bientôt dans ma chambre. Pendant qu’Elsa remonta mon drap de lit, Kristoff me retira de Sven, me prenant dans ses bras protecteurs et attendit que ma sœur ait bien remis tout en place pour me déposer délicatement sur la couche. Elsa s’occupa ensuite de me placer de la glace sur la cheville.
Une fois cela fait, elle et Kristoff disposèrent pour aller délivrer de la glace aux invités tandis que Sven et Olaf retournèrent dans la cour. En proie à la solitude je me passais les doigts sur ma bouche pour voir si le baiser que j’avais échangé avec mon beau livreur de glaçons n’avait rien changé. Soulagée je découvris que « non ». Je pus donc m’endormir souriante.

Le réveil quelques heures plus tard fut plus brutal que je ne l’aurais cru. J’étais partie bien loin alors qu’au départ j’avais simplement imaginée ce que je voulais rêver. Ce fut Elsa et son tapotage de mains qui me fit faire un bond.
-Pour une fois que ce n’est pas l’inverse minauda-elle, debout marmotte ! On va te préparer pour le bal.
-Il est quelle heure ?
-Vingt heures.
Vinnnngt… VINGT HEURES !!! Punaise j’étais en retard. Le bal avait déjà dû commencer depuis une heure au moins. Heureusement qu’il ne se terminerait pas avant l’aurore de demain matin. Pendant que je m’affairais à ouvrir les yeux, Elsa sortait plusieurs robes de ma penderie les étalant sur le lit. Mon corps retrouvant peu à peu ses mouvements je grimaçais face à la douleur de ma cheville. Elsa s’arrêta donc un instant pour me la regeler. Ça allait déjà mieux.
-Alors laquelle choisis-tu ? Finit-elle par demander en pointant ses doigts vers les robes.
Je les observais des étoiles pleins les yeux. Le choix était dur !! Bon déjà j’éliminais la robe verte que j’avais mis le jour de son couronnement parce qu’elle me rappelait trop de mauvais souvenirs. Il en restait 4. Une à calicot rouge. Une en tuile bleue. Une à manche ballons violette. Et une à épaules et dos nus verte.
Voyant qu’Elsa me fixait pour que j’aille plus vite je finis par choisir celle à épaule et dos nus car le vert était ma couleur préférée. Ma sœur n’en fut pas tellement étonnée. Elle m’aida à enlever ma robe banale ainsi que mon sous-pull et les jeta au sol. Me retrouvant en sous-vêtements je me surpris à imaginer que ce soit Kristoff qui soit à la place d’Elsa. Forte heureusement l’image ne resta que quelques instants.
-Il va falloir que tu enlèves ton haut sinon il se verra dans ton dos, ça ne fera pas beau expliqua-t-elle.
-Tu es sûre ?
Ne prenant même pas la peine de répondre elle dénoua mon corset. Sentant ma pudeur se répandre sur mon torse je me cachais immédiatement la poitrine. Si jamais Kristoff entrait à ce moment-là !
-Tu pourrais te dépêcher ? Repris-je devenant rouge comme une tomate.
Elle me passa la robe par le bas et la remonta le long du corps.
-Met tes mains dans les manches.
A contrecœur je me détachais rapidement de ma gorge et enfilais vite le reste de la robe. La texture douce réchauffa mon corps en une seconde. Seul le dos nu restait dans la glace.
-Rajoutons ma petite touche personnelle continua Elsa.
Elle m’envoya aussitôt des milliers de paillettes transparentes qui s’embrasèrent avec la lumière du lustre de ma chambre.
-Bien maintenant passons à tes cheveux.
Elle récupéra rapidement une brosse sur la table de chevet et défit mes tresses toutes ébouriffées. Elle les rassembla en une grande tresse qu’elle fit ensuite tourner autour de ma tête. Afin que le tout tienne elle s’arma de crochets qu’elle m’enfonça avec délicatesse dans chaque nœud de la tresse.
-Et voilà ! Annonça-t-elle une fois qu’elle eut fini, Comme ça toi aussi tu as une couronne !
Elle déversa ensuite des dizaines de flocons argentés qui tout comme les paillettes rayonnèrent dans mes cheveux. Regardant le miroir je faillis tomber dans le narcissisme. Mais finalement je fis un énorme câlin à Elsa car c’était grâce à elle que j’étais aussi jolie.
-Allez viens maintenant ! J’en connais un qui va fondre en te voyant ^^
-Olaf ? Répliquais-je faisant exprès de pas comprendre.
Elsa me donna un coup de coude et me tendit deux béquilles que Kay avait apporté tout à l’heure pendant que je dormais.
-En piste !

Nous sortîmes de la chambre dans une grande euphorie. Bien sûr Elsa n’était pas aussi à l’aise que moi…Quoique là j’étais loin d’être naturel. J’allais apparaître comme ça devant tout le monde. C’était terriblement excitant et stressant. J’avais l’impression que le couloir était interminable, d’autant plus que je m’emmêlais les jambes avec mes béquilles. Elsa me montra comment on faisait et j’y arrivais vite.
Le cœur battant, nous arrivâmes devant la porte d’où s’échappait une musique classique de Wagner. Kay nous attendait droit comme un piquet avec son bâton. Il donna trois grands coups de ce dernier quand nous fûmes à son niveau.
-La Reine Elsa d’Arendelle et la Princesse Anna d’Arendelle ! Enonça-t-il d’une voix grave.
Les invités se figèrent aussitôt pour observer notre entrée. Je leur lançais un petit coucou de la main faisant tomber une de mes béquilles. Pendant que je la ramassais je cherchais le buffet du regard. Oufff ! Il n’était pas loin. Il fallait que j’y aille vite ! Il ne restait plus qu’un chocolat !
L’instant de notre annonce une fois passée je me ruais un peu maladroitement jusqu’à l’étal et m’emparais de la dernière douceur laissant son goût amer et sucrée fondre dans ma bouche. Raiponce vint bientôt me rejoindre.
-Toi aussi tu es une potente dit-elle pour que je compatisse.
-Oui mais moi je ne l’ai pas voulu répliquais-je.
En fait j’étais déçue. Je ne voyais pas Kristoff.
-Il est dans le jardin je crois précisa Raiponce comme si elle avait lu dans mes pensées.
-Merci ! Clamais-je la laissant en plan pour voir si ce qu’elle disait était vrai.

Passant par la porte qui menait aux jardins de derrière, je me retrouvais dans le petit couloir ouvert dont les colonnes étaient garnis de belles fleurs violettes. Il n’y était pas. Je m’approchais alors des rosières et allais m’asseoir sur le banc en pierre pour reprendre mon souffle. Dans les scènes romantiques c’était toujours là que le beau prince charmant apparaissait avec un bouquet de fleurs qu’il tendait à une belle demoiselle. Il lui donnait ensuite un baiser d’amour et ils dansaient toute la nuit. Bon pour le baiser c’était bon, pour la danse ce n’était pas la peine, restait peut-être les fleurs…
-Aaaaaaahhhh !! Criais-je soudain tandis qu’on m’empoignait le bras.
-Pardon Anna c’est encore moi chuchota Raiponce.
-Qu’est-ce que tu veux ? Pourquoi tu n’es pas avec Flynn ? Râlais-je.
-Chut ! Il parle avec Kristoff.
-Mais tu viens de me dire qu’il était dans le jardin ?!
-Non j’ai dit ça pour pouvoir te soigner tranquillement.
-Me soigner ?!
-Oui par magie, je suis désolée de ne pas avoir pu jusqu’à maintenant mais personne n’est au courant à Arendelle.
-Tu as donc des pouvoirs comme Elsa ?
-On peut dire ça comme ça…
Puis sans même me laisser le temps de lui poser d’autres questions elle agrippa ma cheville –non sans une quelquonque finesse- et se mit à chanter :
-Fleur aux pétales d’or, répand ta magie, inverse le temps rend-moi ce qu’il m’a pris, guéris les blessures, éloigne la pluie, ce destin impur rend-moi ce qu’il m’a pris, ce qu’il m’a prissss.
Plus étonnée par sa main qui s’illumina plus que par sa chanson je constatais bientôt avec effroi que ma cheville avait dégonflé et que la douleur était passée.
-Depuis quand as-tu ça ? Demandais-je fascinée.
-Ma naissance.
-Comme Elsa chuchotais-je plus pour moi-même que pour elle.
J’aurais voulu lui demander des tas de choses. C’était comme si je la voyais sous un autre jour.
-Bon tu peux filer danser avec ton prince maintenant ! Me dit-elle.

Je l’enlaçais pour la remercier et recourus dans la salle de bal. Il faisait bon à l’intérieur. Contrairement à tout à l’heure je n’eus aucun mal à entrevoir Kristoff qui était en train de discuter avec Eugène et Elsa. Ils restèrent ébahis en voyant que je marchais correctement. Toutefois l’heure n’était pas aux questions.
Tandis que j’allais me poster à côté d’eux, Kay réclama une fois de plus l’attention de tout le monde. Chouette ! Ils allaient suivre mon idée ! Ils allaient refaire le couronnement de notre « nouvelle » Elsa ! L’ambiance était tout aussi solennelle qu’à l’église sauf qu’il n’y a eu aucune musique, ni paroles en vieux narrois. Ce fut Olaf qui couronna Elsa sous nos yeux amusés. Il lui tendit ensuite sa carotte pour faire office de sceptre et elle créa elle-même une boule de neige pour représenter le sacre.
-A Elsa la meilleure des reines d’Arendelle qui a su vaincre sa peur ! Déclara le bonhomme de neige.
-A Elsaaaa !! Reprit tous les invités.
Et tous applaudir. Tous applaudir dans cette chaleureuse ambiance. Alors que je battais des mains avec eux, je sentis bientôt une main ferme dans mon dos nu. Je me retournais. Ouiiiiiiiiii. C’était lui !
-Sven approche déclara-t-il.
Sous l’œil étonné de la foule nous vîmes le renne arrivait en tenant une rose rouge dans la bouche. Youpiiiiii ! J’avais le droit à ma fleur !
-Merci déclarais-je de la même couleur que mon présent tandis qu’Elsa et les autres me regardaient ravis.
-M’accorderiez-vous cette danse ? Chuchota discrètement Kristoff alors que la musique reprenait.
Il avait fait un effort de costume lui aussi troquant sa tenue de montagnard contre un splendide smoking noir. Il était nerveux, je le sentais. Pourtant il faisait des efforts pour paraître normal.
-Avec plaisir dis-je en souriant.
Il posa sa main droite contre ma taille et sa main gauche sur mon épaule. Sa bouche effleura ensuite la mienne et il murmura :
-Vous êtes très belle Anna.
-Vous aussi Kristoff.
Pour toute réponse il m’entraîna et nous dansâmes heureux jusqu’au matin.


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Frantzoze

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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Lun 16 Mar - 23:50

Ca faisait longtemps qu'on avait pas revu de fan fictions par ici Wink

Bon tu sais ce que j'en pense, ton récit je l'ai lu il y a longtemps, ce chapitre je me le suis même approprié pour écrire moi aussi une fan fiction...et un tome 2 qu'on a fait ensemble donc oui j'aime beaucoup cette narration.
Et de tous les chapitres que tu as écris celui ci reste mon préféré.


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Dory

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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Mar 17 Mar - 14:51

Oh tu poste ta fan-fiction Very Happy !

J'aime ce premier chapitre, j'espère qu'ici tu auras tes lecteurs.

Je fais quoi ? je poste la mienne pour te concurrencer Twisted Evil ?
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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Mar 17 Mar - 15:19

@Frantzoze a écrit:
Ca faisait longtemps qu'on avait pas revu de fan fictions par ici Wink

Bon tu sais ce que j'en pense, ton récit je l'ai lu il y a longtemps, ce chapitre je me le suis même approprié pour écrire moi aussi une fan fiction...et un tome 2 qu'on a fait ensemble donc oui j'aime beaucoup cette narration.
Et de tous les chapitres que tu as écris celui ci reste mon préféré.

Tu l'as lu il y a un an et une quinzaine de jours ce n'est pas si longtemps Razz... Oui ce chapitre m'a été fatal... J'aime le destin I love you fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé 937942 fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé 329135 heureusement que tu t'es interessé à ce premier chapitre !!!! fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé 566300

@Dory a écrit:
Oh tu poste ta fan-fiction Very Happy !

J'aime ce premier chapitre, j'espère qu'ici tu auras tes lecteurs.

Je fais quoi ? je poste la mienne pour te concurrencer Twisted Evil ?

Oui tu ne rêves pas je poste ma fan-fiction ici Razz Si tu as envie de poster la tienne ne te gènes pas après tout ce n'est pas à moi de te dire ce que tu dois faire ou pas ! Razz


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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Jeu 16 Juin - 0:08

UP!!!

Puisqu'on parle de la saga, autant reparler aussi de ta fiction Wink


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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Jeu 16 Juin - 0:21

Merci Frantzoze fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé 937942 Bon bah comme je vois que ta fan-fiction  semble marcher, je relance la mienne Smile

Chapitre 2 : Mariage et lune de miel bien mouvementés :

Une tombe. Deux tombes. Mon cœur s’alourdit.

-Que les jeux commencent !! S’exclama Elsa au lointain.

22 mars 1841 nous fêtions le retour du printemps et mon anniversaire. C’était la première fois que ça arrivait depuis le règne de ma sœur adorée. Sept mois déjà qu’elle était reine ! Comme le temps passait vite et pourtant…J’avais encore l’impression que c’était hier que toute notre aventure s’était déroulée. Aujourd’hui vingt ans, toujours pas mariée. Je ne sais pas ce qu’attendait Kristoff mais ça commençait à devenir long !! Non Anna du calme. Il le fera au moment voulu. J’observais les tombes. Les lettres en vieux Narrois me fixaient. La prairie était fraîche. Je pus sans problème déposer les crocus emblème de la famille royale. Puis je commençais mon discours distinguant mes mots à travers un voile d’émotions :

-Je sais que vous êtes déjà au courant mais je tenais quand même à vous le dire : j’ai fait une bêtise avec Kristoff… En fait c’est plus à Maman que je m’adresse, ne le prend surtout pas mal Papa mais c’est ainsi…Bon peu importe de toute façon. Comment vous le dire sans me prendre un coup de foudre sur la tête…Hum… Disons que je ne suis plus la petite fille chaste que j’étais hier, avant-hier ou encore avant-avant-hier ! Oui je sais Maman ce n’est pas bien ! J’imagine que toi et Papa vous êtes les meilleurs parce que vous avez attendus jusqu’au mariage ! Mais moi le problème c’est que le mariage il s’annonce pas, et que j’aime Kristoff de plus en plus. Je sais que c’est le grand amour tu vois ! Je ne l’ai pas fait avec n’importe qui ! Je ne suis pas du genre à faire confiance aux inconnus… Oui Maman c’était ironique ! Ah… Est-ce qu’Elsa est au courant…Non bien sûr que non…Enfin je n’espère pas. Maman ! Voyons ! bien sûr que je suis discrète !! Enfin voilà je tenais à vous le dire. Qu’est-ce que vous me conseiller de faire ?! Demander à Elsa d’arranger enfin un mariage avec Kristoff… Certainement non…Elle se poserait trop de question. Et elle dirait que ce n’est pas dans les règles. Quoi Maman ?! Tu désires savoir quand ça m’est arrivé ? Y a deux mois environs. En fait je ne te l’aurais sans doute pas dit, si en plus de cela il n’y avait pas la seconde boulette qui suit… Non s’il te plaît attend avant de lâcher la foudre… Disons que je n’ai plus de menstruations depuis deux mois précisément et d’habitude je ne suis jamais en retard. Oui d’accord je ne me suis pas arrêtée à deux mois non plus dans mes ébats…Tu peux lâcher la foudre maintenant si tu veux.

Forte heureusement rien ne se passa.

-Je ne sais pas comment me débarrasser de cette situation. Je sais que je suis au bout d’une impasse. Oh ! Maman aide-moi par pitié ! Apporte-moi de l’aide… Pas une fausse couche par contre je te préviens !

Ça, je ne voulais pour rien au monde. Quitte à être enceinte, je trouverais forcément une autre solution ! Même Kristoff n’était pas encore au courant.

-Anna que fais-tu là en retrait ! S’exclama soudain ce dernier, notre équipe vient de perdre le premier jeu à cause de toi.

Il s’avança vers moi suivi de Sven et s’excusa après avoir vu que j’étais face aux tombes de mes parents.

-Je ne sais pas si je serais apte à participer, je ne me sens pas très bien murmurais-je sentant un affreux liquide aigre remonter le long de ma gorge.
-C’est vrai que tu es toute blanche admit mon beau livreur de glaces.

Résistant tant bien que mal à ne pas vomir je demandais à Kristoff d’approcher auprès de moi. Il me rejoint d’un pas bourru et je le pris par le bras.

-Surtout ne me prend pas pour une folle déclarais-je tandis qu’il me regardait en souriant.
-Depuis que je te connais le substantif de la folie ne m’étonne plus ! Répondit-il en plaisantant.
Je me raclais la gorge espérant chasser pour quelques minutes les ultimes bouffées de chaleur qui menaçaient de sortir, et j’entonnais à voix haute :

-Papa, Maman je vous présente Kristoff le livreur de glaces officiel d’Arendelle qui est aussi l’homme que j’aime le plus au monde.
-D’ailleurs à ce propos puisque nous sommes en une si bonne compagnie dit celui-ci sur un ton très sérieux, j’ai moi aussi quelque chose à annoncer.

Et là je fus décontenancée. Mon beau glacier était en train de se mettre… A GENOUX DEVANT MOI !!!! Non, non, non ce n’était pas possible…Mes parents n’avaient pas pu exaucer mon souhait aussi vite…Et pourtant… C’était bel et bien cela… SI C’ETAIT VRAIMENT CA ! UNE DEMANDE EN MARIAGE !!!Pour le coup je faillis vraiment rejeter le petit déjeuner de ce matin mais je me devais de résister.

-Il est vrai que j’aurais aimé un endroit un peu plus plaisant pour te demander ça mais tant pis je me lance…Au moins nous sommes seuls…Enfin façon de parler…
Respire Kristoff chéri, respire ! Toi aussi Anna respire !
-Bref… princesse Anna d’Arendelle je sais que nous nous connaissons depuis moins d’un an mais il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que tu étais la femme de ma vie, c’est pourquoi aujourd’hui je souhaite t’épouser.
Toujours aussi maladroit… C’était si mignon ! Mais que devais-je dire moi dans tout ça ? Je le vis alors sortir un petit écrin rond à mon effigie où siégeait une magnifique bague en argent ornée de motifs en formes de flocons soutenues par une émeraude ovale. Mon sang ne fit qu’un tour et je me transformais bientôt en gigantesque rubis.
-Voudrais-tu devenir Mme Anna Bjorgmaan ? Insista-t-il voyant que je ne réagissais pas.
Quelle idiote ! Il fallait le rassurer vite !
-Mon renouveau ne serait pas accompli sans toi finis-je par répondre.

Comprenant que ça voulait dire « oui » il me passa la bague au doigt non sans un quelquonque tremblement et m’approcha alors délicatement vers lui pour qu’on puisse s’embrasser. Au contact de sa langue la nausée qui m’avait envahie tout à l’heure disparue sur le champ pour laisser place à la merveilleuse exaltation de ses lèvres, à nos bouches qui ne cessaient de s’entrouvrir et se fermer afin de ne pas se quitter. Notre étreinte ne cessa de s’accroître et je me surpris à repenser à nous deux lorsque nous faisions l’acte dans le lit. Surtout la première fois. Celle où j’avais eu le plus mal. Celle qui m’avait fait le plus angoissé. C’était un tout autre monde qui s’était offert à moi. A nous. L’euphorie lorsqu’il m’avait déposé sur le lit. La timidité lorsque nous avions enlevé nos vêtements. Heureusement il faisait nuit ! La chaleur de son corps contre le mien. Les prémices, délicates pour certaines comme lorsque je lui avais léché les doigts…Mais douloureuses pour d’autres comme par exemple lorsqu’il m’avait mordu les mamelons…ça avait été à la fois désagréable et pourtant je n’avais aucunement désiré qu’il s’arrête. Puis les sous-vêtements du bas s’étaient rendus à leur tour nous plaquant l’un contre l’autre. J’avais voulu mettre la couette pour essayer de cacher ce crime aux yeux du monde et en particulier d’Elsa même si je savais qu’elle ne penserait jamais que sa petite sœur puisse être comme ça. Et pourtant si ! J’avais agis ainsi, j’avais écarté mes cuisses, telle Jeanne d’ Arc ouvrant le pont-levis d’un château. La lance avait fait mal pour une première attaque. Mais au fur et à mesure que les flèches de foutres s’étaient envoyées pour s’approprier le château, le mal avait été remplacé par le bien. Nous n’avions pas arrêtés de souffler mais je m’étais retenue pour les cris. Par respect pour Elsa et les autres. Ça avait été si bon. Je m’étais enfin sentie vivre.
Il fallait que je lui dise que j’étais enceinte…Non Anna il ne fallait pas gâcher un aussi bon moment… Néanmoins il avait besoin d’être au courant c’était le père après tout.

