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 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10)

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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 17:52

Les trésors de Shéhérazade:





Ah, l'exotisme, lespays lointains... On revient à l'époque des voyages de Sinbad le Marin ! Lanternes magiques, clochettes, poupées et autres trésors recouvrent les étals de cette boutique aux parfums d'Orient.

Shéhérazade:
Shéhérazade ou Shahrazad (en perse شهرزاد (Shahrzad ou née en ville)) est le personnage de fiction conteur du livre des Mille et une nuits.

Un sultan avait eu une femme qui lui a été infidèle. Depuis, il se marie chaque jour avec une vierge, qui est décapitée au matin. Shéhérazade se porte alors volontaire, comptant sur son habileté à conter des histoires. Chaque nuit, elle raconte au sultan un nouveau conte, en ayant soin de ne jamais en dévoiler la fin avant l'heure de la mise à mort. Dès la première histoire le sultan est pris au piège et veut tant connaître le dénouement qu'il lui laisse la vie sauve pour une journée de plus. Ce stratagème dure pendant 1001 nuits aux bout desquelles le sultan abandonne sa résolution et déclare que Shéhérazade restera sa femme.

Le noyau de ces histoires est formé par un ancien livre perse nommé Hezar-afsana ( soit le millier de mythes), en perse هزارافسانه).

Les contes des 1001 nuits:
Mille et une nuits est un recueil de contes persans

Les origines de l'œuvre
À l'origine, au VIIIe-IXe siècles, un livre persan intitulé Hezar Afsane ou Mille contes qui a été traduit en arabe et a pris le nouveau titre de Mille et une nuits ( كتاب ألف ليلة و ليلة Elf leïla wa leïla ). L'ouvrage persan, qui relevait du genre « miroir des princes », contenait vraisemblablement des récits exemplaires et était destiné à l'éducation des gouvernants. Il n'appartenait pas à une littérature populaire ou au folklore et avait le même statut que le recueil de fables animalières Kalila et Dimna (par exemple). Seulement, à côté d'un récit-cadre (l'histoire de Shahrazâd, qui encadre toutes les autres) qui est resté stable, le reste des contes a considérablement changé (comme le titre persan d'ailleurs) et une nouvelle matière y a été introduite.

Ces contes proviennent donc essentiellement de trois grands fonds principaux, une source indo-persane à coloration hellénistique se situant entre les IIIe et VIIe siècles, un fond persan datant de la période du pouvoir des califes de Bagdad entre les IXe et XIe siècles, enfin un fond populaire égyptien datant des XIIe et XIIIe siècles. Ces différents fonds ont continué à se transformer, par suppressions ou adjonctions continues, jusqu'au XVIe siècle, mais n'avaient jamais fait partie de l'horizon officiel des lettres arabes.

En fait l'on parle de contes d'origine arabe, c'est, pour certains, parce qu'ils nous sont parvenus d'Égypte et que ces derniers ont modifié beaucoup de noms pour les adapter à leur vision, mais il s'agit bien originellement de contes d'origine persane. La preuve en est qu'aujourd'hui encore en Iran les histoires racontées aux enfants avant de dormir sont les contes des mille et une nuits.

L'œuvre d'Antoine Galland
La traduction française est l'œuvre d'Antoine Galland publiée de 1704 à 1717, mais une partie a été rédigée par lui-même, en s'inspirant des récits que lui avait contés son assesseur syrien. Pour faire prendre corps et esprit au personnage de Shéhérazade, Galland s'est inspiré de Madame d'Aulnoy et de la marquise d'O, dame du palais de la duchesse de Bourgogne.

Selon Abdelfattah Kilito, cette compilation de récits anonymes ne remplit aucun des critères classiques de la littérature arabe : un style noble, un auteur précis et une forme fixe (et pour cause en occident l'on confond toujours la Perse et les cultures arabes du fait de l'écriture); de plus elle met en avant de nombreux particularismes et dialectes locaux, bien éloignés de l'horizon des lettrés, ce qui laisse à penser que si Galland n'avait pas transmis cette mémoire, elle se serait irrémédiablement perdue dans la nuit des œuvres culturelles disparues.

Les récits
L'ensemble des Mille et une nuits est complexe, avec des contes imbriqués les uns dans les autres, et des personnages en miroir les uns des autres, ce qui donne plusieurs niveaux de lecture possible : cela se présente comme une histoire d'un calife, à qui une épouse raconte des histoires, mettant en scène des personnages divers qui eux-mêmes se font parfois narrateurs d'une histoire (la leur, par exemple, au cours de laquelle ils sont amenés à raconter des fables…). Sinbad le Marin, Aladin ou Ali Baba et des centaines d'autres personnages tout aussi attachants peuplent les rues, les palais, les paysages de l'orient, mais d'un orient idéalisé, au goût de l'occident, une invention merveilleuse. Les récits parlent de mystifications et de ruses, et forment d'ailleurs une vaste ruse de la narratrice.

Le calife, déçu par l'infidélité de sa femme, ne se contente pas de la mettre à mort, mais décide de faire assassiner chaque jour sa femme de la nuit.

Shéhérazade (traduction persane : fille de la ville) se propose, pour faire arrêter le massacre par la ruse : chaque nuit, elle raconte un fragment d'histoire, dont la suite est reporté au lendemain. Pour la connaître, le calife reporte l'exécution.

De fait, aujourd'hui, les Nuits sont constituées d'un noyau fixe, une trentaine d'histoires (le récit-cadre ou l'histoire de Shahrazâd, le marchand et le génie, le pêcheur et le génie, les dames de Bagdad, les trois pommes, le bossu, et les histoires qui y sont incluses) et d'un ensemble de récits extrêmement variés qui relèvent aussi bien de la littérature savante que d'une littérature plus « populaire ». Mais s'il fallait caractériser les Nuits, il faudrait les associer aux centaines d'autres recueils de contes du même genre qui étaient en circulation dans le domaine arabe (les Nuits ne sont pas naturellement un livre isolé) et qui appartiennent à ce qu'il faudrait appeler une littérature moyenne.

Quelques contes des Mille et une nuits parmi les plus connus :

Agîb et Gharîb (n° 13)
Aladin et la lampe merveilleuse (Ala-eddin) (n°19), frottant la lampe, un génie apparaît qui réalise trois vœux
Ali Baba et les quarante voleurs (Ali Baba va tshehel dozde baghdad) (n°24)
Jullanâr ou Badr Bâsim (n° 73)
L'Histoire de Qamar az-Zamân (n°120)
L'Histoire du cheval d'ébène (n° 130)
Le Mariage d'al-Ma'mûn (n° 142)
L'Histoire de l'envieux et de l'envié (n° 158)
Le Conte d’Ayyûb le Marchand, de son fils Ghânim et de sa fille Fitna (n°188)
L’Épopée de Umar an-Nu'mân (n° 277)
Les Ruses des femmes (n° 331)
Sindbad le Marin et ses sept voyages (Zendebad) (n°373)
Le Cheval enchanté
Le Conte des deux vizirs et d’Anîs al-Jalîs
Le Conte du pêcheur et du démon
Le Conte du tailleur, du bossu, du Juif, de l’Intendant et du Chrétien (qui se déroule à Kachgar)
Le Conte du vizir Nûr ad-Dîn et de son frère Shams ad-Dîn
L'histoire du Prince Ahmed et de la fée Pari-Banou
Kamaralzamân et la princesse Boudour
Le Khalife et le Khalifat
La Jouvencelle, lieutenante des oiseaux
Le Marchand et le Démon
Le Portefaix et les trois Dames
Les Sept vizirs
À la fin du livre, le calife s'aperçoit que pendant les presque trois ans écoulés, Shéhérazade lui a aussi fait trois beaux enfants, et renonce pour cette raison à la faire exécuter.

Le succès
L'audience du livre fut immédiate en Europe, et devint rapidement l'objet d'étude et de littérature de colportage. Les écrivains du XIXe siècle, enfiévrés d'Orient, en ont fait leur livre de chevet. Janin, enthousiasmé, disait que sa lecture relevait presque d'un « acte patriotique ». Plus tard, le livre devint l'un des premiers titres à succès des collections Hachette et de la bibliothèque de gare.

De 1898 à 1904, Joseph-Charles Mardrus en sortit une version plus érotique, faisant ressortir les transgressions et les ellipses amoureuses se nichant dans le texte initial de Galland.

De nombreux illustrateurs se sont appropriés les Mille et une nuits, comme les Français Gustave Doré, Roger Blachon, Françoise Boudignon, André Dahan, Amato Soro, Albert Robida et Marcelino Truong, l'Anglais William Blake, l'Italien Emanuele Luzzati, l'Allemand Morgan, le Belge Carl Norac et le Turc Emre Orhun.

Dans les versions éditées dans les pays arabes, à Shéhérazade se trouve adjoint un narrateur masculin, pour rétablir l'équilibre des sexes et amoindrir l'atteinte à l'autorité du sultan, si habilement coutournée par la malignité de la jeune femme.

Cette particularité se retrouve, de même, dans la série de dessins animés « Shéhérazade » (52 épisodes de 26 minutes), réalisée par Philipe Mest, où la jeune femme forme une équipe avec un être surnaturel, l'éfrit Till, et un jeune prince persan, Nour, beau et très savant, dont elle est amoureuse.

La meilleure des traductions:
Album Mille et Une Nuits, en trois tomes, nouvelle traduction de Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel, iconographie choisie et commentée par Margaret Sironval, Gallimard, La Pléaïde. Il s'agit de la première traduction complète en français, avec la totalité des 1205 poèmes, non censurée, fondée sur l’édition de Bulaq, du nom de la ville égyptienne où le texte a été imprimé pour la première fois en 1835.

Autre lien: http://www.wic.org/artwork/shehera.htm


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 17:56

terminons notre petit passage concernant les contes des 1001 nuits avec ces quelques photos représentant les fameux personnages des 1001 nuits tel la reine des serpents entre autre:




il existe encore bon nombres de girouettes que je vous laisse le soins de découvrir .

-L'oeuf de Rokh:



Cette image çi dessus représente Rokh attaquant le navire de Sinbad.
voici un extrait du cinquième voyage de Sinbad :
« Nous fîmes voile au premier bon vent, et prîmes le large. Après une longue navigation, le premier endroit où nous abordâmes fut une île déserte, où nous trouvâmes l'œuf d'un roc d'une grosseur pareille à celui dont vous m'avez entendu parler; il renfermait un petit roc près d'éclore, dont le bec commençait à paraître. »


Voici les récits des voyages de Sinbad:

213e Nuit - Histoire de Sindbad le marin
Sire, sous le règne de ce même calife Haroun-al-Rachid dont je viens de parler, il y avait à Bagdad un pauvre porteur qui se nommait Hindbad. Un jour qu'il faisait une chaleur excessive, il portait une charge très pesante d'une extrémité de la ville à une autre. Comme il était fort fatigué du chemin qu'il avait déjà fait et qu'il lui en restait encore beaucoup à faire, il arriva dans une rue où régnait un doux zéphyr, et dont le pavé était arrosé d'eau de rose. Ne pouvant désirer un lieu plus favorable pour se reposer et reprendre de nouvelles forces, il posa sa charge à terre, et s'assit dessus auprès d'une grande maison.
Il se sut bientôt très bon gré de s'être arrêté en cet endroit : car son odorat fut agréablement frappé d'un parfum exquis de bois d'aloès et de pastilles qui sortait par les fenêtres de cet hôtel, et qui, se mêlant. avec l'odeur de l'eau de rose, achevait d'embaumer l'air. Outre cela, il ouït en dedans un concert de divers instruments accompagnés du ramage harmonieux d'un grand nombre de rossignols et d'autres oiseaux particuliers au climat de Bagdad. Cette gracieuse mélodie et la fumée de plusieurs sortes de viandes qui se faisaient sentir lui firent juger qu'il y avait là quelque festin, et qu'on s'y réjouissait. Il voulut savoir qui demeurait en cette maison qu'il ne connaissait pas bien, parce qu'il n'avait pas eu occasion de passer souvent par cette rue. Pour satisfaire sa curiosité, il s'approcha de quelques domestiques, qu'il vit à la porte, magnifiquement habillés, et demanda à l'un d'entre eux comment s'appelait le maître de cet hôtel. « Hé quoi ! lui répondit le domestique, vous demeurez à Bagdad, et vous ignorez que c'est ici la demeure du seigneur Sindbad le marin, de ce fameux voyageur qui a parcouru toutes les mers que le soleil éclaire ? » Le porteur, qui avait ouï parler des richesses de Sindbad, ne put s'empêcher de porter envie à un homme dont la condition lui paraissait aussi heureuse qu'il trouvait la sienne déplorable. L'esprit aigri par ses réflexions, il leva les yeux au ciel, et dit assez haut pour être entendu : « Puissant créateur de toutes choses, considérez la différence qu'il y a entre Sindbad et moi; je souffre tous les jours mille fatigues et mille maux, et j'ai bien de la peine à me nourrir, moi et ma famille, de mauvais pain d'orge, pendant que l'heureux Sindbad dépense avec profusion d'immenses richesses et mène une vie pleine de délices. Qu'a-t-il fait pour obtenir de vous une destinée si agréable ? Qu'ai-je fait pour en mériter une si rigoureuse ? » En achevant ces paroles, il frappa du pied contre terre comme un homme entièrement possédé de sa douleur et de son désespoir.
Il était encore occupé de ses tristes pensées, lorsqu'il vit sortir de l'hôtel un valet qui vint à lui et qui, le prenant par le bras, lui dit : « Venez, suivez-moi; le seigneur Sindbad, mon maître, veut vous parler. »
Le jour qui parut en cet endroit empêcha Scheherazade de continuer cette histoire ; mais elle la reprit ainsi le lendemain :

214e Nuit - Premier voyage de Sindbad le marin

Sire, Votre Majesté peut aisément s'imaginer qu'Hindbad ne fut pas peu surpris du compliment qu'on lui faisait. Après le discours qu'il venait de tenir, il avait sujet de craindre que Sindbad ne l'envoyât quérir pour lui faire quelque mauvais traitement ; c'est pourquoi il voulut s'excuser sur ce qu'il ne pouvait abandonner sa charge au milieu de la rue ; mais le valet de Sindbad l'assura qu'on y prendrait garde, et le pressa tellement sur l'ordre dont il était chargé que le porteur fut obligé de se rendre à ses instances.
Le valet l'introduisit dans une grande salle, où il y avait un bon nombre de personnes autour d'une table couverte de toutes sortes de mets délicats. On voyait à la place d'honneur un personnage grave, bien fait et vénérable par une longue barbe blanche (a) ; et derrière lui étaient debout une foule d'officiers et de domestiques fort empressés à le servir. Ce personnage était Sindbad. Le porteur, dont le trouble s'augmenta à la vue de tant de monde et d'un festin si superbe, salua la compagnie en tremblant. Sindbad lui dit de s'approcher, et, après l'avoir fait asseoir à sa droite, il lui servit à manger lui-même, et lui fit donner à boire d'un excellent vin, dont le buffet était abondamment garni.
Sur la fin du repas, Sindbad, remarquant que ses convives ne mangeaient plus, prit la parole, et, s'adressant à Hindbad, qu'il traita de frère, selon la coutume des Arabes lorsqu'ils se parlent familièrement, lui demanda comment il se nommait et quelle était sa profession. « Seigneur, lui répondit-il, je m'appelle Hindbad. - Je suis bien aise de vous voir, reprit Sindbad, et je vous réponds que la compagnie vous voit aussi avec plaisir ; mais je souhaiterais apprendre de vous-même ce que vous disiez tantôt dans la rue. » Sindbad, avant que de se mettre à table, avait entendu tout son discours par une fenêtre ; et c'était ce qui l'avait obligé à le faire appeler.
A cette demande, Hindbad, plein de confusion, baissa la tête et repartit : « Seigneur, je vous avoue que ma lassitude m'avait mis en mauvaise humeur, et il m'est échappé quelques paroles indiscrètes que je vous supplie de me pardonner. - Oh ! ne croyez pas, reprit Sindbad, que je sois assez injuste pour en conserver du ressentiment. J'entre dans votre situation ; au lieu de vous reprocher vos murmures, je vous plains ; mais il faut que je vous tire d'une erreur où vous me paraissez être à mon égard. Vous vous imaginez sans doute que j'ai acquis sans peine et sans travail toutes les commodités et le repos dont vous voyez que je jouis : désabusez-vous. Je ne suis parvenu à un état si heureux qu'après avoir souffert durant plusieurs années tous les travaux du corps et de l'esprit que l'imagination peut concevoir. Oui, Messeigneurs, ajouta-t-il en s'adressant à toute la compagnie, je puis vous assurer que ces travaux sont si extraordinaires qu'ils sont capables d'ôter aux hommes les plus avides de richesses l'envie fatale de traverser les mers pour en acquérir. Vous n'avez peut-être entendu parler que confusément de mes étranges aventures, et des dangers que j'ai courus sur mer dans les sept voyages que j'ai faits, et, puisque l'occasion s'en présente, je vais vous en faire un rapport fidèle : je crois que vous ne serez pas fâchés de l'entendre. »
Comme Sindbad voulait raconter son histoire, particulièrement à cause du porteur, avant que de la commencer il ordonna qu'on fît porter la charge qu'il avait laissée dans la rue au lieu où Hindbad marqua qu'il souhaitait qu'elle fût portée. Après cela, il parla dans ces termes :

PREMIER VOYAGE DE SINDBAD
LE MARIN

« J'avais hérité de ma famille des biens considérables, j'en dissipai la meilleure partie dans les débauches de ma jeunesse ; mais je revins de mon aveuglement, et, rentrant en moi-même, je reconnus que les richesses étaient périssables, et qu'on en voyait bientôt la fin quand on les ménageait aussi mal que je faisais. Je pensai, de plus que je consumais malheureusement dans une vie déréglée le temps, qui est la chose du monde la plus précieuse. Je considérai encore que c'était la dernière et la plus déplorable de toutes les misères que d'être pauvre dans la vieillesse. Je me souvins de ces paroles du grand Salomon, que j'avais autrefois ouï dire à mon père, qu'il est moins fâcheux d'être dans le tombeau que dans la pauvreté.
« Frappé de toutes ces réflexions, je ramassai les débris de mon patrimoine. Je vendis à l'encan en plein marché tout ce que j'avais de meubles. Je me liai ensuite avec quelques marchands qui négociaient par mer. Je consultai ceux qui me parurent capables de me donner de bons conseils. Enfin, je résolus de faire profiter le peu d'argent qui me restait et, dès que j'eus pris cette résolution, je ne tardai guère à l'exécuter. Je me rendis à Balsora (c), où je m'embarquai avec plusieurs marchands sur un vaisseau que nous avions équipé à frais communs.
« Nous mîmes à la voile, et prîmes la route des Indes orientales par le golfe Persique, qui est formé par les côtes de l'Arabie Heureuse à la droite, et par celles de la Perse à la gauche, et dont la plus grande largeur est de soixante et dix lieues (c), selon la commune opinion. Hors de ce golfe, la mer du Levant, la même que celle des Indes, est très spacieuse : elle a d'un côté pour bornes les côtes d'Abyssinie et quatre mille cinq cents lieues de longueur jusqu'aux îles de Vakvak. Je fus d'abord incommodé de ce qu'on appelle le mal de mer ; mais, ma santé se rétablit bientôt, et depuis ce temps-là, je n'ai point été sujet à cette maladie.
« Dans le cours de notre navigation, nous abordâmes à plusieurs îles et nous y vendîmes ou échangeâmes nos marchandises. Un jour que nous étions à la voile, le calme nous prit vis-à-vis une petite île presque à fleur d'eau, qui ressemblait à une prairie par sa verdure. Le capitaine fit plier les voiles, et permit de prendre terre aux personnes de l'équipage qui voulurent y descendre. Je fus du nombre de ceux qui y débarquèrent. Mais, dans le temps que nous nous divertissions à boire et à manger, et à nous délasser de la fatigue de la mer, l'île trembla tout à coup, et nous donna une rude secousse... »

À ces mots, Scheherazade s'arrêta, parce que le jour commençait à paraître. Elle reprit ainsi son discours sur la fin de la nuit suivante :


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 17:56

216e Nuit - Second voyage de Sindbad le marin

Sindbad, poursuivant son histoire, dit à la compagnie : « Quand le capitaine du vaisseau m'entendit parler ainsi : « Grand Dieu ! s'écria-t-il, à qui se fier aujourd'hui ? Il n'y a plus de bonne foi parmi les hommes. J'ai vu de mes propres yeux périr Sindbad ; les passagers qui étaient sur mon bord l'ont vu comme moi, et vous osez dire que vous êtes ce Sindbad ? Quelle audace ! À vous voir, il semble que vous soyez un homme de probité ; cependant vous dites une horrible fausseté pour vous emparer d'un bien qui ne vous appartient pas. - Donnez-vous patience, repartis-je au capitaine, et me faites la grâce d'écouter ce que j'ai à vous dire. - Hé bien ! reprit-il, que direz-vous ? Parlez, je vous écoute. » Je lui racontai alors de quelle manière je m'étais sauvé, et par quelle aventure j'avais rencontré les palefreniers du roi Mihrage, qui m'avaient amené à sa cour.
« Il se sentit ébranlé de mon discours ; mais il fut bientôt persuadé que je n'étais pas un imposteur : car il arriva des gens de son navire qui me reconnurent et me firent de grands compliments, en me témoignant la joie qu'ils avaient de me revoir. Enfin, il me reconnut aussi lui-même, et, se jetant à mon cou : « Dieu soit loué, me dit-il, de ce que vous êtes heureusement échappé d'un si grand danger ! je ne puis assez vous marquer le plaisir que j'en ressens. Voilà votre bien ; prenez-le ; il est à vous, faites-en ce qu'il vous plaira. » Je le remerciai, je louai sa probité, et, pour la reconnaître, je le priai d'accepter quelques marchandises que je lui présentai ; mais il les refusa.
Je choisis ce qu'il y avait de plus précieux dans mes ballots, et j'en fis présent au roi Mihrage. Comme ce prince savait la disgrâce qui m'était arrivée, il me demanda où j'avais pris des choses si rares. Je lui contai par quel hasard je venais de les recouvrer ; il eut la bonté de m'en témoigner de la joie ; il accepta mon présent et m'en fit de beaucoup plus considérables. Après cela, je pris congé de lui et me rembarquai sur le même vaisseau. Mais, avant mon embarquement, j'échangeai les marchandises qui me restaient contre d'autres du pays. J'emportai avec moi du bois d'aloès, du santal, du camphre, de la muscade, du clou de girofle, du poivre et du gingembre. Nous passâmes par plusieurs îles, et nous abordâmes enfin à Balsora, d'où j'arrivai en cette ville avec la valeur d'environ cent mille sequins. Ma famille me reçut, et je la revis avec tous les transports que peut causer une amitié vive et sincère. J'achetai des esclaves de l'un et de l'autre sexe, de belles terres, et je fis une grosse maison. Ce fut ainsi que je m'établis, résolu d'oublier les maux que j'avais soufferts et de jouir des plaisirs de la vie. »
Sindbad, s'étant arrêté en cet endroit, ordonna aux joueurs d'instruments de recommencer leurs concerts, qu'il avait interrompus parle récit de son histoire. On continua jusqu'au soir de boire et de manger, et, lorsqu'il fut temps de se retirer, Sindbad se fit apporter une bourse de cent sequins, et, la donnant au porteur : « Prenez, Hindbad, lui dit-il, retournez chez vous, et revenez demain entendre la suite de mes aventures. » Le porteur se retira fort confus de l'honneur et du présent qu'il venait de recevoir. Le récit qu'il en fit au logis fut très agréable à sa femme et à ses enfants, qui ne manquèrent pas de remercier Dieu du bien que la Providence leur faisait par l'entremise de Sindbad.
Hindbad s'habilla le lendemain plus proprement que le jour précédent, et retourna chez le voyageur libéral, qui le reçut d'un air riant et lui fit mille caresses. Dès que les conviés furent tous arrivés, on servit et l'on tint table fort longtemps. Le repas fini, Sindbad prit la parole, et, s'adressant à la compagnie : « Messeigneurs, dit-il, je vous prie de me donner audience et de vouloir bien écouter les aventures de mon second voyage. Elles sont plus dignes de votre attention que celles du premier. » Tout le monde garda le silence, et Sindbad parla en ces termes :