-Kristoff j’ai quelque chose à t’apprendre…Commençais-je.
Mais à ce moment-là Elsa arriva :
-Bas alors vous faîtes quoi ? Tout le monde vous attend ! S’écria-t-elle en riant, la première partie des jeux est finis les autres reprendront après la cérémonie ! Elle est dans moins d’une heure d’ailleurs !
-La cérémonie répétais-je bêtement, mais quelle cérémonie ?!
-Bas celle de ton mariage voyons ! T’as accepté au moins ?
-Oui…Mais je ne comprends pas…Nous nous marions aujourd’hui ?! Et comment se fait-il que tu sois au courant et pas moi ?
-ça a été très dur de ne pas vous révéler le secret déclara Olaf de sa petite voix fondante.
Ce qui lui valut un gros câlin de ma part. J’étais encore toute sonnée. Ça faisait trop de nouvelles en même temps-là ! J’étais à peine fiancée que j’allais me marier dans moins d’une heure !! …J’eus aussitôt envie de pousser un cri de souris pour montrer ma joie mais je me retins. En fait je ne bougeais plus trop absorbée dans mes rêveries.
-Le temps tourne finit par murmurer Elsa en faisant des tic-tacs en rythme avec des flocons.
Reprenant mes esprits je laissais donc Kristoff et les autres en plan pour aller me préparer dans ma chambre. Mon cher et tendre devait faire de même. Ce fut Kay qui s’occupa de lui. Quant à moi contrairement à toutes les fois où nous avions un bal, j’avais l’aide de Gerda qui s’empressa de me conduire à…La chambre de mes parents. La domestique ouvrit bientôt les volets pour faire rentrer l’air nouveau de cette chambre enfermée ainsi depuis près de 3 ans et demi. Puis elle s’attarda sur une malle blindée bordeaux d’où elle en sortit une vieille mais magnifique robe de mariée. Elle était en velours blanche, à manches pendantes agrémentées de flocons brillants.
-L’œuvre d’Elsa précisa-t-elle, quand votre sœur et vous êtes nées votre mère m’avait demandé de conserver cette robe pour que un jour vous puissiez la mettre à vos mariages.
-Elle est vraiment belle avouais-je imaginant Maman drapée dedans.
Une boule à la gorge m’envahit et je tentais tant bien que mal de ne pas montrer mes larmes.
-Allez pressons-nous ! C’est bientôt l’heure !
En moins de dix minutes je fus complètement prête, bien que le passage fût trop petit au niveau des hanches.
-Il faudra faire attention sur le chocolat la prochaine fois rit-elle.
Je fis semblant de me joindre à elle sauf que je savais très bien que ça n’avait rien à voir avec ma gourmandise préférée. Je me sentais oppressée.
-Vous avez bientôt fini ? Demanda Elsa passant la tête par la porte, j’en connais un qui commence à stresser.

Comme une idiote je faillis demander qui avant de réaliser qu’elle parlait de Kristoff. Gerda termina de me faire mon chignon tressé et elle ajusta un long voile transparent.

-Tu es splendide dit ma sœur en me prenant dans ses bras.
Puis contre toute attente elle se mit à pleurer.
-Elsa ? Murmurais-je sentant que les larmes me montaient aussi dans les yeux.

Je m’effondrais à mon tour contre elle déversant mon stresse. C’était l’un des plus beaux jours de ma vie.

-Chut calme-toi, tu es toute grande.
-Tu pourrais me faire un bonhomme de neige ? Bafouillais-je.
Olaf qui comme à son habitude était là aussi s’approcha et dit à ma sœur :
-Oh oui ! J’ai toujours eu envie d’avoir une petite sœur moi aussi !! Parce que Guimauve c’est un méchant grand frère !

Elsa rigola et fit tournoyer ses mains pour faire apparaître un bébé bonhomme de neige d’une cinquantaine de centimètres avec un ruban rouge et des fleurs en guise de boutons.

-Bonjour à tous je m’appelle Olga et j’adore les câlins zozota-t-elle.
-Oooh ! Elle est trop mignonne !! M’exclamais-je tandis que Gerda me nettoyait les larmes de tout à l’heure les remplaçant par un maquillage léger mais visible.

Une fois que le tout fut fait il était l’heure de partir.

Kristoff et les autres nous attendait dans la même chapelle où Elsa avait été couronnée. Mon cœur cognait à cent à l’heure alors que tout le monde me dévisageait. Toute la foule avait été au courant. J’avais été la seule idiote à ne pas avoir entendue parler de ce secret. Cette idée m’excita de plaisir. La chorale chantait au-dessus de nous tandis qu’Olaf m’accompagnait à petit pas vers l’autel. Mon livreur de glaces nous y attendait dans un splendide smoking noir retenu par un joli nœud papillon. Il fut stupéfait devant ma robe de mariée et me chuchota un rapide « tu es belle » qui me fit monter au septième ciel en quinze secondes à peine. Tandis que le prêtre commença la messe j’observais les invités dans la salle. Tous ces visages bouffis, vieux, jeunes nous fixaient émerveillés. Au premier rang siégeait la famille de Kristoff toute heureuse de voir que leurs prédictions avaient été accomplies. Je repérais bientôt Eugène et Raiponce dont le ventre avait dégonflé depuis qu’elle avait accouché au mois de novembre dernier. D’ailleurs ma cousine tenait le beau petit Estéban endormi dont le soleil venait éclaircir ses cheveux d’or. Oui c’était le fils du soleil. Et qu’en serait-il de mon enfant ?

Je n’eus pas tellement le temps de m’en préoccuper car déjà le prêtre passait à la scène finale :


-Anna, Marja, Tatjana d’Arendelle voulez-vous prendre pour époux Kristoff, Audun, Aleksander Bjorgmaan pour le meilleur et pour le pire, promettez-vous de le chérir, de l’honorer jusqu’à que la mort vous sépare ?
-Oui je le veux déclarais-je d’une voix posée qui résonna en écho dans toute l’église.
-Et vous Kristoff, Audun, Aleksander Bjorgmaan voulez-vous prendre pour épouse Anna, Marja, Tatjana d’Arendelle pour le meilleur et pour le pire, promettez-vous de la chérir, de l’honorer jusqu’à que la mort vous sépare ?
-Oui je le veux répondit-il faisant tomber toute la pression qui avait alourdi mon corps jusqu’à maintenant.
Nous échangeâmes ensuite nos alliances puis le prêtre conclut enfin :
-Alors par les liens sacrés du mariage je vous déclare mari et femme…Vous pouvez vous embrasser.

Ce fut la chose la plus facile à faire de toute la célébration. Nous reçûmes alors de tout : des roses, des applaudissements, des sifflements et des cris de joies ce qui renforça notre étreinte.
Ça y est j’étais Mme Bjorgmaan ! Ça y est j’étais mariée à mon grand amour !! Ça y est tout rentrait dans l’ordre !!! La deuxième partie du grand tournoi des jeux allait pouvoir se poursuivre !
-Que tout le monde aille prendre place dans le jardin annonça Elsa, la suite des jeux du printemps va continuer ! Je vous laisse aux bons soins de son altesse Raiponce et Eugène de Corona ! Nous vous rejoindrons d’ici peu !
Sans protester les invités tout contents ressortirent donc de la chapelle pour suivre les ordres de ma sœur chérie.
-Tu ne participes plus ? M’étonnais-je.
Son regard si joyeux prit soudain son sérieux et elle expliqua :
-Non ! Avant il y a une autre partie de la tradition à vérifier.
-Quoi donc ?! Paniquais-je.
-Que tu es toujours vierge.

Mince de mince ici… Bon tant pis je n’avais pas envie de dire mince mais… MERDE !! Une bouffée de chaleur me reprit et la nausée qui avait réussi à tenir jusqu’à maintenant dans mon estomac se déversa sur le joli par terre de l’église. Heureusement elle n’avait aucunement tâchée la robe. Kristoff me rattrapa alors que je manquais de tomber et Elsa faisant un grand effort pour ne pas vomir tenta de me rassurer :

-Ne t’inquiète pas comme ça Anna nous ne serons que trois à vérifier et nous attendrons à côté que cela se passe, il faut y aller.

Non ça n’allait pas du tout là ! Ça y est j’avais le droit à mon coup de foudre sur la tête ! Merci Papa, Merci Maman… Ce n’était vraiment pas le moment ! Oui bon d’un côté il fallait bien qu’Elsa le sache un jour. Elle était pas bête non plus, elle se doutait que si le bébé naitrait au mois d’octobre il n’aura pas pu se faire au mois de mars. Pourtant je sentais que ça allait venir gâcher le reste de ma journée. Le chemin du retour se fit en silence. J’affichais un maigre sourire. L’église se fit de nouveau petite. Nous rentrâmes par la cour de derrière. On approchait dangereusement de ma chambre. J’aurais aimé m’enfuir en courant mais j’avais encore trop mal à la tête pour que ça se produise. Ma porte s’ouvrit. Le lit était déjà prêt. Je trouvais ça gênant. Le fait qu’ils nous obligent à le faire ne me donner pas du tout envie justement. Surtout quand on savait le résultat.

-Le drap est blanc exprès précisa Elsa, courage Anna ça va peut-être faire mal !
Ce qui allait faire mal c’était surtout quand j’allais t’apprendre la véritable nouvelle ma chère sœur ! A contrecœur Kristoff et moi rentrâmes dans la chambre. La porte se referma comme une tombe derrière nous.
-Bon… Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Demanda-t-il aussi perdu que moi.
-Soit l’un de nous se blesse et tâche le draps soit on lui dit la vérité…Personnellement j’opte pour la deuxième solution même si elle ne va pas être agréable.
-Tu es sûre de toi ? Demanda-t-il encore.
-Oui.
-L’idée de la blessure n’était pas mauvaise non plus, ça évitera de déchaîner une nouvelle tempête de neige sur tout le royaume.
-Non Kristoff il faut lui dire, de toute façon elle l’apprendra tôt ou tard.
-Pas du tout renchérit-il parce que si tu tombes enceinte après que nous l’ayons fait mariés elle n’en saura rien.
Ce fut le premier aveu de la journée.
-Le fait est que…Je suis déjà enceinte dis-je baissant la tête de honte.
Kristoff mit un temps à réaliser ma réponse. Mais une fois qu’il eût compris il s’exclama :
-Tu es sérieuse ?!

Alors que j’hochais affirmativement la tête il me fit voler dans ses bras comme lors de notre premier baiser et m’embrassa fougueusement.

Nous entendîmes alors toquer à la porte.
-Anna, Kristoff tout va bien ? Se risqua à demander Elsa.
Sans même attendre notre réponse elle rentra dans la chambre. Elle resta bêbête en voyant que ni l’un ni l’autre ne nous trouvions dans le lit.

-Pourrais-je avoir une explication ?
Allez ! Révélation numéro 2 de la journée.
-Bas voici le résultat de ton draps dis-je calmement.
-Il est toujours blanc déclara-t-elle tandis qu’une méchante colère venait alourdir ses beaux yeux bleus.
-Eh bien justement il ne deviendra pas rouge insistais-je, car… Notre premier rapport sexuel a eu lieu il y a deux mois.
-Pardon ?! Êtes-vous sérieux ? S’exclama-t-elle.
-Oui très sérieux même… D’ailleurs à propos de ces deux mois il y a autre chose à rajouter.
-Anna est enceinte ! S’écria Kristoff fier de lui.
La gifle partit instantanément. Oh elle ne fut pas forte mais je sentis une légère engelure contre ma joue.
-Très bien acquiesçais-je accumulant la punition sans rechigner.
-Vous pouvez partir en lune de miel tout de suite cracha-t-elle alors que des larmes de colères commençaient à perler dans ses yeux.
-Mais et les jeux et…
-J’AI DIT QUE VOUS POUVIEZ PARTIR !

Super la journée. Voyant que nous ne bougions pas Elsa sortit de ma chambre et s’en retourna sans doute aux jardins.
-Ce n’était pas vraiment ce que nous avions prévus.
- ça il fallait s’y attendre dis-je la mort dans l’âme…Mais bon ça ne va pas gâcher notre lune de miel quand même !
-Tu es sûre ?
-Oui allez viens !

Pendant un peu plus de vingt minutes il m’aida à faire ma valise bien que je ne savais toujours pas où nous allions. Nous nous rendîmes ensuite dans le jardin pour dire au revoir au moins à Raiponce et Eugène. Elsa était en train de plaisanter avec eux. Son visage s’assombrit quand elle nous aperçut.
-Félicitation aux nouveaux mariés ! S’exclamèrent-ils ravis en nous embrassant.
-Merci beaucoup répondirent nos voix à l’unanime.
-Comment va notre petit filleul ? Repris-je tout en craquant sur les beaux yeux verts d’Estéban qui commençaient à s’écarquiller.
-A merveille ! Il ne fait pas encore ses nuits mais Eugène et moi nous relayons pour tenir le choc.
-Et il aimerait bien avoir un cousin et une cousine pour le soutenir plaisanta Eugène tout en nous dévisageant avec son air charmeur.
-Oh il ne va pas tarder à l’avoir déclara amèrement Elsa, d’ici 7 mois ça sera bon !
Raiponce et Flynn nous regardèrent alors avec des yeux ronds mais contrairement à ma sœur chérie ils le prirent plutôt bien. De plus Eugène fit son fanfaron en répliquant que nous les avions copiés. Ce qui fit moins ruminer Elsa bien qu’elle soit encore en colère. Nous bavardâmes ainsi pendant plus de temps que nous l’avions cru.
- Bon ce n’est pas tout ça mais nous avons une lune de miel qui nous attend ! Conclut Kristoff en m’empoignant par le bras… A bientôt tout le monde !!
-A bientôt !! S’écrièrent Eugène et Raiponce.
Elsa se contenta d’un simple signe de main. Elle allait finir par digérer il fallait lui laisser le temps c’est tout.

Et nous partîmes en traineau empruntant la fabuleuse route qui nous avait rapprochés. Sven filait à toute vitesse vers une direction qui m’était encore et toujours inconnue. Nous ne parlions pas. Il me tenait la main enlaçant ses doigts entre les miens. J’aimais cette sensation. A un moment il se pencha et me frôla la joue. J’en rougis immédiatement. Me sentant obligée de lui rendre la pareille je me hissais sur la pointe des pieds et lui baisais à mon tour… La bouche. Ce vieux tour de décaler la tête au dernier moment me piégeait à chaque fois. Mais je n’allais pas m’en plaindre. J’aimais ça.
Le traineau avança ainsi durant au moins une heure quand soudain nous arrivâmes enfin à destination. Kristoff tira sur la bride de Sven pour qu’il s’arrête… Nous étions devant le magasin d’Oaken ?
-J’espère que tu as plus de 10 sous sur toi me moquais-je.
-Oui figure-toi que j’ai déjà tout payé d’avance.
Bon. Ça ne payait pas de mine mais apparemment c’était là que nous allions passer notre lune de miel. Nous descendîmes de la luge géante et entrâmes vite à l’intérieur.
-Youhou !! Grand évènement de l’année ! Déclara le marchand après que nous fûmes entrés dans le bazar.
-Bonjour monsieur Oaken, avez-vous nos chambres ? Demanda Kristoff.
-Ça sera dans notre grange de dehors.

Ok !! Donc niveau confort nous aurions le droit au foin. J’aurais pu le prendre mal mais au contraire je trouvais cela hyper excitant !! Toutefois je me demandais bien ce que nous allions pouvoir faire chez le gentil grand monsieur pendant sept jours. Mon chéri me parla alors de plusieurs visites telles que le château de glace d'Elsa, l'endroit où nous avions rencontré Olaf etc. Oaken nous donna bientôt les clefs de la grange et Kristoff renchérit :

-Nous allons, nous installer nous viendrons ensuite pour le sauna.
-C’est d’accord.
SAUNA !!!! Finalement ça n’allait peut-être pas être si mal que ça.

Nous ressortîmes donc dehors et mon chéri installa le traineau sur le côté pour ne pas que ça gène les autres passants. Car oui contrairement à la fois où nous nous étions rencontrés il y avait plusieurs personnes qui venaient chercher leurs commandes. Bref. Nous rentrâmes bientôt dans la grange pour y déposer nos affaires et je découvris étonnée que le foin avait été agencé comme matelas par-dessus une grande couverture blanche…Décidément c’était une maladie chez eux !

-Je suppose qu’il faut nous changer ?
-Enfile ton maillot de bain.
Voyant que je ne comprenais pas, Kristoff sortit alors une espèce de justaucorps beige avec des jambières.
-Change-toi ordonna-t-il.
Chose que je fis aussi bien que lui qui portait un caleçon. Quand j’eus fini il me dévisagea à l’estomac et minauda :
-C’est vrai que t’as un petit ventre rond.

Ce qui faillit me faire fondre de plaisir. Je pris aussitôt une serviette pour le cacher justement.
Nous repartîmes ensuite en direction de la boutique. Oaken était toujours derrière son comptoir. Il nous ouvrit la porte du sauna et nous rentrâmes enfin dans la petite pièce spacieuse en bois poli. La chaleur nous submergea immédiatement. Ça faisait du bien !

Une fois Oaken repartit à ses clients j’allais m’asseoir sur le banc au fond de la pièce. Kristoff ferma la porte et vint m’y rejoindre. La conversation eut du mal à s’imposer car nous n’avions pas besoin de nous parler pour nous comprendre. Mais bientôt deux paroles s’échangèrent, puis 3, puis 4…Et finalement nous arrivâmes à nous détendre dans une ultime conversation. A un moment j’eus même hyper mal au ventre tellement je n’arrêtais pas de rigoler.

-Respire Anna !! Répétait Kristoff devant ma figure toute rouge.
-J’essaye bredouillais-je, avant de répliquer :
-Et tu te souviens de la fois où Sven….

Mais je ne pus en rajouter plus car à cet instant mon beau livreur de glaces me plaqua la main à la bouche pour me faire taire. Un bruit de flèche s’était fait entendre dans la boutique du magasin suivi d’un grand remue-ménage. D’instinct nous nous planquâmes sous le banc. Oaken n’arrêtait pas de crier « QUI ÊTES-VOUS ?! SORTEZ DE MA BOUTIQUE !!!! ». Un autre son de flèche se fit encore entendre ce qui redoubla notre peur. Je me cramponnais à Kristoff comme on se cramponnait à un canot de sauvetage. Aussi étonnant que cela puisse paraître, je pensais à Sven dans cette situation dramatique. J’espère qu’il s’était caché. La main crispée de mon beau glacier m’indiquait qu’il s’en faisait autant pour son meilleur ami. La voix d’Oaken persista encore quelques minutes. Je dus faire de nombreux efforts pour ne pas aller l’aider. Mais comme je ne savais pas qui était de l’autre côté je ne préférais rien tenter.

Puis plus aucun son.

Ayant des fourmis dans les jambes je voulus me relever mais Kristoff préféra attendre encore un peu avant d’être sûr que le protagoniste était bien parti. Lorsque cela fut fait nous nous relevâmes doucement. Nous dûmes faire attention au bout de verre car la vitre était cassée… Le reste du magasin était encore pire ! Tout était retourné, brisé sens dessus-dessous, déchiré… Et plusieurs personnes étaient mortes en sang.

-Fait attention à ne pas te faire mal ! Me prévient mon beau glacier.
-Oui.

J’observais encore et encore les débris et les cadavres. Kristoff était parti vérifier que Sven et nos affaires n’avaient pas été pris. Quand il revint il m’assura que bizarrement la grange n’avait pas été touchée, que Sven s’était réfugié et que le traineau avait disparu.
-Je t’en rachèterais un autre dis-je voyant qu’il était peiné.
Super la lune de miel… Nous n’étions plus à un traîneau près…
-Kristoff regarde sur le comptoir ! Criais-je pointant brutalement l’index.

Mon beau livreur de glaces suivit ma flèche improvisée et il put apercevoir la même chose que moi. Sur le bord du comptoir était incrusté un dessin. Il s’agissait d’un flocon rouge marqué au fer blanc avec comme initiales IS.


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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Ven 17 Juin - 13:07

Plutôt flippante la fanfic... J'adore !


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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Ven 17 Juin - 14:14

@SnowTheDisneyKid a écrit:
Plutôt flippante la fanfic... J'adore !

Et c'est juste le début ! Very Happy Veux-tu la suite (Tout est déjà écrit Smile )


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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Sam 18 Juin - 1:56

Of course ! Wink


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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Sam 18 Juin - 18:21

Pas de soucis Smile je te met les chapitres 3 et 4 Very Happy

Chapitre 3 : Désorientés, l’accouchement:

-C’est encore tiède dis-je tapotant du bout des doigts le mystérieux indice.

Mon cher et tendre était perdu dans ses pensées. Ce n’était vraiment pas le moment !

-Il nous faut prévenir ta sœur ! Déclara-t-il sérieusement.

A mon grand regret j’étais obligée d’admettre qu’il avait raison. La lune de miel allait devoir être retardée. Mais qu’importe ! Ce n’était pas le moment d’y penser. Il y avait beaucoup plus urgent.

-Tu ne veux pas déplacer les corps ? Demandais-je brusquement dégoûtée devant les tas de cadavres qui dévisageaient le plafond d’un air vide.

Je refoulais une nouvelle sécrétion gastrique.
Kristoff secoua la tête. Je n’aurais su dire si c’était par dégoût ou par lâcheté.

-Il faut laisser les lieux ainsi sinon Elsa ne nous croira pas.