SECOND VOYAGE DE SINDBAD LE MARIN

« J'avais résolu, après mon premier voyage, de passer tranquillement le reste de mes jours à Bagdad comme j'eus l'honneur de vous le dire hier. Mais je ne fus pas longtemps sans m'ennuyer d'une vie oisive ; l'envie de voyager et de négocier par mer me reprit : j'achetai des marchandises propres à faire le trafic que je méditais, et je partis une seconde fois avec d'autres marchands dont la probité m'était connue. Nous nous embarquâmes sur un bon navire, et, après nous être recommandés à Dieu nous commençâmes notre navigation.
« Nous allions d'île en île, et nous y faisions des trocs fort avantageux. Un jour, nous descendîmes en l'une qui était couverte de plusieurs sortes d'arbres fruitiers, mais si déserte que nous n'y découvrîmes aucune habitation, et même pas une âme. Nous allâmes prendre l'air dans les prairies et le long des ruisseaux qui les arrosaient.
« Pendant que les uns se divertissaient a cueillir des fleurs et les autres des fruits, je pris mes provisions et du vin que j'avais apporté et m'assis près d'une eau coulant entre de grands arbres qui formaient un bel ombrage. Je fis un assez bon repas de ce que j'avais ; après quoi le sommeil vint s'emparer de mes sens. Je ne vous dirai pas si je dormis longtemps ; mais, quand je me réveillai, je ne vis plus le navire à l'ancre. »
Là, Scheherazade fut obligée d'interrompre son récit, parce qu'elle vit que le jour paraissait ; mais la nuit suivante elle continua de cette manière le second voyage de Sindbad :

218e Nuit - Troisième voyage de Sindbad le marin

Sire, dit-elle en s'adressant toujours au sultan des Indes, Sindbad continua de raconter les aventures de son second voyage à la compagnie qui l'écoutait : « Je commençai, dit-il, par amasser les plus gros diamants qui se présentèrent à mes yeux, et j'en remplis la bourse de cuir qui m'avait servi à mettre mes provisions de bouche. Je pris ensuite la pièce de viande qui me parut la plus longue, et l'attachai fortement autour de moi avec la toile de mon turban, et en cet état, je me couchai le ventre contre terre, la bourse de cuir attachée à ma ceinture de manière qu'elle ne pouvait tomber.
« Je ne fus pas plus tôt en cette situation que les aigles vinrent ; chacun se saisit d'une pièce de viande qu'il emporta, et une des plus puissants m'ayant enlevé de même avec le morceau de viande dont j'étais enveloppé, me porta au haut de la montagne jusque dans son nid. Les marchands ne manquèrent point alors de crier pour épouvanter les aigles, et, lorsqu'ils les eurent obligés a quitter leur proie, un d'entre eux s'approcha de moi, mais il fut saisi de crainte quand il m'aperçut. Il se rassura pourtant, et, au lieu de s'informer par quelle aventure je me trouvais là, il commença de me quereller en me demandant pourquoi je lui ravissais son bien. « Vous me parlerez, lui dis-je, avec plus d'humanité lorsque vous m aurez mieux connu.
Consolez-vous, ajoutai-je : j'ai des diamants pour vous et pour moi plus que n'en peuvent avoir tous les autres marchands ensemble. S'ils en ont, ce n'est que par hasard ; mais j'ai choisi moi-même, au fond de la vallée, ceux que j'apporte dans cette bourse que vous voyez. » En disant cela, je la lui montrai. Je n'avais pas achevé de parler que les autres marchands qui m'aperçurent s'attroupèrent autour de moi fort étonnés de me voir, et j'augmentai leur surprise par le récit de mon histoire. Ils n'admirèrent pas tant le stratagème que j'avais imaginé pour me sauver que ma hardiesse, à le tenter.
« Ils m'emmenèrent au logement où ils demeuraient tous ensemble, et là, ayant ouvert ma bourse en leur présence, la grosseur de mes diamants les surprit, et ils m'avouèrent que dans toutes les cours où ils avaient été ils n'en avaient pas vu un qui en approchât. Je priai le marchand à qui appartenait le nid où j'avais été transporté (car chaque marchand avait le sien), je le priai, dis-je, d'en choisir pour sa part autant qu'il en voudrait. Il se contenta d'en prendre un seul, encore le prit-il des moins gros, et, comme je le pressais d'en recevoir d'autres sans craindre de me faire tort : « Non, me dit-il; je suis fort satisfait de celui-ci, qui est assez précieux pour m'épargner la peine de faire désormais d'autres voyages pour l'établissement de ma petite fortune. »
« Je passai la nuit avec ces marchands, à qui je racontai une seconde fois mon histoire pour la satisfaction de ceux qui ne l'avaient pas entendue. Je ne pouvais modérer ma joie quand je faisais réflexion que j'étais hors des périls dont je vous ai parlé. n me semblait que l'état où je me trouvais était un songe, et je ne pouvais croire que je n'eusse plus rien à craindre.
« Il y avait déjà plusieurs jours que les marchands jetaient des pièces de viande dans la vallée, et, comme chacun paraissait content des diamants qui lui étaient échus, nous partîmes le lendemain tous ensemble, et nous marchâmes par de hautes montagnes où il y avait des serpents d'une longueur prodigieuse, que nous eûmes le bonheur d'éviter. Nous gagnâmes le premier port, d'où nous passâmes à l'île de Roha, où croît l'arbre dont on tire le camphre et qui est si gros et si touffu que cent hommes y peuvent être à l'ombre aisément. Le suc dont se forme le camphre coule par une ouverture que l'on fait au haut de l'arbre, et se reçoit dans un vase où il prend consistance et devient ce qu'on appelle camphre. Le suc ainsi tiré, l'arbre se sèche et meurt.
« Il y a dans la même île des rhinocéros, qui sont des animaux plus petits que l'éléphant et plus grands que le buffle ; ils ont une corne sur le nez, longue environ d'une coudée : cette corne est solide et coupée par le milieu, d'une extrémité à l'autre. On voit dessus des traits blancs qui représentent la figure d'un homme. Le rhinocéros se bat avec l'éléphant, le perce de sa corne par-dessous le ventre, l'enlève et le porte sur sa tête ; mais, comme le sang et la graisse de l'éléphant lui coulent sur les yeux et l'aveuglent, il tombe par terre, et, ce qui va vous étonner, le roc vient, qui les enlève tous deux entre ses griffes et les emporte pour nourrir ses petits.
« Je passe sous silence plusieurs autres particularités de cette île, de peur de vous ennuyer. J'y échangeai quelques-uns de mes diamants contre de bonnes marchandises. De là, nous allâmes à d'autres îles, et enfin, après avoir touché à plusieurs villes marchandes de terre ferme, nous abordâmes à Balsora, d'où je me rendis à Bagdad. J'y fis d'abord de grandes aumônes aux pauvres, et je jouis honorablement du reste des richesses immenses que j'avais apportées et gagnées avec tant de fatigue. »
Ce fut ainsi que Sindbad raconta son second voyage. Il fit donner encore cent sequins à Hindbad, qu'il invita à venir le lendemain entendre le récit du troisième.
Les conviés retournèrent chez eux, et revinrent le jour suivant à la même heure, de même que le porteur, qui avait déjà presque oublié sa misère passée. On se mit à table, et, après le repas, Sindbad, ayant demandé audience, fit de cette sorte le détail de son troisième voyage :

TROISIÈME VOYAGE DE SINDBAD LE MARIN

« J'eus bientôt perdu, dit-il, dans les douceurs de la vie que je menais, le souvenir des dangers que j'avais courus dans mes deux voyages ; mais comme j'étais à la fleur de mon âge, je m'ennuyai de vivre dans le repos, et, m'étourdissant sur les nouveaux périls que je voulais affronter, je partis de Bagdad avec de riches marchandises du pays, que je fis transporter à Balsora. Là, je m'embarquai encore avec d'autres marchands. Nous fîmes une longue navigation, et nous abordâmes à plusieurs ports, où nous fîmes un commerce considérable.
« Un jour que nous étions en pleine mer, nous fûmes battus d'une tempête horrible qui nous fit perdre notre route. Elle continua plusieurs jours et nous poussa devant le port d'une île où le capitaine aurait fort souhaité de se dispenser d'entrer ; mais nous fûmes bien obligés d'y aller mouiller. Lorsqu'on eut plié les voiles, le capitaine nous dit : « Cette île et quelques autres voisines sont habitées par des sauvages tout velus qui vont venir nous assaillir. Quoique ce soient des nains, notre malheur veut que nous ne fassions pas la moindre résistance, parce qu'ils sont en plus grand nombre que les sauterelles, et que, s'il nous arrivait d'en tuer quelqu'un, ils se jetteraient tous sur nous et nous assommeraient. »
Le jour, qui vint éclairer l'appartement de Schahriar, empêcha Scheherazade d'en dire davantage. La nuit suivante, elle reprit la parole en ces termes :


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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 17:58

222e Nuit - Quatrième voyage de Sindbad le marin

« Le capitaine, dit Sindbad, après m'avoir fort attentivement considéré, me reconnut enfin : « Dieu soit loué ! s'écria-t-il en m'embrassant ; Je suis ravi que la fortune ait réparé ma faute. Voilà vos marchandises que j'ai toujours pris soin de conserver et de faire valoir dans tous les ports où j'ai abordé. Je vous les rends avec le profit que j'en ai tiré. » Je les pris, en témoignant au capitaine toute la reconnaissance que je lui devais.
« De l'île de Salahat, nous allâmes à une autre, où je me fournis de clous de girofle, de cannelle et d'autres épiceries. Quand nous nous en fûmes éloignés, nous vîmes une tortue qui avait vingt coudées en longueur et en largeur ; nous remarquâmes aussi un poisson qui tenait de la vache ; il avait du lait, et sa peau est d'une si grande dureté qu'on en fait ordinairement des boucliers ; j'en vis un autre qui avait la figure et la couleur d'un chameau. Enfin, après une longue navigation, j'arrivai à Balsora, et de là je revins en cette ville de Bagdad avec tant de richesses que j'en ignorais la quantité. J'en donnai encore aux pauvres une partie considérable, et j'ajoutai d'autres grandes terres à celles que j'avais déjà acquises. »
Sindbad acheva ainsi l'histoire de son troisième voyage. Il fit donner ensuite cent autres sequins à Hindbad, en l'invitant au repas du lendemain et au récit du quatrième voyage. Hindbad et la compagnie se retirèrent, et le jour suivant étant venu, Sindbad prit la parole sur la fin du dîner, et continua ses aventures.

QUATRIÈME VOYAGE DE SINDBAD LE MARIN

«Les plaisirs, dit-il, et les divertissements que je pris après mon troisième voyage n'eurent pas des charmes assez puissants pour me déterminer à ne pas voyager davantage. Je me laissai encore entraîner à la passion de trafiquer et de voir des choses nouvelles. Je mis donc ordre à mes affaires, et ayant fait un fonds de marchandises de débit dans les lieux où j'avais dessein d'aller, je partis. Je pris la route de la Perse, dont je traversai plusieurs provinces, et j'arrivai à un port de mer où je m'embarquai. Nous mîmes à la voile, et nous avions déjà touché à plusieurs ports de terre ferme et à quelques îles orientales lorsque, faisant un jour un grand trajet, nous fûmes surpris d'un coup de vent qui obligea le capitaine à faire amener les voiles et à donner tous les ordres nécessaires pour prévenir le danger dont nous étions menacés. Mais toutes nos précautions furent inutiles : la manœuvre ne réussit pas bien, les voiles furent déchirées en mille pièces, et le vaisseau, ne pouvant plus être gouverné, donna sur une sèche, et se brisa de manière qu'un grand nombre de marchands et de matelots se noyèrent, et que la charge périt. »
Scheherazade en était là quand elle vit paraître le jour. Elle s'arrêta, et Schahriar se leva. La nuit suivante, elle reprit ainsi le quatrième voyage :

226e Nuit - Cinquième voyage de Sindbad le marin

« Je n'attendais plus que la mort, continua Sindbad, lorsque j'entendis lever la pierre. On descendit un cadavre et une personne vivante. Le mort était un homme. Il est naturel de prendre des résolutions extrêmes dans les dernières extrémités. Dans le temps qu'on descendait la femme, je m'approchai de l'endroit où sa bière devait être posée, et quand je m'aperçus que l'on recouvrait l'ouverture du puits, je donnai sur la tête de la malheureuse deux ou trois grands coups d'un gros os dont je m'étais saisi. Elle en fut étourdie, ou plutôt je l'assommai, et comme je ne faisais cette action inhumaine que pour profiter du pain et de l'eau qui étaient dans la bière, j'eus des provisions pour quelques jours. Au bout de ce temps-là, on descendit encore une femme morte et un homme vivant ; je tuai l'homme de la même manière, et comme, par bonheur pour moi, il y eut alors une espèce de mortalité dans la ville, je ne manquai pas de vivres en mettant toujours en œuvre la même industrie.
« Un jour que je venais d'expédier encore une femme, j'entendis souffler et marcher. J'avançai du côté d'où partait le bruit ; j'ouïs souffler plus fort à mon approche, et il me parut entrevoir quelque chose qui prenait la fuite. Je suivis cette espèce d'ombre, qui s'arrêtait par reprises, et soufflait toujours en fuyant à mesure que j'en approchais. Je la poursuivis si longtemps, et j'allai si loin, que j'aperçus enfin une lumière qui ressemblait à une étoile. Je continuai de marcher vers cette lumière, la perdant quelquefois selon les obstacles qui me la cachaient ; mais je la retrouvais toujours; et, à la fin, je découvris qu'elle venait par une ouverture du rocher, assez large pour y passer.
« A cette découverte, je m'arrêtai quelque temps pour me remettre de l'émotion violente avec laquelle je venais de la faire ; puis, m'étant avancé jusqu'à l'ouverture, j'y passai, et me trouvai sur le bord de la mer. Imaginez-vous l'excès de ma joie ; il fut tel que j'eus de la peine à me persuader que ce n'était pas une imagination. Lorsque je fus convaincu que c'était une chose réelle, et que mes sens furent rétablis en leur assiette ordinaire, je compris que la chose que j'avais ouïe souffler et que j'avais suivie était un animal sorti de la mer, qui avait coutume d'entrer dans la grotte pour s'y repaître de corps morts.
« J'examinai la montagne, et remarquai qu'elle était située entre la ville et la mer, sans communication par aucun chemin, parce qu'elle était tellement escarpée que la nature ne l'avait pas rendue praticable. Je me prosternai sur le rivage pour remercier Dieu de la grâce qu'il venait de me faire. Je rentrai ensuite dans la grotte pour aller prendre du pain, que je revins manger à la clarté du jour de meilleur appétit que je n'avais fait depuis que l'on m'avait enterré dans ce lieu ténébreux.
« J'y retournai encore et allai ramasser à tâtons dans les bières tous les diamants, les rubis, les perles, les bracelets d'or, et enfin toutes les riches étoffes que je trouvai sous ma main. Je portai tout cela sur le bord de la mer. J'en fis plusieurs ballots que je liai proprement avec des cordes qui avaient servi à descendre les bières, et dont il y avait une grande quantité. Je les laissai sur le rivage en attendant une bonne occasion, sans craindre que la pluie les gâtât, car alors ce n'en était pas la saison.
« Au bout de deux ou trois jours, j'aperçus un navire qui ne faisait que de sortir du port, et qui vint passer assez près de l'endroit où j'étais. Je fis signe de la toile de mon turban, et je criai de toute ma force pour me faire entendre. On m'entendit, et l'on détacha la chaloupe pour me venir prendre. A la demande que les matelots me firent, par quelle disgrâce je me trouvais en ce lieu, je répondis que je m'étais sauvé d'un naufrage depuis deux jours, avec les marchandises qu'ils voyaient. Heureusement pour moi, ces gens, sans examiner le lieu où j'étais et si ce que je leur disais était vraisemblable, se contentèrent de ma réponse et m'emmenèrent avec mes ballots.
« Quand nous fûmes arrivés à bord, le capitaine, satisfait en lui-même du plaisir qu'il me faisait et occupé du commandement du navire, eut aussi la bonté de se payer du prétendu naufrage que je lui dis avoir fait. Je lui présentai quelques-unes de mes pierreries, mais il ne voulut pas les accepter:
« Nous passâmes devant plusieurs îles, et, entre autres, devant l'île des Cloches, éloignée de dix journées de celle de Serendib, par un vent ordinaire et réglé, et de six journées de l'île de Kela, où nous abordâmes. Il y a des mines de plomb, des cannes d'Inde et du camphre très-excellent.
« Le roi de l'île de Kela est très riche, très puissant, et son autorité s'étend sur toute l'île des
Cloches, qui a deux journées d'étendue, et dont les habitants sont encore si barbares qu'ils mangent la chair humaine. Après que nous eûmes fait un grand commerce dans cette île, nous remîmes à la voile et abordâmes à plusieurs autres ports. Enfin j'arrivai heureusement à Bagdad avec des richesses infinies, dont il est inutile de vous faire le détail. Pour rendre grâces à Dieu des faveurs qu'il m'avait faites, je fis de grandes aumônes, tant pour l'entretien de plusieurs mosquées que pour la subsistance des pauvres, et me donnai tout entier à mes parents et à mes amis, en me divertissant et en faisant bonne chère avec eux. »
Sindbad finit en cet endroit le récit de son quatrième voyage, qui causa encore plus d'admiration à ses audIteurs que les trois précédents. Il fit un nouveau présent de cent sequins à Hindbad, qu'il pria, comme les autres, de revenir le jour suivant, à la même heure, pour dîner chez lui et entendre le détail de son cinquième voyage. Hindbad et les autres conviés prirent congé de lui et se retirèrent. Le lendemain, lorsqu'ils furent tous rassemblés, ils se mirent à table, et, à la fin du repas, qui ne dura pas moins que les autres, Sindbad commença de cette sorte le récit de son cinquième voyage :

CINQUIÈME VOYAGE DE SINDBAD LE MARIN

« Les plaisirs, dit-il, eurent encore assez de charmes pour effacer de ma mémoire toutes les peines et les maux que j'avais soufferts, sans pouvoir m'ôter l'envie de faire de nouveaux voyages. C'est pourquoi j'achetai des marchandises, je les fis emballer et charger sur des voitures, et je partis avec elles pour me rendre au premier port de mer. Là, pour ne pas dépendre d'un capitaine et pour avoir un navire à mon commandement, je me donnai le loisir d'en faire construire et équiper un à mes frais. Dès qu'il fut achevé, je le fis charger, je m'embarquai dessus, et comme je n'avais pas de quoi faire une charge entière, je reçus plusieurs marchands de différentes nations avec leurs marchandises.
« Nous fîmes voile au premier bon vent, et prîmes le large. Après une longue navigation, le premier endroit où nous abordâmes fut une île déserte, où nous trouvâmes l'œuf d'un roc d'une grosseur pareille à celui dont vous m'avez entendu parler; il renfermait un petit roc près d'éclore, dont le bec commençait à paraître. »
A ces mots, Scheherazade se tut, parce que le jour se faisait déjà voir dans l'appartement du sultan des Indes. La nuit suivante, elle reprit son discours.


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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 17:58

229e Nuit - Sixième voyage de Sindbad le marin

« Les marchands avec qui j'étais, continua Sindbad, ramassèrent des pierres et les jetèrent de toute leur force au haut des arbres contre les singes. Je suivis leur exemple, et je vis que les singes, instruits de notre dessein, cueillaient les cocos avec ardeur, et nous les jetaient avec des gestes qui marquaient leur colère et leur animosité. Nous ramassions les cocos, et nous jetions de temps en temps des pierres pour irriter les singes. Par cette ruse, nous remplissions nos sacs de ce fruit, qu'il nous eût été impossible d'avoir autrement.
« Lorsque nous en eûmes plein nos sacs, nous nous en retournâmes à la ville, où le marchand qui m'avait envoyé à la forêt me donna la valeur du sac de cocos que j'avais apporté : « Continuez, me dit-il, et allez tous les jours faire la même chose jusqu'à ce que vous ayez gagné de quoi vous reconduire chez vous. » Je le remerciai du bon conseil qu'il me donnait, et insensiblement je fis un si grand amas de cocos que j'en avais pour une somme considérable.
« Le vaisseau sur lequel j'étais venu avait fait voile avec des marchands qui l'avaient chargé de cocos qu'ils avaient achetés. J'attendis l'arrivée d'un autre qui aborda bientôt au port de la ville pour faire un pareil chargement. Je fis embarquer dessus tout les cocos qui m'appartenaient, et lorsqu'il fut prêt à partir, j'allai prendre congé du marchand à qui j'avais tant d'obligation. Il ne put s'embarquer avec moi parce qu'il n'avait pas encore achevé ses affaires.
« Nous mîmes à la voile, et primes la route de l'île où le poivre croît en plus grande abondance. De là nous gagnâmes l'île de Comari, qui porte la meilleure espèce de bois d'aloès, et dont les habitants se sont fait une loi inviolable de ne pas boire de vin, ni de souffrir aucun lieu de débauche. J'échangeai mon coco en ces deux îles contre du poivre et du bois d'aloès, et me rendis, avec d'autres marchands, à la pêche des perles, où je pris des plongeurs à gages pour mon compte. Ils m'en pêchèrent un grand nombre de très-grosses et de très-parfaites. Je me remis en mer avec joie sur un vaisseau qui arriva heureusement à Balsora ; de là, je revins à Bagdad, où je fis de très grosses sommes d'argent du poivre, du bois d'aloès et des perles que j'avais apportés. Je distribuai en aumônes la dixième partie de mon gain, de même qu'au retour de mes autres voyages, et je cherchai à me délasser de mes fatigues dans toutes sortes de divertissements. »
Ayant achevé ces paroles, Sindbad fit donner cent sequins à Hindbad, qui se retira avec tous les autres convives. Le lendemain, la même compagnie se trouva chez le riche Sindbad, qui, après l'avoir régalée comme les jours précédents, demanda audience, et fit le récit de son sixième voyage de la manière que je vais vous le raconter :

SIXIÈME VOYAGE DE SINDBAD LE MARIN

« Messeigneurs, leur dit-il, vous êtes sans doute en peine de savoir comment, après avoir fait cinq naufrages et avoir essuyé tant de périls, je pus me résoudre encore à tenter la fortune et à chercher de nouvelles disgrâces. J'en suis étonné moi-même quand j'y fais réflexion, et il fallait assurément que j'y fusse entraîné par mon étoile. Quoi qu'il en soit, au bout d'une année de repos, je me préparai à faire un sixième voyage, malgré les prières de mes parents et de mes amis, qui firent tout ce qui leur fut possible pour me retenir.
«Au lieu de prendre ma route par le golfe Persique, je passai encore une fois par plusieurs provinces de la Perse et des Indes, et j'arrivai à un port de mer où je m'embarquai sur un bon navire dont le capitaine était résolu à faire une longue navigation. Elle fut très-longue, à la vérité, mais en même temps si malheureuse que le capitaine et le pilote perdirent leur route, de manière qu'ils ignoraient où nous étions. Ils la reconnurent enfin ; mais nous n'eûmes pas sujet de nous en réjouir, tout ce que nous étions de passagers ; et nous fûmes un jour dans un étonnement extrême de voir le capitaine quitter son poste en poussant des cris. Il jeta son turban par terre, s'arracha la barbe, et se frappa la tête comme un homme à qui le désespoir a troublé l'esprit. Nous lui demandâmes pourquoi il s'affligeait ainsi : « Je vous annonce, nous répondit-il, que nous sommes dans l'endroit de toute la mer le plus dangereux. Un courant très-rapide emporte le navire, et nous allons tous périr dans moins d'un quart d'heure. Priez Dieu qu'il nous délivre de ce danger : nous ne saurions en échapper, s'il n'a pitié de nous. » A ces mots, il ordonna de faire ranger les voiles ; mais les cordages se rompirent dans la manœuvre et le navire, sans qu'il fût possible d'y remédier, fut emporté par le courant au pied d'une montagne inaccessible, où il échoua et se brisa, de manière pourtant qu'en sauvant nos personnes, nous eûmes encore le temps de débarquer nos vivres et nos plus précieuses marchandises.
« Cela étant fait, le capitaine nous dit : « Dieu vient de faire ce qui lui a plu. Nous pouvons nous creuser ici chacun notre fosse, et nous dire le dernier adieu, car nous sommes dans un lieu si funeste que personne de ceux qui y ont été jetés avant nous ne s'en est retourné chez soi. » Ce discours nous jeta tous dans une affliction mortelle, et nous nous embrassâmes les uns les autres les larmes aux yeux, en déplorant notre malheureux sort.
« La montagne au pied de laquelle nous étions faisait la côte d'une île fort longue et très-vaste. Cette côte étant toute couverte de débris de vaisseaux qui y avaient fait naufrage; et par une infinité d'ossements qu'on y rencontrait d'espace en espace et qui nous faisaient horreur, nous jugeâmes qu'il s'y était perdu bien du monde. C'est aussi une chose presque incroyable, que la quantité de marchandises et de richesses qui se présentaient à nos yeux de toutes parts. Tous ces objets ne servirent qu'à augmenter la désolation où nous étions. Au lieu que partout ailleurs les rivières sortent de leur lit pour se jeter dans la mer, tout au contraire une grosse rivière d'eau douce s'éloigne de la mer, et pénètre dans la côte au travers d'une grotte obscure dont l'ouverture est extrêmement haute et large. Ce qu'il y a de plus remarquable dans ce lieu, c'est que les pierres de la montagne sont de cristal, de rubis ou d'autres pierres précieuses. On y voit aussi la source d'une espèce de poix ou de bitume qui coule dans la mer, que les poissons avalent, et rendent ensuite changé en ambre gris, que les vagues rejettent sur la grève, qui en est couverte. Il y croît aussi des arbres, dont la plupart sont de bois d'aloès, qui ne cèdent point en bonté à ceux de Comari.
« Pour achever la descrïption de cet endroit, qu'on peut appeler un gouffre, puisque jamais rien n'en revient, il n'est pas possible que les navires puissent s'en écarter lorsqu'une fois ils s'en sont approchés à une certaine distance. S'ils y sont poussés par un vent de mer, le vent et le courant les perdent, et s'ils s'y trouvent lorsque le vent de terre souffle, ce qui pourrait favoriser leur éloignement, la hauteur de la montagne l'arrête, et cause un calme qui laisse agir le courant qui les emporte contre la côte, où ils se brisent comme le nôtre y fut brisé. Pour surcroît de disgrâce, il n'est pas possible de gagner le sommet de la montagne et se sauver par aucun endroit.
« Nous demeurâmes sur le rivage comme des gens qui ont perdu l'esprit, et nous attendions la mort de jour en jour. D'abord nous avions partagé nos vivres également : ainsi, chacun vécut plus ou moins longtemps que les autres, selon son tempérament et suivant l'usage qu'il fit de ses provisions. »
Scheherazade cessa de parler, voyant que le jour commençait à paraître. Le lendemain elle continua de cette sorte le récit du sixième voyage de Sindbad :

232e Nuit - Septième et dernier voyage de Sindbad

« Je pris la lettre du roi de Serendib, continua Sindbad, et j'allai me présenter à la porte du Commandeur des croyants, suivi de la belle esclave et des personnes de ma famille qui portaient les présents dont j'étais chargé. Je dis le sujet qui m'amenait, et aussitôt l'on me conduisit devant le trône du calife. Je lui fis la révérence en me prosternant, et, après lui avoir fait une harangue très concise, je lui présentai la lettre et le présent. Lorsqu'il eut lu ce que lui mandait le roi de Serendib, il me demanda s'il était vrai que ce prince fût aussi puissant et aussi riche qu'il le marquait par sa lettre. Je me prosternai une seconde fois, et, après m'être relevé : « Commandeur des croyants, lui répondis-je, je puis assurer Votre Majesté qu'il n'exagère pas ses richesses et sa grandeur, j'en suis témoin. Rien n'est plus capable de causer de l'admiration que la magnificence de son palais. Lorsque ce prince veut paraître en public, on lui dresse un trône sur un éléphant où il s'assied, et il marche au milieu de deux files composées de ses ministres, de ses favoris et d'autres gens de sa cour. Devant lui, sur le même éléphant, un officier tient une lance d'or à la main, et derrière le trône un autre est debout, qui porte une colonne d'or au haut de laquelle est une émeraude longue d'environ un demi-pied et grosse d'un pouce. Il est précédé d'une garde de mille l'hommes habillés de drap d'or et de soie et montés sur des éléphants richement caparaçonnés.
Pendant que le roi est en marche, l'officier qui est devant lui sur le même éléphant crie de temps en temps à haute voix : « Voici le grand monarque, le puissant et redoutable sultan des Indes, dont le palais est couvert de cent mille rubis, et qui possède vingt mille couronnes de diamants. Voici le monarque couronné, plus grand que ne furent jamais le grand Solima et le grand Mihrage. »
« Après qu'il a prononcé ces paroles, l'officier qui est derrière le trône crie à son tour : « Ce monarque si grand et si puissant doit mourir, doit mourir, doit mourir. » L'officier de devant reprend et crie ensuite : « Louange à celui qui vit et ne meurt pas ! »
« D'ailleurs, le roi de Serendib est si juste qu'il n'y a pas de juges dans sa capitale, non plus que dans le reste de ses États ; ses peuples n'en ont pas besoin : ils savent et ils observent d'eux-mêmes exactement la justice, et ne s'écartent jamais de leur devoir. Ainsi les tribunaux et les magistrats sont inutiles chez eux. » Le calife fut fort satisfait de mon discours : « La sagesse de ce roi, dit-il, paraît en sa lettre, et, après ce que vous venez de me dire, il faut avouer que sa sagesse est digne de ses peuples, et ses peuples dignes d'elle. » À ces mots, il me congédia et me renvoya avec un riche présent. »
Sindbad acheva de parler en cet endroit, et ses auditeurs se retirèrent ; mais Hindbad reçut auparavant cent sequins. Ils revinrent encore le jour suivant chez Sindbad, qui leur raconta son septième et dernier voyage dans ces termes :

SEPTIÈME ET DERNIER VOYAGE DE SINDBAD.

« Au retour de mon sixième voyage, j'abandonnai absolument la pensée d'en faire jamais d'autres. Outre que j'étais dans un âge qui ne demandait plus que du repos, je m'étais bien promis de ne plus m'exposer aux périls que j'avais tant de fois courus. Ainsi je ne songeais qu'à passer doucement le reste de ma vie. Un jour que je régalais nombre d'amis, un de mes gens me vint avertir qu'un officier du calife me demandait. Je sortis de table et allai au-devant de lui : « Le calife, me dit-il, m'a chargé de venir vous dire qu'il veut vous parler. » Je suivis au palais l'officier, qui me présenta à ce prince, que je saluai en me prosternant à ses pieds. « Sindbad, me dit-il, j'ai besoin de vous; il faut que vous me rendiez un service : que vous alliez porter ma réponse et mes présents au roi de Serendib. Il est juste que je lui rende la civilité qu'il m'a faite. »
« Le commandement du calife fut un coup de foudre pour moi : « Commandeur des croyants, lui dis-je, je suis prêt à exécuter tout ce que m'ordonnera Votre Majesté ; mais je la supplie très-humblement de songer que je suis rebuté des fatigues incroyables que j'ai souffertes ; j'ai même fait vœu de ne sortir jamais de Bagdad. » De là je pris occasion de lui faire un long détail de toutes mes aventures, qu'il eut la patience d'écouter jusques à la fin.
« D'abord que j'eus cessé de parler : « J'avoue, dit-il, que voilà des événements bien extraordinaires ; mais pourtant il ne faut pas qu'ils vous empêchent de faire pour l'amour de moi le voyage que je vous propose. Il ne s'agit que d'aller à l'île de Serendib, vous acquitter de la commission que je vous donne. Après cela, il vous sera libre de vous en revenir ; mais il faut y aller, car vous voyez bien qu'il ne serait pas de la bienséance et de ma dignité d'être redevable au roi de cette île. » Comme je vis que le calife exigeait cela de moi absolument, je lui témoignai que j'étais prêt à lui obéir. Il en eut beaucoup de joie, et me fit donner mille sequins pour les frais de mon voyage.
« Je me préparai en peu de jours à mon départ, et sitôt qu'on m'eut livré les présents du calife avec une lettre de sa propre main, je partis et pris la route de Balsora, où je m'embarquai. Ma navigation fut très heureuse : j'arrivai à l'île de Serendib. Là, j'exposai aux ministres la commission dont j'étais chargé, et les priai de me faire donner audience incessamment : ils n'y manquèrent pas. On me conduisit au palais avec honneur ; j'y saluai le roi en me prosternant selon la coutume.
« Ce prince me reconnut d'abord, et me témoigna une joie toute particulière de me revoir : « Ah ! Sindbad, me dit-il, soyez le bienvenu. Je vous jure que j'ai songé à vous très souvent depuis votre départ. Je bénis ce jour, puisque nous nous voyons encore une fois. » Je lui fis mon compliment, et, après l'avoir remercié de la bonté qu'il avait pour moi, je lui présentai la lettre et le présent du calife, qu'il reçut avec toutes les marques d'une grande satisfaction.
« Le calife lui envoyait un lit complet de drap d'or, estimé mille sequins ; cinquante robes d'une très riche étoffe ; cent autres de toile blanche, la plus fine du Caire, de Suez, de Cufa et d'Alexandrie ; un autre lit cramoisi, et un autre encore d'une autre façon ; un vase d'agate plus large que profond, épais d'un doigt et ouvert d'un demi-pied, dont le fond représentait en bas-relief un homme un genou en terre qui tenait un arc avec une flèche, prêt à tirer contre un lion ; et lui envoyait enfin une riche table que l'on croyait, par tradition, venir du grand Salomon. La lettre du calife était conçue en ces termes :
« Salut, au nom du souverain guide du droit chemin, au puissant et heureux sultan, de la part d'Abdallah Haroun Alrachid, que Dieu a placé dans le lieu d'honneur après ses ancêtres d'heureuse mémoire !
Nous avons reçu votre lettre avec joie, et nous vous envoyons celle-ci, émanée du conseil de notre Porte, le jardin des esprits supérieurs. Nous espérons qu'en jetant les yeux dessus vous connaîtrez notre bonne intention, et que vous l'aurez pour agréable. Adieu. »
« Le roi de Serendib eut un grand plaisir de voir que le calife répondait à l'amitié qu'il lui avait témoignée. Peu de temps après cette audience, je sollicitai celle de mon congé, que je n'eus pas peu de peine à obtenir. Je l'obtins enfin, et le roi, en me congédiant, me fit un présent très-considérable. Je me rembarquai aussitôt, dans le dessein de m'en retourner à Bagdad ; mais je n'eus pas le bonheur d'y arriver comme je l'espérais, et Dieu en disposa autrement.
« Trois ou quatre jours après notre départ, nous fûmes attaqués par des corsaires, qui eurent d'autant moins de peine à s'emparer de notre vaisseau qu'on n'y était nullement en état de se défendre. Quelques personnes de l'équipage voulurent faire résistance, mais il leur en coûta la vie ; pour moi et tous ceux qui eurent la prudence de ne pas s'opposer au dessein des corsaires, nous fûmes faits esclaves. »
Le jour qui paraissait imposa silence à Scheherazade. Le lendemain, elle reprit la suite de cette histoire.


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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 17:59

Faisons maintenant un petit saut du côté d'adventure isle:

lien vers la carte grand format:
http://img290.imageshack.us/img290/2526/pict00496mn.jpg

Découvrons tout d'abord Skull Rock:


Comme le stypule la seconde carte Skull Rock est en fait le fameux rocher où fut enfermé Lili la tigresse trés bonne amie de peter Pan et fille du grand chef indien de la tribue des peau rouges.
On peut d'ailleur repérer devant ce fameux rocher le néanmoins célèbre bateau du capitaine Crochet:

celui çi servit d'ailleur de scène pour un spectacle mettant en scène peter Pan et les pirates en 2005.
Sachez ,concernant peter pan qu'il est né de l'imagination de l'écrivain écossais James Matthiew Barrie.

Né le 9 mai 1860, à Kirriemuir, en Écosse, il était le neuvième enfant, et le troisième garçon, du couple formé par David et Margaret Barrie, née Ogilvy.

Son père était un ouvrier tisserand. Sa mère était une femme forte et intelligente, qui eut une importance capitale dans sa vie. Elle lui donna tout d'abord le goût de la fiction en lui lisant des histoires, sutout celles de Stevenson (écossais également), qu'elle vénérait.

Le fils préféré de sa mère, David, mourut lorsqu'il avait six ans. Le petit Jimmy (diminutif de James) essaya de le remplacer dans le cœur de sa mère, allant jusqu'à s'habiller avec les vêtements du défunt pour s'identifier au fils disparu. L'enfance de James Matthew Barrie ne fut pas heureuse. Il grandit sur une fêlure. Toute sa vie, il essaya d'emporter l'amour de sa mère, mais n'y parvint jamais tout à fait. Il s'était donné la mission de consoler sa mère de cette perte et affirma, par la suite, que son envie d'écrire avait cette origine. On retrouve d'ailleurs toujours un personnage nommé David dans plusieurs de ses œuvres et un certain nombre de fantômes… James Matthew Barrie fut l'élève des écoles de Glasgow, Forfar et de Dumfries. En 1887, il entra à l'Université d'Edimbourg, d'où il ressortit, quatre ans après, muni d'une maîtrise. Il travailla comme journaliste pour le Journal de Nottingham avant de s'installer à Londres, à son compte, en 1885.
Il épousa en 1894 l'actrice Mary Ansell, mais le mariage ne fut pas heureux. Sans enfant, l'union fut rompue par un divorce (en 1909) demandé par l'épouse (qui avait pris un amant), et auquel ne put s'opposer Barrie, malgré toutes ses tentatives.

Il fut un ami intime de la famille Llewelyn Davies — surtout des enfants, qui lui inspirèrent le personnage de Peter Pan. Il cultivait une amitié ambiguë mais respectueuse avec la mère des enfants, Sylvia. Les enfants se retrouvèrent bientôt orphelins, de père, puis de mère, et James Matthew Barrie les adopta. Peter, John, Michael, Nicholas et Arthur devinrent donc ses fils.

Les enfants connurent, chacun à leur manière, un destin tragique et Barrie fut très affecté par ces disparitions successives.

Il reçut les honneurs — un titre de Baronet en 1913, l'Ordre du Mérite en 1922 et le rectorat de l'Université de St. Andrews, où il fit une émouvante allocution (Courage, 1922), puis les fonctions de chancelier de l'Université d'Edimbourg.

Barrie est mort le 19 juin 1937. Il est enterré dans le cimetière de Kirriemuir, son lieu de naissance. Sa maison natale, au 4 Brechin Road, est entretenue et transformée en musée par le National Trust for Scotland.

Ces oeuvres furent:
Bandolero, the bandit
Caught napping
Auld Licht Idylls
Better dead
When a man’s single
A window in the Thrums
An Edinburgh eleven
My Lady Nicotine
The Little Minister
Ibsen’s ghost
Richard Savage
A holiday in bed / Life in a country manse
Walker
Jane Annie
Two of them
Tillyloss scandal
A lady's shoe
Becky Sharp
Professor's love story
The Sabbath day
Sentimental Tommy
Margaret Ogilvy
Tommy and Grizel
A platonic friendship
An auld licht manse
The Allahakbarries book
The wedding guest
Quality street
The little white bird
The admirable Crichton
Little Mary
Peter Pan or the boy who would not grow up
Pantaloon
Alice sit-by-the-fire
Josephine
Punch
Peter Pan in Kensington gardens
What every woman knows
When Wendy grew up : an afterthought
George Meredith
Old friends
A slice of life
The twelve-pound look
Peter and Wendy
Rosalind
The dramatist get what they want
The will
The adored one
Half Hours
Der tag
Rosy rapture, the pride of the beauty chorus
The fatal typist
The new world
The little minister
Kiss for Cinderella)
The real thing at least
Irene Vanbrugh’s pantomine
Shakespeare’s legacy
Dear Brutus
The Old Lady Shows Her Medals
Reconstructing the crime
Who was sarah Findlay ?
A well-remembered voice
Echoes of the War
The truth about the russian dancers
Mary Rose
Shall We Joint The Ladies ?
Neil and the Tintinnabulum
Representative plays
Barbara’s wedding
The plays of J.M. Barrie
Farewell Miss Julie Logan : A Wintry Tale
The Boy David - A Play In Three Acts

Pour en savoir plus sur JM Barrie:
http://www.jmbarrie.co.uk/


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:00

partons maintenant à la découverte du fabuleux trésor de Ben Gunn


Ben Gunn est en fait l'un des personnages de l'île aux trésors de Robert louis Stevenson ;Roman qui fut l'objet d'un film de Walt Disney sorti en 1950 avec l'acteur Bobby Driscoll(mélodie du sud;danny le petit mouton noir....) et le plus célèbre Ben Gunn en la personne de GEOFFREY WILKINSON.

A la découverte de Ben Gunn:
Aussitôt, le monstre reparut, et, faisant un vaste détour, entreprit de couper ma retraite. J'étais las, certes, mais eussé-je été aussi frais qu'à mon lever, que je n'aurais pas été de taille à rivaliser à la course avec un tel adversaire. D'arbre en arbre, le mystérieux monstre filait comme un daim, courant sur deux jambes, tel un homme. Mais la façon qu'il avait de se courber en avant n'était pas celle d'un homme. Pourtant, je ne pouvais plus en douter, c’était un homme.
Je me rappelai ce que j’avais entendu dire des cannibales et fus sur le point d’appeler au secours. Mais le simple fait que c’était un homme, aussi sauvage qu’il fût, m’avait quelque peu rassuré. Et ma peur de Silver s’était ranimée en proportion. Je restai donc immobile, cherchant un moyen de fuir. C’est alors que je pensai soudain à mon pistolet. Je n’étais pas sans défense, et le courage me revint aussitôt. Je fis face résolument à cet homme et marchai droit à son avance.
Cependant, il s’était embusqué derrière un autre arbre, et devait surveiller mes mouvements, car dès que je marchai dans sa direction, il réapparut et s’avança à ma rencontre. Puis, il hésita, recula de quelques pas, s’avança derechef et finalement, à mon étonnement et à ma confusion, se jeta à genoux et joignit les mains en signe de supplication.
Je m’arrêtai de nouveau et lui demandai :
« Qui êtes-vous ?
- Ben Gunn, me répondit-il, et sa voix était rauque et étrange comme le grincement d’une serrure rouillée. Je suis le pauvre Ben Gunn, je suis Ben Gunn. Je n’ai pas parlé à un chrétien depuis trois ans. »
Je pus voir alors que c’était comme moi un homme blanc, et que ses traits n’étaient pas désagréables. Sa peau était tannée, même ses lèvres étaient noires et ses yeux bleus surprenaient dans une figure si sombre. De tous les mendiants que j’avais vus ou imaginés, il était le prince par ses haillons. Il était revêtu de lambeaux de vieille toile à voile et de vieux cirés ; et son extraordinaire costume d’arlequin tenait par un système d'attaches aussi divers que bizarre : boutons de cuivre, liens d’osier, nœuds de filin goudronné. Autour de la taille, il portait une vieille ceinture de cuir à boucle de cuir, qui était la seule partie solide de son accoutrement.
« Trois ans ! m'écriai-je. Avez-vous fait naufrage ?
- Non, camarade, dit-il, marronné.»
J'avais entendu ce mot, et je savais qu'il représentait un horrible châtiment assez commun parmi les flibustiers ; le condamné était abandonné sur le rivage de quelque île déserte et solitaire, avec un peu de poudre et un fusil.

Robert Louis Stevenson, L’Ile au trésor, 1883, chapitre XV

Robert Louis Stevenson:

Robert Louis Stevenson (13 novembre 1850 - 3 décembre 1894) est un auteur écossais et un grand voyageur.
Stevenson naît Robert Lewis Balfour Stevenson à Édimbourg en Écosse, en 1850. Son père, Thomas Stevenson, et son grand-père, Robert Stevenson, sont tous deux des constructeurs de phares très réputés en Écosse. Sa mère Margaret Balfour est, quant à elle, la fille cadette du pasteur Lewis Balfour.