Voulant sortir au plus vite de cet endroit je ne réfutais en rien son jugement. Faute de traineau ce fut Sven qui nous servit de moyen de transport pour le retour. Bien sûr comme il avait déjà galopé tout l’allée, sa course ne fut pas aussi violente dans le sens inverse. Kristoff boudait ou du moins il essayait tant bien que mal de le cacher. Cramponnée devant lui je tentais de le réconforter en l’embrassant dans le cou. Mais ce n’était pas évident car il ne se laissait pas faire. Finalement bien que ma tactique eût échouée elle fonctionna puisque je lui redonnais le sourire. Il valait mieux être de bonne humeur tant que nous n’étions pas encore au château car ce qui allait nous attendre là-bas serait loin d’être gai.
L’arrivée se fit bruyamment éclatant le silence du début de soirée. Les villageois étaient repartis chez eux se reposer après la journée éprouvante mais drôle qu’ils avaient passés. Bien loin de toute cette joie antérieure nous descendîmes de Sven. Pénétrant dans le château, je me mis à courir maladroitement afin d’alerter Elsa. Bon sang où était-elle ?! Pas dans sa chambre…Ni le corridor…Ni la salle de bain…Ni aux toilettes…Ni la cuisine…

-La bibliothèque ! S’écria Kristoff en ouvrant la porte de ses petits doigts fins.

Bingo ! Elsa était là en train de lire avec Olaf et Olga autour de la cheminée. Levant d’abord distraitement la tête, elle replongea dans le bouquin avant de réaliser que nous étions véritablement devant elle. Ses yeux s’assombrirent d’un coup et sans le vouloir elle refroidit la pièce.

-Qu’est-ce que vous faites encore là ? Demanda-t-elle tentant de contrôler sa colère.
J’aurais pu lui en vouloir de nous parler de la sorte mais je me chargeais de lui relancer plus tard.
-IL EST ARRIVE QUELQUE CHOSE A LA BOUTIQUE D’OAKEN ! Explosais-je enfin.
-Que faisiez-vous là-bas ? Questionna-t-elle tracassée comme si elle comprenait brusquement que la situation n’allait pas être de tout repos ce soir.
-On faisait notre lune de miel ! Renchérit Kristoff.
-Bien sûr c’était évident rajouta ma sœur avec ironie.

Ce qui ne plut pas à mon beau glacier. En un instant il se sentit prendre des ailes et cracha à Elsa des tas de choses grossières. Bien sûr elle ne se laissa pas faire et ne se gêna pas pour traiter mon mari de gougnafier et autres mots désagréables à plusieurs reprises. Voyant qu’il ne lâchait pas le morceau elle s’apprêtait à en venir aux mains quand je m’interposais brusquement au milieu :

-C’EST FINI OUI !! Hurlais-je férocement, Y A UNE AFFAIRE A RÉGLER-LA !!
Choqués par ma prestation ils s’arrêtèrent de suite.
-C’est pas trop tôt ! Clamais-je.

Avant de tout lui déballer. L’histoire fut rapide à raconter étant donné que nous n’avions pas vu grand-chose. De ce fait nous aurions pu nous rendre rapidement sur les lieux. Pourtant Elsa fut plus longue à la détente que je ne l’aurais cru.
Au bout d’une heure nous en étions toujours au point de départ.
-Décrivez-moi encore la scène ! Ordonna-t-elle sur les nerfs alors que c’était au moins la cinquième fois que je lui répétais le récit.

Alors que Kristoff électrique s’apprêtait à exécuter les désirs de ma sœur mon esprit vagabondait
encore sur ce qui s’était passé il y a moins de cinq heures. J’étais énervée. A cette heure-ci nous devrions être au lit en train de faire des galipettes amoureuses. Refoulant les larmes qui me montaient amèrement dans la bouche je me débattais continuellement pour faire comprendre à Elsa que nous n’en savions pas plus qu’elle sur la situation. Les questions de ma sœur étaient toujours les mêmes :
-Qui ? Dit-elle outrée.
-On ne sait pas.
-Quand ? S’énerva-t-elle.
-Vers 21 heures hier au soir.
-Où ? Enragea-t-elle.
-Chez Oaken bazar.
-Comment ? Insista-t-elle.
-Par une attaque de flèches.
-Combien de morts ? S’écria-t-elle.
-Une dizaine.
-Combien de morts précisément ? Cria-t-elle tapant du poing sur la table.
-Je ne sais pas Elsa je n’ai pas eu le courage de tous les compter dis-je évoquant mon envie de vomir.
-Combien d’enlevés ? Soupira-t-elle.
-Un.
-Qui ?
-Oaken le propriétaire du magasin.
-Et m**de…Comment ?
-On ne sait pas.
-Pour quelles raisons ? Persista-t-elle en envoyant des pics de glaces dans le plafond.
-On ne sait pas.
-Que faisiez-vous ? Nous accusa-t-elle.
-Nous étions au Sauna.
-Avez-vous vu quelque chose ?
-Non.
-En êtes-vous vraiment sûr ?
-Oui.
-Très sûr ?! C’est vraiment important !
- ELSA ON A DIT OUI ! M’enflammais-je.
-Y a-t-il eu des dégâts ?
-Beaucoup.
-Que faisiez-vous dans le sauna ?
-On parlait répondis-je innocemment.
-Que faisiez-vous sérieusement ? Redemanda-t-elle méfiante.
-ON PARLAIT ! Répétais-je sentant que mes nerfs allaient bientôt craquer à mon tour.
-Avez-vous remarqué quelque chose de pertinent ? Continua Elsa se radoucissant devant mon état.
-Il y avait ce flocon au fer blanc avec écrit IS !
-Rien d’autre ?
-Non.
-Même pas un petit indice ? Désespéra-t-elle.
-ÇA FAIT 10 FOIS QU'ON TE DIT QUE NON!
-DU CALME MINCE ! Haussa-t-elle le ton pour recouvrir ma voix.

Ce qui eut le don de me clouer le bec. La pièce fut encore plus froide que tout à l’heure. Toutefois Elsa bouillonnait de l’intérieur déversant sa colère contre les flammes de la cheminée.
-Il me faut retourner voir par moi-même finit-elle par déclarer une fois qu’elle fut un peu calmée.
Ce qui me soulagea et m’enragea à la fois. Au moins si elle, elle y allait nous serions sûrs que le problème allait être réglé très rapidement. Toutefois elle ne nous laisserait sûrement pas venir.

- GARDES !!! Appela-t-elle férocement.
Deux soldats verts arrivèrent immédiatement sous ses ordres.
-Escortez-nous jusqu’à la boutique d’Oaken et faites en sorte d’avoir assez d’armes pour nous protéger !
-Bien majesté.
-On vient aussi ? Me risquais-je à demander n’étant pas sûre que le « nous » signalé Kristoff et moi.
Elsa me fîmes signe que oui et sans perdre plus de temps nous nous mettions déjà en route vers les montagnes et le bazar d'Oaken.

Alors que mon beau glacier et moi enfourchions Sven, Elsa se créa un magnifique traineau de glaces qu’elle embellit d’un petit nuage de neige semblable à celui qu’avait Olaf.
-Je ne préfère même pas savoir ce qui est arrivé à votre nouveau traineau railla-t-elle.
Je fus tentée de lui rappeler qu’il y avait eu une attaque mais elle aurait compris que je me moquais d’elle. Aussi me suis-je abstenue d’ajouter quoi que ce soit.

-Olaf et Olga vous surveillez le château en notre absence compris ?! Quémanda-t-elle aux bonhommes de neiges.
-On aura un gros câlin si on le fait bien ?
-Oui.
-Youpiiiiii chantèrent ses créations en hochant leurs têtes satisfaites.
Ainsi nous reprenions la même route pour la troisième fois en moins de deux jours. Ayant mal à la tête je m’appuyais contre le dos de Kristoff et constatais avec stupeur que le sol se recouvrait de neige.
-C’est pour mieux faire glisser le traineau expliqua Elsa alors que je n’avais fait aucun commentaire.
Très bien. Ce furent les derniers mots jusqu’à la cabane. Une fois arrivés sur les lieux, l’inspection commença. Comme nous l’avions déjà dit à ma chère grande sœur la grange n’avait pas été touchée. Toutefois comme c’était une tête de mule elle voulut aller vérifier par elle-même que nous disions bien la vérité.

Ressortant quelques minutes plus tard satisfaite de sa constatation elle nous emboîta le pas et nous entrions ensuite tous dans la boutique. Et ce que nous y vîmes me glaça d’effroi.
-Tout est à sa place commenta Elsa nous fixant du coin de l’œil comme si nous étions des demeurés.
En effet. Aucun corps ne gisait au sol. Aucune vitre n’était cassée. Aucun objet n’était brisé. Aucun tissu n’était déchiré. Aucune étagère n’était renversée et SURTOUT aucune trace ne figurait sur le comptoir ! D’ailleurs derrière ce comptoir- et là je faillis vraiment faire une fausse couche- se trouvait… OAKEN EN CHAIR ET EN OS !

-Youhou ! Félicitation aux nouveaux mariés ! S’exclama celui-ci dans une habituelle gaieté.
Trop choqués par la situation ni Kristoff ni moi ne pouvions ouvrir la bouche afin de tenter le commencement d'une réponse… Peut-être m’étais-je simplement tout imaginée ? Peut-être n’y avait-il rien eu après tout !? Pourtant tout avait paru si vrai… Et puis Kristoff et moi ne pouvions pas avoir tous les deux perdus l’esprit quand même !
-Je suis honoré Majesté de voir que vous escortez votre sœur jusque dans ma maison ja ! Déclara le bonhomme forçant sur l’accent.
Reprenant ses esprits Elsa ordonna aux gardes de baisser leurs armes et rétorqua alors :
-J’ai été alerté par quelqu’un qui m’a dit que votre boutique avait été cambriolé durant votre absence.
-Je ne me suis pas absenté depuis trois mois ja ! Et ma famille n’a pas été touchée ! Youhou la famille !!

Les messieurs/ madame Oaken se trouvaient dans le sauna comme le jour où Kristoff et moi nous étions rencontrés. Ils n’avaient l’air en aucun cas traumatisés par quoi que ce soit. Trouvant cela de plus en plus louche je finis cependant par me réconcilier avec ma conscience en me disant que ce devait être un rêve…Enfin plutôt un cauchemar.
-Bon puisque tout va bien je ne saurais prendre davantage votre temps conclut Elsa nous dévisageant d’un regard noir car nous l’avions fait déplacés pour rien.

Machinalement nous la suivîmes vers la sortie avant de nous faire arrêter par Oaken :
-Vous avez commandé la grange comme chambre de séjour vous ne vous rappelez pas ?
Lançant un regard suppliant à Kristoff pour lui faire comprendre que je ne voulais pas m’attarder ici -quitte à faire notre voyage de noces sur Sven- je vis alors mon beau glacier sortir une bourse de sa poche et la tendre au gros monsieur.
-Nous sommes désolés mais Anna étant enceinte elle ne peut pas se permettre de loger dans un endroit si peu confortable expliqua-t-il.

Faisant à peine attention à moi, Oaken se leva soudain de derrière son comptoir et vint se poster juste devant mon bel époux. Il l’empoigna aussitôt avec férocité par le col de son smoking tout rapiécé et sortant à grands pas, il l’envoya valser dehors comme cela s’était produit avec l’histoire des carottes.

-Il vient de lancer le prince d’Arendelle dit Elsa prenant bien soin de détacher chaque mot tellement elle était choquée…Et amusée.
-On a l’habitude répliquais-je beaucoup plus décontractée, me retenant de rire.
Ma sœur chérie sourit un instant puis reprit son sérieux.
-Vous avez bu quoi tous les deux ? Plaida-t-elle en montrant la boutique.
-Rien du tout me défendis-je… ça paraissait si réel… Je te jure qu’il y avait un flocon avec écrit IS et qu’Oaken s’était fait enlever !
-On ne jure pas Anna siffla-t-elle, on dira que je te crois même si force est de constater de l’inverse… Tant mieux pour nous… Repartons à la maison !
-Pourquoi repartons-nous avec toi ? Déclarais-je surprise.
Certes je ne voulais pas rester dans cet endroit mais je ne désirais pas non plus rentrer au château. Un voyage de noces s’était réservé aux époux pour qu’ils puissent être tranquilles et fantasmer en paix. Le but était justement de s’évader et si nous rentrions à Arendelle il n’y avait aucun intérêt.
-Oui je vous laisse le château pendant une semaine et je m’en vais à Coronna avec Raiponce et Eugène ça te va ?!
-Tu…Commençais-je.
-Et j’embarque Olaf et Olga aussi bien sûr ! Ajouta-t-elle me devançant sur la question.
Je l’embrassais et l’enlaçais affectueusement sachant qu’elle avait fait preuve d’un très gros effort pour me permettre cela. Une autre coutume me vint alors à l’esprit : Lorsqu’une jeune fille se mariait et que les époux avaient acheté leur propre maison ils se devaient d’accomplir l’acte charnel dans chacune des pièces du nouveau logis. Cachant un sourire naissant par respect pour Elsa j’étais néanmoins pressée qu’elle s’en aille pour pouvoir tester cette règle. Si Kristoff était d’accord bien sûr.

Je m’endormis sur le chemin du retour entre les bras de mon bien-aimé. Au moins ma nausée ne se répandait pas jusque dans mes rêves. Ces derniers furent d’ailleurs bien étranges mais pour une fois je m’en rappelais bien :

J’étais d’abord avec Hans et nous étions dans un traîneau pour rentrer au château. On venait de faire les courses à la boutique d’Oaken. On était encore dans les bois de la montagne du Nord. En arrivant à la maison nous vîmes que Papa et Maman étaient en train de jouer une pièce de théâtre et plus précisément une scène de naufrage dans un bateau en bois. Il y avait de l’eau partout dans la maison. Effrayée je ne voulais pas rester mais Hans me retenait captivé par le spectacle. Je vis alors qu’une immense baleine se fracassait sur le navire emportant Papa et Maman. Paniquée je songeais soudain que c’étaient ainsi qu’ils étaient morts…assassinés par une baleine. Le rêve me fit alors basculer me faisant imaginer si moi aussi, j’avais été dans une des cabines du bateau…Ne pouvant plus respirer, immergée à plusieurs mètres de profondeur, ne sachant plus très bien où se trouvait la surface.… Luttant contre l'instinct de survie m'exigeant de vouloir tenter de respirer sous l'océan le liquide aquatique… Cherchant le peu d’oxygène sous la mer alors que la pression de l’eau m’écrasait de plus en plus. Tentant en vain de me débattre pour remonter à la surface alors que l’eau se serait emparée de mes cheveux les faisant flotter comme des algues déjà mortes ou bien les serrant autour de mon cou jusqu'à qu'ils m'étranglent, Mes poumons me lançaient un appel désespérant pour ravoir de l'oxygène, je ne pouvais plus lutter contre cet instinct, ouvrant la bouche et avalant plusieurs gorgées d'eau salée qui me brûlait de l'intérieur. Je fermais les yeux et priais pour que mon salut soit rapide: que je sois libérée, délivrée!...Oui… Moi aussi je serais morte dans d’atroces souffrances…J’étais ensuite avec les habitants d’Arendelle et nous devions aller voir Elsa dans la salle du trône. Nous marchions dans une immense forteresse ressemblant à la cour de notre Château. Pendant que nous descendions les marches je faillis glisser car tout était gelé. Comprenant subitement que c’était l’œuvre de ma chère sœur je me mis à courir folle de joie en criant :
- IL NEIGE ! IL NEIGE ! MERCIIIII ELSAAAA FAIT ENCORE DE LA NEIGEEEEE ! MERCI SOEURETTEEEE ! Je n’étais plus la Anna actuelle mais moi-même quand j’avais 5 ans. Mes petites couettes bougeaient dans tous les sens. Ma chemise de nuit anis était saupoudrée de neige blanche et mes petites bottes crissaient sur le sol dur. Au bout d’un moment Gerda me dit de me calmer. Je la regardais avec des yeux innocents alors qu’elle se transformait en immense veuve noire…je me réveillais brutalement.


Il faisait nuit. J’étais dans mon lit… Toute seule.
-KRISTOFF !! Hurlais-je en paniquant.
Soulagée je le vis arriver quelques minutes après. Il m’enlaça d’abord de ses bras protecteurs puis eut un sursaut. Il me toucha alors le visage.
-Anna tu trembles, tu es en sueurs ! Qu’as-tu ?
-Des cauchemars murmurais-je avant de m’effondrer contre son corps. Où étais-tu ?
-Je ne voulais pas te déranger en me couchant dans le lit chuchota-t-il en m’embrassant le front, mais c’est promis je vais rester auprès de toi, c’est fini…Tout ira bien maintenant.
Bien que ses paroles tendres et douces me bercèrent je ne pouvais m’empêcher de voir les monstres de mon rêve. Et s’ils apportaient un mauvais présage ?! Non calme-toi Anna, pense au bébé. Plus de baleine…Plus d’araignée. Juste Elsa et la neige… Oui Elsa et la neige…Il me manquait toutefois un prénom important…Mais je ne me rappelais plus lequel… Elsa…neige…Olaf…bébé…
Je mis plus de trois heures à me rendormir.

Dimanche 14 octobre 1841 :
Je les sentis. Sept mois s’étaient passés depuis le mystère de notre nuit de noces et depuis rien d’anormal ne nous était arrivés. La vie avait repris son cours. Tous les matins Elsa accomplissait son devoir de reine jonglant entre les plaintes et les débats avec les pays voisins. Puis l’après-midi elle partait la plupart du temps en visite dans les contrées jouxtant la nôtre afin de se rendre dans les lieux publics comme les hôpitaux, orphelinats ou hospices. Kristoff de son côté s’en allait le matin à l’aube pour faire ses tournées de glaces. Il ne revenait que tard le soir et nous avions difficilement du temps pour nous. Au début il m’arrivait de les accompagner mais plus les mois s’écoulaient plus mon ventre se gonflait laissant le futur bébé Bjorgmaan s’exprimait déjà comme un grand. Quant à moi, je demeurais au château avec Olaf et Olga et nous faisions des herbiers. J’avais trouvé cette méthode ludique car même si les bonhommes de neiges étaient allergiques aux fleurs ils aimaient bien les admirer. Une fois sèches elles n’avaient plus de parfum…Le seule jour de la semaine où nous étions tous réunis était le dimanche jour du Seigneur. Ce fut ce jour-là que choisit le bébé pour s’intégrer dans notre monde. Les contractions commencèrent à me prendre à la messe semblable à des immenses poings de côtés dans le bas ventre. Je ne m’inquiétais pas plus que ça. J’en avais déjà depuis plusieurs jours. Je blêmis juste mais ne donnais pas tout de suite l’alerte. Inutile de faire peur aux autres pour rien. Mon cœur s’accélérait et je décidais de compter le temps d’espace entre chaque contraction pour me changer les idées. La deuxième arriva lorsque nous sortîmes de l’église une demi-heure après. Il n’y avait donc rien de grave.

-Brrr il fait froid ! Commenta Kristoff tandis que nous traversions le petit parc du château.
-Il y a eu bien pire dit Elsa nous faisant un clin d’œil.
Au moins elle ne nous boudait plus.
-Un chocolat chaud va être le bienvenue n’est-ce pas Anna ? Renchérit-elle tout en me regardant pour que je puisse lui donner mon accord.
Eh oui. Si elle était la reine tout court moi j’étais celle de la succulente gourmandise noire. Pourtant aujourd’hui je n’avais pas très faim.
-Oui, oui murmurais-je sans grand enthousiasme.
Ils n’y firent même pas attention me pressant d’aller un peu plus vite pour enfin quitter cette bourrasque d’automne. Seul Olga vint me consoler en me touchant le ventre.
-Bébé veut un câlin zozota-t-elle comme à son habitude.
J’hochais la tête pour dire que oui, puis je posais mon index sur la bouche de façon à lui faire comprendre un « chut ». Le petit bonhomme de neige fut ensuite entraîné par son grand frère à l’intérieur du château.
Une autre douleur.

Nous nous installâmes alors autour de la table. Pendant que les cuisinières préparaient les chocolats chauds les autres discutaient grandement. Je me contentais de répondre par des « oui » et des « non » sans plus d’insistances. Mon ventre me tiraillait de plus en plus. Comptant toujours les espaces j’avais déjà perdue 10 minutes entre les contractions. « Oh Seigneur ! » Blasphémais-je encore une fois. Le bébé me martelait le ventre. Ceci, ajouté aux immondes poings de côtés. Je n’avais envie que d’une chose : me coucher sur la table. Mais si je le faisais, je me ferais repérer.
Je me levais alors brusquement de ma chaise.

-Je reviens bredouillais-je tandis qu’ils stoppèrent leur discussion, j’ai besoin d’aller aux toilettes.
-Je t’accompagne ordonna ma sœur pressentant que quelque chose se tramait.
Si je l’avais repoussé elle aurait compris tout de suite. C’est pourquoi je la laissais faire.
Une autre douleur.

Je fus déçue de constater que d’être debout ne soulageait pas mes maux. Je me retrouvais dans la désagréable sensation de ne pas savoir comment me mettre à l’aise. Il n’était plus question de vingt-minutes maintenant mais de dix minutes.
-Toi tu ne vas pas bien décréta Elsa en me tenant par le bras pour m’aider à avancer, tu es blanche.
-Je suis toujours blanche répétais-je entre mes dents car je ne voulais pas crier.
Je ne désirais pas leur dire. Pourtant l’attente était de plus en plus dangereuse.
Une autre douleur.

Finalement le destin parla pour moi. Alors que nous étions sur le point de rentrer dans les latrines je sentis un craquage intense dans mon bas-ventre. Cette fois je ne pus retenir un cri. Un liquide chaud se répandit alors le long de mes jambes mouillant mes collants blancs de laine. Elsa marqua un arrêt.
-Tu perds les eaux ! S’exclama-t-elle, reste-là ! Je reviens !
Elle repartit mécaniquement vers la salle à manger pour prévenir Kristoff et les autres.
Un autre cri, une autre douleur.
La petite troupe revint quelques minutes plus tard et m’entraîna vers ma chambre qui se trouvait à l’autre bout du corridor.
Un autre cri, une autre douleur.
-Dépêchez-vous ! Dépêchez-vous nous stressa Elsa.
La porte s’ouvrit à la volée. Tout un remue-ménage s’ensuivit. Les draps furent enlevés. On me porta et me coucha sur le dos ce qui intensifia ma souffrance.
Un autre cri. Une autre douleur.

Elsa m’aida à enlever mes collants trempés et les jeta au sol. Kristoff restait là les bras-ballants alors que j’agonisais de plus en plus me pliant fortement contre mon ventre rond.
-Vous voulez rester ? Lui demanda ma sœur.
Mon beau glacier hésita. MINCE ! C’était de sa faute tout ça ! Il pouvait au moins m’aider moralement !
-Oui répondit-il.
Ouf. Un autre cri. Une autre douleur.
Kristoff vint se poster à mon chevet et m’agrippa la main. En un instant je lui déchiquetais les doigts. Il encaissa sans rechigner. Il n’avait pas intérêt de se la ramener !
Un autre cri. Une autre douleur.
-Ecarte les jambes ordonna Elsa.
-Mais…TU N’APPELLES PAS LE MEDECIN ?! Paniquais-je.
-Il n’arrivera pas pour te faire accoucher…Mais nous allons faire en sorte qu’il vienne quand même… Olaf peux-tu te charger de cette affaire ?
-Oui !
Le bonhomme de neige partit sur le champ tandis que je recevais une énième douleur.
-Ecarte les jambes Anna répéta-t-elle.

A contrecœur je pliais mes jambes vers le haut à la manière d’une araignée et attendis gênée que les choses se passent. Sans plus se préoccuper de Kristoff, Elsa souleva alors ma robe et regarda si mon col était assez dilatée non sans un quelquonque regard dégoûté.
Un autre cri. Une autre douleur.
Ce fut le passage le plus gênant de ma vie face à ma sœur. Le fait qu’elle aille aussi loin dans mon intimité me fit oublier la douleur pendant plusieurs secondes.
-Je vois la tête, tu vas pouvoir pousser ! Déclara-t-elle.
Je commençais à m’exécuter me sentant écarteler de l’intérieur. J’étais rouge. J’avais chaud. Je devais faire une tête immonde.
-Respire renchérit ma sœur.
Sentant une nouvelle contraction sur le point d’arriver je pris une grande bouffée d’oxygène.
-Pousse !

Et c’était repartit. Je discernai bientôt la tête se débattant comme un gros bloc de glace. Puis les bras passèrent. Et le ventre. Et les fesses. Elsa les mains en sang m’aida à sortir le nouveau-né. Kristoff coupa le cordon ombilical. Ma sœur l’enveloppa dans un drap propre et me le posa sur le ventre. Il poussait ses premiers cris. Au contact de sa peau contre la mienne je fondis immédiatement en larmes. Toucher ces petites mains, ces petits pieds était merveilleux. J’avais du mal à imaginer que ce petit être puisse être sortir de mon corps et de celui de Kristoff.
Pendant que le bébé prenait sa première tétée, le médecin arriva enfin suivi d’Olaf.

-Majesté tout s’est bien passé ? Questionna-t-il machinalement.
-Comme vous pouvez le voir oui répondit Elsa, la princesse Anna vient de donner naissance à un beau petit garçon.
-Très bien nous allons pouvoir la recoudre alors.
-Non ! Criais-je brutalement.
Ma sœur me regarda étonnée :
-Pourquoi ?
J’arrêtais aussitôt l’activité du bébé. Paniquée je me rendis compte que mes contractions reprenaient. Je ne comprenais plus rien. J’avais accouchée pourtant !
-J’ai…J’ai encore mal… j’ai…J’ai de nouveau envie de pousser !

Elsa récupéra alors le bébé de mon ventre et le donna à Kristoff paniqué tandis que je me remis au travail avec l’aide du médecin. Le sang afflua et je recommençais à grimacer de douleurs. Une autre tête passa. Un autre corps survint. Une autre vie arrivait.
-C’est une fille annonça le médecin tout en me présentant le bébé.
Elle poussa son premier cri tandis que je retombais dans un nouveau flot de larmes. « Des jumeaux » réalisais-je difficilement. « Nous avons des jumeaux ».
Kristoff m’embrassa tendrement.
-Merci murmura-t-il, merci de m’avoir donné d’aussi beaux bébés.

Ce fut au tour de la petite de prendre sa tétée. Mon cher époux berçait notre garçon dans ses bras avec la maladresse d’un tout jeune papa. L’infirmier me recousit mais je ne sentais rien. La douleur des contractions avaient atténué son geste. Elsa vint à son tour nous embrasser. Puis elle ainsi qu’Olaf et Olga se retirèrent laissant à notre nouvelle famille un peu d’intimité.
Alors que Suzanne et Nikolas dormaient déjà à poing fermés je songeais enfin à cette paix infinie que nous ressentions lorsque nous n’avions plus rien à craindre. Très sûre de moi je pensais sincèrement que nous en avions fini des malheurs précédents. Pourtant je n’aurais su dire si mon imagination venait de me jouer un tour mais je vis bientôt un autre flocon apparaître au pied de mon lit.
Toujours ce même IS.



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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Sam 18 Juin - 18:25

Chapitre 4 : Ni libérée ni délivrée :

-Kristoff…Murmurais-je.
Mais mon beau glacier ne m’écoutait pas trop occupé à chuchoter des phrases à Nikolas. Je fus surprise de le voir si débrouillard. Une frayeur qui m’avait suivie tout au long de ma grossesse disparut aussitôt. Je souris intérieurement tout en resserrant Suzanne contre moi. Tout comme son frère elle dormait déjà… Devais-je le dire à Kristoff pour le flocon ? Devais-je casser ce nouvel instant de bonheur ?

Non bien sûr que non. D’ailleurs une fois de plus la gravure avait disparu. Mon cœur se serra. Le doute s’installa. Trop d’émotions. Je ne voulais plus réfléchir. Sombrant peu à peu dans les bras de Morphée, je sentis Kristoff m’embrasser et quitter la pièce. Je m’endormis à moitié sereine. Sans doute mon imagination. Oui c’était ça. Je pus enfin m’endormir paisiblement.
Les baptêmes se firent peu de temps après cet après-midi-là comme il était de coutume car à cette époque les bébés mourraient jeunes. Non que je veuille cela pour Suzanne et Nikolas j’étais obligée de me plier au protocole d’Elsa. Ma sœur chérie n’avait pas voulu que je bouge du lit. Ma robe était froissée. Toutefois elle m’avait recoiffé.
La cérémonie était beaucoup plus simpliste que pour le mariage. L’évêque qui n’avait pas pu se déplacer pour nos noces à cause d’un empêchement de dernière minute se contenta cette fois d’être présent. Olaf ramena la bassine et Olga le vin qui devait siéger dedans… MAIS QU’est-ce que je dis-moi !? Du vin ça n’allait pas du tout.
Tandis que je grondais le petit bonhomme de neige, Elsa revint avec… RAIPONCE ET EUGENE !!!

-SURPRISE !! S’écrièrent-ils devant mon air étonné.
-Mais comment saviez-vous ?
-On avait prévu de venir durant ton neuvième mois comme ça on était surs d’assister à l’accouchement… Mais tu nous as tout de même devancés.
-C’est pas grave renchérit Eugène, montre-nous un peu ton petit monstre qu’on voit si c’est le même gaillard que son cousin.
Je tournais alors mon regard vers l’un des berceaux qui siégeait au sol et pris délicatement Nikolas qui commençait à remuer tel un petit ver de terre. Contrairement à Kristoff, Eugène ne semblait pas du tout à l’aise avec le nouveau-né.
-Il est moins beau qu’Estéban tout de même murmura-t-il.

Ce qui lui valut un coup de poêle de Raiponce. Mon humeur partit au quart de tour, Je luttais pour ne pas lui mettre mon poing dans la figure. Je me demandais si ma cousine pensait pareil ?
-Vous êtes les parrains marraines bien sur déclarais-je refoulant au loin dans mon esprit la critique acerbe de Flynn Rider.
Il était de mon devoir de leur rendre la pareille. Ils en furent ravis. C’est alors qu’un petit braillement se fit entendre dans l’autre berceau. Suzanne venait de se réveiller.
Alors que je la prenais, Eugène me regarda ébahis ne clignant même plus des yeux.
-Il est à qui celui-là ? Demanda-t-il bêtement.
-Bah à nous, répondis-je car c’était la réponse la plus évidente du monde, à qui voudrais-tu qu’il soit d’autre ?
Le grand Flynn Rider fusilla alors Raiponce du regard et… Se mit à bouder.
-Là ça ne va mais vraiment PAS du tout ! Pesta-t-il, la greluche et le grand Dadet en ont fait deux d’un coup ! Raiponce il nous faut régler ce détail immédiatement !

Je pris cela comme un compliment. A voir la tête de ma cousine je doutais qu’elle soit d’accord pour un deuxième enfant dans la foulée. Ceci dit elle n’avait pas l’air d’être contre l’occupation pour les faire. Nous étions sur le point d’aborder un terrain plus sensible quand Olaf revint cette fois-ci avec la bassine remplie d’eau bénite. L’évêque qui pendant ce temps avait discuté avec Kristoff nous invita alors à se mettre autour du lit. Bon sauf moi qui étais au milieu évidemment.
-Je vais demander aux parrains et marraines de tenir le bébé pendant que je verse l’eau déclara l’homme d’Eglise.
Il prit Nikolas en premier. Mon petit cœur dormait paisiblement. Flynn arrêta de faire sa mauvaise tête et avec Raiponce il le maintenait au-dessus du bénitier. Oui je dois l’avouer j’ai eu très peur pour mon bébé. Surtout à cause d’Eugène qui le tenait assez maladroitement. Kristoff voyant mon angoisse prit ma main dans la sienne afin de m’apaiser. Ce qui marcha très bien. L’évêque effectua alors la cérémonie.
-Anna et Kristoff d’Arendelle que demandez-vous ?
- Nous demandons le baptême.
- Avec l’Église, voulez-vous confesser la foi chrétienne ?
- Oui, nous le voulons, Jésus-Christ est le Seigneur.
L’évêque prit alors une coupe d’argent et la remplit d’eau qu’il versa ensuite sur la tête de Nikolas tout en prononçant ces paroles :
-Nikolas, Eugène, Pascal (Raiponce n’étant pas un nom masculin elle décida de lui donner le nom de son fidèle compagnon) je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Mon pauvre bébé fut perturbé dans son sommeil. Sursautant à la première versée il pleurnicha pendant tout le reste de son sacrement. Raiponce finit cependant par le calmer reprenant les mêmes manières maternelles qu’avec son fils. Celui-ci gigotait dans les bras d’Olga.
L’évêque déclara alors :
-Père, envoie sur Nikolas ton Saint-Esprit, afin que toute sa vie soit signe de ta grâce.
Nous répliquâmes ensuite un simple « Amen ».
Bien que j’eusse une forte envie d’arracher mon fils des mains de Raiponce je laissais tout de même sa marraine profiter de lui encore un peu.
Ce fut au tour de Suzanne d’être baptisée. Cette fois ce fut Elsa et Olaf qui s’avancèrent tenant dans leurs bras notre petite princesse. La cérémonie recommença :
-Anna et Kristoff d’Arendelle que demandez-vous ?
- Nous demandons le baptême.
- Avec l’Église, voulez-vous confesser la foi chrétienne ?
- Oui, nous le voulons, Jésus-Christ est le Seigneur.
Même coupe d’argent. Même liquide rempli à ras bord. Même versement sur la tête de notre fille.
-Suzanne, Elsa, Emma…
Olaf n’étant pas un prénom féminin ma sœur chérie eut une fulgurance et s’est empressée de proposer ce prénom. Je n’étais pas contre il était très joli.
-…Emma je te baptise au nom du Père (premier verset), du Fils (deuxième verset) et du Saint-Esprit (troisième verset).
Contrairement à son frère, la petite ne broncha pas se contentant juste d’ouvrir avec peine ses beaux yeux bleus marine. Elle ne rechigna pas et resta patiente face à sa marraine qui semblait mal à l’aise.
-Père, envoie sur Suzanne ton Saint-Esprit, afin que toute sa vie soit signe de ta grâce enchaîna l’évêque.
-Amen.
Et ce fut fini. Les baptêmes étaient faits.
-Je peux me lever maintenant ? Demandais-je à l’adresse d’Elsa.
-Oui…oui tu peux répondit ma frangine refourguant Suzanne à Kristoff.

Elle reprit des couleurs après s’en être débarrassée. Je ne pus cacher ma peine. Pourquoi ne l’aimait-elle pas ? Je consens que nous ne pouvons pas tous avoir l’instinct maternelle tout de suite mais de là à rester de marbre devant un bébé. Ce n’était pas réel.
Nous fîmes une grande fête pour l’arrivée des bébés royaux. Pour l’occasion l’évêque resta avec nous. Nous reçûmes beaucoup de compliments à propos de nos jolis poupons de la part des invités qui se penchaient au-dessus des berceaux tels des fées désirant leur lancer des dons.
La discussion battait son cours. Je pouffais de rire avec Raiponce et Elsa quand soudain Gerda arriva complètement bouleversée.
-Majesté ! La bassine ! Elle est irrécupérable ! Finit-elle par articuler.
-Comment ça ? Demanda Elsa dont l’air sombre put à nouveau se lire sur son visage.
-Elle…Elle…Elle est gelée.

Involontairement tous nos visages se braquèrent vers ma sœur. Elle se figea d’abord innocemment, puis prenant une tête de contrariée elle ordonna à Gerda de lui montrer ladite bassine. Kristoff et Eugène surveillèrent les jumeaux pendant que nous suivîmes la cuisinière jusqu’au bac à vaisselle.
La bassine de baptême siégeait bien là. Mais l’eau n’avait plus du tout la même forme. Le liquide avait en effet quitté son aspect fluide pour se métamorphoser en plusieurs fleurs. Elsa semblait encore plus choquée que nous autres. Elle s’approcha et toqua contre le bloc pour s’assurer que ce n’était pas une blague.
-Tu as dû toucher la bassine pendant le baptême déclarais-je simplement devant son air affolé.
Je vérifiais aussi qu’il n’y avait aucune trace de flocon « IS »… Apparemment non.
-Je n’y ai pas touché ! Plaida-t-elle, je tenais Suzanne dans mes bras !
-Ne panique pas ! Rétorquais-je, ça ne sert à rien.
Elsa ne répliqua pas. Reprenant son air noble, elle tenta de ne pas nous montrer ses grands yeux paniqués. On voyait bien qu'elle essayait de ne pas parler. Qu'elle voulait se défendre contre une accusation indirecte.
-ANNNNNNNNAAAAAAAA !!!!!
Cette voix. Je me redressais immédiatement pour voir d’où elle venait. Visiblement il ne s’agissait ni de ma sœur, ni de Gerda, ni de Raiponce…Sans doute la fatigue… Et pourtant…
-ANNNNNNNAAAAAAAAAA !!!!!
Je relevais cette fois la tête si brutalement qu’Elsa et Gerda qui argumentant toujours sur la bassine me regardèrent bizarrement tout en stoppant leur conversation.
-Tout va bien Anna ? Demanda Raiponce.

Plus troublée que je ne l’aurais voulu je répliquais un bref « oui » puis retournais dans la salle de bal car au final cette histoire de bassine gelée m’importait peu. L’ambiance musicale réchauffa aussitôt mon angoisse. Kristoff et Eugène n’avaient pas bougé depuis tout à l’heure. Je les rejoins et regardais nos beaux petits anges dormirent dans leurs berceaux.
-Alors vos problèmes de femmes sont réglés ? Demanda Flynn comme s’il s’était senti obligé de dire quelque chose.
Je haussais les épaules ne voulant pas avouer que j’étais partie avant que le mystère ne soit résolu. Je voulais me changer les idées à présent ! Et danser avec mon Kristoff chéri !
L’empoignant par la main pour lui faire comprendre ma pensée nous nous permîmes de tournoyer pendant au moins une petite valse.
Nous étions prêts à en faire une deuxième quand je m’arrêtais subitement en voyant Olaf et Olga tournant autour du couffin de Suzanne.
-Anna je pense que vous devriez venir voir ça ! M’appela le bonhomme de neige d’un air inquiet.
Je me ruais immédiatement vers notre fille et découvris…
-ANNNNNNNNNAAAAAA !!!!
…QUE SES MAINS ETAIENT BLANCHES !!!! Instinctivement je lui serrais les menottes. ELLES ETAIENT GLACEES !!!
-Kristoff réchauffe-les vite ! Ordonnais-je aux bords des larmes.
Mon beau glacier s’empressa alors de prendre ma place et de frotter ses mains contre celles de Suzanne de façon spontanée. Mais rien n’y fit. Elles ne se réchauffèrent pas davantage.
-S’il vous plaît… Murmurais-je.

Je réalisais soudain que c’était notre fille qui avait gelé l’eau de la bassine. Cette révélation provoqua en moi un tel choc, je répandis autant de larmes que le corps pouvait me produire et courus en direction des cuisines prévenir les autres qui conversaient toujours.
-Anna que se passe-t-il ? Demanda Elsa devant mon visage déconfit.
-Su…Su...ZANNE A gelé la ba…Ba...Sin...
Les mots s’étranglèrent dans ma gorge et je me réfugiais enfin dans les bras de ma sœur me servant de sa robe comme d’un paquet de mouchoirs. Suzanne avait le même pouvoir qu’elle…Le cauchemar allait recommencer. NON ! NOUS NE REFERIONS PAS LES MEMES ERREURS ! ELSA LUI APPRENDRA !! Oui Anna calme-toi…Tout ira bien…
Mes angoisses continuèrent lorsque sur la glace de la bassine apparut subitement un nouveau flocon… Toujours cet éternel IS.

Hiver 1849 :

-Maman ! Maman ! Nikolas ne fais que m’embêter ! Dis-lui d’arrêter sinon je le transforme en glaçon et papa pourra le vendre !
-Suzanne ! Qu’est-ce que je t’ai déjà dit à propos de tes pouvoirs !? Me gronda-t-elle.
-De ne pas les utiliser si je ne suis pas avec marraine Elsa Soufflais-je avant de m’accrocher à sa robe.

Maman eut un frisson. Bon il faut dire que j’avais les mains froides. C’était pour cette raison que j’aimais bien les passer dans le dos de mon frangin quand il n’était pas réveillé le matin. Après je m’en allais vite en courant pour ne pas qu’il me tape. C’était assez marrant de nous voir arpenter le couloir en hurlant à la mort. Kay et Gerda arrivaient toujours à nous rattraper. Et après nous avions le droit à la fessée. C’était même Papa et maman qui les encourageaient à nous les donner. Maman était très belle aujourd’hui. Plus que d’habitude. C’était normal, c’est Noël. Elle portait une robe en velours verte et Papa un costume rouge comme ça à eux deux ils faisaient les couleurs du houx. Marraine Elsa elle ne changeait presque pas sa belle robe bleue. Elle y avait ajusté de la fourrure qu’elle avait piquée aux plumes d’une oie. Maman avait les cheveux lâchés pour une fois. Elle avait fait une demi-tresse qui couronnait toute sa tête. J’étais contente parce qu’elle m’en avait fait une aussi. J’avais l’air d’un ange avec mes cheveux blonds.
-Que s’est-il passé encore ? Questionna Maman comme si c’était ma faute.
-Nikolas m’a griffé… Regarde mon bras.

Maman tourna ses yeux vers la grosse marque rouge que je lui indique. Elle ouvrit soudain deux yeux ronds comme des billes. Ça y est, elle allait taper mon frangin ! Il le méritait cet idiot ! Mais non rien de cela. A la place Maman me scruta longuement. Elle finit par croiser les bras. Là je sus que c’est mauvais signe.
-Il a bien fallu que tu lui dises quelque chose pour qu’il te fasse du mal a-t-elle insisté.
Je secouai la tête. J’étais innocente de toute façon. Je devrais me réfugier dans un pays où il n’existe pas de frères pour embêter les sœurs.
-Que faisiez-vous tous les deux ?
-On était à la bibliothèque, je lisais Jules Renard et…
-Tu l’as encore appelé ainsi ?! S’énerva-t-elle.
-Mais Maman c’était pour rire.
-Je t’ai déjà dit Suzanne de ne pas lui donner ce surnom, ses cheveux roux sont très jolis ! La dernière fois qu’il les avait coupés nous avions dû l’emmener en urgence chez la famille de Papa pour étouffer les dégâts.
Je haussais les épaules. A quoi bon ? Je savais très bien que Maman défendait Nikolas parce qu’il lui faisait de la peine. Comme c’était le plus faible elle se sentait le devoir de le protéger. C’était pour ça qu’elle m’aimait moins. Je voulais juste qu’elle vienne le frapper après elle pourra me sermonner. Si elle ne venait pas j’utiliserais mon pouvoir tant pis !
-Anna !
Tiens voilà Papa. Lui aussi était très beau. C’est normal qu’il soit beau puisque je suis belle et comme je lui ressemble, l’un ne va pas sans l’autre. Maman embrassa papa sur la bouche. Beurk ! C’est dégoûtant ! Je fis une grimace mais n’en démordais pas. Puisque Maman préférais Nikolas il me fallait sortir le grand jeu auprès de papa. Je m’approchais alors de lui en faisant ma petite bouille et mes yeux de chat. Les larmes pointaient. Il me fallait prendre un air plus apitoyé. Je m’accrochais au pantalon de Papa, ça marchait toujours.