Dès son plus jeune âge, Stevenson se montre un enfant à la santé précaire, fragile des poumons et des bronches (il contracte notamment la tuberculose). Sa scolarité est très irrégulière du fait de ses fréquentes maladies. C'est durant ses périodes d'alitement que sa nurse Alison Cunningham (qu'il surnomme affectueusement « Cummy ») exalte son imagination en lui racontant de nombreuses histoires écossaises.

Destiné à suivre la carrière de son père, il entre en 1867 à l'Université d'Édimbourg afin d'y préparer un diplôme d'ingénieur. Mais il s'applique en fait peu aux études (malgré ses dessins de phares commentés élogieusement) et mène une vie très dissolue avec d'autres étudiants. C'est à 18 ans qu'il adopte le nom de Robert Louis Stevenson et le sigle RLS pour se désigner.

En 1871, il abandonne ses études d'ingénieur, sa mauvaise santé s'accordant mal avec le métier de constructeur de phares. Il décide alors de se tourner vers le droit, pensant ainsi disposer de plus de loisirs afin de se consacrer à sa vocation secrète : l'écriture. En juillet 1875, il obtient son diplôme d'avocat mais il n'exercera jamais cette profession.

En 1876, il sillonne les canaux d'Anvers à Pontoise, voyageant à travers la France et la Belgique. Il publiera son voyage, en 1878, dans le livre Un voyage dans les Terres), qui est un des premiers livres présentant la randonnée et le camping comme des activités de loisirs — il s'agit du premier essai décrivant des sacs de couchage.

En 1878, à la suite d'une peine de cœur, il part s'isoler au Monastier-sur-Gazeille. Depuis cette localité, il effectue une randonnée en compagnie d'une ânesse, nommée Modestine, le bât fixé sur l'animal est un sac servant à contenir ses effets et son sac de couchage. Parti le 22 septembre 1878 de Haute-Loire, il atteint douze jours plus tard la petite ville de Saint-Jean-du-Gard. Son parcours a cheminé dans le Velay, le Gévaudan, le mont Lozère et les Cévennes, passant par les communes de Langogne, Luc et Florac. Aujourd'hui cette randonnée de 230 km est connue sous le nom de « chemin de Stevenson » et est référencée comme sentier de grande randonnée GR70. Il publiera en 1879 le récit de cette randonnée, dans Voyage en Cévennes avec un âne, qui deviendra le livre de chevet de nombreux randonneurs.

En 1887, après le décès de son père, il partit aux États-Unis, où il fut accueilli par la presse new-yorkaise comme une vedette, suite au succès de "L'Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde" (1886). Il passa l'hiver dans les monts Adirondacks pour soigner sa tuberculose, et décida au printemps d'effectuer une croisière en Océanie où il visita les îles Marquises, les îles Gilbert et les Samoas.

En 1890, sa santé s'aggravant, il s'installe définitivement à Vailima aux Samoa dont le climat tropical est bénéfique à ses problèmes respiratoires. Sans négliger sa carrière littéraire, il s'investit beaucoup auprès des Samoans : lors d'une guerre civile en 1893, il prend même leur défense contre l'impérialisme allemand. Pleins de gratitude, les indigènes bâtissent en son honneur une route menant à sa plantation. Il devient même un chef de tribu, appelé respectueusement Tusitala (« le conteur d'histoires ») par ses membres. Il meurt d'une crise d'apoplexie à l'âge de 44 ans à Vailima et est enterré, selon son souhait, au sommet du mont Vaea, face à la mer. Son épouse Fanny (née Osbourne) lui fut un grand soutien dans sa vie aventureuse et ardue.

Son œuvre:
Il fut, à la fin du XIXe siècle, l'un des premiers à décrire de façon réaliste les paysages et les mœurs des contrées du Pacifique. Ses nombreuses contributions littéraires et sociologiques lui valurent l'estime des peuples du Pacifique. En pleine période du colonialisme triomphant, il a défendu la cause des autonomistes contre les puissances coloniales, surtout une fois installé à Samoa. Il a été honoré de la reconnaissance des habitants des Kiribati où son débarquement, un 12 juillet, a été repris comme point de départ de l'indépendance, 90 ans après. Aux Samoas, sur sa tombe, une épitaphe émouvante, le rappelle au souvenir des siens.

Ses nouvelles d'aventure, romance et horreur ont une profondeur psychologique considérable et leur popularité continue de nos jours, aussi bien en livre qu'au cinéma.

Romans et nouvelles:
1882 : New Arabian Nights (Les Nouvelles mille et une nuits), recueil de nouvelles rocambolesques contenant :
The suicide-club (Le Club du suicide)
The Raja's Diamond (Le Diamant du Rajah)
The Pavilion on the Links
A Lodging for Night (Une Loge pour la nuit)
The Sire of Maletroit's Door
The Providence and Guitar
1883 : Treasure Island (L'Île au trésor), son premier grand succès, une histoire de pirates et de trésor caché qui a été adaptée au cinéma plusieurs fois. Le livre est dédié à son beau-fils Lloyd Osbourne, qui lui inspira l'idée de l'île, de ses mystères et de son trésor.
1884 : The Black Arrow, a tale of Two Roses (La Flèche noire)
1884 : More New Arabian Nights : The Dynamitter (Le Dynamiteur), la suite de New Arabian Nights
1886 : The Strange Case of Dr. Jekyll and Mister Hyde (L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde)
1886 : Kidnapped ! (Enlevé !)
1887 : The Merry Men (Les Gais Lurons), recueil de nouvelles contenant :
The Merry Men (Les Gais Lurons, 1881)
Will O'Mill (Will du Moulin, 1877)
Markheim (1884)
Janet the Thrawn (Janet la Torte, 1881)
Olalla (1884)
The Franchard's Treasure (Le Trésor de Franchard, 1882)
1887 : The Misadventures of John Nicholson (Les Mésaventures de John Nicholson)
1889 : The Master of Ballantrae (Le Maître de Ballantrae)
1889 : The Wrong Box (La Mauvaise caisse ou Le Mort Vivant ou Un Mort encombrant) [1]
1893 : Catriona, la suite de Kidnapped !
1896 : Weir of Herminston (Herminston, le juge pendeur), inachevé et posthume
1897 : St Ives (St Yves, prisonnier d'Édimbourg), inachevé et posthume

Poésie:
1885 : A Child's Garden of Verses, recueil destiné à l'origine aux enfants mais très populaire aussi auprès de leurs parents. Il contient les fameux « My Shadow » et « The Lamplighter ». Ce recueil pourrait représenter une réflexion positive de l'enfance maladive de l'auteur.
1887 : Underwoods

Sur les voyages:
1878 : An Inland Voyage (Un voyage dans les Terres), voyages à travers la France et la Belgique, un des premiers livres présentant la randonnée et le camping comme des activités de loisirs (il s'agit du premier essai décrivant des sacs de couchage)
1879 : Travel with a donkey in the Cevennes (Voyage avec un âne dans les Cévennes)
1883 : The Silverado Squatters (Les Squatters de Silverado), vie en Californie durant sa lune de miel dans une mine désaffectée.

Œuvres documentaires sur le Pacifique:
In the South Seas (Dans les mers du Sud), une collection d'articles de Stevenson et d'essais sur ses voyages dans le Pacifique.
A Footnote to History: Eight Years of Trouble in Samoa, traduit en français sous le titre de Les Pleurs de Laupepa, Voyageurs Payot, 1995.

Fiction des Îles:
1892 : The Wrecker (Le Naufrageur ou Les Trafiquants d'épaves) [1]
1892 : Island's Night Entertainments (Veillées des Îles), contenant les nouvelles :
The Beach of Falsesá (La Plage de Falesá ou Ceux de Falesá), une de ses œuvres les plus matures, dans laquelle il explore les relations entre les colons blancs et les indigènes d'une manière qui préfigure Conrad et Maugham
The Bottle Imp (Le Diablotin de la Bouteille)
The Isle of Voices (L'Île aux Voix)
1894 : The Ebb-Tide (Le Reflux ou Le Creux de la vague)

pour en savoir plus sur R.L Stevenson:
http://www.roman-daventures.info/auteurs/angleterre/stevenson/stevenson.htm


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:01

Une petite Halte à Spyglass Hill:



Spyglass Hill est issue également de l'île au trésor.Mais au delà du roman la légende dit que Robert Louis Stevenson y aurais séjourné afin d'y puiser ces idées .
Point de vue géographique Spyglass hill serait situé sur l'île d'Anguilla mais ne figure cependant pas sur la carte du fait qu'il ne s'agit que d'une petite Colline:

Voici une photo ainsi que le lien de Spyglass Hill qui font réver les marins et pirates d'eau douce que nous sommes:

http://www.spyglasshillanguilla.com/


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:01

Davy Jones's Locker:



Davy Jones Locker est une expréssion nautique apparu il y a 2 siècles par l'intermédiaire de l'écrivain Tobias Smollett auteur du livre " The Adventures of Peregrine Pickle" en 1751 styplulant:" Davy Jones,selon la mythologie des marins,est le monstre qui préside au delà de tous les esprits diaboliques des océans,et est souvent vu sous diverses apparences;situé dans les calesla veille des ouragans,naufrages,et autres desastres qui mettent en péril la vie des équipages.les avertissant de leur mort prochaine".Ainsi cette cale est comme le fond de la mer ,le cimetière des océans.
Voici pour les faits.Il y eu de nombreuses histoires à propos de l'origine du nom David Jones.
L'une d'entre elle expllique que Davy Jones était le nom d'un tenancier de pub Londonien qui avait pris l'habitude d'enfermer certains buveurs malchanceux dans des futs de bierre avant de les expédier à bord de Navires en partance.
Une autre histoire tente d'identifier Jones en le comparant à Jonah de l'ancien testamentvous rapellant aisi qu'il fut bloqué trois jours et trois nuits au coeur d'une baleine;ceci dit janah survécu.
La troisième histoire suggère que Davy Jones était un célèbre pirate qui prenait plaisir à appliquer le supplice de la planche à ces prisonniers.Les envoyants de ce fait au fond des océans.Malheureusement plus personne n'est là pour en témoigner.

Ce qui est certains c'est que Davy Jones est entré dans la légende marine et que s'il eu réélement existé il est désormais synonyme d'obscurité.

lien complémentaire:
http://dusk2.geo.orst.edu/djl/


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:02

Rendons visites à la famille robinson:





La famille Robinson suisse (En Français Les Robinsons des mers du sud)est,au delà d'un film des Studios Disney ,un roman de l'écrivain Johann David Wyss .

Johann David Wyss:
auteur
1743-1848
Nationalité suisse.
(lieu de naissance : Berne)
Biographie :
Johann David Wyss est né à Berne en 1743. Pasteur à la collégiale de Berne, il est l'auteur du Robinson Suisse, l'un des plus célèbres romans écrits à l'imitation du Robinson Crusoé de Daniel Defoe.
Johann David Wyss conçut cette histoire pour la raconter à ses enfants. A la différence de Daniel Defoe, le naufragé de Wyss n'est pas jeté seul sur une île déserte : il parvient à sauver sa famille du naufrage. Ce sera alors l'occasion pour le père de prodiguer à ses enfants de sages conseils.
Le Robinson Suisse fut publié par le fils de Wyss, Johann Rudolph, professeur de philosophie à l'Académie de Berne. L'ouvrage fut traduit en français, en 1824, par la baronne de Montolieu.
L'éditeur Hetzel s'appropria le récit du Robinson Suisse et la corrigea ; son titre devint Le Nouveau Robinson Suisse (1864, ill. par Yann Dargent)
Les classiques écrits par Johann David Wyss :
Robinson suisse.

L'histoire de la Famille robinson:
Au début du XIXe siècle, un couple suisse et ses trois garçons, craignant l'occupation des troupes de Napoléon, s'embarquent sur un navire pour la Nouvelle Guinée. Une violente tempête se produit en mer. Ils échouent sur une île qui sert de repaires à de redoutables pirates.
Leur esprit d'équipe et leur ingéniosité leur permet de surmonter les obstacles d'une nature hostile. Mais l'arrivée de la bande de pirates menace de déstruction leur fragile paradis et complique sérieusement leurs aventures; ceci dans le décor enchanteur des paysages des Mers du Sud.
Pour plus de photos de la famille Robinson:
http://www.jamesmacarthur.com/SwissFamilyRobinson/SwissFamilyAlbum/index.shtml


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:03

Les pirates des Caraïbes:
.
Tout d'abord j'évoquerais l'histoire de l'attraction grace au site :
http://jpernot.club.fr/plus/pirates/frameset_prise.htm

Aprés être monté à bord des embarquations nous remontons le temps à l'époque des pirates afin de découvrir la tragédie de cette forteresse.
Nous accédons d'abord à la prison où nous apercevons des prisonniers qui tentent de s'évader ;seulement voilà ce n'est pas gané d'avance et nous pouvons déjà apercevoir par l'intermédiaire de quelques fenêtres des lueurs d'incendie accompagnés de coup de feu et de bruits de canons.Sans peur à défaut d'être sans reproche les pirates prennent pieds sur les ramparts de la citadelle sous la mitraille des défenseurs.Bientôt ils seront maitres des lieux.
Nous voici donc pris entre deux feux .Les canons du fort expédient leurs boulets vers le bateau des pirates qui se nomme inferno;tout un programme..ceux çi rendent coup pour coup.
Mais la fougue des pirates et l'appat du gain finiront par avoir raison des dèfenseurs.ce qu'ils devinrent l'histoire ne nous le dis pas et rien ne nous le laisse entrevoir.
Nous assistons ensuite au pillage de la ville.
Toute résistance a céssé ,la garnison a été anéantie;le pillage de la ville commence accompagné de beuveries et de bagarres.
Nous passons ensuite à la vente des femmes.Les droits de la femme n'étant pas d'actualité à cette époque;celles-çi se voient vendues aux pirates en quête d'une compagne....Pas très moral mais aprés tout ce qui vient de se passer...
Quatre malheureuses sont mises aux enchères sans parler d'une célèbre rouquine.
Aprés les combats et les pillages place à la beuverie.C'est par la suite que les pirates cacherons leur butin dans un repère secrets et que les guests(visiteurs)ont la chance de pouvoir découvrir.Ils leur est également possible de découvrir le luxe que se payait le défunt capitaine en découvrant sa chambre.

Passons maintenant à la découverte des Caraïbes:

On peut apercevoir sur cette carte que les Caraïbes se trouvent à l'est des états unis incluant des noms célèbres tel les bahamas;Cuba;La jamaïque;les Barbades;les îles vierges ...etc.

La grande époque de la piraterie dans les Caraïbes commence aux alentours de 1560 et s'étend jusqu'aux années 1720. La période la plus faste pour les pirates se situe entre 1640 et 1680.

Le contexte
La piraterie dans les mer des Caraïbes est une conséquence du jeu des grandes nations. Les Caraïbes étaient au centre du commerce triangulaire au XVIe siècle.

Le traité de Tordesillas (1494) partage le Nouveau Monde entre les Espagnols et les Portugais le long d'une ligne nord-sud située à 370 lieues (1770 km) à l'ouest des îles du Cap-Vert. Ceci donnait à l'Espagne le contrôle des Amériques, une position qu'elle renforça avec l'obtention d'un décret papal. Le continent autour des Caraïbes était alors appelé Nouvelle Espagne. Les premiers ports furent Cartagena, Panama, Santiago, Porto Bello et Saint-Domingue.

Économiquement, les Espagnols exploitaient les mines de la Nouvelle Espagne et du Pérou pour en retirer d'importantes quantités de lingots d'argent. Pour le reste, il s'agissait essentiellement de commerce de peaux, car les Espagnols préféraient l'élevage aux plantations.

Les cargaisons d'argent attirèrent les pirates et les corsaires tant dans les Caraïbes qu'à travers l'Atlantique, jusqu'à Séville. Pour éviter cela, à partir de 1560, les Espagnols adoptèrent le système du convoi : « la flota ». La flottille, chaque année, prenait le départ de Séville (et plus tard de Cadix), prenant en charge passagers, troupes et marchandises de l'Ancien monde pour les colonies du Nouveau Monde. D'une certaine manière, ces cargaisons du trajet aller ne servaient que de lest car le but principal était de ramener un an de production d'argent et de pièces de monnaie en Europe. Ce voyage de retour était une cible de choix pour les pirates, ils suivaient discrètement la flotille et attaquaient les navires qui prenaient du retard sur les autres. La route classique des Caraïbes commençait dans les Petites Antilles près de la Nouvelle Espagne, puis vers le nord et à travers le canal du Yucatan (entre le Mexique et Cuba) afin de pouvoir profiter des grands vents de l'ouest (les westerlies) pour revenir en Europe.

L'Angleterre, en froid avec l'Espagne depuis la répudiation par Henri VIII de Catherine d'Aragon, tante de Charles-Quint, en 1533, puis le schisme anglican en 1534, enfin, les Provinces-Unies, en rébellion contre l'Espagne depuis 1566, étaient décidées à remettre en cause l'exclusivité ibérique sur le Nouveau Monde. De son côté, la France, par la voix de François Ier avait dès longtemps contesté la légitimité espagnole: "Je voudrais bien voir la clause du testament d'Adam qui m'exclut du partage du monde". Cependant, ce roi envoya surtout des expéditions au Canada (Jacques Cartier) et vers l'actuel New-York (Verazzano - la Nouvelle Angoulême). C'est pourtant au cours d'une expédition dirigée vers les Antilles que disparut Verazzano. Sous les petits-fils de François Ier, surtout Charles IX, les tentatives de colonisation furent principalement le fait des huguenots (protestants), comme Villegaignon au Brésil, et au sud des Etats-Unis, d'où peut-être le nom de "Caroline". Les Français furent les premiers non-Espagnols à posséder une colonie dans les Caraïbes, en l'occurrence à Sainte-Augustine (Floride), bien que son existence ait été de courte durée. Aidés par leurs gouvernements respectifs, les marchands et les colons anglais, français et hollandais ignorèrent le traité pour envahir le territoire espagnol : « Pas de paix au-delà du méridien ». Les Espagnols n'avaient pas les moyens d'une présence militaire suffisante pour contrôler la zone ou pour imposer leurs lois commerciales. Ceci mena à une contrebande permanente à la colonisation en temps de paix, et en temps de guerre à la piraterie dans toutes les Caraïbes.

Dans les années 1620, après le début de la guerre de Trente Ans (1618-1648), la présence espagnole dans les Caraïbes déclina rapidement et les Espagnols devinrent de plus en plus dépendants du travail des esclaves africains et ne maintinrent qu'une faible présence militaire. Pendant ce temps, d'autres pays commencèrent à établir des colonies sur les territoires libérés par l'Espagne. La Barbade fut la première colonie anglaise vraiment viable, et une autre colonie établie sur l'île de New Providence devint rapidement un refuge pour les pirates.

Tandis que la guerre continuait en Europe, vers la fin du XVIIe siècle, la situation dans les Caraïbes s'était stabilisée. Les colonies étaient plus importantes et les effets économiques défavorables de la piraterie plus apparents. L'Angleterre dont la présence était devenue beaucoup plus importante, stationna un escadron naval à Port Royal (Jamaïque) dès les années 1680. Les actes de piraterie devinrent plus rares et la chasse aux pirates fut plus intense, bien que l'Espagne ait établi une garde côtière (Costa Guarda) corsaire.

Les flibustiers:
Flibustier vient du néerlandais vrijbuiters (littéralement « libre faiseur de butin »), qui donna le français flibustier et l'anglais freebooter. Ce mot désigne les pirates sévissant dans la mer des Caraïbes à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle.

Les équipages pirates étaient démocratiques. Le capitaine était élu par l'équipage et ce dernier pouvait voter son remplacement. Le capitaine devait être un chef et un combattant : dans une attaque, tous s'attendent à ce qu'il se batte au coté de ses hommes et non pas qu'il donne des ordres à distance. Les gains étaient divisés en part égales, et si les officiers recevaient un nombre plus élevé de parts, c'est qu'ils prenaient plus de risques ou possédaient des compétences particulières. Les équipages naviguaient souvent sans salaire, leurs captures s'accumulant au cours des mois avant d'être réparties. Ils avaient, pendant quelque temps, mis au point un système de sécurité sociale, garantissant une compensation en argent, or ou esclaves pour les blessures reçues pendant une bataille. Les pirates pouvaient toutefois se montrer justes envers les esclaves et les libéraient parfois quand ils capturaient un bateau négrier. Une part non négligeable des équipages pirates était constitué d'esclaves libérés, en fuite ou plus ou moins enrôlés de force. En effet, un aspect non démocratique de leur société est le fait que les pirates forçaient parfois des spécialistes comme des charpentiers à naviguer avec eux et les libéraient après quelque temps, simplement parce qu'aucun volontaire n'était disponible.

Les corsaires:
Dans les Caraïbes, l'utilisation des corsaires était particulièrement populaire. Le coût d'entretien d'une flotte pour défendre les colonies était au-delà des possibilités des gouvernements nationaux au XVIe et XVIIe siècles.

Ces gouvernements octroyaient donc à des vaisseaux privés, une lettre de marque (ou commission de guerre) les autorisant à capturer des navires ennemis. Ils conservaient la majeure partie du butin, le reste allant au gouvernement commanditaire. Ces vaisseaux opéraient de façon indépendante ou en flotte et en cas de succès.

La possibilité de tels gains attira de riches hommes d'affaires et des nobles qui étaient tout prêts à financer cette piraterie légale en échange d'une part des bénéfices. La vente des marchandises capturées était elle aussi un bon apport économique pour les colonies.

Les boucaniers:
La dénomination de boucanier était spécifique aux Caraïbes. Ils sont apparus vers 1630 et se sont maintenus jusqu'à la fin de la période de piraterie aux environs de 1730. Les premiers boucaniers étaient souvent des évadés des colonies. À l'origine coureurs de bois sur l'ile d'Hispaniola (actuellement Saint Domingue et Haïti), ils chassaient les bœufs sauvages. La viande était préparée à la manière indigène, c'est-à-dire séchée et fumée sur une sorte de grill en bois : le boucan (barbacoa en espagnol, d'après barbicoa en langue indienne arawak, qui donne barbecue). D'où les termes boucaner et boucanier. Cette viande ainsi conservée permettait de faire du trafic avec des navires de passage ou des colonies isolées. Après avoir été chassés d'Hispaniola par les Espagnols, les boucaniers trouvèrent refuge sur l'île de la Tortue (Tortuga), à l'époque possession française, située au nord-ouest d'Hispaniola, à partir de 1663. Ils opéraient avec le soutien partiel des colonies non-espagnoles et leur activité est demeurée légale ou partiellement légale jusque dans les années 1700.

Obligés de survivre avec peu de ressources, ils étaient habiles en construction navale, en navigation et en chasse. On les considérait comme des combattants féroces et ils étaient réputés experts dans l'utilisation de fusils à silex (inventé en 1615). Toutefois, le fonctionnement de ces armes était si incertain que leur utilisation en combat n'était pas très courante avant 1670. Ils furent engagés dans des expéditions à terre organisés par des pirates comme Henry Morgan.

Une grande solidarité régnait entre eux et les décisions étaient prises en commun pour le profit de la communauté. Ceci est en partie à l'origine des règles démocratiques en vigueur à bord des navires pirates.

À la manière des boucaniers, des communautés de bûcherons s'étaient établies au Honduras pour abattre et vendre des bois précieux au nez et à la barbe des Espagnols. Avec les boucaniers et les flibustiers, ils constituaient la communauté des Frères de la Côte. On passait facilement d'une profession à l'autre ce qui explique que le terme boucanier est souvent synonyme à tort de pirate.

La fin de l'âge de la piraterie:
Le déclin de la piraterie dans les Caraïbes s'est fait en parallèle avec le déclin de l'utilisation des mercenaires en Europe et l'augmentation des tailles des armées nationales, à la fin de la guerre de Trente Ans. Plus le pouvoir des Etats s'est étendu, plus les armées ont été codifiées et contrôlées par le pouvoir central. Les marines nationales ont été étendues, leur nouvelle mission comprenant la lutte contre la piraterie. L'élimination de la piraterie dans les eaux européennes s'est étendue aux Caraïbes dans les années 1700, à l'Afrique occidentale et à l'Amérique du Nord avant 1710, et avant 1720, même l'Océan Indien était devenu un endroit inhospitalier pour les pirates.


Remarque : la confusion provient également de l'anglais ou le terme employé pour désigner les pirates des caraïbes est bucaneer ou éventuellement freebooter, tandis que le terme filibuster désigne des aventuriers mercenaires anglo-américains du XIXe siècle engagés dans des actions de colonisation sauvage avec l'intention de renverser le gouvernement en place (la colonisation du Texas par exemple).

Voici la liste de quelques célèbrités de la piraterie ayant existé:


Eustache le moine (v. 1170-1217) ;Rahmah bin Jabir al-Jalahimah;
Kanhoji Angria ;Henry Avery;Barbe Noire(Edward Teach, surnommé Barbenoire, est l'une des figures les plus célèbres de l'histoire de la piraterie.);Samuel Bellamy;Stede Bonnet;Anne Bonny ;Francois le Clerc ;Cobham(sont deux pirates, un homme et son épouse, reconnus pour ne faire aucun quartier au alentours de Terre Neuve);Roberto Cofresi;Chris Condent ;Peter Easton (est l'une des figures les plus célèbres de l'histoire de la piraterie de Terre-Neuve. Il a pris sa retraite sous le titre de marquis de Savoie.);Edward England;John Halsey;Piet Hein ;Benjamin Hornigold;Jasim bin Jabir;William Kidd ;Koxinga;Jean Lafitte ;Olivier Levasseur, dit « la Buse »;Edward Low ;Gödeke Michels ;Christopher Moody;Henry Morgan (Ses expéditions audacieuses en firent l'un des capitaines les plus respectés des Caraïbes.);Grace O'Malley(Suite au décès de son mari, elle prend en charge la défense et la reconquête de ses châteaux, ce qui l'amènera à agir en pirate.);O-po-tae (Il est parfois considéré comme le second plus grand pirate asiatique.);Calico Jack Rackham (Il avait parmi ses hommes d’équipage les deux plus célèbres femmes pirates : Anne Bonny et Mary Read.);Bartholomew Roberts (Il semble qu'il a mené la carrière de pirate la plus réussie de toute l’histoire, en capturant plusieurs centaines de navires. );Ching Shih(Elle est la plus célèbre pirate asiatique.);Klaus Störtebeker(Surnommé le Corsaire rouge, il est l'un des plus célèbres pirates allemands.);John Taylor;Thomas Tew ;Hennig Wichmann ;Magister Wigbold;Richard Worley.


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:04

Pirates des Caraïbes les lucioles:


Peu avant d'embarquer(sur votre droite)puis face au restaurant blue lagoon vous aurez la joie ,tout comme moi,d'apercevoir ces petites lumières scintillantes dans la nuit étoilée.Il s'agit en faite de lucioles (fireflies):
Ordre : Coléoptères (Coleoptera)
Famille : Lampyridés (Lucioles) (Lampyridae)
Note : Les lucioles ( mouches-à-feu ) produisent de la lumière (Bioluminescence) afin de se trouver un compagnon ou une compagne pour l'accouplement. En général, le mâle vole alors que la femelle reste dans l'herbe. Ils ont un signal spécifique ( nombre de clignotements et couleur ) pour éviter les rencontres infructueuses avec d'autres espèces de lucioles. Nous avons environ 9 espèces de lucioles au Québec.

Les larves des lucioles ( vers luisants ) se nourrissent de mollusques ( escargots et limaces ). Même au stade larvaire, l'insecte produit de la lumière. Les oeufs de certaines espèces sont aussi lumineux. Dans les deux cas, cela aurait pour effet d'avertir les prédateurs de leur toxicité.

La bioluminescence:
La bioluminescence est par définition une lumière produite par un organisme vivant.
Le composé chimique à l'origine de la luminescence est la luciférine.
La luciférine:
La luciférine est une substance chimique dont l'oxydation en présence d'ATP(L'adénosine triphosphate (ATP) est un coenzyme de transfert de groupements phosphate qui est associé de manière non covalente (c'est un co-substrat) aux enzymes) et sous contrôle d'une enzyme(Une enzyme (ou un enzyme) est une molécule), la luciférase (La luciférase est une enzyme contrôlant l'oxydation de la luciférine) aboutit à la formation d'oxyluciférine et émet de la lumière.
Lien technique sur la bioluminescence:
http://coxcorns.free.fr/bio/II2.htm.


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:04

Indiana Jone et le temple du péril :


Sachez tout d'abord que cette attraction est inspirée du second Film de George Lucas concernant Indiana Jones intitulé "Indiana Jones et le temple maudit".

Indiana Jones:
Indiana Jones est un personnage de fiction créé par George Lucas et Steven Spielberg. Fortement inspiré des héros des films d'aventure de l'âge d'or du cinéma américain, il est le héros de trois films, d'une série télévisée et de plusieurs jeux vidéo. Les aventures d'Indiana Jones se déroulent principalement dans les années 1930, juste avant la Seconde Guerre mondiale. La série et le prologue du troisième volet cinématographique retracent l'adolescence d'Indiana Jones au début du XXe siècle.

Henry Jones Junior, dit "Indiana" (Indiana étant le nom du chien familial), est professeur d'archéologie, à la suite de son père le professeur Henry Jones. Contrairement à ce dernier, qui serait plutôt "rat de bibliothèque", il est plutôt "homme de terrain", et n'hésite pas à faire parler les poings et les armes si cela se révèle nécessaire. Dans ses aventures, il est en général vêtu d'une veste de cuir, d'un chapeau et porte à sa ceinture un fouet. D'un naturel plutôt macho, il a un certain succès auprès des femmes; bon nombre de gens prétendent que sa cicatrice au menton y est pour beaucoup. Son plus grand point faible (exceptées les femmes) est une herpétophobie qui semble irraisonnée.

Ses aventures l'ont conduit aux quatre coins du monde et l'ont fait se confronter à une secte secrète en Inde (dans Indiana Jones et le temple maudit), et surtout aux nazis et à leur armée (dans Les Aventuriers de l'arche perdue et Indiana Jones et la dernière Croisade).
Inspirations
La première inspiration de Indiana Jones est l'univers des comics d'aventure des années 40 dont Lucas se régalait. Jim la Jungle (Jungle Jim), le héros de Alex Raymond, est le symbole de ces aventuriers en lutte avec des ennemis farouches au sein d'un monde tropical aux pièges impitoyables. De là vient l'esprit (y compris les allusions "colonialistes" qu'on lui a parfois reprochées, et qui ne tiennent qu'à un souci d'authenticité post-moderne) et le rythme trépidant (dans les comics ou serials, les péripéties s'enchaînent infernalement à raison de neuf cases publiées chaque semaine).

Steven Spielberg, peu amateur de ces bandes dessinées, a préféré parsemer les récits de références cinéphiles. Le Trésor de la Sierra Madre est le meilleur exemple; on peut citer aussi la "bilogie indienne" de Fritz Lang, Le Temple du Bengale et Le Tombeau Hindou.

Certains, peut-être par excès d'interprétation, voient également des références sionistes dans le premier épisode, à travers la puissance de l'Arche d'Alliance (= du peuple juif) terrassant le nazisme. Cela semble peu probable étant donné qu'à cette époque Spielberg était encore très laïc.

Le temple du péril:
Ouvert en 1993 à Disneyland Paris afin de relancer l'attrait du parc. C'est la première attraction de Disney incluant un looping et qui est le seul réel élément de l'attraction.

Le thème de l'attraction est la visite d'un temple en ruine redécouvert par l'archéologue-aventurier, Indiana Jones. Après avoir parcouru la jungle et traversé le camp de base (une longue file d'attente) le visiteur grimpe l'imposant escalier flanqué de deux statues de serpents. En haut face aux visiteurs, un cercle de pierre est parfois traversé par un train. C'est le lopping. Ensuite on descend vers le quai d'embarquement pour monter dans les wagonnets.

Le train monte en haut de l'attraction puis fait quelques virages, remonte à nouveau pour partir à vive allure vers le looping avant de rejoindre la sortie. Le looping est peu visible dans l'attraction c'est seulement au moment où la montée semble un peu longue que l'on s'aperçoit que l'on vient d'avoir la tête en bas.
Cette attraction bénéficie du système FastPass


Ouverture : 22 juillet 1993
Conception : Walt Disney Imagineering, Intamin
Longueur du parcours : 600 m
Point culminant : 16 m
Inversions : 1 de type Looping
Vitesse maximale : 70 km/h
Durée du parcours : 2 min
Capacité : 1300 personnes par heure
Nombres de trains : 5
Capacité maximum par train : 12 personnes
Installation : 6 x 2 pers.
Taille minimale: 1,40 m
Type d'attraction : Montagne russe à looping unique
Du 1er avril 2000 à novembre 2004, les wagonnets de l'attraction étaient montés à l'envers d'où le nom : Le Temple du péril ... à l'envers.

Le style Architectural du temple du péril vient du temple de Mahâballipuram

Mahâballipuram (Mahâbalipuram, Mavalipuram ou Mamallapuram) est un village indien situé à 60 km au sud de Chennai (Madras) sur la côte de Coromandel. Il abrite un site archéologique de première importance de l'Inde du sud.
Histoire:
Au VIIe siècle, du temps du règne de la dynastie Pallava, Mahâballipuram était probablement un port important en communication avec le Srivijaya en Indonésie et le Royaume du Champâ sur la péninsule indochinoise. Cependant, si aucune installation portuaire n'a été retrouvée à ce jour, le tsunami, conséquence du tremblement de terre du 26 décembre 2004, a mis à jour des structures qui pourraient être reliées à cette activité.

Patrimoine:
Le site comporte un grand nombre de monuments hindouistes dédiés à Shiva, à Vishnou, mais aussi à Krishna et aux héros du Mahabaratha. Les trois principaux monuments ou groupes de monuments sont :
-La descente du Gange ou La Pénitence d'Arjuna:

La Descente du Gange est un bas-relief, datant du VIIe siècle, probablement le plus grand au monde. Les sculptures qui couvrent la totalité de la surface de deux énormes rochers, soit 27 mètres de long sur 9 mètres de haut, dépeignent le cours du Gange depuis l'Himalaya tel que décrit dans le Panchatantra.

La légende raconte que le roi Bhagiratha fit couler le Gange depuis les cieux pour purifier les âmes de ses ancêtres. Mais les choses ne tournèrent pas comme prévues et le roi se rendit compte que le fleuve allait inonder toute la terre. Il fit donc pénitence dans le but d'obtenir l'aide de Shiva pour stopper le désastre attendu. Le dieu descendit alors sur la terre et disciplina le Gange en le faisant passer au travers de sa chevelure. Ce miracle attira quantité de créatures qui vinrent pour l'observer.

La fissure entre les deux rochers est la partie la plus célèbre du bas-relief. C'est là que se trouve l'image de Shiva. Au-dessus de celle-ci, on trouve les ruines d'un réservoir d'eau qui laisse à penser qu'autrefois de l'eau s'y écoulait pour matérialiser le Gange. Hormis les nombreuses représentations divines, le bas-relief dépeint la vie de village en Inde au VIIe siècle, figurant des scènes de la vie quotidienne. Dans la partie supérieure, à droite de la fissure, le donateur et mécène, le roi Pallava Mahendravarman (580–630) est représenté en compagnie de ses trois épouses. Dans la bas, à droite de la fissure, on reconnaît un chat yogi en posture de méditation, des souris insouciantes dansant autour de lui. La scène figure un dicton de la sagesse populaire indienne qui conseille de se méfier des faux sâdhus.

Le bas-relief est aussi appelé parfois la Pénitence d'Arjuna. Il y a, du reste, controverse sur son interprétation. À gauche du bas-relief, se trouve un petit temple excavé appelé Pancha Pandava Mandapa.

-Le Temple du Rivage:

Le Temple du Rivage est le seul restant, d'après la tradition, d'un ensemble de sept temples construit à la fin du VIIIe siècle par le roi Pallava Râjasimha Nârasimhavarman II et s'étendant sur dix kilomètres de rivage. Le temple, qui a souffert depuis douze siècles de sa situation sur le rivage, est maintenant protégé de l'érosion éolienne par une haie et de celle des vagues par des blocs de rocher mis en place par le gouvernement d'Indira Gandhi, blocs qui lui ont permis de résister à la vague du tsunami du 26 décembre 2004. Cependant cette vague qui a déplacé de grande quantité de sable sera peut-être à l'origine de futures découvertes concernant le site.
-Les Cinq Ratha du sud:


çi dessus Les Ratha Dharmaraja et Bhima et plan des Ratha du sud.

Les cinq Ratha (Pancha Ratha) — Yudhisthira (ou Dharmaraja), Bhima, Arjuna, Draupadi et Nakula-Sahadeva — sont des monuments monolithiques de tailles et de formes différentes excavés d'une petite colline, descendant en pente douce vers le sud, au sud du village.

Le terme ratha est incorrectement utilisé ici car il signifie « chariot » (voir Puri), comme ceux utilisés dans les processions. Les Ratha de Mahabalipuram n'ont pas de roue, contrairement au temple de Sûrya de Konârak qui est en forme de chariot avec des roues, tiré par des chevaux sculptés.

Le Dharmaraja a été dégagé à partir de la partie la plus haute de la colline, puis suivent par ordre décroissant de taille, le Bhima, l'Arjuna et le Draupadi.

Le Sahadeva a été excavé d'une roche un peu plus grande placée à l'ouest de Draupadi. Juste devant le Draupadi, deux autres roches plus petites ont été sculptées en forme d'éléphant (G) et de lion (H), le véhicule de Durga. Derrière le Draupadi et l'Arjuna, qui se tiennent sur une plate-forme commune, se trouve un Nandin (B), un bœuf, véhicule de Shiva.

Ces Ratha représentent les formes de temples en service à l'époque de leur excavation et qui étaient faits de matériaux périssables.
Caractéristiques des Pancha Ratha
Draupadi (A), en forme de hutte avec toit de chaume, dédié à Durga ;
Il s'agit d'un temple dédié à Durga au plan simple, carré, à une cella. Sa toiture évoquant les toits de chaume rappelle sans doute des chapelles de villages construites en matériaux périssables et qui n'ont pas survécu. Ce modèle restera sans lendemain dans la pierre, mais sans doute toujours important dans l’architecture populaire.
Arjuna (C), structure pyramidale plus petite que celle du Dharmaraja. Sans doute dédié à Shiva, étant donné la présence du taureau Nandi couché à l’arrière, ce temple présente un plan simple, carré avec des ressauts, précédé d’un vestibule aux parois nues. Il est marqué par le style dravidien, comme le montre sa toiture pyramidale de faux étages décroissants. Son décor sculpté montre des divinités associées au dieu principal.
Bhima (D), temple à étages, avec colonne à piètements de lion, transposition libre de l'organisation d'une salle de réunion bouddhique, dédié à Vishnou. Ce ratha de plan rectangulaire, est couvert en berceau brisé. On note de petits édifices en bas relief sur la corniche.
Dharmaraja ou Yudhisthira (E), surmonté d'une structure pyramidale de trois étages, inachevé, le seul portant une inscrïption faisant référence au roi Pallava Nârasimhavarman Ier. Dédié à Shiva, il est bâti sur le même principe que le ratha d’Arjuna , un plan carré et une véranda, une toiture dravidienne à deux faux étages, et une corniche avec des réductions d’édifices. On note peut-être l'ébauche d’un déambulatoire. Les divinités sculptées à l’extérieur comportent un Shiva androgyne et un hari-hara.
Nakula-Sahadeva (F), de structure absidiale, dédié à Indra. Très inachevé, ce dernier modèle présente un plan original absidial avec un porche soutenu par des colonnes de style mamalla.

Autre:

çi dessus la boule de beurre de Krishna.

Il y a quatre autres ratha ailleurs dans Mahabalipuram. Un grand nombre de temples, souvent excavés, sont aussi éparpillés sur le territoire du village. Enfin, on trouve également dans le village un énorme rocher vaguement sphérique appelé la boule de beurre de Krishna. Le site de Mahâballipuram est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1985.

Lien vers d'autres images du temple de Mamallapuram:
http://images.google.fr/images?hl=fr&sa=N&resnum=0&ct=result&cd=1&q=temple%20de%20mamallapuram&spell=1&tab=wi


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:05

Avant de quitter Adventureland pour Fantasyland il est temps dévoquer la musique d'Adventureland:
Parfois orientale,parfois africaine,parfois tropicale Adventureland nous emmene quotidiennement aux 4 coins de la planète à travers ces divers styles musicaux:
L'Afrique:
Une grande partie de la musique est une musique de style percussions.
De nombreux groupes d'origine Africaines se sont d'ailleurs produits au sein de ce land.
Les plus célèbres d'entre eux étant maitre nono et son groupe "elima".


Leur instruments sont composés de plusieurs types de percussions:

Les Bugarabu:

Tambour uni-membranophone, le Bougarabou ou Bugarabu est composé d'un fût de bois creusé et taillé de forme tronconique sur lequel une peau animale (chèvre, ...) est tendue grâce à un système de cordage comme celui du Djembé pour sa version la plus moderne et par un système de chevilles comme le Sabar, pour sa version la plus ancienne.

Souvent confondu avec le tambour Djembé, le Bougarabou serait originaire de Casamance (sud du Sénégal) et de Gambie. Mais il est fabriqué aussi sur l'île de Madagascar et orné de sculptures.

Pratiqué en set de trois à quatre tambours, ils sont placés les uns à côté des autres, accordés au grés de l'instrumentiste et de son répertoire.

L'instrument repose généralement sur un pied (un stand), le joueur se place debout et joue avec les mains dont les poignets portent des bracelets en cuir ornés de grelots.

La sonorité de l'instrument se rapproche de la "conga cubaine".

Les Djembé:

«
n joue du djembe dans le monde entier» a affirmé Mamady Keïta lors de l'inauguration des cours de l'école Tam-Tam Mandingue de Paris, le 27 Septembre 1992. Et voici que de par (ce vif intérêt pour) la symbolique et les valeurs qu'il véhicule, il s'intêgre peu à peu à notre culture occidentale. La variété de ses timbres, son «spectre sonore» très large, du grave à l'aiguë, ainsi que sa puissance lui permettent de s'imposer. A présent utilisé hors de son contexte culturel, il apparaît comme soliste au sein d'autres musiques percussives ou non.


Petite incursion au coeur de l'Afrique

En Afrique, il nous vient de l'Empire Mandingue*. Une société hiérarchisée en castes (les griots*, les forgerons, les cordonniers), avec une langue commune (le Bambara) et un roi (le Mansa). Composé de nombreuses ethnies, les groupes principaux en sont : les Bambara* (centre du Mali*), les Malinké* (l'est de la Guinée*), les Dioula (Côte d'Ivoire*)…

Le rôle social:
Le Djembé est une entité vivante et délivre un message, une parole codée, allant au-delà du divertissement musical. Avec le Tamani (tambour d'aisselle), ses sorties accompagnent les événements de la vie des sociétés agraires (funérailles, mariages, naissances, circoncisions, guerres, récoltes…) En effet, la musique traditionnelle mandingue n'est que rarement exécutée en dehors de son contexte social habituel et n'existe que pour un évenement culturel précis. Elle fait partie avec la danse de l'opéra sacré dans lequel les masques expriment l'ordre des choses de ce monde. Soulignons les liens fondamentaux et indissociables qu'elle a avec le langage gestuel. En effet la danse perpétue dans le temps la mémoire d'un peuple. Elle est l'expression vitale d'individus n'existant pas en dehors de son groupe social. Cette cohérence culturelle se retrouve dans la confrérie des masques, dépositaire de la mémoire du groupe, garant de son intégrité, véritables « intercesseurs » parlant une langue secrète, ils répondent aux besoins de communiquer avec les « forces supérieurs ». Au-delà de l'homme et de l'objet porté, ils sont une institution car le porteur d'un masque appartient à une confrérie secrète qui a ses signes, ses codes, son langage, ses lois. Les masques rendent une justice parfois sans appel. Prenant les grandes décisions concernant la communauté, ils transmettent le savoir et le protège de toute intrusion.
Le Djembé, entre tradition et modernité :
Et voici que l'Occident s'impose aux capitales africaines. Les années 60 annoncent l'indépendance des pays africains, les ballets nationaux se forment, les polyrythmies mandingues sophistiquées s'enrichissent : mise en scène, phrases à l'unisson, acrobaties, gestuelles… La culture se met au service de l'art scénique et du spectacle. Les artistes deviennent donc de véritables « ambassadeurs » du patrimoine culturel de leur pays. Fonctionnaires au sein d'ensembles nationaux, ils s'affrontent lors des festivals panafricain (Alger en 1969, Lagos en 1977, etc…). Citons l'exemple de la Guinée « Terre des Arts » où sous l'ancien régime « marxiste » de Sékou Touré*, la culture était considérée comme porteuse de l'identité nationale et fut intégré dans les programmes d'enseignement scolaire. Ainsi, on recrutait de jeunes artistes dans les villages. Durant trois à cinq ans ils suivaient une formation dans les ballets de sous-préfecture puis les meilleurs d'entre eux intégraient les ballets fédéraux. Ensuite, lors des festivals, certains étaient repérés et accédaient aux ensembles nationaux tels Les Ballets Africains de Guinée (1959) et les ballets Djoliba (1964). A ce sujet, voir le film de Laurent Chevalier sur Mamady Keïta : Djembefola !
Depuis dix ans, la politique culturelle des Etats africains se détourne des ballets. Les jeunes ne restent plus au village et délaissent la tradition pour la modernité. De nombreux artistes n'étant plus soutenus par l'Etat intègrent des structures privées et s'exilent massivement, s'éparpillant sur la surface du globe. Bien qu'ambassadeurs isolés d'une culture pratiquée collectivement, ils nous sensibilisent à une richesse millénaire. Souhaitons vivement que cette reconnaissance tardive de leur art puisse, tel un effet de miroir, ranimer de sincères vocations.