-Qu’est-ce qu’il y a ma puce ? Me demanda-t-il en me prenant dans ses bras.
De mon air le plus innocent je lui montrais alors la griffure puis je lui dis que c’était de la faute de Nikolas. Papa fronça les sourcils. Son visage s’assombrit. Il n’était pas content. Lui au moins allait me défendre. Il me reposa par terre et me donna la main pour que nous allions taper mon frère.
-Viens ma chérie, Nikolas a besoin d’une correction dit-il.

Maman fit la moue mais ne l’arrêta pas. Je parvins à garder mon sourire secret. Nous remontions le corridor jusqu’à la chambre spacieuse où elle et Marraine Elsa logeaient quand elles étaient petites. Nikolas jouais avec ses soldats de plombs. Lui aussi savait très bien jouer les airs innocents. Ses cheveux roux étaient éclairés par la lumière. C’est vrai qu’il ressemblait au héros de Jules Renard. Je ne comprenais pas pourquoi Maman me criais dessus chaque fois que je disais la vérité.
Papa s’avança près de Nikolas et le prit fortement par le bras.
-Kristoff doucement ! Cria Maman.

Mais papa ne semblait plus l’écouter. En un rien de temps il attrapa mon frère par le bras et lui mit une énorme claque sur les fesses. Nikolas tenta de se débattre mais face aux grandes mains de papa il n’était plus rien. Bien fait. Pourtant il ne pleurait pas. Il encaissait juste le geste sans broncher.
-C’est Suzanne qui a commencé ! Meugla-t-il.
-C’est pas vrai ! Que j’ai pleuré.
Ce qui ne plut pas à Nikolas. Je n’eus pas eu le temps de me cacher derrière Papa que déjà il me renversa à terre en me tirant les cheveux. Papa et Maman ne me vinrent pas en aide. Je criais. Hurlais. Ils avaient disparus. Nikolas me tapa de plus en plus sur le visage. La tension augmenta. Marraine a dit qu’il ne fallait pas que je me mette en colère. Je sentis que la glace arriver. Contrôle-toi Suzanne. Respire.
-MARRAINE !!!!! Que j’ai hurlé, MARRAINE ELSAAAAA !!! Viens m’aider !!!
-Tais-toi ! Cria mon frère.

Il m’envoya un ultime coup de poing dans la mâchoire. Cette fois je n’arrivais pas à me contenir. Le jet de glace était trop fort. En un instant Nikolas se retrouva assommé par une barre de gel qu’il avait reçue contre son front.
Tenant promptement ma douleur pour essayer d’arrêter la saignée je filais chercher Marraine dans le reste de la maisonnée.
-PAPA ! MAMAN ! KAY ! GERDA ! MARRAINE ! OLAF ! OLGA !!!! Que j’ai hurlé paniquée… S’IL VOUS PLAIT ?!
Seul le silence me répondit. Abandonnée je tournais la tête dans tous les sens dans l’espoir que quelqu’un apparaisse. Personne.
-S’il vous plait… Murmurais-je.

Je n’entendais que mon écho avant de m’effondrer au sol en pleurs. Le tapis gelait à cause de moi. Je restais ainsi pendant plusieurs minutes à me lamenter dans la panique. Il n’y avait rien d’autre à faire. Ils étaient tous partis sans moi.
Je finis par me relever. Il fallait trouver de l’aide. Pour deux raisons : retrouver la famille et soigner Nikolas.

Je courus à l’écurie chercher Sven junior. C’était mon renne. Papa me l’avait acheté après que son Sven à lui soit mort. Il avait été triste pendant quelques semaines puis Maman lui avait donné un gâteau ou une gâterie. Je ne me rappelais plus très bien du mot.
Enfourchant mon renne je partis en direction de l’ouest car je ne savais pas trop où il fallait aller pour chercher de l’aide. Il n’y avait personne dans les rues. Et si j’allais toquer aux portes ? Et qu’est-ce que je dirais ? « Bonjour je m’appelle Suzanne et je suis la princesse d’Arendelle, tout le monde a disparu au château, il faut m’aider ».

-Sven doucement ! Lui criais-je sentant que le petit renne allait trop vite.
Trop tard. En deux secondes je fis un roulé-boulé dans la neige et je tombais la tête la première dans l’herbe. Les brins étaient dégoûtants. Sven était parti loin, apeuré.
-Vous vous êtes fait mal mademoiselle ? Demanda soudain une voix d’homme.
Je levais la tête. L’homme m’aida à me relever. Il était grand, roux et avait les yeux verts. Il avait l’air gentil. Ses gants blancs étaient doux.
-Non je ne me suis pas fait mal je vous remercie.

J’hésitais à lui dire de venir.
-Monsieur il faut que vous veniez avec moi au château, mon frère est blessé ! Mes parents ont disparu consentis-je enfin à murmurer.
Le monsieur sembla comprendre mes propos. Sa mâchoire se contracta. Il était pensif. Il réfléchit. Enfin il en vint à sa décision :
-J’espère que ce qu’à votre frère n’est pas grave ! Et pour votre famille ne vous inquiétez pas nous allons nous charger de les retrouver.

Sur le chemin du retour nous parlâmes. Il me posait plusieurs questions sur la blessure de Nikolas. Je ne lui parlais pas de mes pouvoirs. Maman et Marraine m’avaient dit que c’était plus prudent. Je lui dis simplement qu’on s’était disputé avec mon frère et qu’il m’embêtait tout le temps.
J’étais étonnée parce qu’il me dit qu’il comprenait. Le pauvre ! Il avait 12 frères. Il se souvint du nom du premier : Karl. Le reste il ne savait plus.

-Par contre je connais très bien votre nom mademoiselle il n’y en a pas de plus beau au monde ! S’exclame-t-il.
-Ah bon ? Lui déclarais-je contente.
-Oui c’est Suzanne !
Je rougis fière de mon prénom. Par contre j’étais gênée car je ne connaissais pas le sien.
-Et vous, vous êtes ?
-Hans déclare-t-il un sourire aux lèvres, mon nom est Hans.


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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Lun 20 Juin - 15:32

Oh non.....mais que va faire ce psychopathe à la pauvre petite Suzanne? Le suspense est à son comble.
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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Lun 20 Juin - 21:15

Hahaha Very Happy tu n'es pas au bout de tes surprises Very Happy voici la suite Smile

Chapitre 5 : L’Intelligente Sirène:

-C’est un beau prénom aussi ! Admis-je, mais moins beau que Suzanne, vous êtes sûr que vous ne vous rappelez d’aucun de vos frères ?

J’aimais bien insister en montrant mon plus beau minois. Les gens succombaient souvent à mes yeux de lynx… Surtout les garçons. Je voulais juste m’assurer qu’il n’avait pas de Nikolas comme mon frère. Il m’avait parlé brièvement d’un Viktor qui avait été adopté et d’un Karl qui était mort durant un naufrage bien avant notre naissance. Celui-ci avait même courtisé marraine Elsa avant sa mort. Mais rien d’autre… Enfin si… Il avait eu deux sœurs autrefois aussi mais elles étaient mortes durant leur baptême en mer.
On refit le chemin en sens inverse jusqu’au château. J’espérais que Sven junior était bien rentré. Je voulais aller regarder à l’écurie mais ce n’était pas convenable de laisser un invité tout seul. Et puis Papa et Maman étaient en danger. Et Nikolas blessé.

-Venez ! Mon frère est dans ma chambre indiquais-je.

Le prince Hans me suivit passant même devant moi. On dirait qu’il connaissait la maison. Bon en même temps comme c’est un prince je pense qu’il avait déjà eu des audiences avec marraine Elsa
d’autant plus si son grand frère Karl était déjà venu ici.

-Tiens ça se déroule où des audiences royales au fait ? Demandais-je brusquement à haute voix.
Le prince fut surpris de ma question et un long sourire de crocodile passe sur ses lèvres. Il me fit un peu peur comme ça.
-Ça se déroule dans la chambre royale une audience ma chère Suzanne, répondit-t-il.
-Ah c’est pour ça que vous connaissez les pièces du château !
-Oui c’est ça c’est ça murmura-t-il.

Nous arrivâmes enfin dans la grande chambre orangée. Nikolas n’avait pas bougé depuis tout à l’heure toujours prisonnier de la glace. Je m’approchais de lui et le touchais. Il était très froid. Hans s’approcha à son tour.

-Vous pouvez m’aider n’est-ce pas ?
-Je pense que oui mais pour cela il nous faut des boissons chaudes, comme du vin par exemple… Attendez je vais en chercher !

Alors qu’il était reparti d’un air fidèle, je finis de me préparer pour le réveillon persuadée que les autres reviendraient à l’heure. Il me restait que les gants à mettre. Ils étaient en crochet blancs. Ils étaient tous beaux, C’est Gerda qui me les avait faits. Au moins avec ça je ne ferais plus d’accident. Alors que Hans prenait son temps je m’assis auprès de Nikolas et lui racontai une histoire. Soudain j’entendis des pas dans le couloir. Un bébé aux cheveux marron arriva à quatres pattes. On dirait un chien. Soulagée je compris que c’était ma cousine.

-Lucy ou vas-tu ? Demanda une voix de garçon.

Ça c’était Estéban. Il arrivait enfin dans la chambre. Je sautais sur mes jambes pour me relever et je courus le saluer. Peu de temps après Tante Raiponce et Oncle Eugène entrèrent dans la salle.

-Tonton ! Tata ! M’exclamais-je en les enlaçant, Il s’est passé quelque chose de bizarre ici ! Papa et Maman ont disparu !

Tata me retira aussitôt d’elle. Ses mains étaient toutes sèches et dures. Je ne comprenais pas. Elle regarda Nikolas un peu paniquée. Je n’eus pas besoin de lui expliquer la situation que déjà elle se hâta d’aller lui chanter une chanson. Et là comme par magie Nikolas reprit vie !

-Alors toi aussi tu as des pouvoirs ? Demandais-je étonnée.
-Oui mais il ne faut en parler à personne me prévint ma Tante.

Toute étonnée je constatais que Nikolas n’avait plus aucune blessure ni aucune glace. Je courus dans ses bras et l’embrassais pour me faire pardonner. Il me repoussa. Je fus peinée mais je le méritais après tout. Il a dû sacrément avoir froid.
Heureusement le prince Hans revint à ce moment-là. Sauf qu’il n’avait pas le vin. Son air charmant de tout à l’heure fut remplacé par un méchant sourire.

-Attrapez-les ! dit-il à l’adresse de mon Oncle et ma Tante.

Alors que j’empoignais mon jumeau par le bras pour le tirer vers la porte, Tata la referma. Tonton attrapa alors mon frère tandis qu’Estéban se chargea de me prendre. J’essayais d’envoyer des coups de poing à mon idiot de cousin mais il était plus fort que moi. Tonton vint prendre le relais et me bâillonna la bouche. Je ne compris plus rien. J’eus très peur. Pourquoi Tata et Tonton étaient méchants ? Je ne reverrais plus jamais Papa…Maman…Marraine…Olaf…Olga…

-Arrête de chouiner ! Grogna ce méchant Hans, tu n’auras pas d’eau durant le voyage !
-Vous verrez quand on retrouvera Papa et Maman ! On vous fera votre fête marmonna mon jumeau.
Mais tous rigolèrent ce qui fit redoubler mes larmes.
-Nous allons faire un petit tour à Coronna.

À contre cœur on nous traîna hors du château. On ne prenait même pas nos valises comme lors d’un voyage normal. C’est à cet instant que je compris vraiment que c’était un enlèvement. Et Sven qui allait le nourrir ? Je n’avais pas envie qu’il meurt comme son Papa ! Mes yeux redoublèrent de larmes. J’avais envie de taper tout le monde ! Surtout Tata, Tonton, Estéban et Lucy. Je commençais par Lucy. Comme c’était la plus petite et qu’elle agissait comme un chien, je lui prenais sa girafe qui faisait pouêt-pouêt et lui balancerais dans l’eau. Comme ça elle plongera aussi et mourra comme Papy et Mamie. Pour les autres pour le moment je n’avais aucune idée. Mais ça ne saurait tarder.

On arrivait sur le port. Tout était calme. Pourquoi les gens avaient-ils tous disparu ?! Dès qu’ils reviendront je les ferais tous exécuter ! Si on ne meurt pas avant. La famille Fizterbergh pressa le pas devant nous pour que nous montions sur le bateau. Hans me donna des coups de pieds parce que je faisais exprès de ne pas avancer. Nikolas se plia plus vite à leurs ordres. Quelle femmelette ! Le bateau tanguait déjà. Je sentais que je vais vomir. Mon cœur allait lâcher. Le liquide aigre et chaud remonta déjà dans ma gorge. Ils nous forcèrent à descendre à la cale. Je ne voulais pas. J’avais trop peur que le bateau coule. Je hurlais malgré le bâillon pour qu’il me remonte. Je me débattais mais ils me serrèrent de plus en plus fort. J’étais enfermée derrière les barreaux avec Nikolas. Le méchant Hans me regardait agoniser. Ils nous avaient enfin enlevés les baillons. Je pouvais hurler à volonté. Je sentais que je manquais d’air. Tout tournait. Tonton Eugène et Tata Raiponce rigolèrent et serrèrent la main du prince.

-Nous avons fait une bonne affaire ! S’écrièrent-ils.
-Oui rit Hans, oui mes amis, le plan fonctionne à merveille pour le moment.
Il se pencha alors vers nous et prenant Nikolas par le menton il conclut d’une voix sadique :
-Vous allez être les instruments du destin de vos parents.
Je ne comprenais pas sa phrase. Trop de mots dans la tête. J’avais peur. Et si l’eau montait ? Et si je coulais ? Et si je mourrais noyée ? Non pas mourir noyée !!!
-SORTEZ-MOI DE LA ! Hurlais-je.

Ils rirent ! Je pleurais ! Je pleurais beaucoup ! Je voulais Papa et Maman ! Je voulais sortir ! Hans me frappa à la figure… Ça tournait… C’était floue… Et noir.

***************************************************************************
Toute la famille était réunie. Nous assistions à un opéra. Nous avions déjà réservés les places. J’avais installé les enfants devant pour qu’ils puissent bien voir. Nous devions descendre un escalier pour nous placer juste derrière eux. C’est alors que tout bascula. Raiponce et Eugène ne voulaient pas nous laisser nos places. Ils devinrent hargneux. Ils dirent que c’était de notre faute. Que c’était notre famille qui les avait poussés à faire cela. Raiponce me donna une claque et…
-Chérie… Chérie réveille-toi ! S'exclama Kristoff.
-Aïe ma tête ? Murmurais-je en touchant une bosse naissante.

J’observais les lieux. Nous étions dans un donjon lugubre et humide. Depuis combien de temps étions-nous là ? Et puis d’abord où étions-nous ? Elsa, Kay et Gerda étaient encore évanouis et Kristoff tentait de les réveiller. Olga et Olaf avaient disparu.

-Kristoff que s’est-il passé ?
-Très honnêtement chérie je ne me rappelle de rien, je corrigeais Nikolas et puis le vide. Nous nous sommes retrouvés ici.
-Où sont les enfants ? Paniquais-je.
-Ils ne sont pas là je crois…
-C’est exact… Déclara soudain une voix claire dans la pénombre.
Elle s’approcha dans le maigre filet de lumière qui luisait dans la pièce. Je ne la connaissais pas.
-Vos enfants sont avec mon époux reprit-elle.
-Qui est-il ? Demanda Kristoff.
-Le prince Hans des îles du Sud.
En entendant ce nom je me décomposais. Comment pouvait-on aimer un crétin pareil ?! Bon d'accord je me taisais.
-Et vous qui êtes-vous ?! L'agressais-je.
-Je suis quelqu'un déclara la voix.
Cela me rappela une phrase de la Saga d’une célèbre française que j’adorais tant.
-Où sont partis nos enfants ?! M’écriais-je complètement décontenancée.
-A Coronna.

Qu’est-ce que mes bébés iraient faire là-bas ? D’autant plus que c’était Raiponce et Eugène qui étaient censés venir à Arendelle. Mon cœur s’emballa et comme si la femme avait lu dans mes pensées elle s’exclama :
-Nous voulons reprendre ce que vous nous avez pris !
-On ne vous a rien volé ! S’énerva Elsa à présent bien réveillée, si vous étiez polie déjà vous commenceriez par nous dire qui vous êtes !

-C’est ce qu’on va voir maugréa la voix qui se fichait éperdument des paroles de ma sœur.
Elle claqua immédiatement dans ses mains. Nous nous retrouvâmes alors propulsés dans une grotte de stalactites sous l’océan. Le fond était éclairé de bleu. Nous n’étions plus attachés mais collés à un grand rocher ovale. De l’eau transparente logeait dans cette espèce de cuvette. La femme de tout à l’heure nous montra enfin son visage. Sa longue queue de corail révélait qu’elle était une sirène. Elle portait une queue de cheval noire faisant encore plus ressortir ses yeux myosotis.

-Vous allez suivre en direct la progression de vos enfants expliqua-t-elle.
-La progression pour quoi ? Demandais-je de plus en plus décontenancée.
-Pour changer notre et votre destin ! S’exclama la sirène.
-Comment ? Insistais-je, je n’y comprends toujours rien ? Pourquoi changerions-nous quelque chose alors que nous ne nous connaissons pas ?
-Vous allez voir ! S’exclama-t-elle, ça va être expliqué.
Un tiroir apparut alors sur le côté de la cuvette et l’horrible créature en sortit bientôt une fiole remplie de liquide violet.
-Vous me demandiez mon nom s’écria-t-elle repensant visiblement à la question d’Elsa, je m'appelle Mélodie.
-Soit ! Ajouta ma sœur au moins satisfaite d’avoir une réponse.

La sirène n'ajouta rien et déversa le contenu du flacon dans l’eau. Une brume épaissit alors la grotte et une image apparut.



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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Lun 20 Juin - 21:20

Chapitre 6 : La première épreuve :

…C’était nos petits anges ! Mon cœur manqua un battement. Ils étaient évanouis et saignaient à plusieurs endroits de leurs petits corps blancs. Je n’arrivais pas à croire que Raiponce et Eugène étaient dans le coup eux aussi. Non c’était impossible, on les avait forcés ! Et pourtant non… C’était eux qui attachaient mes petits trésors pendant que ce bâtard de Hans s’amusait avec un morceau de parchemin. Estéban et Lucy logeaient dans les bras de leurs parents. Ils étaient protégés eux. Rien que d’y penser j’avais envie de les battre… Oh mes bébés ! Non Anna il ne fallait pas pleurer, ne pas montrer qu’on avait peur. Kristoff essayait par tous les moyens de se décoller de la cuvette à laquelle cette peste de Mélodie nous avait ajustés. Elsa tentait également de la glacer mais rien n’y faisait. C’était beaucoup trop gluant pour nous. Kay, Gerda, Olaf et Olga avaient disparu.

-Vous êtes des monstres de nous faire ça ! Ragea ma sœur.
Mélodie ne prit même pas la peine de l’écouter. Un long sourire s’étendit sur son visage tandis qu’au loin on entendit une voix masculine récitait les premiers vers d’un poème :
-Ô muse de mon cœur, amante des palais,
Auras-tu, quand Janvier lâchera ses Borées…
-Bonjour Hans déclara-t-elle après que l’abominable prince des îles du Sud fasse son entrée.
Il m’observa. Si je n’avais pas été si impuissante je lui aurais mis un nouveau coup de poing dans la tête. Comme s’il avait lu dans mes pensées il partit d’un fou rire et me caressa la joue.
-Lâchez-moi ! Criais-je utilisant mes dents pour le mordre.
-Oula doucement, vous n’êtes pas très gentille avec vos hôtes remarqua-t-il.
-Qu’allez-vous faire de nous ? Demanda Elsa.

Hans se plaça en face de nous et fit apparaître une carte dans la cuvette. Elle représentait les royaumes de Blanche-Neige, Cendrillon, Aurore, Ariel et Raiponce.
-La règle du jeu est très simple, vos enfants vont aller dans chaque royaume afin de changer les destins des dégâts qu’ont provoqué votre famille. Dès qu’une épreuve se termine il y a deux options : soit elle est réussie et vous vous décollerez petit à petit, soit ils échouent et vos deux
bonhommes de neiges fondront petit à petit.

A cet instant Olaf et Olga apparurent dans une cage qui était suspendue au-dessus d’un grand chaudron d’eau bouillante !! Ils n'avaient plus leurs petits nuages de protections au-dessus de leurs têtes. Sans doute ces derniers avaient-ils été détruits à cause du haut niveau de température. Mais également à cause des mains prisonnières d’Elsa qui ne pouvait plus les ravitailler.
-Oui les sorcières de Morva ont bien voulues me le prêter précisa Hans… Quand l’épreuve finale arrivera si tous les destins sont changés nous vous relâcheront et vous pourrez repartir gaiement chez vous.
-Et vous pensez que vous vous en sortirez sans représailles railla ma sœur le visage de plus en plus contracté par la colère.
-Oh ne vous inquiétez pas ma chère j’espère que vous avez profitez de vos pouvoirs car quand on vous relâchera il se pourrait que vous soyez une femme tout à fait ordinaire dans le bon sens du terme bien entendu.
-Personne ne peut m’enlever mes pouvoirs ! Ragea-t-elle.
-Personne peut-être mais quelque chose oui plaisanta machiavéliquement le prince.