Organologie

C'est un tambour de bois (généralement le linké, le dougoura ou l'iroko) en forme de calice recouvert d'une peau de chèvre (autrefois d'antilope) tendue par un tressage de cordes (autrefois lanières de cuir). Il appartient à la famille des tambours en gobelets. Joué le plus souvent debout, porté à l'aide d'une lanière, on y fixe des sonnailles métalliques appelées séssés ou oreilles.

Passons maintenant aux musiques tropicales:les musiques que l'on entend principalement au niveau des pirates des Caraïbes sont dues à ces types d'instruments:

-Le Bandonéon :

Le bandonéon est un instrument de musique de la famille des instruments à anches libres. Il est traditionnement bisonore ("diatonique"), mais il en existe en version unisonore ("chromatique"). Inspiré du concertina, que l'anglais Charles Weathstone inventa en 1829.

-La flute traversière:

La flûte traversière, ou grande flûte, en ut. Image:Flûte de Boehm.jpg
Elle est constituée de 3 sections : la tête, le corps et le pied. Elle mesure environ 67 centimètres, cela dépend si la flûte comprend ou non une patte de si (pour jouer le si grave). Elle a une étendue d'environ 3 octaves, à partir du do grave (ou du si). Son son peut être diaphane, pénétrant, large, pétillant, piquant, chaud, froid, joyeux ou triste... La flûte est souvent utilisée comme instrument solo dans les orchestres, orchestres à vents ou ensembles de flûtes.
La flûte alto, en sol:
Elle ressemble beaucoup à la flûte traversière, mais elle est plus longue et sonne une quarte en dessous.

La flûte traversière doit son nom à la façon dont on la tient : sur le côté, horizontalement.
Le tuyau de la flûte traversière est bouché à son extrémité supérieure par du bois ou du liège. L'embouchure comprend une plaque, où se trouve un trou ovale central : cette ouverture latérale pratiquée sur le tuyau sert à produire le son.

La flûte traversière est très probablement l'instrument le plus ancien du monde. Elle serait apparue en Chine, puis en Occident au Moyen Âge (XIIe siècle). Les premières descrïptions de l'instrument ne datent cependant que du XVIe siècle, période à laquelle on l'appellait « flûte d'allemand ». Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, Lully introduit la flûte traversière dans l'orchestre d'opéra et à partir du XVIIIe siècle, l'instrument se voit assigner une fonction importante de soliste, en raison de sa sonorité diaphane et de son agilité.

N'oublions le fameux harmonium de Mr Robinson:

S'apparentant à l'orgue avec le principe des registres de sonorité, dans sa forme la plus répandue il comprend un clavier et la réserve d'air est alimentée par une pompe à pied : l’air généralement soufflé, parfois aspiré, fait vibrer des anches. Lorsque le mode expressif est activé, les réservoirs sont court-circuités; le musicien peut alors produire des expressions fort différentes en modulant son pompage d'air.

Principaux types d’harmonium :

instrument d'un clavier (souvent avec transpositeur) avec plusieurs registres (ou demi registres) de 16, 8 et 4 pieds; la soufflerie est actionnée par une paire de pédales que l'instrumentiste doit activer,
instrument portatif qui dispose d’une pompe manuelle et se plie pour être facilement transporté,
plus rare, instrument à un ou deux claviers et pédalier musical (par opposition aux pédales pour pomper l'air); l'instrument posséde alors une turbine pour alimenter le soufflet.
L’harmonium fut inventé en Europe au XIXe siècle, par le français Alexandre François Debain (1809-1877) qui le fit breveter en 1842. Jakob Alexandre (1804-1876) et son fils Edouard (1824-1888) avec Victor Mustel mèneront l'instrument, qu'ils appelent « orgue-mélodium » à son point de perfection.

Pendant le milieu du siècle il fut importé en Inde. Tandis que l’harmonium avec une pompe à main est encore employé dans beaucoup de genres de musique indienne, en particulier dans le Qawwalî, mais pas dans la musique carnatique de l'Inde du Sud, l’harmonium tend à disparaître de la culture occidentale.

En ce qui concerne la Partie Orientale la musique est principalement celle issue du film d'animation aladdin ceci dit la musique orientale est due à certains types d'instruments dont le plus célèbre est l'oud:
www.eraydinsazevi.com.tr/images/gallery/oud-front-2.jpg" border="0" alt="" />
c'est un instrument Arabe utilisé dans la Musique Orientale .Il remonte à l'antiquité (environ 600 ans après JC), à l'origine il comporte 4 cordes, au 8eme siècle que Zyriab ajoute une 5eme corde. Généralement les cordes sont doublées pour obtenir un son plus puissant. Au 15 siècle, l'Oud prend sa forme définitive avec l'ajout d'une 6eme corde grave.
L'Oud a 11 cordes (5 doublées et une, la plus grave non doublée) accordé du grave vers l'aigu selon le schéma : Ré - Mi - La - Ré - Sol - Do est la forme la plus standard dans le monde arabe actuellement. Toutefois, les Ouds utilisés dans la musique arabe conservent souvent les formes plus anciennes de cet instrument .
le manche est divisé en 24 zones définissant chacune un note et introduisant l'usage des "quarts de ton" de la musique orientale.
On joue de l'Oud à l'aide d'un plectre ( une plume d'aigle ou de la corne de buffle). L'Oud est l'instrument roi de la musique orientale, qu'elle soit arabo-andalouse ou plus récente (chaabi ou musique égyptienne),il est l'instrument idéal pour accompagner la voix ou la mélodie.

Pour Conclure voici une liste de musiques que l'on peut écouter à Adventureland:

-Yo Ho Pirates life for me
-Wanna be like you
-March of the elephant
-Indiana jones main theme
-Robinson house organ
-Song of the fishes
-A whale of a tale
-An American frigate
-Drunken sailor
-Blow the man down
-Aladdin (BO)Place du marché....


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:06

Fantasyland

Le chateau de la Belle au bois dormant:

çi dessus Le chateau d'ussé dont s'inspira Charles perrault pour son conte.


Aperçu de l'histoire:
À l'occasion du baptème de la princesse Aurore, le roi et la reine organisent une fête somptueuse. Les festivités et la liesse populaire cessent brusquement lorsque la méchante fée Carabosse, qui n'a pas été invitée, se présente et lance sur la princesse un charme mortel.

Heureusement, les trois fées, marraines bienveillantes de la fillette, commuent ce charme en un sommeil de cent ans. Celui-ci se produira lorsque, âgée de quinze ans, Aurore se piquera le doigt sur un fuseau de rouet, et prendra fin avec le baiser du Prince Charmant.

Le roi fait immédiatement brûler tous les rouets de son royaume pour épargner sa fille. Peine perdue, puisqu'une vieille sourde n'entend pas la consigne. C'est sur son rouet qu'Aurore portera la main… entraînant la réalisation de la malédiction.

L'auteur:


Charles Perrault est un auteur né et mort à Paris (12 janvier 1628 - 16 mai 1703).
Biographie
Frère de l'architecte et scientifique Claude Perrault (1613-1688), Charles est resté célèbre pour ses Contes de Perrault, issus de la tradition populaire.

Après avoir suivi des études littéraires brillantes au collège de Beauvais (rue Jean-de-Beauvais) à Paris, il obtient une licence en droit et s'inscrit au barreau en 1651.

Collaborateur de Colbert, chargé de la politique artistique et littéraire de Louis XIV en 1663, puis contrôleur général de la surintendance des Bâtiments, il entre à l'Académie française en 1671, où il participe à la querelle des Anciens et des Modernes, du côté des Modernes ; dans ce cadre, il écrivit Le Siècle de Louis le Grand (1687) et Parallèle des Anciens et des Modernes (1688-1692), deux œuvres fortement critiquées par Boileau.

Il collabora également au genre parodique (L'Enéide burlesque, 1648 ; Les Murs de Troie ou l'Origine du burlesque, 1649), et au genre galant (Dialogue de l'amour et de l'amitié, 1660 ; Le Miroir ou la Métamorphose d'Orante, 1660).

Les Contes de ma mère l'Oye:
Enfin, il écrivit les Contes de ma mère l'Oye, un recueil de contes de fées, mode qu'il contribua ainsi à lancer. Un recueil intitulé Histoires ou Contes du temps passé (Contes de ma mère l'Oye) sortit en 1697 :
La Belle au Bois Dormant;Le Petit Chaperon Rouge;Barbe Bleue;Le Chat Botté ;Les Fées;Cendrillon ou la petite pantoufle de vair;Riquet à la houppe ;Le Petit Poucet
Trois autres récits, rédigés antérieurement, y furent rattachés :

La Marquise de Saluces ou la patience de Grisélidis (1691);Les Souhaits (1694) ;Peau d'Âne (1694), dont seule la version fortement expurgée est accessible aux enfants .

La légende dit qu'il prit pour modèle le château d'Ussé, à l'ouest de Tours, pour son conte La Belle au bois dormant.

Origine
Charles Perrault, auteur très sérieux, a préféré sortir la première édition du recueil de contes sous le nom de son fils, alors âgé de seize ans. Le succès des Contes de ma Mère l'Oye finira pourtant par occulter tout le reste de sa production littéraire.

Il n'a pas « inventé » les contes qu'il a écrit, mais s'est inspiré de contes populaires qui se transmettait avant lui oralement, la plupart du temps par des bonnes d'enfants venues de la campagne. Ma Mère l'Oye est donc elle-même un personnage fictif, incarnant une campagnarde de qui viendraient ces contes. Perrault serait ainsi l'un des premiers collecteurs mais comme il ne cite pas ses sources, on ne peut le considérer comme tel. En fait, il est l'un des premiers, sinon le premier, à édulcorer les contes populaires, dont les versions d'origines étaient bien plus crues.


L'architecture du chateau:
Les imaginners se sont inspirés de plusieurs types d'architectures pour réaliser notre superbe chateau:
-Le mont saint michel pour la base:

Mont Saint Michel, Normandie, France, Abbaye bénédictine

Cette magnifique Abbaye a été construite entre 1203 et 1228. C'est la seule place forte qui n'a pas été conquise par les Anglais durant l'occupation de la Normandie par Henri V. Sans conteste, un des plus beaux joyaux de l'architecture médiévale en Europe.

L'abbaye du Mont-Saint-Michel, surnommée «la Merveille», est, par sa situation pittoresque au bord de l'océan, la grâce de ses constructions, une des plus belles du monde.
liens:
http://medieval.mrugala.net/Gothique/Mont%20Saint%20Michel/Mont%20Saint%20Michel.html

-Le chateau de Chaumont (fenètres ;douves...)

Construit à partir de 1466 par les comptes d'Amboise, le château de Chaumont aux allures de château fort fut édifié à l'emplacement d'une place forte détruite par Louis XI. Catherine de Médicis épouse de Henri II acheta le chateau à la mort du roi et obligea sa rivale, Diane de Poitiers, à l'accepter en échange de Chenonceau.
Lien:
http://www.chaumont-jardin.com/site/page/chateau/chateau.php

-Chateau de Chambord (Coupole en vitrail)

Chambord est le plus vaste des châteaux de la Loire. C'est un grandiose exemple du style architectural de la Renaissance à son apogée. Les chiffres sont éloquents. Façade de 150 m, 440 pièces, 75 escaliers, 365 cheminées... Il garde encore à ce jour une dimension mystérieuse : de ses dimensions qui défient l'imagination, à François I er qui le fît construire et qui n'y a séjourné, en 32 ans de règne, que 42 journées... On ne sait pas non plus exactement qui fut l'architecte de ce château : Léonard de Vinci ? Domenico de Cortone ?
Lien:
http://www.chambord.org/index.htm

-Eglise saint Severin de Paris (Colonnes en spirales)

Un des plus beaux exemples d'architecture religieuse de la fin du XVe siècle à Paris.
La tour-clocher a été construite au debut du XIIIe siècle, de style gothique.
La paroise a été détruite plusieurs fois, notament par les raids vikings en 885 le long de la Seine.

L'église devint au cours du temps plus majestueuse jusqu'au XVIe siècle, elle se vit ajouter des bas cotés, des chapelles et un déambulatoire. Le portail de l'église Saint-Pierre-aux-Boeufs (tronant auparavant sur l'Ile de la Cite) orne la facade ouest de l'église.

L'intérieur de l'église, témoigne du mélange du style au vue de sa longue histoire, colonnes cannelées du XIII et XVe siècle de style gothique flamboyant, une série de vitraux representant les apotres, certains vitraux plus récents ont ete commandés dans les années soixante, par Andre Malraux au peintre Jean Bazaine.
Un buffet d'orgue datant de Louis XV fut très prisé par les compositeurs Faure et Saint-Saens. Des concerts y sont toujours régulierement accueillis tout au long de l'année.
Le charnier

Aujourd'hui fermé , autrefois on y entassait les os sortis des fosses lorsque celles-ci étaient vidées pour y etre réutilisées.
C'est dans ce cimetière qu'a eu lieu la premiere opération (en 1474) sur un sujet ateint de la maladie de la pierre (calculs rénaux), opération douloureuse effectuée sur un condamné à mort, à la suite de l'opération le patient fut rétablit et gracié .

Lien: http://smenier.photo.doctissimo.fr/Eglise-Saint-Severin-Paris-alb3178-1.html

-Chateau d'azay le Rideau (fines tours)

Riche financier auprès du roi Louis XII, noble en vertu des fonctions qu'il exerce, Gilles Berthelot se doit de constituer son propre fief. Les premières traces écrites de la construction datent de 1518. Plus vraisemblablement les travaux ont en fait débuté en 1514.

Il s'agissait alors d'ériger un château largement inspiré par le raffinement de la Renaissance italienne. Berthelot conserve une partie des fondations héritées de la forteresse médiévale, mais le terrain est rendu instable par l'Indre. Il lui faut donc assécher le sol. Dès 1519, le chantier du nouveau château est relativement avancé. Menacé par la répression que mène François 1er contre certains membres de la grande bourgeoisie d'affaires au service du royaume, Berthelot doit s'enfuir à Metz en 1527, laissant un château inachevé.
Lien:
http://www.monum.fr/m_azay/indexa.dml?lang=fr

-Livre "les riches heures du duc de Berry"(dorure des tours)

Les Très Riches Heures du Duc de Berry représente le livre des heures, tel qu'il a existé dans la plus pure tradition médiévale. Il s'agissait en fait d'une collection de textes pour chaque heure liturgique de la journée -d'où le nom de cette oeuvre-, qui incluait également des textes et écrits supplémentaires. Calendriers, prières, psaumes et messes y étaient d'ailleurs fréquemment inclus.
Les Très Riches Heures est une pièce absolument unique et merveilleuse, archétype véritable de l'Art Gothique. C'est une des premières fois dans l'histoire artistique, que le calendrier sert de base à un ornement et à un raffinement aussi poussé dans les détails. Les miniatures sont remarquables dans leur disposition dans l'enluminure, ce qui laisse penser, d'après le style, que l'un des auteurs de ces enluminures avait visité l'Italie, tout en donnant une place importante aux peintures descrïptives des paysages du Nord.
Les images que nous avons mises sur ce site internet sont issues de la partie qui concerne le calendrier des Très Riches Heures. Les douzes enluminures ont été peintes entre 1412 et 1416, et constituent indiscutablement un chef oeuvre de la culture française du Moyen-âge. En terme d'importance culturelle ou historique, on pourrait sans doute comparer les Très Riches Heures au chef d'oeuvre de Leonardo Da Vinci, La Joconde, représentant ainsi un travail d'enluminure tout à fait exceptionnel.
Lien:
http://www.geocities.com/Vienna/Strasse/3356/berry.htm


Pour le reste de l'architecture (interieur;arbres...)Les imaginners se sont inspirés du Grand classique des studios Disney .


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:07

-Le Caroussel de Lancelot:


Ce Caroussel est en fait un hommage à Lancelot du Lac chevalier de la table ronde.

Lancelot du lac:
Lancelot est un personnage du cycle des romans de la Table Ronde et le héros éponyme du roman de chevalerie « Lancelot du Lac », écrit au XIIIe siècle en langue romane par un auteur anonyme, fait partie du cycle du Graal. Toutefois un second « Lancelot du Lac », écrit en provençal et seulement connu par une version allemande , lui prête des aventures assez différentes de celles du précédent . Mais il est d'abord littérairement connu par le Chevalier de la charrette, roman courtois de Chrétien de Troyes, qui, en 1181, compose le récit de ses aventures avec la reine Guenièvre à la demande de Marie de Champagne .

De ces récits divers, on peut retenir que fils du roi Ban de Bénoïc, qui régnait aux marches de la Bretagne armoricaine et de la reine Élaine Lancelot a reçu en baptême le nom de Galaad, et est issu d'une lignée prestigieuse, celle de Joseph d'Arimathie, l'homme qui apporta le saint Graal en terre bretonne.
Le château de son père était situé au milieu d'un marais et réputé imprenable. Toutefois le seigneur voisin réussit à l'incendier. Le roi son père Ban de Bénoïc, accablé par le désastre, mourut de chagrin, laissant sa femme et son enfant au bord du lac. Profitant de l'égarement de la reine éplorée, la fée Viviane, se saisit de l'enfant et plongea dans le lac sous les yeux désespérés de sa pauvre mère.

La fée Viviane, aussi appelée « la Dame du Lac », vit en fait au fond de ce lac magique, passage obligé pour rejoindre le royaume merveilleux et caché d'Avalon, le pays des mages et sorciers. Elle habite un magnifique palais doté de tous les agréments permettant une vie paisible et enrichissante. Elle donna à l'enfant le nom de Lancelot du lac, lui enseigna les arts et les lettres ainsi que la sagesse et le courage et fit de lui le plus parfait des chevaliers, tant parce qu'elle lui avait appris la courtoisie en toute occasion et qu'il se montrait poli, sérieux et noble comme doivent l'être les chevaliers. Dans les jeux de cartes, le Valet de trèfle, symbole alchimique des ondins, porte son nom.

La fée Viviane l'élèva donc dans la forêt de Brocéliande, et fit de lui un parfait chevalier. Quand il arriva à l'âge d'affronter le monde, elle le mena à la cour du roi Arthur pour qu'il soit adoubé et qu'il connaisse la vie aventureuse d'un chevalier de la Table Ronde. Mais c'est la reine Guenièvre qui lui remet son épée, le jour de ses 18 ans, lors des feux de la Saint-Jean. La reine, impressionnée par la beauté et la prestance du jeune chevalier, lui voue d'emblée un amour sans partage, coup de foudre réciproque, car ce ne fut que pour elle et que par elle qu'il accepta d'être fait chevalier.

Ses extraordinaires qualités, feront vite de lui le « champion de Camelot » et le « champion du Roi ». Sa principale mission qui lui fut confiée par le roi Arthur, fut de récupérer le Saint Graal dans le but de devenir très populaire. Pour cela le roi envoya tous ses chevaliers de la Table Ronde, explorer le pays, chacun de son côté, mais tous vécurent des aventures fabuleuses. Lancelot, le plus fier de tous, et porté par son amour inavouable pour la reine Guenièvre, put réussir sa mission de recherche du Graal, mais il pourra seulement l'apercevoir par deux fois. En effet son amour pour la femme du roi Arthur l'empêchera d'avoir accès au mystère du Graal.

Lancelot est toujours représenté comme le modèle de la chevalerie, de la bravoure et de la fidélité, c'est aussi la réminiscence du héros celte prototypique. À la cour du Roi Arthur, il tomba amoureux de la reine Guenièvre, d'un amour absolu et partagé qui sera sa joie, sa quête, sa faute et amènera le début de la décomposition de la Table Ronde. Elaine, le lys blanc d'Astolat, tombe amoureuse de lui, mais, repoussée, elle se suicide.

Lancelot est le meilleur des chevaliers de la Table Ronde, nul ne peut rivaliser avec lui en courtoisie, au tournoi ou au combat. Lui seul peut ramener la Reine du pays de Gorre dont nul ne revient, et où elle est prisonnière du démoniaque Méléagant: c'est pour elle qu'il accepte de monter dans la charrette d'infamie qui donne son titre au roman de Chrétien de Troyes et qu'il risque sa vie et se blesse en passant le Pont de l'Epée avant de défier le cruel Méléagant. Par ailleurs, il délivre le château de la Douloureuse Garde de ses enchantements et déjoue les sortilèges de Morgane au Val sans Retour.

Enfin, s'il lui a été interdit d'avoir lui-même accès au mystère du Graal, son fils Galaad, plus tard, pour honorer son père, accomplira la mission et en aura la révélation.
Localisation et interprétation:
Certains chroniqueurs comme René Bansard reconnaissant comme pays natal de Lancelot du Lac la région de Passais-la-Conception, englobant une partie du nord de l'actuel département de la Mayenne, et du sud de l'Orne. A sa mort plusieurs personnes ont relayé l'œuvre de René Bansard. Un livre nommé La légende Arthurienne et la Normandie, ouvrage collectif, indique : « Notre propos est seulement d'ouvrir une piste nouvelle... Pour mieux comprendre comment des traditions concernant Saint-Fraimbault, Saint-Bômer, ou Saint-Ernier avaient pû aboutir aux transpositions romanesques que l'on sait » . Pour Réjane Molina, dans un article intitulé « La Chapelle Royale Saint-Fraimbault-de-Senlis et le Graal », Fraimbault de Lassay et Lancelot du Lac possèdent exactement la même signification étymologiquement.

Remarque:
Lancelot est le valet de trèfle dans les jeux de cartes.

Lien:
http://www.cosmovisions.com/textLancelot.htm

Les chevaliers de la table ronde:
Les Chevaliers de la Table Ronde constituent, dans les légendes arthuriennes, un ordre chevaleresque au service du Roi Arthur et chargé de mener la quête du Graal. Ils sont parfois confondus avec les Templiers historiques, bien que rien, au-delà du fait qu'il s'agisse de deux ordres militaires, ne tend à les assimiler.