Ma sœur blêmit en entendant cela. Non il fallait qu’elle reste forte. Si elle ne le restait pas comment pouvait-on ne pas paniquer. Elsa toujours si forte, cachant ses sentiments, pas d’états d’âme. Même mon Kristoff commençait à défaillir. Ma sœur ferma les yeux et respira un grand coup, chose qu’elle faisait tout le temps quand elle réfléchissait.
-Vous dîtes qu’on a brisé les destins de tout le monde sur cette carte pourtant je ne me rappelle pas avoir fait du mal à Blanche-Neige ou Aurore. Nous les connaissons très peu à vrai dire.
-Votre famille a embêté les nôtres, bien avant vos naissances… C’est à cause de votre mère que vous allez devoir payer !
-Maman était une reine juste ! S’enflamma Elsa.
-Votre mère a été une femme cupide envers nous ! Et vous avez suivis son chemin…
-Qu’a-t-elle fait ? Demandais-je surprise d’imaginer maman en femme machiavélique.
-Chaque épreuve vous le dira… à présent chérie il est temps de leur montrer le spectacle… Tu n’as pas oublié les pop-corn ?
Mélodie soupira désespérée par l’attitude de ce chien galeux.
-Tu es pitoyable Hans souffla-t-elle.
-Merci pour ta franchise.
La sirène n’ajouta rien. Elle appuya sur l’eau de la cuvette et l’image de mes deux petits trésors se ranima.

*************************************************************************
Je me réveillais. Les yeux me grattaient. J’avais mal à la tête. Nous n’étions plus dans le bateau. J’étais dans une chambre violette. Nikolas dormait sur un autre lit. Je voulais aller le rejoindre mais je ne pouvais pas. Nous étions attachés. Fatiguée je décidais de ne faire qu’une chose, qui ne sert pas beaucoup : PLEURER. Ça semblait marcher. Il faisait juste jour. Tata Raiponce et Tonton Eugène arrivèrent. Quels traitres ! Ils tenaient des mandarines et des saucisses bien grasses. Beurk. J’avais oublié qu’en Allemagne on mangeait salé au petit déjeuner… Enfin chez nous aussi mais la charcuterie et le fromage n’étaient pas gras. Je n’en voulais pas. Je boudais. Ils n’avaient plus l’air méchant. Mais peut-être était-ce un piège ?!

-Vous êtes obligés de manger, il faut prendre des forces pour passer les épreuves, la première commencera aujourd’hui me dicta Tata.
-Nous ne faisons rien du tout ! Grognais-je.
-Oh si ! Sinon Papa et Maman ne seront plus là pour vous border le soir dit Tonton en faisant semblant de se faire couper le cou.
-Vous n’oserez pas ! Beugla Nikolas.
-Si ! Soutiens Raiponce.

C’était étrange. Elle essayait d’être méchante mais ses yeux la trahissaient. Ils étaient tristes et pleins de remords. Peut-être qu’ils étaient obligés de faire ça eux aussi. Et si c’était encore un piège ?! Bon en tous les cas je n’avais pas envie que Maman et Papa meurent. Je prenais donc la grosse saucisse dans la main et la mastiquais de façon déplaisante. J’en avais plein les doigts. Heureusement Tata Raiponce me donnais bientôt un mouchoir pour que je m’essuie les mains. Nikolas refusa la saucisse et prit les mandarines de mauvaise grâce. Il les éplucha maladroitement laissant la peau tomber par terre. Il s’attaqua ensuite aux quartiers. Il se mit du jus plein les doigts mais plutôt que d’utiliser un mouchoir pour s’essuyer il préféra se les sucer. Quel dégoûtant !

-Bien ils vont pouvoir commencer ! Déclara Tonton.
Nous n’étions même pas lavés. Tonton et Tata prirent le temps de nous expliquer les épreuves. Mamie Idun était drôlement bête ! Quant à Marraine et Maman n’en parlons pas !
-Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour rentrer chez vous conclut Tata.
-Nous réussirons ! Assura Nikolas, vous verrez !

Satisfaits de ces dernières paroles, mon Oncle et ma Tante nous amenèrent jusqu’à une immense tour violette. C’était là qu’apparemment Tante Raiponce avait été coincée par une méchante dame pendant 18 ans. Il y avait un lit à baldaquin sur lequel étaient posées des urnes.
-Ne Vous inquiétez pas les enfants dit Tonton sous nos mines déconfites, Tata Raiponce collectionne les cendres de ses parents… Peut-être que pour vous ça sera pareil.
-Arrête Flynn ! Tu leur fais peur !
-Quoi c’est juste pour rire.
Tata faillit lui donner un coup de poêle mais elle se retint et nous mena plutôt à une armoire verte en bois. Elle l’ouvrit et nous jeta dedans.
-Bonne chance murmure-t-elle.

Elle la referma ensuite et nous nous retrouvâmes dans le noir. Toute personne sensée sait qu’il faut être sot pour s’enfermer dans une armoire. Il ne s’y passa rien. J’avais peur que ça soit encore un piège ! Mais non ! Il y avait du bruit dehors comme si une rafale de vent emportait tout sur son passage. L’armoire monta haut très haut dans le ciel et redescendit aussi vite. On eut l’impression qu’on allait mourir. On hurla fort. Puis soudain tout s’arrêta. Tout se tut. La porte de l’armoire s’ouvrit et nous nous retrouvâmes dans un paysage enneigé. Ça me rappela Narnia. Nous étions dans un petit village qui ne ressemblait pas à Arendelle.

-Suzanne regarde il y a un message là-bas indiqua bientôt Nikolas.
Nous nous rendîmes près d’une fontaine gelée. En effet dans l’eau glacée une écriture y était sculptée.
« Régina est la méchante, Rose-rouge la condamnée et Idun la perfide »
-Whoua ! On va aller loin avec ça grogna Nikolas.
-Allez t’en fais pas on va trouver une solution dis-je tentant de le rassurer.
Nous avions soudain entendu un chant qui provenait d’une belle maison de campagne. Une lumière forte éclairait une pièce où il semblait y avoir beaucoup de monde.
-Tu crois qu’on peut rentrer ? Demandais-je intriguée par la mélodie.

C’est parce que c’est la même que nous chantait souvent maman. Nikolas hésita. Je le comprenais. Il ne fallait pas s’éloigner de la mission. Mais juste cinq minutes. Alors que mon jumeau y consentit, nous frappâmes enfin à la porte de la chaumière chaleureuse. C’est une jeune fille d’une dizaine d’années qui nous ouvrit. Ses longs cheveux noirs tombaient en queue de cheval jusqu’en bas de ses fesses. Ses yeux verts nous percèrent du regard. Elle était belle. Mais pas autant que moi.

-Régina qui est-ce ? Demande une femme qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau.
Je suppose que c’était sa Maman.
-Excusez-nous madame mais nous avons entendu de la musique dis-je sachant que le mensonge est un vilain défaut.
-Oh ça vous plaît ? S’exclama la jolie dame, entrez donc vous réchauffez avec nous ! D’ailleurs c’est l’heure du goûter !

Chouette !! J’espère qu’il sera meilleur que notre petit déjeuner !! La salle à manger de la maison était grande mais pas aussi gigantesque que notre salle de bal. D’autres filles et un garçon nous attendaient à l’intérieur.
-Les enfants voici des compagnons de jeux pour le goûter, allez tous à table !
-Oui mère !

Nous nous installâmes autour d’une table ronde et une servante vint nous apporter des gâteaux au chocolat avec de la chantilly. Pendant qu’on mangeait nos gâteaux nous en apprenions un peu plus sur cette famille. Ils étaient dans leurs maisons de vacances. C’étaient les sœurs de Mamie. La plus vieille c’était Rose-Rouge elle avait 16 ans, ensuite il y avait Cindy 14 ans, Maléna 12 ans, et les faux jumeaux Idun (mamie) et Erik 10 ans. Pour l’autre jeune fille celle qui nous avait ouvert, elle s’appelait Régina et n’était pas la vraie sœur de ces gens. Elle avait 12 ans aussi comme Maléna. Apparemment elles s’entendaient bien. Ce qui n’était pas le cas avec Mamie. La preuve pendant tout le temps où nous étions restés à table elles se disputèrent. Régina n’arrêtait pas de dire à Mamie Idun qu’elle était moche ce qui n’était pas vrai du tout puisqu’elle ressemblait à Marraine Elsa. Ses cheveux bruns étaient rassemblés en une longue tresse qu’elle avait surmontée d’un serre-tête noir. Ses grands yeux bleus foncés affichèrent des éclairs.

-Tu n’es pas la seule princesse ici ! Cria-t-elle.
-Si ! Moi je partirais dans un château et toi tu resteras toute seule ! Renchérit Régina.
Mamie en colère lui balança le jus d’orange dans la tête. Regina ne se laissa pas faire et lui écrasa ses gâteaux sur le visage. Elles furent très vite séparées par la belle-mère et eurent le droit à une claque toutes les deux.
-A la salle de bain tout de suite ! Ordonna-t-elle.

Elles s’exécutèrent. J’en profitais pour les suivre. Moi aussi je voulais me laver. Pendant que la servante alla chercher les gants de toilettes, la jolie dame leur enleva leurs vêtements.
-Je ne comprends pas pourquoi vous vous battez, c’est si compliqué de bien s’entendre ? Vous êtes toutes les deux très jolies !
-Moi je le suis plus quand même Mère ! Gémit Régina, parce que moi je te ressemble et tu es la plus belle ! Les autres sont moins belles parce qu’elles ne sont pas tes vraies filles !
La belle-mère s’accroupit alors auprès de sa fille et lui prit les mains.
-Ecoute-moi bien Régina, nous sommes une famille, Idun et les autres sont autant mes enfants que toi. Vous deviendrez tous des monarques un jour. Il vaut mieux vous entendre pour pouvoir bien gouverner dans une bonne entente plus tard…Est-ce que tu comprends ?

Elle lança un regard noir à mamie mais dit « oui » à sa mère. La phrase de la fontaine me revint en mémoire « Régina est la méchante, Rose-Rouge la condamnée et Idun la perfide ». Tout semblait coller sauf que Rose-Rouge n’est pas concernée pour le moment. A peine fini-je ma phrase que l’aînée de la famille entra dans la salle de bain. Elle donna une lettre à la belle-mère.
-Merci Rose-Rouge.
Elle l’ouvrit et la lit rapidement. Au fur et à mesure qu’elle parcourut les mots un long sourire s’élargit sur son visage.
-Ma fille nous aurons à parler ce soir ! Dit-elle, quand ton père sera rentré.
-Bien mère répond Rose-Rouge étonnée.

Elle repartit ensuite de la pièce et nous laissa seules. Comme je n’osais pas bouger ni parler c’était la jolie dame qui reprit la parole pour moi :
-Voudrez-vous passer la nuit à la maison ? Oh bien sûr il ne faut pas que ça dérange vos parents !
-Non ça ne les dérangera pas ! Au contraire ils ont des invités ce soir et ils n’aiment pas être dérangés.
-Tant mieux nous allons vous préparer vos lits.

***************************************************************************

Mes bébés avaient bien démarrés. Ça me faisait plaisir de voir Maman. Qu’est-ce qu’elle ressemblait à Elsa ! C’était la même tête sauf la couleur de cheveux. Il est vrai que je tirais plus de Papa. Pourtant c’était de Maman que j’avais toujours été la plus proche.
-Il y avait quoi dans la lettre ? Demanda Elsa.
-Une demande de mariage de la part du roi Vincent futur père de Blanche-Neige.
-Donc Rose-Rouge est sa mère déduisis-je… Pourquoi est-ce elle qui a payé ?
-Parce que Régina était jalouse qu’elle se soit mariée en premier.
-Et pourquoi accusez-vous notre mère dans ce cas ? Rétorquais-je agressivement.
-vous allez voir !

Melody accéléra la scène jusqu’à que nous arrivions au lendemain. J’ignorais comment elle avait fait ça mais j’espère que ça n’avait en aucun cas aggravé la santé de mes petits trésors.
-C’est là que vos enfants vont devoir réussir !
***************************************************************************

Le temps avait avancé. Je ne savais pas comment. Nous n’avions même pas dormis. C’était déjà le matin. Nikolas et Erik avaient le droit d’aller à la chasse avec notre arrière-grand-père. Nous les filles restions à la maison pour faire de la couture. Je n’aimais pas trop ce genre d’activité car je me piquais souvent avec l’aiguille. Mes doigts étaient donc tout abîmés et couvert de sang. On faisait des patchworks pour Rose-Rouge. Elle devra les emporter avec elle lorsqu’elle s’en ira avec le roi Vincent. Oui c’était ça qui y avait dans la lettre d’hier… Ou d’y a cinq minutes… Une demande en mariage… Beurk. J’étais contente pour elle comme toutes les filles de la maison. La jolie dame lui avait déjà tout expliqué à propos du mariage, de son rôle de femme et de reine. Seule Régina restait jalouse. Elle croyait qu’on ne le voyait pas mais ses yeux flamboyaient chaque fois qu’elle regardait Rose-Rouge.

Le temps passa lentement. A force de me concentrer sur mes morceaux de tissus j’avais mal à la tête. Pourtant les autres plaisantaient bien. Mamie en particulier n’arrêtait pas de faire rire ses sœurs. Je sentais que ça agaçait Régina. Elle essayait de discuter avec Maléna mais la voix trop portante de Mamie la couvrait. Pourtant contrairement à hier ou tout à l’heure elle ne réagit pas. Ne dit rien. Elle n’était pas si méchante que ça après tout. J’aimais bien faire les cours de coutures avec la belle-mère. Au moins elle, elle ne nous grondait pas si on ne réussissait pas… Pas comme Gerda. Ouille encore une piqûre.

-N’oublie pas Rose-Rouge que l’aiguille avec laquelle tu couds en ce moment restera celle de tout le reste de ta vie… Il va bien falloir y faire attention dit la grande dame.
-Pourquoi ? Demande naïvement la jeune fille.
-Parce qu’une coutume dit que quand on casse ou échange son aiguille de mariage il arrive un malheur dans la nouvelle famille expliqua-t-elle.

Je bus ses paroles avec intention. Si ça se trouve Maman avait cassé son aiguille et c’est pour ça qu’elle, Papa et Marraine Elsa, avaient disparus. A vrai dire je n’avais jamais vu Maman coudre. Elle avait tellement d’occupations auprès de Marraine qu’elle n’avait pas le temps pour ça.

-Ça peut-être la mort ? Questionnais-je espérant fortement que la réponse soit non.
La belle-mère me regarde surprise.
-Oui ça peut-être ça...
-Ne t’inquiètes pas Suzanne il ne se passera rien de ce genre j’y ferais attention dit gentiment Rose-Rouge pour me soulager.

Soudain le temps s’accéléra. Nos mouvements se firent de plus en plus vite. C’était assez drôle à voir. Je ne contrôlais plus mes mains, mes jambes… J’avais l’impression d’être un pantin. Finalement nous allions passer à table. Nous nous lavâmes toutes les mains. Nikolas et Erik étaient revenus. Mamie Idun et moi avions oublié nos serviettes de table dans la chambre. Nous retournâmes les chercher. Je claquais la porte un peu brutalement et nous nous retrouvâmes nez à nez avec Régina. Elle rougit.

-Qu’est-ce que tu fais ? Demandais-je.
-Ça ne vous regarde pas ! Maintenant allez-vous-en !
Elle cacha quelque chose dans ses mains. Il fallait que je sache quoi. Rapide comme un guépard je lui sautais dessus et la plaquais au sol. C’était le seul moyen pour ne pas qu’elle me gêne pendant que Mamie Idun s’efforça de lui ouvrir la main droite.
-Lâchez-moi ! Hurla-t-elle.
-Pas tant que tu ne nous diras pas ce que tu as dans ta main !
Je l’écrasais de plus en plus mais elle résista. Mamie Idun commença à avoir les doigts rouges écrevisses. Elle se fatiguait.
-Si tu continues je vais le dire à ta mère ! Renchérit-elle.

Elle choisit les bons mots. Régina coopéra tout de suite. Je me doutais que c’était l’aiguille qu’elle tenait dans ses mains. Soumise elle me la planta dans la main puis me poussa et elle partit en courant. Je me relevais contente. Je n’eus même pas eu besoin d’utiliser mes pouvoirs ! Nous retournâmes dans la salle à manger. Je m’empressais de le dire à Nikolas. Première mission
réussie !

***************************************************************************
Je ne pus réprimer un sourire. Mes bébés n’étaient pas si nuls. Une première épreuve de gagner. D’un regard triomphant je me tournais vers Hans qui nous regardait avec un air désolé. L’image de la cuvette se mit en pause.
-Vous voyez que nos enfants sont doués dit Kristoff d’un air fier.
-Je n’en doute pas… Cependant ils ne l’ont pas été pour cette épreuve-là… Répliqua le prince des îles du sud avec un sourire de crocodile.
-Attendez quoi ?! S’exclama Elsa.
-Eh oui… L’aiguille que votre rejeton a récupérée est en réalité celle de Régina. Elle venait de l’échanger juste avant avec celle de Rose-Rouge.
-Ce qui veut dire que Rose-Rouge a embarqué celle de Régina réalisais-je.
-Pas tout à fait… C’est celle d’Idun qu’elle a embarqué.
-Mais notre Mère n’a rien à voir là-dedans… Ce n’est pas sa faute ! C’est la faute à cette peste ! M’emportais-je.
-Inconsciemment c’est celle de votre mère, donc c’est de sa faute… c'est de sa faute si quand Rose-Rouge a fait un mouchoir pour Blanche-Neige et qu'elle s'est piqué le doigt elle est morte !
La carte de tout à l’heure réapparut et nous vîmes une croix rouge avec écrit « erronée » sur le monde de Blanche-Neige.
-Bien… Vos enfants ont donc échoués.

Mon sang se glaça. Pas Olaf et Olga ! Il fallait essayer de les sauver. Les deux bonhommes de neiges ne comprenaient pas le danger. Ils étaient confortablement installés dans la cage peu leur importer. Hans se déplaça jusqu’à une manivelle et l’actionna doucement. La cage retenue par une
corde descendit immédiatement d’un cran vers le chaudron brûlant.

-Alors c’est ça la chaleur… Conclut tout bêtement Olaf.
Nous étions mal en point.


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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Ven 1 Juil - 21:23

Bon puisque les chapitre 4 et 5 ont éveillé personnes, je vais vous mettre le 6 Smile

Chapitre 6 : La première épreuve :

…C’était nos petits anges ! Mon cœur manqua un battement. Ils étaient évanouis et saignaient à plusieurs endroits de leurs petits corps blancs. Je n’arrivais pas à croire que Raiponce et Eugène étaient dans le coup eux aussi. Non c’était impossible, on les avait forcés ! Et pourtant non… C’était eux qui attachaient mes petits trésors pendant que ce bâtard de Hans s’amusait avec un morceau de parchemin. Estéban et Lucy logeaient dans les bras de leurs parents. Ils étaient protégés eux. Rien que d’y penser j’avais envie de les battre… Oh mes bébés ! Non Anna il ne fallait pas pleurer, ne pas montrer qu’on avait peur. Kristoff essayait par tous les moyens de se décoller de la cuvette à laquelle cette peste de Mélodie nous avait ajustés. Elsa tentait également de la glacer mais rien n’y faisait. C’était beaucoup trop gluant pour nous. Kay, Gerda, Olaf et Olga avaient disparu.

-Vous êtes des monstres de nous faire ça ! Ragea ma sœur.
Mélodie ne prit même pas la peine de l’écouter. Un long sourire s’étendit sur son visage tandis qu’au loin on entendit une voix masculine récitait les premiers vers d’un poème :
-Ô muse de mon cœur, amante des palais,
Auras-tu, quand Janvier lâchera ses Borées…
-Bonjour Hans déclara-t-elle après que l’abominable prince des îles du Sud fasse son entrée.

Il m’observa. Si je n’avais pas été si impuissante je lui aurais mis un nouveau coup de poing dans la tête. Comme s’il avait lu dans mes pensées il partit d’un fou rire et me caressa la joue.
-Lâchez-moi ! Criais-je utilisant mes dents pour le mordre.
-Oula doucement, vous n’êtes pas très gentille avec vos hôtes remarqua-t-il.
-Qu’allez-vous faire de nous ? Demanda Elsa.
Hans se plaça en face de nous et fit apparaître une carte dans la cuvette. Elle représentait les royaumes de Blanche-Neige, Cendrillon, Aurore, Ariel et Raiponce.

-La règle du jeu est très simple, vos enfants vont aller dans chaque royaume afin de changer les destins des dégâts qu’ont provoqué votre famille. Dès qu’une épreuve se termine il y a deux options : soit elle est réussie et vous vous décollerez petit à petit, soit ils échouent et vos deux bonhommes de neiges fondront petit à petit.
A cet instant Olaf et Olga apparurent dans une cage qui était suspendue au-dessus d’un grand chaudron d’eau bouillante !! Ils n'avaient plus leurs petits nuages de protections au-dessus de leurs têtes. Sans doute ces derniers avaient-ils été détruits à cause du haut niveau de température. Mais également à cause des mains prisonnières d’Elsa qui ne pouvait plus les ravitailler.
-Oui les sorcières de Morva ont bien voulues me le prêter précisa Hans… Quand l’épreuve finale arrivera si tous les destins sont changés nous vous relâcheront et vous pourrez repartir gaiement chez vous.

-Et vous pensez que vous vous en sortirez sans représailles railla ma sœur le visage de plus en plus contracté par la colère.
-Oh ne vous inquiétez pas ma chère j’espère que vous avez profitez de vos pouvoirs car quand on vous relâchera il se pourrait que vous soyez une femme tout à fait ordinaire dans le bon sens du terme bien entendu.
-Personne ne peut m’enlever mes pouvoirs ! Ragea-t-elle.
-Personne peut-être mais quelque chose oui plaisanta machiavéliquement le prince.
Ma sœur blêmit en entendant cela. Non il fallait qu’elle reste forte. Si elle ne le restait pas comment pouvait-on ne pas paniquer. Elsa toujours si forte, cachant ses sentiments, pas d’états d’âme. Même mon Kristoff commençait à défaillir. Ma sœur ferma les yeux et respira un grand coup, chose qu’elle faisait tout le temps quand elle réfléchissait.
-Vous dîtes qu’on a brisé les destins de tout le monde sur cette carte pourtant je ne me rappelle pas avoir fait du mal à Blanche-Neige ou Aurore. Nous les connaissons très peu à vrai dire.
-Votre famille a embêté les nôtres, bien avant vos naissances… C’est à cause de votre mère que vous allez devoir payer !
-Maman était une reine juste ! S’enflamma Elsa.
-Votre mère a été une femme cupide envers nous ! Et vous avez suivis son chemin…
-Qu’a-t-elle fait ? Demandais-je surprise d’imaginer maman en femme machiavélique.
-Chaque épreuve vous le dira… à présent chérie il est temps de leur montrer le spectacle… Tu n’as pas oublié les pop-corn ?
Mélodie soupira désespérée par l’attitude de ce chien galeux.
-Tu es pitoyable Hans souffla-t-elle.
-Merci pour ta franchise.
La sirène n’ajouta rien. Elle appuya sur l’eau de la cuvette et l’image de mes deux petits trésors se ranima.

*************************************************************************
Je me réveillais. Les yeux me grattaient. J’avais mal à la tête. Nous n’étions plus dans le bateau. J’étais dans une chambre violette. Nikolas dormait sur un autre lit. Je voulais aller le rejoindre mais je ne pouvais pas. Nous étions attachés. Fatiguée je décidais de ne faire qu’une chose, qui ne sert pas beaucoup : PLEURER. Ça semblait marcher. Il faisait juste jour. Tata Raiponce et Tonton Eugène arrivèrent. Quels traitres ! Ils tenaient des mandarines et des saucisses bien grasses. Beurk. J’avais oublié qu’en Allemagne on mangeait salé au petit déjeuner… Enfin chez nous aussi mais la charcuterie et le fromage n’étaient pas gras. Je n’en voulais pas. Je boudais. Ils n’avaient plus l’air méchant. Mais peut-être était-ce un piège ?!

-Vous êtes obligés de manger, il faut prendre des forces pour passer les épreuves, la première commencera aujourd’hui me dicta Tata.
-Nous ne faisons rien du tout ! Grognais-je.
-Oh si ! Sinon Papa et Maman ne seront plus là pour vous border le soir dit Tonton en faisant semblant de se faire couper le cou.
-Vous n’oserez pas ! Beugla Nikolas.
-Si ! Soutiens Raiponce.

C’était étrange. Elle essayait d’être méchante mais ses yeux la trahissaient. Ils étaient tristes et pleins de remords. Peut-être qu’ils étaient obligés de faire ça eux aussi. Et si c’était encore un piège ?! Bon en tous les cas je n’avais pas envie que Maman et Papa meurent. Je prenais donc la grosse saucisse dans la main et la mastiquais de façon déplaisante. J’en avais plein les doigts. Heureusement Tata Raiponce me donnais bientôt un mouchoir pour que je m’essuie les mains. Nikolas refusa la saucisse et prit les mandarines de mauvaise grâce. Il les éplucha maladroitement laissant la peau tomber par terre. Il s’attaqua ensuite aux quartiers. Il se mit du jus plein les doigts mais plutôt que d’utiliser un mouchoir pour s’essuyer il préféra se les sucer. Quel dégoûtant !
-Bien ils vont pouvoir commencer ! Déclara Tonton.

Nous n’étions même pas lavés. Tonton et Tata prirent le temps de nous expliquer les épreuves. Mamie Idun était drôlement bête ! Quant à Marraine et Maman n’en parlons pas !
-Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour rentrer chez vous conclut Tata.
-Nous réussirons ! Assura Nikolas, vous verrez !
Satisfaits de ces dernières paroles, mon Oncle et ma Tante nous amenèrent jusqu’à une immense tour violette. C’était là qu’apparemment Tante Raiponce avait été coincée par une méchante dame pendant 18 ans. Il y avait un lit à baldaquin sur lequel étaient posées des urnes.
-Ne Vous inquiétez pas les enfants dit Tonton sous nos mines déconfites, Tata Raiponce collectionne les cendres de ses parents… Peut-être que pour vous ça sera pareil.

-Arrête Flynn ! Tu leur fais peur !
-Quoi c’est juste pour rire.
Tata faillit lui donner un coup de poêle mais elle se retint et nous mena plutôt à une armoire verte en bois. Elle l’ouvrit et nous jeta dedans.
-Bonne chance murmure-t-elle.

Elle la referma ensuite et nous nous retrouvâmes dans le noir. Toute personne sensée sait qu’il faut être sot pour s’enfermer dans une armoire. Il ne s’y passa rien. J’avais peur que ça soit encore un piège ! Mais non ! Il y avait du bruit dehors comme si une rafale de vent emportait tout sur son passage. L’armoire monta haut très haut dans le ciel et redescendit aussi vite. On eut l’impression qu’on allait mourir. On hurla fort. Puis soudain tout s’arrêta. Tout se tut. La porte de l’armoire s’ouvrit et nous nous retrouvâmes dans un paysage enneigé. Ça me rappela Narnia. Nous étions dans un petit village qui ne ressemblait pas à Arendelle.
-Suzanne regarde il y a un message là-bas indiqua bientôt Nikolas.
Nous nous rendîmes près d’une fontaine gelée. En effet dans l’eau glacée une écriture y était sculptée.

« Régina est la méchante, Rose-rouge la condamnée et Idun la perfide »
-Whoua ! On va aller loin avec ça grogna Nikolas.
-Allez t’en fais pas on va trouver une solution dis-je tentant de le rassurer.
Nous avions soudain entendu un chant qui provenait d’une belle maison de campagne. Une lumière forte éclairait une pièce où il semblait y avoir beaucoup de monde.
-Tu crois qu’on peut rentrer ? Demandais-je intriguée par la mélodie.

C’est parce que c’est la même que nous chantait souvent maman. Nikolas hésita. Je le comprenais. Il ne fallait pas s’éloigner de la mission. Mais juste cinq minutes. Alors que mon jumeau y consentit, nous frappâmes enfin à la porte de la chaumière chaleureuse. C’est une jeune fille d’une dizaine d’années qui nous ouvrit. Ses longs cheveux noirs tombaient en queue de cheval jusqu’en bas de ses fesses. Ses yeux verts nous percèrent du regard. Elle était belle. Mais pas autant que moi.
-Régina qui est-ce ? Demande une femme qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau.
Je suppose que c’était sa Maman.

-Excusez-nous madame mais nous avons entendu de la musique dis-je sachant que le mensonge est un vilain défaut.
-Oh ça vous plaît ? S’exclama la jolie dame, entrez donc vous réchauffez avec nous ! D’ailleurs c’est l’heure du goûter !
Chouette !! J’espère qu’il sera meilleur que notre petit déjeuner !! La salle à manger de la maison était grande mais pas aussi gigantesque que notre salle de bal. D’autres filles et un garçon nous attendaient à l’intérieur.
-Les enfants voici des compagnons de jeux pour le goûter, allez tous à table !
-Oui mère !

Nous nous installâmes autour d’une table ronde et une servante vint nous apporter des gâteaux au chocolat avec de la chantilly. Pendant qu’on mangeait nos gâteaux nous en apprenions un peu plus sur cette famille. Ils étaient dans leurs maisons de vacances. C’étaient les sœurs de Mamie. La plus vieille c’était Rose-Rouge elle avait 16 ans, ensuite il y avait Cindy 14 ans, Maléna 12 ans, et les faux jumeaux Idun (mamie) et Erik 10 ans. Pour l’autre jeune fille celle qui nous avait ouvert, elle s’appelait Régina et n’était pas la vraie sœur de ces gens. Elle avait 12 ans aussi comme Maléna. Apparemment elles s’entendaient bien. Ce qui n’était pas le cas avec Mamie. La preuve pendant tout le temps où nous étions restés à table elles se disputèrent. Régina n’arrêtait pas de dire à Mamie Idun qu’elle était moche ce qui n’était pas vrai du tout puisqu’elle ressemblait à Marraine Elsa. Ses cheveux bruns étaient rassemblés en une longue tresse qu’elle avait surmontée d’un serre-tête noir. Ses grands yeux bleus foncés affichèrent des éclairs.

-Tu n’es pas la seule princesse ici ! Cria-t-elle.
-Si ! Moi je partirais dans un château et toi tu resteras toute seule ! Renchérit Régina.
Mamie en colère lui balança le jus d’orange dans la tête. Regina ne se laissa pas faire et lui écrasa ses gâteaux sur le visage. Elles furent très vite séparées par la belle-mère et eurent le droit à une claque toutes les deux.
-A la salle de bain tout de suite ! Ordonna-t-elle.
Elles s’exécutèrent. J’en profitais pour les suivre. Moi aussi je voulais me laver. Pendant que la servante alla chercher les gants de toilettes, la jolie dame leur enleva leurs vêtements.
-Je ne comprends pas pourquoi vous vous battez, c’est si compliqué de bien s’entendre ? Vous êtes toutes les deux très jolies !

-Moi je le suis plus quand même Mère ! Gémit Régina, parce que moi je te ressemble et tu es la plus belle ! Les autres sont moins belles parce qu’elles ne sont pas tes vraies filles !
La belle-mère s’accroupit alors auprès de sa fille et lui prit les mains.

-Ecoute-moi bien Régina, nous sommes une famille, Idun et les autres sont autant mes enfants que toi. Vous deviendrez tous des monarques un jour. Il vaut mieux vous entendre pour pouvoir bien gouverner dans une bonne entente plus tard…Est-ce que tu comprends ?
Elle lança un regard noir à mamie mais dit « oui » à sa mère. La phrase de la fontaine me revint en mémoire « Régina est la méchante, Rose-Rouge la condamnée et Idun la perfide ». Tout semblait coller sauf que Rose-Rouge n’est pas concernée pour le moment. A peine fini-je ma phrase que l’aînée de la famille entra dans la salle de bain. Elle donna une lettre à la belle-mère.
-Merci Rose-Rouge.
Elle l’ouvrit et la lit rapidement. Au fur et à mesure qu’elle parcourut les mots un long sourire s’élargit sur son visage.
-Ma fille nous aurons à parler ce soir ! Dit-elle, quand ton père sera rentré.
-Bien mère répond Rose-Rouge étonnée.
Elle repartit ensuite de la pièce et nous laissa seules. Comme je n’osais pas bouger ni parler c’était la jolie dame qui reprit la parole pour moi :
-Voudrez-vous passer la nuit à la maison ? Oh bien sûr il ne faut pas que ça dérange vos parents !
-Non ça ne les dérangera pas ! Au contraire ils ont des invités ce soir et ils n’aiment pas être dérangés.
-Tant mieux nous allons vous préparer vos lits.

***************************************************************************
Mes bébés avaient bien démarrés. Ça me faisait plaisir de voir Maman. Qu’est-ce qu’elle ressemblait à Elsa ! C’était la même tête sauf la couleur de cheveux. Il est vrai que je tirais plus de Papa. Pourtant c’était de Maman que j’avais toujours été la plus proche.
-Il y avait quoi dans la lettre ? Demanda Elsa.

-Une demande de mariage de la part du roi Vincent futur père de Blanche-Neige.
-Donc Rose-Rouge est sa mère déduisis-je… Pourquoi est-ce elle qui a payé ?
-Parce que Régina était jalouse qu’elle se soit mariée en premier.
-Et pourquoi accusez-vous notre mère dans ce cas ? Rétorquais-je agressivement.
-vous allez voir !
Melody accéléra la scène jusqu’à que nous arrivions au lendemain. J’ignorais comment elle avait fait ça mais j’espère que ça n’avait en aucun cas aggravé la santé de mes petits trésors.
-C’est là que vos enfants vont devoir réussir !

***************************************************************************
Le temps avait avancé. Je ne savais pas comment. Nous n’avions même pas dormis. C’était déjà le matin. Nikolas et Erik avaient le droit d’aller à la chasse avec notre arrière-grand-père. Nous les filles restions à la maison pour faire de la couture. Je n’aimais pas trop ce genre d’activité car je me piquais souvent avec l’aiguille. Mes doigts étaient donc tout abîmés et couvert de sang. On faisait des patchworks pour Rose-Rouge. Elle devra les emporter avec elle lorsqu’elle s’en ira avec le roi Vincent. Oui c’était ça qui y avait dans la lettre d’hier… Ou d’y a cinq minutes… Une demande en mariage… Beurk. J’étais contente pour elle comme toutes les filles de la maison. La jolie dame lui avait déjà tout expliqué à propos du mariage, de son rôle de femme et de reine. Seule Régina restait jalouse. Elle croyait qu’on ne le voyait pas mais ses yeux flamboyaient chaque fois qu’elle regardait Rose-Rouge.

Le temps passa lentement. A force de me concentrer sur mes morceaux de tissus j’avais mal à la tête. Pourtant les autres plaisantaient bien. Mamie en particulier n’arrêtait pas de faire rire ses sœurs. Je sentais que ça agaçait Régina. Elle essayait de discuter avec Maléna mais la voix trop portante de Mamie la couvrait. Pourtant contrairement à hier ou tout à l’heure elle ne réagit pas. Ne dit rien. Elle n’était pas si méchante que ça après tout. J’aimais bien faire les cours de coutures avec la belle-mère. Au moins elle, elle ne nous grondait pas si on ne réussissait pas… Pas comme Gerda. Ouille encore une piqûre.

-N’oublie pas Rose-Rouge que l’aiguille avec laquelle tu couds en ce moment restera celle de tout le reste de ta vie… Il va bien falloir y faire attention dit la grande dame.
-Pourquoi ? Demande naïvement la jeune fille.
-Parce qu’une coutume dit que quand on casse ou échange son aiguille de mariage il arrive un malheur dans la nouvelle famille expliqua-t-elle.

Je bus ses paroles avec intention. Si ça se trouve Maman avait cassé son aiguille et c’est pour ça qu’elle, Papa et Marraine Elsa, avaient disparus. A vrai dire je n’avais jamais vu Maman coudre. Elle avait tellement d’occupations auprès de Marraine qu’elle n’avait pas le temps pour ça.
-Ça peut-être la mort ? Questionnais-je espérant fortement que la réponse soit non.
La belle-mère me regarde surprise.
-Oui ça peut-être ça...
-Ne t’inquiètes pas Suzanne il ne se passera rien de ce genre j’y ferais attention dit gentiment Rose-Rouge pour me soulager.

Soudain le temps s’accéléra. Nos mouvements se firent de plus en plus vite. C’était assez drôle à voir. Je ne contrôlais plus mes mains, mes jambes… J’avais l’impression d’être un pantin. Finalement nous allions passer à table. Nous nous lavâmes toutes les mains. Nikolas et Erik étaient revenus. Mamie Idun et moi avions oublié nos serviettes de table dans la chambre. Nous retournâmes les chercher. Je claquais la porte un peu brutalement et nous nous retrouvâmes nez à nez avec Régina. Elle rougit.
-Qu’est-ce que tu fais ? Demandais-je.
-Ça ne vous regarde pas ! Maintenant allez-vous-en !

Elle cacha quelque chose dans ses mains. Il fallait que je sache quoi. Rapide comme un guépard je lui sautais dessus et la plaquais au sol. C’était le seul moyen pour ne pas qu’elle me gêne pendant que Mamie Idun s’efforça de lui ouvrir la main droite.
-Lâchez-moi ! Hurla-t-elle.
-Pas tant que tu ne nous diras pas ce que tu as dans ta main !
Je l’écrasais de plus en plus mais elle résista. Mamie Idun commença à avoir les doigts rouges écrevisses. Elle se fatiguait.
-Si tu continues je vais le dire à ta mère ! Renchérit-elle.
Elle choisit les bons mots. Régina coopéra tout de suite. Je me doutais que c’était l’aiguille qu’elle tenait dans ses mains. Soumise elle me la planta dans la main puis me poussa et elle partit en courant. Je me relevais contente. Je n’eus même pas eu besoin d’utiliser mes pouvoirs ! Nous retournâmes dans la salle à manger. Je m’empressais de le dire à Nikolas. Première mission réussie !

***************************************************************************
Je ne pus réprimer un sourire. Mes bébés n’étaient pas si nuls. Une première épreuve de gagner. D’un regard triomphant je me tournais vers Hans qui nous regardait avec un air désolé. L’image de la cuvette se mit en pause.
-Vous voyez que nos enfants sont doués dit Kristoff d’un air fier.

-Je n’en doute pas… Cependant ils ne l’ont pas été pour cette épreuve-là… Répliqua le prince des îles du sud avec un sourire de crocodile.
-Attendez quoi ?! S’exclama Elsa.
-Eh oui… L’aiguille que votre rejeton a récupérée est en réalité celle de Régina. Elle venait de l’échanger juste avant avec celle de Rose-Rouge.
-Ce qui veut dire que Rose-Rouge a embarqué celle de Régina réalisais-je.
-Pas tout à fait… C’est celle d’Idun qu’elle a embarqué.
-Mais notre Mère n’a rien à voir là-dedans… Ce n’est pas sa faute ! C’est la faute à cette peste ! M’emportais-je.

-Inconsciemment c’est celle de votre mère, donc c’est de sa faute… c'est de sa faute si quand Rose-Rouge a fait un mouchoir pour Blanche-Neige et qu'elle s'est piqué le doigt elle est morte !
La carte de tout à l’heure réapparut et nous vîmes une croix rouge avec écrit « erronée » sur le monde de Blanche-Neige.
-Bien… Vos enfants ont donc échoués.

Mon sang se glaça. Pas Olaf et Olga ! Il fallait essayer de les sauver. Les deux bonhommes de neiges ne comprenaient pas le danger. Ils étaient confortablement installés dans la cage peu leur importer. Hans se déplaça jusqu’à une manivelle et l’actionna doucement. La cage retenue par une corde descendit immédiatement d’un cran vers le chaudron brûlant.
-Alors c’est ça la chaleur… Conclut tout bêtement Olaf.
Nous étions mal en point.


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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Ven 1 Juil - 21:55

Euh.......mais c'est le même chapitre....?
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Ansa

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MessageSujet: Re: fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé fan-fiction de la reine des neiges 2 : retour vers le passé Horlog11Ven 1 Juil - 23:19

Hahaha c'était le but c'était pour savoir si vous suiviez bien ! Smile Voici le chapitre 7 Very Happy

Chapitre 7 : Le sortilège :

-C’est tout ce que vos stupides bestioles trouvent à redire se moqua Hans… Elles ne sont pas drôles du tout !
-Vous espériez peut être qu’elles hurleraient de peur rétorquais-je, seriez-vous assez bête pour savoir que dans un bonhomme de neige il n’y a ni crâne, ni squelette me moquais-je.
Kristoff sourit en entendant mes propos. Cette phrase paraissait être sortie d’un autre siècle. Et pourtant Olaf l’avait dit il y a seulement 9 ans. Ce batard de prince n’en fut pas content du tout. Bien au contraire il se tourna vers Mélodie qui attendait patiemment ses ordres et lui déclara :
-Ma chérie il est temps de suspendre la vraie cage… Celle-là ne sert à rien.
-Tu veux dire celle où y a…
-Oui celle-ci même… Quant à ces deux idiots débrouille-toi pour les vendre au gros marchand d’Arendelle contre ce que tu sais. Je suis certain que tu trouveras comment faire en intelligente sirène que tu es !
Oaken ?! Intelligente… Sirène… Je restais bête en faisant l’abréviation des deux mots… IS… C’était donc Mélodie qui s’était amusée avec les flocons ? Pourquoi des flocons d’ailleurs ? S’était donc elle et ce machiavélique Hans qui s’étaient introduits chez Oaken tuant tout le monde sur leurs passages puis qui avaient marqués au fer blanc le comptoir... Non toute cette histoire clochait. Comment avait-il pu en moins de deux heures rendre l’habitat commercial propre comme si rien ne s’était jamais produit ?

-Je sens que ça cogite dans cette petite tête railla Hans en me cognant sur le front.
Je faillis le mordre une deuxième fois mais je me retins car ça l’amusait plus qu’autre chose.
Mélodie libéra Olaf et Olga qui coururent nous faire des câlins. Ils avaient à peine fondu. La sirène et Hans se débrouillèrent toutefois pour nous les arracher et les ligoter quelques secondes plus tard. Mélodie partit donc avec eux pendant qu’Hans suspendit une autre cage cette fois caché aux yeux du monde. Un drap de lin bleu la recouvrait. Elle divaguait beaucoup plus que la cage où se trouvaient Olaf et Olga quelques minutes plus tôt comme si les « choses » qui se trouvaient à l’intérieur avaient compris que leurs destins ne tenaient finalement qu’à un fil. Le prince les installa exactement comme la cage des deux bonhommes de neige histoire de nous rappeler que nos enfants n’avaient pas réussi à changer le premier destin de la mère de Blanche-Neige. Après tout ce n’étaient que des enfants. J’enrageais à l’idée qu’on puisse leur faire du mal !