Définition:
La mythologie celtique est basée sur une tradition orale, historiquement transmise par les bardes. Au Moyen Âge, un certain nombre de monastères entreprirent de coucher les traditions de leurs régions par écrit. C'est de cette source que nous proviennent des romans comme ceux de Chrétien de Troyes, et les chansons de geste.
La Table Ronde réside dans les légendes arthuriennes à la cour de Camelot du Roi Arthur, dont le royaume s'étend sur les deux Bretagnes.

La Table Ronde en elle même fut dressée après que Merlin l'Enchanteur eut révélé à Arthur la nécessité de créer une assemblée faite des chevaliers les plus preux afin de retrouver le Graal. La table ronde rappelait qu'ils héritaient de leur place uniquement sur leurs mérites, et qu'ils étaient à ce titre tous égaux. Comme la distance par rapport au roi peut réintroduire une hiérarchie, ce siège est choisi au hasard parmi les derniers. Outre l'intérêt de rassembler les meilleurs chevaliers du royaume, cette table était destinée à recevoir le Graal, quand il aurait été retrouvé.

Tous les chevaliers appelés à s'assoir à cette Table ont été vite identifiés, sauf un. Quiconque s'asseyait dans le siège vacant sans avoir été élu était englouti par la terre ; c'est pourquoi cette place s'appelait le Siège Périlleux. Il semble que cet ajout où seul le plus pur d'entre eux peut s'asseoir est un rajout chrétien tardif ; en effet dans la légende celtique ce serait Lancelot qui découvre le Graal, mais d'un point de vue chrétien, sa relation adultère avec Guenièvre, la femme du roi Arthur, le rend impur. C'est donc Galaad, le fils de Lancelot, né d'une union illégitime mais pur en lui-même, qui trouvera le Graal, le rapportera à la Table Ronde et s'assiera dans le Siège Périlleux. Ce retour du Graal à la Table Ronde marque la fin des Temps Aventureux, la fin de la quête.

Un mythe sur la disparition de la magie:
Dans l'écriture moderne de ce roman, nous trouvons le thème suivant : la Bretagne est corrompue par divers pouvoirs maléfiques, et la quête revient autant à défaire un par un les maléfices auxquels sont soumis les sujets de Bretagne, qu'à trouver le Graal. Une fois le Graal emporté en Palestine, les enchantements et maléfices disparaissent, ainsi que les pouvoirs de Merlin et Excalibur, l'épée du roi, est restituée à la Dame du lac. D'une certaine manière, le dénouement et les actes trompeurs qu'Uther Pendragon a commis pour engendrer Arthur finissent par avoir une conséquence (amoureux d'une femme, il s'était fait passer pour son mari afin de passer une nuit avec elle, d'où est né Arthur). Ceci, en fait, s'inscrit dans l'idée que la magie dissipée, les enchantements et maléfices disparaissent, et que l'homme se retrouve à devoir assumer la responsabilité de ses actes.

Cela paraît bizarre si l'on prend Merlin (dans la version chrétienne) comme représentant du bien, or ce n'est pas le cas ; il est le fils du Malin qui lui donna le pouvoir de voir le passé ; Dieu le racheta du fait de la pureté des actions de sa mère et lui offrit le pouvoir de voir le futur. Ainsi, Merlin est similaire au mythe de Prométhée et d'Épiméthée, les premiers des hommes. Le mythe représente le Mal comme étant bien plus présent que le Bien. Plutôt que de l'attaquer directement et par là de choisir son camp, Merlin préfère laisser aux hommes le pouvoir de choisir par eux-mêmes leur destin. La magie, dans le contexte de la quête du Graal, bonne ou mauvaise, altère invariablement le jugement et la perception des hommes. Nous pouvons nous demander si la quête du Graal n'était pas une invitation symbolique, non à chercher la source de la magie du monde, mais au contraire à l'éteindre pour profiter pleinement de sa capacité de jugement. Ce questionnement s'illustre par le thème « Par delà le bien et le mal se trouve la vérité humaine. » Cette problématique est exposée assez clairement dans l'Excalibur de John Boorman. Le Seigneur des Anneaux reprend dans sa trame et sa conclusion la thématique de la quête du Graal.

Liste des chevaliers
Le nombre et les noms varient selon les textes. Le livre Les blasons des Chevaliers de la Table Ronde en donne 170, le livre Les chevaliers de la Table Ronde : Histoire d'une socièté imaginaire en recense 239. Voici les principaux :

Le Roi Arthur;Galahad (dit «le Preux» ; variantes : Galaad, fils de Lancelot) ;Gauvain (neveu d'Arthur);Lancelot (dit «du Lac» ; aussi appelé «Le Chevalier de la Charrette» ou "Chevalier Blanc") ;Perceval (dit «le Gallois» ; variante : Parsifal, Parsival, Percival);Yvain (variante : Owain dit "Le Chevalier au Lion") ;Bohor (dit «de Gauis» ou "de Gaunes" ; variante : Bors);Bedivere (variante : Bedwir ou "Bedwyr") ;Keu (variantes : Kay, Kai ou "Kaï") ;Mordred (ou Mordret);Gaheris ;Gareth ;Geraint (ou "Erec" d'où la nouvelle "Erec et Enide") ;Lamorak (dit «de Gulis»);Tristan variante : Tristram, d'où le roman "Tristan et Yseult" dit aussi "Tristan de Lyonesse") ;Sagramor (dit "le Desrée", peut s'écrire également "Sagremor" ;Accolon (dit "de Gaule", amant de Morgane) ;Leodegrans (ou "Léodagan" père de Guenièvre);"Lionel" (frère de Bohort de Gaunes) ;"Hector des Mares" (cousin de Lancelot du Lac) ;Agravain ;Gahériet d'Orcanie ;Galehot, seigneur des Iles Lointaines ....

Les vainqueurs des épreuves du Graal sont selon plusieurs auteurs : Galaad (qui meurt juste après avoir vu ce que contenait le vase saint), Perceval (qui devient le nouveau gardien du Graal après le Roi Pêcheur) et Bohort qui devient le messager entre l'aboutissement de la quête et la cour d'Arthur.
Lien: http://www.sagesse-primordiale.com/Graal.htm


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:14

Toad Hall Restaurant :



L'Auberge de mr Crapeau est inspirée de l'attraction Mr Toad Wild ride de Disneyland Anaheim elle même inspirée de l'oeuvre de Kenneth Grahame "Le vent dans les saules" dont Walt Disney Fît un Classique de l'animation en 1949.

(çi dessus une somptueuse serie d'animation d'A&E ,filiale de Disney ,diffusée lors des débuts de Disney channel France.)


Kenneth Grahame:
Kenneth Grahame (8 mars 1859 - 6 juillet 1932) était un romancier anglais.

Grahame est né à Edimbourg en Écosse. Il est principalement connu pour avoir écrit Le Vent dans les saules (The Wind in the Willows, 1908), un des classiques de la littérature pour enfant et écrit à l'origine pour son fils qui partageait l'entêtement de Crapaud, Baron tétard Toad of Toad Hall (un des personnages principaux).

Grahame fut abondonné enfant et partit vivre avec sa grand-mère en Angleterre. Il rejoignit la St. Edward's School d'Oxford mais ne put entrer à l'université. Il travailla à la Bank of England jusqu'à sa retraite en 1907 precipitée à cause de maladie.

Il meurt à Pangbourne, comté de Berkshire en Angleterre et fut incinéré dans le cimetière de l'église Hollywell d'Oxford.

La Walt Disney Company s'est inspiré de son oeuve principale pour réaliser et concevoir :
un section du film d'animation, Le Crapaud et le Maître d'école, baptisée la Mare aux grenouilles.
une attraction, Mr Toad will ride, basé sur le film
un restaurant, Toad Hall Restaurant, à Disneyland Paris

Le vent dans les saules:
Il s'agit d'histoires mettant en scène Mr Rat;Mr Blaireau,Mr Taupe ainsi que Mr Crapeau propriétaire d'un luxueux manoir et qui est souvent la cible des belettes .Monsieur Crapeau ,suffisant et souvent trop sûr de lui parvient cependant à faire face à tout ces problèmes grâce essentiellement à l'aide que lui apportent ces amis de toujours.
Le vent Dans les saules est trés dépaysant et nous plonge dans la douceur des contrées anglaises.
Kenneth Grahame utilisa par ailleur son environnement,en l'occurence le village de Cookham Dene dans le Berkshire, comme source d'inspiration
.
Liens:
http://www.auracan.com/Interviews/Plessix.html
http://saules.ifrance.com/


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:15

Peter Pan's Flight:


Peter Pan:
Peter Pan est un personnage fictif créé par l'auteur écossais James Matthew Barrie, apparu pour la première fois dans le roman The Little White Bird (Le Petit Oiseau Blanc), puis dans la pièce éponyme et enfin dans le roman Peter and Wendy, plus connu sous le titre Peter Pan. Le personnage et l'œuvre ont ensuite été adaptés à de nombreuses reprises au théatre, au cinéma, ou encore en bande dessinée.

L'œuvre:
James Barrie a créé Peter Pan en racontant des histoires aux fils de son amie Sylvia Llewelyn Davies, avec laquelle il avait une relation spéciale. Sylvia était la fille de Georges du Maurier, dessinateur satirique et compagnon de route de Henry James. "Peter" était le prénom du plus jeune de ces fils, et Pan rappelait le dieu grec de la Nature.

Pour certains commentateurs, le personnage a pu être inventée par Barrie dans le souvenir du deuil de son frère aîné David, mort à 13 ans. Sa mère ne s'en remit vraiment jamais. Pour Andrew Birkin, auteur de J.M. Barrie and the Lost Boys, « Si Margaret Ogilvy trouvait du réconfort dans l'idée que David en mourant enfant, resterait un enfant à jamais, Barrie y trouva son inspiration. »

Peter Pan fait sa première apparition imprimée en 1902 dans le livre The Little White Bird (littéralement, le petit oiseau blanc), qui servit pour créer la pièce de théâtre Peter Pan or The Boy Who Wouldn't Grow Up (Peter Pan ou le garçon qui ne voulait pas grandir). La première eut lieu à Londres le 27 décembre 1904. En 1906, la partie de The Little White Bird concernant Peter Pan est publiée seule : Peter Pan in Kensington Gardens, illustrée par Arthur Rackham. Enfin, Barrie adapta la pièce en un roman publié en 1911 et titré Peter and Wendy, connue actuellement sous le titre Peter Pan.

Pendant le milieu du XXe siècle, le prénom "Wendy" devint populaire en Angleterre grâce au personnage du roman.

Une statue de George Frampton a été érigée dans Kensington Gardens à Londres. Peter Pan y est représenté en train de jouer de la flûte.

James Matthew Barrie:
Né le 9 mai 1860, à Kirriemuir, en Écosse, il était le neuvième enfant, et le troisième garçon, du couple formé par David et Margaret Barrie, née Ogilvy.

Son père était un ouvrier tisserand. Sa mère était une femme forte et intelligente, qui eut une importance capitale dans sa vie. Elle lui donna tout d'abord le goût de la fiction en lui lisant des histoires, sutout celles de Stevenson (écossais également), qu'elle vénérait.

Le fils préféré de sa mère, David, mourut lorsqu'il avait six ans. Le petit Jimmy (diminutif de James) essaya de le remplacer dans le cœur de sa mère, allant jusqu'à s'habiller avec les vêtements du défunt pour s'identifier au fils disparu. L'enfance de James Matthew Barrie ne fut pas heureuse. Il grandit sur une fêlure. Toute sa vie, il essaya d'emporter l'amour de sa mère, mais n'y parvint jamais tout à fait. Il s'était donné la mission de consoler sa mère de cette perte et affirma, par la suite, que son envie d'écrire avait cette origine. On retrouve d'ailleurs toujours un personnage nommé David dans plusieurs de ses œuvres et un certain nombre de fantômes… James Matthew Barrie fut l'élève des écoles de Glasgow, Forfar et de Dumfries. En 1887, il entra à l'Université d'Edimbourg, d'où il ressortit, quatre ans après, muni d'une maîtrise. Il travailla comme journaliste pour le Journal de Nottingham avant de s'installer à Londres, à son compte, en 1885.
Il épousa en 1894 l'actrice Mary Ansell, mais le mariage ne fut pas heureux. Sans enfant, l'union fut rompue par un divorce (en 1909) demandé par l'épouse (qui avait pris un amant), et auquel ne put s'opposer Barrie, malgré toutes ses tentatives.

Il fut un ami intime de la famille Llewelyn Davies — surtout des enfants, qui lui inspirèrent le personnage de Peter Pan. Il cultivait une amitié ambiguë mais respectueuse avec la mère des enfants, Sylvia. Les enfants se retrouvèrent bientôt orphelins, de père, puis de mère, et James Matthew Barrie les adopta. Peter, John, Michael, Nicholas et Arthur devinrent donc ses fils.

Les enfants connurent, chacun à leur manière, un destin tragique et Barrie fut très affecté par ces disparitions successives.

Il reçut les honneurs — un titre de Baronet en 1913, l'Ordre du Mérite en 1922 et le rectorat de l'Université de St. Andrews, où il fit une émouvante allocution (Courage, 1922), puis les fonctions de chancelier de l'Université d'Edimbourg.

Barrie est mort le 19 juin 1937. Il est enterré dans le cimetière de Kirriemuir, son lieu de naissance. Sa maison natale, au 4 Brechin Road, est entretenue et transformée en musée par le National Trust for Scotland.

Œuvres :
Bandolero, the bandit ;Caught napping;Auld Licht Idylls ;Better dead ;When a man’s single ;A window in the Thrums ;An Edinburgh eleven ;My Lady Nicotine ;The Little Minister ;Ibsen’s ghost ;Richard Savage ;A holiday in bed / Life in a country manse ;Walker ;Jane Annie ;Two of them ;Tillyloss scandal ;A lady's shoe ;Becky Sharp ;Professor's love story ;The Sabbath day ;Sentimental Tommy ;Margaret Ogilvy ;Tommy and Grizel ;A platonic friendship ;An auld licht manse ;The Allahakbarries book ;The wedding guest ;Quality street ;The little white bird ;The admirable Crichton ;Little Mary ;Peter Pan or the boy who would not grow up ;Pantaloon ;Alice sit-by-the-fire ;Josephine ;Punch ;Peter Pan in Kensington gardens ;What every woman knows ;When Wendy grew up : an afterthought ;George Meredith ;Old friends ;A slice of life ;The twelve-pound look
Peter and Wendy ;Rosalind ;The dramatist get what they want ;The will ;The adored one ;Half Hours ;Der tag ;Rosy rapture, the pride of the beauty chorus ;The fatal typist ;The new world ;The little minister ;Kiss for Cinderella ;The real thing at least ;Irene Vanbrugh’s pantomine ;Shakespeare’s legacy ;Dear Brutus ;The Old Lady Shows Her Medals ;Reconstructing the crime ;Who was sarah Findlay ? ;A well-remembered voice ;Echoes of the War ;The truth about the russian dancers ;Mary Rose ;Shall We Joint The Ladies ? ;Neil and the Tintinnabulum ;Representative plays ;Barbara’s wedding ;The plays of J.M. Barrie ;Farewell Miss Julie Logan : A Wintry Tale ;The Boy David - A Play In Three Acts .



Il est également impossible de parler de Peter sans évoquer l'hopital de Great Ormond Street:
Voici leur adresse:
Great Ormond Street Hospital
for Children NHS Trust
Great Ormond Street
LONDON WC1N 3JH
Tel: +44 (0)20 7405 9200
Fax: +44 (0)20 7829 8643

et voici leur lien:
http://www.childrenfirst.nhs.uk/worldfirst/french/propos_de_nous.html


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:17

Petit tour du côté du labyrinthe d'alice:


çi dessus Alice Pleasance Liddell

çi dessus Lewis Carroll

Au sujet D'alice au Pays des merveilles:
Alice Pleasance Liddell est née à Westminster le 4 mai 1852 et morte le 16 novembre 1934 dans le Kent. Elle est l'une des petites filles amies de Lewis Carroll (de son vrai nom Charles Dodgson) pour laquelle il a écrit Alice au pays des merveilles.

Origine d'Alice au pays des merveilles:
Le 4 juillet 1862, profitant d'un voyage dans un bateau à rames sur la Tamise (entre Oxford et Godstow), la petite Alice Liddell alors âgée de dix ans demande à Charles Dodgson de la distraire en lui racontant une histoire. Pendant que le révérend Robinson Duckworth se charge de ramer, Charles Dodgson s'exécute en racontant à l'enfant et ses deux sœurs également embarquées, Edith (huit ans) et Lorina (treize ans), l'histoire fantastique d'une petite fille justement appelée Alice après qu'elle soit tombée dans le terrier d'un lapin. Quand il eu fini, Alice Liddell lui demande s'il est possible qu'il couche l'histoire sur le papier, insistant encore et encore, ce qu'il fait finalement.

En novembre 1864, soit deux ans et demi après qu'Alice Liddell l'a prié d'écrire le livre, il achève une version intitulée Alice's Adventures under Ground (Les Aventures d’Alice sous terre). Il l'offre à Alice Liddell comme cadeau pour le Noël de l'an 1864 et le fait lire à son ami et mentor George MacDonald ainsi qu'à ses enfants, qui apprécient le livre. Sur le conseil de son ami, Charles Dodgson décide de soumettre le livre pour publication. Il développe l'histoire en rajoutant entres autres les épisodes du Chat du Cheshire et de la tea-party, faisant passer le manuscrit de 18 000 à 35 000 mots. Dodgson a lui-même réalisé des dessins devant accompagner le livre mais n'étant pas jugés assez bons les illustrations sont (re)dessinées par John Tenniel, dessinateur réputé à cette époque. Finalement, le manuscrit est publié en 1865 sous le titre Alice au pays des merveilles (Alice in Wonderland) tiré dans un premier temps à 2 000 exemplaires (Tenniel trouvant que les tirages ne sont pas de bonne qualité), puis réédité quelques mois après avec un tirage plus important. Le succès que le livre connaît alors ne s'est plus jamais démenti depuis.

En 1871 paraît un autre livre sur « Alice » Through the Looking-Glass, and What Alice Found There (De l'autre côté du miroir et de ce qu'Alice y trouva) et en 1886 le fac-similé d'Alice's Adventures under Ground.

Comparaison entre Alice Liddell et « Alice » de la fiction:
Alice Liddell et le personnage fictif d'« Alice » dans le livre sont à bien différencier. L'idée ancienne et répandue selon laquelle « Alice » est fortement basée sur Alice Liddell est controversée. Ainsi, vers la fin de sa vie, Charles Dodgson lui-même déclarait que le personnage d'« Alice » était entièrement imaginaire et n'était pas basé sur un enfant en particulier ou ayant réellement existé. Quoiqu'il en soit, une chose est certaine : Alice Liddell n'a pas inspiré les dessins d'« Alice » dans les éditions originales, John Tenniel l'illustrateur ne l'ayant jamais rencontrée. En revanche, il a été dit que Charles Dodgson lui avait envoyé les photographies d'une autre enfant (Mary Hilton Badcockpour) pour qu'il s'en inspire. Cette thèse n'a jamais été prouvée et à ce jour on ne sait pas de qui le dessinateur s'est réellement inspiré.

Au final de nombreuses incertitudes pèsent sur l'influence réelle d'Alice Liddell dans les fictions de Charles Dodgson. Mais un élément laisse à penser que les livres lui étaient au moins dédiés. Au XIIe et dernier chapitre du livre De l'autre côté du miroir et de ce qu'Alice y trouva (Through the Looking-Glass, and What Alice Found There) figure un acrostiche, poème qui, lu de haut en bas en se concentrant sur la première lettre de chaque vers, forme le nom d'« Alice Pleasance Liddell ».
A boat beneath a sunny sky,
Lingering onward dreamily
In an evening of July--

Children three that nestle near,
Eager eye and willing ear,
Pleased a simple tale to hear--

Long has paled that sunny sky:
Echoes fade and memories die.
Autumn frosts have slain July.

Still she haunts me, phantomwise,
Alice moving under skies
Never seen by waking eyes.

Children yet, the tale to hear,
Eager eye and willing ear,
Lovingly shall nestle near.

In a Wonderland they lie,
Dreaming as the days go by,
Dreaming as the summers die:

Ever drifting down the stream--
Lingering in the golden gleam--


Life, what is it but a dream?
Biographie
Alice Pleasance Liddell est le quatrième des dix enfants de Henry George et Lorina Hannah Liddell. En juin 1855, Henry George Liddell est nommé doyen du Christ Church College (Université d'Oxford en Angleterre) où Charles Dodgson enseigne les mathématiques. Parmi ses autres frères et sœurs ceux qui sont le plus proches de Charles Dodgson ou qui l'inspirent pour Alice au pays des merveilles sont Harry (né en 1847), Lorina (née en 1849) et Edith (née en 1854).

Charles Dodgson connaît d'abord Harry, l'aîné de la famille, à qui il donne des cours de mathématiques. Puis, le 25 avril 1856, alors qu'il aide son ami Reginald Southey à prendre des photographies de la cathédrale, les enfants Liddell qui jouent dans le jardin sont invités à poser au premier plan. Six jours plus tard, Dodgson reçoit à Christ Church un tout nouvel appareil photographique et le 3 juin, il commence à prendre les premières photographies d'Alice et de ses frères et sœurs. Ultérieurement à cette date, il fera plusieurs autres séances de pose (voir les clichés de l'article pris par Charles Dodgson lui-même). Il fait des balades en barque avec les enfants, dessine, les photographie ou leur raconte des histoires.

Pour comprendre de quelle manière se passent les entrevues avec les enfants Liddell, voici reproduit ci-dessous les termes d'Alice Liddell parus dans The Cornhill Magazine en juillet 1932 et repris dans la postface d'une édition d'Alice au pays des merveilles de 1955 :
« Nous allions chez lui escortées de notre gouvernante. Nous prenions place sur un grand sofa. Il s’installait entre nous et, tout en nous racontant des histoires, il dessinait avec un crayon ou une plume. Quand il nous avait bien amusées, il nous faisait poser et il prenait ses photographies avant que nos expressions aient eu le temps de changer. II semblait avoir une réserve inépuisable d’histoires fantastiques, qu’il inventait au fur et à mesure tout en dessinant sans arrêt sur une grande feuille de papier. Ses histoires n’étaient pas toujours complètement inédites. Parfois, il nous donnait une variante d’une histoire déjà racontée, parfois il débutait sur quelque chose que nous connaissions mais, en se développant, l’histoire, fréquemment interrompue, changeait du tout au tout et de façon inattendue. Quand nous allions en excursion sur la rivière avec Mr. Dodgson, ce que nous faisions tout au plus quatre ou cinq fois au cours du trimestre d’été, il emportait toujours un panier plein de gâteaux et une bouilloire qu’il faisait chauffer sur un feu de brindilles. Plus rarement nous partions pour une journée entière, et alors il emportait toutes sortes de provisions - du poulet froid, de la salade et des tas de bonnes choses. Ce que nous aimions le mieux, c’était de remonter à la rame jusqu’à Nuneham et de pique-niquer sous bois dans l’une des huttes construites à cet effet par Mr. Harcourt. Mr. Dodgson, à Oxford, était toujours vêtu de noir, comme un pasteur, mais, quand il nous emmenait sur la rivière, il portait des pantalons de flanelle blanche. Il remplaçait son chapeau noir par un chapeau de paille, mais, naturellement, il gardait ses chaussures noires, parce qu’à cette époque les tennis blancs n’avaient pas été inventés. Il se tenait toujours très droit, plus que très droit même, il avait l’air d’avoir avalé un manche à balai… »

Frère aîné d'une famille de onze enfants dont une majorité de filles, Charles Dodgson a raconté sa tristesse d'être séparé de ses sœurs au collège, de sa crainte et de son dégoût des garçons qui l'entouraient toute la journée et a dit des petites filles : « Elles sont les trois quarts de ma vie ».