A cet instant Mélodie revint avec un autre couple bien connu : celui justement de Blanche-Neige et Florian. Dès qu’elle nous vit la princesse brune s’avança vers nous et nous crachât à la figure… Je ne savais pas ce qui me retenait de leur mettre mon poing dans la figure… Enfin si je savais ce qui nous retenait… C’était cette colle immonde.

-Ils ont échoué Blanche précisa Hans comme pour enfoncer encore plus le couteau dans la plaie, ta mère ne revivra pas.
Son visage se décomposa et elle se mit à pleurer. Bien fait. Qu’est-ce qu’elle m’énervait cette espèce de greluche complètement niaise ! Pourquoi ses parents auraient-ils survécu et pas les nôtres !? Je m’en voulus immédiatement d’agir ainsi… ça faisait vraiment bébé.
-De toute façon nous aurons leurs vengeances, susurra Florian à sa dulcinée, nous avons bien fabriqué notre partie du… Tu sais quoi.
La princesse hocha la tête comme une gamine de huit ans ce qui me fit penser à Suzanne. Quelle était cette mystérieuse fabrication ?!
-Quelle épreuve les enfants vont-ils devoir passer maintenant ? Demanda Elsa étrangement calme.
Ma sœur avait compris que ça ne servait à rien de s’entêter. Dommage que je ne sois pas aussi calme qu’elle. La carte des royaumes réapparut immédiatement dans la cuvette en face de nous.

-La deuxième épreuve sera de changer le destin d’Aurore déclara le prince.
Le visage encore tout barbouillé de larmes Blanche-Neige déclara :
-J’espère qu’ils vont réussir pour elle.
Telles des pages de romans tournées par le vent, les images de la cuvette revinrent se focaliser sur Suzanne et Nikolas. Ceux-ci semblaient plus âgés.
-Vos enfants prendront un an dès qu’ils feront chaque épreuve.
Cette idée me troubla. Mes bébés ne pouvaient pas grandir comme ça aussi vite. Il fallait leur laisser le temps ! Indifférent à mon stress, Hans fit en sorte que nous rentrions rapidement dans le vif du sujet. Le décor s’installa et la chambre de Maman et ses sœurs se flouta. Les enfants revinrent à la tour de Raiponce et Eugène. Ceux-ci semblaient les avoir attendus. Leurs visages étaient blancs, maigres et tristes.

-Vous n’avez pas réussi les enfants ! Déclarèrent-ils d’une voix tremblante.
La déception se lut dans leurs pauvres petits visages. Evidemment qu’ils étaient déçus. C’était tout à fait normal. J’eus de la peine pour eux. Mais il ne fallait malheureusement pas s’émouvoir sur un échec. Ils devraient juste redoubler d’efforts pour la prochaine épreuve c’est tout.
Pendant que ma cousine leurs expliqua en quoi ils avaient échoués, chose que nous entendîmes donc pour la deuxième fois, Flynn se chargea de leur donner les instructions de la prochaine mission. Cela me surprit puisque celle qu’ils venaient de faire ils avaient dû se débrouiller par eux-mêmes.
-Nous avons pitié d’eux précisa Hans, on ne veut quand même pas les couler non plus, on veut seulement rétablir les destins de tout le monde.
Pour la première fois depuis longtemps je faillis avoir de la gratitude pour lui. Heureusement je me repris à temps et ne le remerciais pas me contentant simplement d’hocher la tête. Au fur et à mesure qu’il déballait l’intrigue je trouvais que la précédente paraissait beaucoup moins complexe que la prochaine sur la liste. Il mentionna brièvement Aurore, Maléfique et Maman.

-En gros mes petits loups vous allez devoir surveiller Mamie Idun et veillez à ce qu’elles ne fassent pas de mal à Aurore déblatéra Eugène.
Les enfants acquiescèrent sans trop de difficultés. Je les soupçonnais presque de sourire. Sans aucun doute ils pensaient la même chose que moi. Ce n’était pas Maman qui avait plongé Aurore dans un sommeil profond mais Maléfique. Flynn s’était trompé. Pour un voleur ce n’était pas très malin. Suzanne et Nikolas surveilleraient donc Maléfique.
-Vous êtes prêt à y retourner ? Demanda bientôt Raiponce.
Elle semblait vraiment désespérée. J’avais de la peine pour elle. Au fond de moi j’avais fini par comprendre qu’elle et Eugène n’y étaient pour rien. Je pense qu’Hans et Melody les avait forcé à être contre nous.
-Il le faut bien déclarèrent les jumeaux sans grande appréhension, nos proches nous attendent.
Flynn hocha la tête. Cette fois ils n’empruntèrent pas le chemin de l’armoire. Le bandit se contenta de prendre un des pots de cendres où logeaient le père ou la mère de Raiponce. Il y plongea la main et en ressortit plusieurs copeaux gris. Je faillis avoir un haut de cœur lorsqu’il souffla dessus les projetant dans la figure de mes pauvres enfants.

Ils furent immédiatement aspirés. Ils arrivèrent bientôt dans une espèce de boudoir drapé de nombreuses tapisseries. Il s’y tenait un goûter royal. De nombreuses princesses étaient là et même si elles avaient grandis je n’eus aucun mal à reconnaître Maléna, Maman et la reine Orhiane. Elles
discutaient des dernières nouvelles du royaume autour de grandes tasses de chocolats.
-J’ai ouïe dire que Vincent s’est remarié avec Régina il n’y a pas très longtemps commença Maléna, apparemment il est tombé tout de suite sous son charme.
-Et Blanche-Neige comment l’a-t-elle pris ? Demanda Maman dont le ventre arrondie indiquait sans nul doute qu’elle attendait Elsa.
Je jetais un coup d’œil à mon aînée. Elle rougissait légèrement ne s’imaginant pas qu’un jour elle aurait pû se voir aussi jeune.
-Elle l’a très bien pris renchérit Maléna, il paraît qu’elles s’entendent à merveille.
-Ah bon ?! S’exclama Orhiane, pourtant ce n’est pas ce qu’elle m’a dit quand je leurs ai rendu visite l’autre jour. Blanche-Neige était très peinée que Régina ait à peine jeté un coup d’œil à son bouquet de roses rouges. Elle les avait cueillies exprès pour sa venue.

-Que de caprices pour rien plaisanta Maléna.
-Oh non au contraire elle n’est pas capricieuse ! Contredit Orhiane, elle est parfaite : sage, douce et intelligente. Si j’ai une fille un jour dans mon petit ventre, j’aimerais bien qu’elle soit comme elle !
Il allait de soi qu’elle ne mettrait pas longtemps à savoir le sexe de son enfant vu le ventre énorme qu’elle possédait. J’étais surprise de voir que Maman et Orhiane avaient été enceintes en même temps.
-Donc du côté de Vincent, Blanche et Régina c’est le bonheur à foison conclut Maléna moins enchantée qu’elle essayait de le montrer.
-On ne peut pas en dire autant de cette pauvre Cendrillon murmura Maman, à cinq ans à peine se retrouver seule avec son père.
-Il paraît que son père l’a envoyé chez Blanche-Neige le temps de régler les affaires du décès. Il ne voulait pas que la petite voit ça. Enfin ce n’était pas que pour ça ajouta Maléna.
-Que veux-tu dire ? Demanda Orhiane surprise.

-Apparemment il va se remarier très prochainement avec Lady Trémaine, une jeune femme de bonne famille rentière par le biais de son père. Ils ont à peu près le même âge et cette charmante dame a deux filles de l’âge de Cendrillon, Javotte et Anastasie il me semble.
-Il veut déjà se remarier ?! S’écria Maman.
-C’était évident puisqu’ils se voyaient quand Cindy étaient encore en vie.
-Il l’a trompé ! Reprit Maman de plus en plus choquée.
-Oui conclut Maléna fière d’elle… Mais rassurez-vous c’est courant chez les nobles.

En entendant ça je me tournais immédiatement vers Kristoff. Mon geste me parut puéril mais comme la noblesse était notre rang, cette pensée m’était venue automatiquement. En huit ans nos ébats sexuels allaient toujours bon train. Ils nous arrivaient comme chaque couple de nous disputer mais ça ne durait jamais trop longtemps. Je ne le voyais aucunement me tromper. Ce grand solitaire. Il n’y avait que moi pour fondre devant son charme et c’était parfait. Je n’aurais pas voulu d’un homme trop charmant qui puisse faire fondre toutes les filles. Tels étaient le cas d’Eugène et… De Hans. Finalement j’étais contente de ne pas avoir épousé ce crétin !

Revenant brusquement au fil de l’histoire je vis que Maman était en train de bombarder Maléna de question quand Orhiane repéra Suzanne et Nikolas sur le pas de la porte.
-Nous avons des invités surprises on dirait déclara-t-elle avec un grand sourire, approchez-vous chers enfants ! N’ayez pas peur.
Les jumeaux se chargèrent donc de venir rejoindre Maman, Maléna et Orhiane sur les sofas. Je trouvais cela suspect qu’elle les accueille sans même leur demander leur identité. Ils observaient les ventres gonflés des deux dames comme s’il eût s’agit de bombes à retardements.
Tandis qu’ils inventèrent des renseignements pour justifier leurs identités, Maléna prit congé de sa sœur et sa belle-sœur.
-Tu n’oublieras pas de m’inviter pour la naissance de ton enfant indiqua-t-elle.
-Compte sur moi ! Rétorqua Orhiane.

Maléna satisfaite s’en alla ensuite de la pièce. Les enfants passèrent une délicieuse fin d’après-midi avec la Mère d’Aurore et Maman. Cette dernière choisit d’emmener ses arrière-petits-enfants chez elle le temps qu’ils trouvent quelqu’un pour les adopter.
L’image dans la cuvette s’arrêta et repartit à une vitesse vertigineuse.
-Ce n’est rien on passe les jours qui ne nous servent pas précisa Mélodie face à mon stresse.
Oui je n’étais pas encore habituée à cette vie accélérée. Pour le moment nous n’étions pas rentrés dans le vif du sujet nous contentant juste d’avoir des informations sur le passé. Aucune maladresse de Maman. J’avais hâte de voir ce que donnait la suite. Heureusement nous n’eûmes pas trop à attendre. L’image se stoppa sur un beau matin de printemps. C’était jour de fête. Des centaines d’invités fêtaient la naissance de la petite Aurore autant dans les rues que dans la salle festive du château. J’aperçus bientôt Suzanne, Nikolas et Maman qui se tenaient dans un coin de la pièce. Le ventre de cette dernière avait doublé de volume. Je me doutais que la naissance d’Elsa était la prochaine sur la liste.

Les invités allaient et venaient complimentant Aurore qui dormait silencieusement dans son berceau. Toutefois je n’y trouvais aucune trace de Maléna.
Maman demanda à Orhiane où elle se trouvait mais la princesse ne voulait pas répondre.
-Pourquoi tu ne l’as pas invité ? Tu lui avais promis insista-t-elle.
-Tu ne peux pas comprendre, il s’est passé trop de choses… J’ai appris des choses sur elle… Non ! Je ne veux pas qu’elle vienne gâcher la fête de ma fille.
-Qu’a-t-elle fait ?
-Elle m’a révélé… C’est de sa faute si je faisais des fausses couches.
-Ne dis pas de bêtise c’est la nature.
-Non ce n’est pas la nature… C’est elle qui est responsable de la mort de Cindy tout comme Régina l’était de Rose-Rouge. Elles veulent gouverner que toutes les deux ! Elles ne veulent pas que d’autres princesses viennent saccager les royaumes. Tôt ou tard Blanche-Neige mourra.
-Pourtant elle ne m’a rien fait à moi objecta Maman.

-Ça c’est ce que tu crois mais attend un peu que ta fille naisse et tu verras.
Maman haussa les épaules. Visiblement elle ne craignait pas Maléna.
-Elle se fait même appelé Maléfique ! S’écria Orhiane en essayant d’être convaincante.
Mais Maman n’avait pas plus peur. Au contraire elle, Suzanne et Nikolas allèrent tranquillement saluer le bébé. Bien entendu la petite chose n’en avait que faire de tous ces invités. Elle dormait paisiblement.
-Que comptes-tu faire pour la protéger dans ce cas ? Chuchota Maman comme si elle ne voulait pas que la malédiction atteigne le berceau.
-Dans trois jours, trois de mes meilleures fées viendront et elles lui jetteront des sorts pour ne pas que Maléfique l’atteigne.
-Quels sorts ?
-Qu’elle soit la plus belle, la plus forte et la plus intelligente.
-Ah d’accord.
Je trouvais Maman froide et distante comme si elle avait un plan en tête. Elle et les enfants restèrent dans la salle des fêtes jusqu’en fin d’après-midi.
Le soir venu, Maman salua le roi Stéphane et la reine Orhiane. Puis elle alla se coucher dans l’une des suites du château avec Suzanne et Nikolas. Elle les rassembla sur le lit et leur déclara :
-Demain nous nous rendrons chez Maléna pour avoir plus d’explications sur ce qu’a dit Orhiane.
-Je ne suis pas sûre que ça soit une bonne idée objecta Suzanne, tu as bien compris qu’elle était devenue méchante.

Bien. Ma petite chérie essayait de la dissuader.
-Oh elle ne doit pas être si méchante que ça… J’ai vraiment besoin de lui parler.
-Moi je serais de toi je n’irais pas, tu seras seule, enceinte face à une femme qui ne veut qu’une chose tuer toutes les personnes qui font obstacles aux royaumes argumenta à son tour Nikolas.
-Il faut vraiment que j’aille la voir ! S’entêta-t-elle, et puis je ne serais pas seule !
-Ah bon ?!
-Oui puisque Nikolas viendra avec moi. Toi Suzanne tu resteras ici pour ne pas éveiller les soupçons.
-Très bien.

Ils passèrent la nuit à dormir. Cette fois il n’y eut pas de pause. Hans, Mélodie se retirèrent dans leur chambre. De même pour Blanche-Neige et Florian. Elsa, Kristoff et moi-même finîmes par nous endormir debout. Je ne sus jamais comment nous avions fait. Ce ne fut que le lendemain dès l’aube que nous nous réveillâmes encore plus fatiguée que la veille. J’avais la fâcheuse impression de ne pas avoir dormi. Hans et Mélodie n’étaient pas encore arrivés.
-Elsa tu n’arrives toujours pas à dégeler ?
-Je te rappelle que je n’aie plus le pouvoir répondit-elle de marbre.
-Je voudrais un bonhomme de neige sifflotais-je pour la décoincer.
Un mince sourire vint recouvrir son visage. Je me tournais alors vers celui de Kristoff qui était beaucoup plus rigide. Il observait la cage toujours suspendue au-dessus du feu. Les gens à l’intérieur ne se débattaient plus et semblaient même morts.
-Qui sont les personnes à votre avis ?
Nous haussâmes les épaules pas plus avancées que lui.
-Peut-être Gerda et Kay dis-je, ceux sont les seuls manquant à l’appel.
-C’est sans doute ça.

J’aurais voulu embrasser Kristoff, me réconforter auprès de lui. Avoir un moment « câlin » mais Elsa était là et nous ne pouvions pas faire grand-chose les mains collées. Par respect pour ma sœur qui était encore la reine c’était contre l’étiquette de montrer ses sentiments.
Finalement Hans et Mélodie arrivèrent pour couper court à mon fantasme. Ils nous donnèrent rapidement de l’eau et des madeleines nous étranglant presque pour pouvoir continuer la vidéo en vitesse.
-Ma chérie tu reprends la séquence ? Demanda Hans plus excité que jamais.
J’avais vraiment l’impression d’être en face d’un psychopathe là. A croire qu’il tenait absolument à voir mes enfants gagner ! Faisant face à son mari, la sirène encaissa ce qu’il venait de dire et remit l’image dans la cuvette. Nous vîmes d’abord Suzanne qui tenait compagnie à Orhiane en s’occupant d’Aurore. Elles discutaient plaisamment toutes les deux tandis que d’autres invités venaient rendre visite à la petite princesse.

L’image devint floue. Pendant ce temps-là du côté de Maman et Nikolas nous pouvions voir que ceux-ci n’étaient plus très loin de la Montagne Interdite où siégeait le château de Maléfique. C’était un endroit assez sombre rempli de gardes ressemblant à des cochons. Maman avait mis une capeline pour essayer de cacher son gros ventre. Elles et Nikolas se firent arrêtés par un des gardes et furent emmenés jusqu’à une grande salle de conseil. Maléfique se tenait sur son trône droite et fière. Elle avait changé, cachant ses cheveux de jais sous un casque à cornes. Son maquillage jaunâtre lui donnait un air fantomatique.
-Tiens ; tiens ma chère sœurette est venue m’espionner comme c’est touchant dit-elle ironiquement.
-Je suis venue pour parler…
-Je parie qu’Orhiane t’as déjà mis au courant des nouvelles.
-C’est exact… C’est donc vrai ?
-Evidemment que c’était vrai.
-Tu vas donc me tuer moi et mon enfant.
-C’est ce que j’envisage effectivement dit-elle sans ingratitude.
-Alors accorde-moi quelques minutes j’ai des informations pour toi, ensuite tu pourras me tuer.
Elle disait ça si calmement. J’avais envie de la prendre et de la secouer. Et Nikolas pourquoi ne la défendait-il pas ? Mince c’était son rôle non ?!
-Je t’écoute attentivement.
-Tout d’abord Orhiane a accouché d’une petite fille il y a quelques jours elle l’a prénommée Aurore, elle a dit que demain durant la fête trois fées feront en sorte de la protéger contre toi.

Quoi ?! J’étais en plein rêve là ! Elle venait de tout lui avouer. Je blanchis en un instant.
-Comment savoir que tu dis la vérité ? Demanda-t-elle méfiante.
-Je veux marcher avec vous. J’en ai marre des princesses parfaites. Entendre Orhiane parlait de Blanche-Neige l’autrefois me donnait envie de vomir. Je ne veux pas que mon enfant soit parfaite. Je veux qu’elle règne.
-Tu en es sûre ?
-Oui dit fermement Maman.
-Idun tu ne devrais pas faire ça ! La prévint Nikolas, ça pourrait être dangereux pour le bébé.
-Non ça ne le sera pas Nikolas mon enfant aura le pouvoir comme Régina et Maléfique. Il sera heureux !
-Tu pourras faire partie de notre complot déclara alors Maléfique mais à une condition !
-Laquelle ?!

Maléfique sortit une potion aussi jaune que sa peau de sous sa cape noire.
-Il faut que tu boives ça, ainsi ta fille aura un pouvoir puissant.
-Ma fille ?!
-Oui.
Maléfique tendit la potion à Maman. Mais Nikolas l’interpela de nouveau :
-Ne fais pas ça Idun ! Pense à ton bébé ! C’est peut-être un piège !
Mais Maman têtue comme une mule prit la fiole. Elle était sur le point de la porter à sa bouche quand Nikolas lui arracha des mains et la jeta au sol. La fiole explosa et le liquide se répandit par terre.

-JE T’AI DIT NON ! La gronda-t-il.
Ce fut au tour de Maléfique de ne pas être content. Vive comme l’éclair elle prit mon bébé par le col et le propulsa contre le mur. Je faillis faire une crise cardiaque.
-NIKOLAS !!!!! Hurlais-je à travers la cuvette bien qu’il ne puisse pas m’entendre.
Le visage de Kristoff vira au rouge et il tira de toutes ses forces sur la glue pour essayer une énième fois d’enlever ses mains. Le tout était ponctué de mots grossiers mais personne ne le blâmât. Hans au contraire s’amusait de la situation.
-Espèce de crevure ! Lâchais-je vulgairement, c’est ça que vous voulez ! Voir ma famille se détruire !

-Tout comme elle a détruit les autres ! S’enquit-il.
-Aurore n’est pas morte objecta Elsa en lui lançant un regard noir.
-Regardez ! S’écria Mélodie, elle boit la fiole !
En effet. Maman but tout d’un coup. Plus aucune goutte de jaune. Maléfique en fut ravie.
-Que dois-je faire maintenant ? Demanda-t-elle une fois qu’elle eût fini.
-Plus rien retourne chez toi et accouche de ta fille. Apprend lui à maîtriser ses pouvoirs. Elle aura le pouvoir de la glace et la neige. Si tu lui apprends correctement elle deviendra un jour maîtresse de tous les royaumes.
-Et toi ?

-Moi j’ai une petite visite à rendre à Orhiane et sa nunuche de fille.
La suite nous la connaissions déjà. Son plan avait échoué. Et de ce fait c’était de la faute de Maman si Elsa et moi n’avions pas eu de vie avant 19 et 21 ans… C’était pitoyable. Pour le coup je lui en voulus affreusement. Regardant Nikolas toujours évanoui au sol je me mis à pleurer. Suzanne alla bientôt rejoindre son frère malgré la distance du château de Maléfique et celui d’Orhiane. Elle le pleura aussi.
L’image disparut et Hans lança sur un ton gai :
-Deuxième mission échoué.
La cage tomba encore d’un cran et les plaintes s’entendirent.


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