Le 30 juin 1863, la famille Liddell part à Llandudno et Alice et Charles cessent leur relation d'amitié. Il lui écrira en 1885 pour lui demander l'autorisation de publier le manuscrit de la première version d'Alice chez Macmillan (Les Aventures d’Alice sous terre).

Ma chère Mrs. Hargreaves (son nom de femme mariée),

J’imagine que la présente lettre, après tant d’années de silence, va vous parvenir presque comme une voix d’entre les morts ; pourtant ces années-là n’ont pas réussi à affaiblir en quoi que ce fût la clarté de mon souvenir des jours où nous correspondions. Je commence à éprouver combien la mémoire défaillante d’un vieil homme est infidèle en ce qui concerne les récents événements et les nouveaux amis (par exemple, je me suis lié d’amitié, voici quelques semaines, avec une très charmante petite fille d’environ douze ans, avec qui je fis une promenade ; et maintenant, je ne parviens plus à me rappeler aucun de ses nom et prénoms !), mais l’image en mon esprit est plus vivace que jamais de celle qui fut, à travers tant d’années, mon idéale amie-enfant. Depuis votre temps, j’ai eu des vingtaines d’amies-enfants, mais avec vous, ce fut tout différent. Cependant, ce n’est pas pour dire tout cela que je vous écris cette lettre. Voilà ce que je veux vous demander : verriez-vous un inconvénient à ce que l’on publiât en fac-similé le cahier manuscrit original (que vous possédez toujours, je le suppose) des Aventures d’Alice ? L’idée de cette publication ne m’est venue que l’autre jour. Si, toute réflexion faite, vous en veniez à conclure que vous préféreriez que l’on s’en abstînt, cela mettrait fin au projet. Si, au contraire, vous me donniez une réponse favorable, je vous serais grandement obligé de bien vouloir me prêter le cahier (je pense qu’un envoi par lettre recommandée donnerait toute sécurité) afin que je puisse envisager toutes les possibilités de réalisation. Cela fait vingt ans que je n’ai vu ce manuscrit, de sorte que je ne suis nullement certain que les illustrations ne vont pas se révéler si horriblement mauvaises qu’il serait absurde de les reproduire. Il n’est pas douteux que j’encoure l’accusation de vulgaire narcissisme en publiant un tel ouvrage. Mais je ne m’en soucie pas le moins du monde, sachant qu’il n’existe pas chez moi pareille faiblesse ; simplement, considérant l’extraordinaire popularité qu’ont eue les volumes (nous avons vendu plus de 120 000 exemplaires des deux livres), je pense qu’il doit y avoir un grand nombre de personnes qui aimeraient voir Alice sous sa forme originale. Je reste votre ami fidèle.

C. L. Dodgson


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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:18

Plus tard elle devient une artiste aidée en cela par John Ruskin. Elle fait le tour de l'Europe avec ses sœurs Lorina et Edith. De ses voyages en France et en Italie entre 1872 et 1877, elle tire une série d'aquarelles et de croquis d'une grande sensibilité. On lui prête une liaison avec le prince Leopold, fils de la reine Victoria (qui vient étudier à Christ Church en 1872), mais le 15 septembre 1880, c'est Reginald Hargreaves, lui aussi étudiant à Oxford, qu'elle épouse à l'abbaye de Westminster. Ils ont trois fils : Alan Knyveton Hargreaves, Leopold Reginald (surnommé « Rex ») Hargreaves (tous deux morts pendant la Première Guerre mondiale) et Caryl Liddell Hargreaves qui survit et aura lui-même une fille.

La dernière rencontre entre Charles Dodgson et Alice Liddell a lieu le 1er novembre 1888. Dodgson, qui rencontre le mari d'Alice, écrit suite à cette rencontre :

« Il n'est pas facile de relier ce nouveau visage avec l'ancien souvenir, cet étranger avec l'« Alice » connue si intimement et tant aimée et dont je me souviendrai toujours mieux comme d'un petite fille de sept ans absolument fascinante ».

Alice Liddell n'assiste pas à l'enterrement de Charles Dodgson, mort le 14 janvier 1898.

La suite de sa vie est une série de deuils : son père meurt quatre jours après Dodgson, sa mère en 1910, deux de ses fils pendant la Première Guerre mondiale et enfin son mari en 1926. Elle reporte son affection sur son fils Caryl et vit à Cuffnells, la maison familiale des Hargreaves dans le Hampshire.

En 1928, devant les difficultés financières, elle doit se résoudre à vendre l'exemplaire que Dodgson lui a donné d'Alice's Adventures under Ground (Les Aventures d’Alice sous Terre). La vente se fait à Sotheby's et lui rapporte £15 400 de l'époque.

En 1932, pour fêter le centenaire de la naissance de Charles Dodgson, elle est invitée aux États-Unis pour recevoir le diplôme honorifique de docteur ès-lettres à l'université de Columbia (à New York). En décembre 1933, peu avant sa mort, elle assiste à la projection d'Alice réalisée par Paramount.

A propos du Roman:
Alice au pays des merveilles est une oeuvre de littérature enfantine écrite par le pasteur mathématicien Lewis Carroll. Le livre foisonne d'allusions satiriques aux amis de l'auteur et aux leçons que les écoliers britanniques devaient mémoriser à l'époque. Le pays des merveilles tel qu'il est décrit dans le conte joue sans cesse avec la logique et reste populaire auprès des enfants comme des mathématiciens.

En 1998, un exemplaire de la première édition a été vendu 1,5 million de dollars américains, ce qui est une vente record pour un livre pour enfants. Seuls vingt-deux exemplaires de la première édition de 1865 auraient survécu. Dix-sept d'entre eux se trouvent dans des bibliothèques et cinq chez des particuliers.

Le livre a connu une suite intitulée De l'autre côté du miroir et de ce qu'Alice y trouva (Through the Looking Glass). Les adaptations cinématographiques combinent souvent des éléments des deux livres.

L'écrivain américain Martin Gardner a publié The Annotated Alice (non traduit en français) qui regroupe Alice au pays des merveilles et De l'autre côté du miroir accompagnés des poèmes victoriens que Carroll parodia dans le corps du texte.


Lewis Carroll:
Lewis Carroll (de son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson) est un écrivain, photographe et mathématicien anglais né le 27 janvier 1832 à Daresbury, dans le Lancashire et mort le 14 janvier 1898 à Guilford.

Il est le troisième enfant et le premier garçon d'une famille qui comptera onze enfants. Son père était pasteur. La majeure partie de son enfance s'est passée à Daresbury, puis à Croft, dans le Yorkshire, à partir de 1843. Il est né gaucher, défaut qui n’était pas admis à l’époque.

Charles aimait inventer des jeux divers et monter des spectacles de marionnettes, pour ses frères et sœurs. Á douze ans, on le met en pension à Richmond, puis à treize à la public-school de Rugby. Il y fait de bonnes études et, à dix-sept ans, est admis à Oxford (Christ Church College), où il s'installe en janvier 1851 ; il y travaille d'arrache-pied et obtient brillamment son diplôme de mathématiques en décembre 1854.

Il enseigne à partir de 1857 au collège de Christ Church à Oxford et devient diacre de l'Église d'Angleterre et le restera jusqu'à sa mort. Le collège lui accorde un titre équivalent à celui d'assistant de faculté, en contrepartie d'un engagement à devenir prêtre et à rester célibataire. C'est à cette époque qu'il commence à écrire des poèmes, mais aussi quelques nouvelles qui paraissent dans The Train, dont le directeur choisit, parmi les pseudonymes que Dodgson lui propose, celui de Lewis Carroll (1856).

En même temps, il se passionne pour la photographie, encore à ses débuts. Il acquiert son premier appareil en 1856. Il effectue de nombreux portraits des enfants du doyen de son collège, dont celui de la petite Alice. Il fait également le portrait de célébrités de l'époque et de leurs enfants, comme les peintres Dante Gabriel Rossetti et John Everett Millais, l'actrice Ellen Terry, la photographe Julia Margaret Cameron et le poète Alfred Tennyson. Lewis Caroll arrête brutalement ce passe-temps dans lequel il excelle en 1880.

«Un maître d’école buissonnière...» d’après André Breton, sa rencontre avec les enfants de la famille Liddell et les histoires qu'il crée pour elles seront à l'origine des Aventures d'Alice sous terre qu'il réalisera avec l'illustrateur John Tenniel en 1863 et qui paraîtront trois ans plus tard avec un plus grand développement sous le titre d'Alice au pays des merveilles. Le succès est immédiat. Suivront Alice à travers le miroir en 1872 puis La Chasse au snark en 1876, toujours avec le même succès.

Bibliographie:
Alice au pays des merveilles
De l'autre côté du miroir
La chasse au snark
Jabberwocky
Sylvie et Bruno
La logique sans peine


Historique des labyrinthes:
Le terme labyrinthe provient de la mythologie grecque, où il désigne la série complexe de galeries construites par Dédale pour enfermer le Minotaure (Il se serait situé en Crète, sur l'île du roi Minos ). De nombreuses autres cultures et civilisations ont cependant utilisé ce motif, depuis les temps préhistoriques jusqu'au Moyen Âge, où les labyrinthes se retrouvent dans les églises.

Aujourd'hui, ce nom est encore employé pour décrire un agencement de chemins étudiés pour que le visiteur puisse s'y perdre, notamment dans les parcs.

Symbole d'un cheminement initiatique long et difficile, le labyrinthe est connu de nombreuses civilisations anciennes : les hommes préhistoriques, les Mésopotamiens, les Scandinaves, les Hopis ou les Navajos... Les labyrinthes de pierre ou de gazon de ces cultures présentent toujours un parcours unique avec sortie rapide. Parcourir le labyrinthe, seul ou avec l'ensemble de la communauté, est alors l'occasion d'une introspection. Les méandres symbolisent le cours de la destinée humaine, ses pièges et ses tourments.

Pendant des millénaires, le labyrinthe a fasciné l'humanité par ses mystères, car un seul sentier mène au but. Des tracés de chemins tortueux ont été taillés dans les parois rocheuses du désert américain et sur les falaises scandinaves. Des dédales ont été taillés dans la tourbe du Pays de Galles et d'Angleterre (comme le Julian's Bower à Alkborough). Monstres et géants font partie de ce mythe, et les Églises elle-mêmes se sont servies de son symbolisme. Aujourd'hui ils ne sont plus qu'une amusante curiosité, dont l'un des modèles les plus connus est celui de Hampton Court en Angleterre.


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Thierry le Disneyen

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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:18

Les voyages de pinocchio:


Pinocchio:
Pinocchio est un personnage de fiction héros d'un célèbre conte de fées moderne, chef d'œuvre universel de la littérature pour enfants : Le avventure di Pinocchio. Storia di un burattino (Les aventures de Pinocchio. Histoire d'un pantin), du journaliste et écrivain italien d'origine toscane Carlo Lorenzini de son nom de plume Carlo Collodi - Florence (1826-1890).

C'est le conte de fées par excellence, immortel et universel, duquel ont été tirées des milliers de versions littéraires, théâtrales, chorégraphiques, télévisées, cinématographiques et en bandes dessinées, sans compter les centaines de traductions, de versions illustrées ainsi que les mises en musique et en chanson.

Les aventures de Pinocchio ont une prérogative qui n'appartient qu'aux grands chefs d'œuvres, c'est celle d'être hors du temps. Pour les 100 ans de Pinocchio, en 1981, Italo Calvino écrivait ainsi : "Il nous est naturel de penser que Pinocchio a toujours existé, on ne s'imagine pas en effet un monde sans Pinocchio."

Les aventures de Pinocchio ont été le deuxième livre le plus vendu en Italie au XXe siècle : de 9 à 10 millions d'exemplaires, derrière la Divine comédie de Dante Alighieri : de 11 à 12 millions d'exemplaires (Source : Rapport sur l'édition italienne de Giuliano Vigni - 1999).

Dans ce livre, Pinocchio n'apparaît-il pas au lecteur comme un homme habillé en pantin alors que ce même lecteur ne se sent-il pas finalement, au fond de lui-même, un pantin habillé en homme ?

Carlo Collodi:
Le "papa" et l'auteur de Pinocchio est le journaliste polémiste et écrivain pédagogiste Carlo Collodi.
Carlo Collodi est le pseudonyme de Carlo Lorenzini, écrivain italien né le 24 novembre 1826 à Florence où il est mort le 26 octobre 1890.
Carlo Collodi débute dans le journalisme, dans des journaux humoristiques, puis s'engage dans la lutte pour l'indépendance italienne en 1859. Il redevient journaliste en mai 1860. Il écrit quelques romans et pièces qui n'auront pas le succès de Pinocchio.
Ce n'est qu'en 1875 que Collodi commence à écrire pour les enfants en adaptant les Contes de Charles Perrault.
À la suite, dit-on, de dettes de jeux, il commence à écrire Pinocchio en 1881, qui paraîtra en feuilleton dans le Journal des enfants jusqu'en 1883. Ce roman lui amènera le succès, mais Collodi ne retrouvera jamais la même inspiration pour ses œuvres ultérieures.
Son roman "Les aventures de Pinocchio" l'a rendu célèbre dans le monde entier. Il est un des représentants d'une littérature de bons sentiments affichée par la petite bourgeoisie italienne de la fin du XIXe siècle. Il a développé dans cette œuvre, au travers du héros rebelle de son histoire, les vertus morales d'une Italie rurale laïcisée (Collodi n'a pas fait place à la religion dans ce roman) avec des valeurs comme la famille, l'école, le travail et l'amour du métier.
Collodi définissait lui-même son œuvre Pinocchio comme une "gaminerie". Au plan du genre littéraire, certains critiques voient ce roman comme un véritable roman picaresque qui manie notamment l'humour et le rire. Pinocchio est reconnu par la critique comme un classique de la littérature italienne du XIXe siècle et qui à ce titre s'adresse non seulement aux enfants mais également aux adultes.

La Toscane:
A partir du XIVème siècle, si chaque région italienne parle son propre dialecte, c'est le toscan de Florence qui devient l'italien écrit standard, beaucoup de membres de la cour pontificale venant de cette région.
Au XXème siècle, après le grand succès de Pinocchio, lu en toscan par tous les enfants du pays, les medias et nouveaux moyens de communication, dont la télévision, ont permis de généraliser l'emploi du toscan comme langue italienne nationale standard.
La Toscane est donc devenue la référence en matière de langue en Italie, notamment grâce à Pinocchio.

Origines:
Origines
Pinocchio, en toscan, signifie pignon, l'on dit pignolat ou pigne en provençal, pinolo en italien. C'est la graine comestible du pin pignon (Pinus pinea) dont l'amande protégée par une fine coquille se trouve à l'intérieur du fruit : le cône ou la pomme de pin ou encore la pigne en provençal, pigna en italien. Une adaptation allemande de Pinocchio du début du siècle dernier s'appelle ainsi Zapfelkerns Abenteur (Les aventures de Nociolo di Pigna, Pinolo). Ce mot toscan du XIXe siècle est tombé en désuétude et n'est plus utilisé de nos jours.
Le toscan Fernando Tempesti, chercheur en littérature et un des meilleurs spécialistes de Pinocchio, précise que dans la langue de Geppetto, le toscan du XIXe siècle, Pinocchio signifie petit pignon qui voudrait dire également dans la langue secrète de Collodi : petit crevard. Cette expression renvoie à l'Arlequin de la commedia dell'arte florentine qui se nomme Stenterello, tout aussi famélique que Pinocchio.

Avant de s'appeler Pinocchio, il s'était appelé Arlequin, Polichinelle, ou Stenterello. Il fait partie des personnages, des caractères immuables qui ont, de tout temps, servi de point fixe à l'improvisation. Nous retrouvons ici le statut populaire et pauvre de ce personnage fait non pas dans du bois noble, mais dans « une simple bûche prise dans le tas de bois à brûler, de celles que l'on met en hiver, dans le poêle ou dans la cheminée pour allumer un feu et réchauffer les chambres ».


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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:21

Le pays des contes de fées:

Tout au long de cette croisière vous aurez l'occasion de revivre de nombreux contes de fées tel:Blanche Neige et les 7 nains;Pierre et le loup;Aladdin;Fantasia"Nuit sur le mont chauve";Hansel et Gretel;Raiponse;La petite sirène;Le magicien d'Oz;la Belle et la Bête;Merlin l'enchanteur.
Blanche Neige sera évoqué ultérieurement avec son attraction.

Pierre et le loup:

Pierre et le loup:
Pierre et le Loup est un conte musical pour enfants écrit par Sergeï Prokofiev en 1936.
Œuvre didactique:
Le dessein de l’œuvre est de faire découvrir certains instruments de l’orchestre aux jeunes auditeurs. Tandis que le récitant narre les aventures de Pierre, jeune et téméraire héros qui finit par triompher du redoutable Loup, l’orchestre les ponctue d’intermèdes musicaux où les différents protagonistes sont personnifiés par des instruments :
Pierre : les cordes
l’Oiseau : la flûte
le Canard : le hautbois
le Chat : la clarinette
le Loup : les cors
le Grand-Père : le basson
Naïve mais raffinée et suggestive, la partition de l’artiste rencontre un succès qui ne s’est jamais démenti depuis sa parution.
Sergeï Prokofiev:

Serge Prokofiev nait à Sontsovka, dans la province de Iekaterinoslav. Sa mère, pianiste amateure, est son premier maître et l’évidence des dons de l’enfant apparaît si tôt qu’elle n’hésite pas à l’engager dans une carrière musicale. En 1900, il compose son premier opéra, le Géant, destiné premièrement aux enfants. Suivant son penchant pour le théâtre, il compose deux autres opéras : Sur un île déserte (1902) et Ondine (1904-1907) qui s’inspirent de quelques sujets repris de son enfance. De 1902 à 1903, il travaille principalement la composition avec Glière qui lui enseigne la théorie et l'harmonie, puis rentre au Conservatoire de Saint-Petersbourg en 1904, à l'âge de treize ans. Il étudie l'orchestration avec le compositeur Rimski-Korsakov, le piano avec Anna Essipova, la composition avec Liadov et la direction d’orchestre avec Tcherepnine.
Ses premières apparitions aux « soirées de musique contemporaines» le révèlent comme un phénomène. Le 6 mars 1910, est créée sa première œuvre par Jurgenson. Prokofiev était de la race des «jeunes barbares », résolument anti-conformistes et bourrés de « forces explosives. » « Extérieurement, cet homme robuste, sportif (on a beaucoup parlé de son art de jouer au football sur son clavier) et même provocateur dans ses costumes dans sa façon naturelle et dans ces redoutables humeurs peut apparaître comme une sorte d’improvisateur brillant » écrit un écrivain russe.
Dès 1918, Prokofiev quitte la Russie, les événements politiques le passionnant beaucoup moins que la musique. Il est vrai que l’énorme effervescence qui secoue son pays le laisse totalement indifférent… Une longue période de pianiste qui erre de capitales en capitales commence alors. Puis il s’établit aux États Unis où il compose ses principales œuvres telles l’ Amour de Trois Oranges créé en 1921 à Chicago. Il vient ensuite à Paris où les Ballets russes de Diaghilev créèrent quelques-unes de ses œuvres : en cette même année 1921, l’ admirable Chout (histoire d’ un bouffon qui roula sept autres bouffons) ; en 1928, le Pas d’acier, un ans plus tard, Le fils prodigue. C’est lors de ce séjour en France qu'il se querelle avec Stravinsky. On opposait souvent la « perfection » de Stravinsky à l’art plus « rocailleux » de Prokofiev. En 1923, il épouse la soprano Lina Llubera qui lui donnera deux fils. En 1924, il reçoit le prix Anton Rubinstein comme pianiste-compositeur avec son Concerto pour piano opus 1. En 1946, Prokofiev est profondément affecté lorsqu’il apprend que sa femme est en route pour un camp de concentration. Il essaie donc en vain de convaincre les autorités qui restent indifférentes après la création d’un opéra populaire pourtant remarquable. Les Russes insistant beaucoup pour qu’il revienne chez eux, lui faisant miroiter un esprit nouveau qui animerait l’Union soviétique, il rentre en Russie en 1932. Là, il devient chef d’ école, est chargé de fonctions officielles mais doit s’adapter aux inévitables rigueurs des nouvelles disciplines. En 1938, Sergueï Eisenstein l'invite à travailler sur la musique de son projet de film Alexandre Nevski. Sa composition sert de bande originale au film, mais est également interprétée en tant que cantate du même nom. Il lui devient alors dur de voyager et de mettre en œuvre sa triple carrière de compositeur, de chef d’ orchestre et de pianiste. Néanmoins, en 1947, Prokofiev est proclamé Artiste du Peuple de la République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie… En 1953, Prokofiev meurt quelques heures avant Staline. En 1957, le Prix Lénine lui est décerné à titre posthume.
Son oeuvre :
« Serge Prokofiev, comme tous les Russes, raconte merveilleusement bien des faits divers dans sa musique. Il aime en effet créer un climat particulier, peindre une situation tragique ou cocasse. Rien d’étonnant à ce qu’il ait composé huit opéras qui sont parmi les plus importants de notre époque. Il aime se laisser envoûter par l’image… Son opéra l’Ange de feu, touche en effet au prodige. Quel que soit le son adopté, qu’il s’agisse de l’extraordinaire exubérance de la suite Scynthe comme de l’étonnante enluminure de Chout, de sujets plus réalistes tels Guerre et Paix comme de sujets plus lyriques comme Roméo et Juliette, qu’il traite d’une manière sobre et parfois dépouillée, l’évocation des personnages est toujours obtenue. Ce pouvoir d’ invocation est en effet présent dans toutes ses oeuvres. » Extrait d’ un journal russe.
Prokofiev travailla avec Eisenstein, (producteur de film) il devait composer les musiques. Prokofiev composa donc les musiques tout en regardant les films. Il composa alors la musique d’Alexandre Nevsky et d’ Ivan le Terrible. On raconte qu’Eisenstein se laissa convaincre de refaire quelques scènes à partir de suggestions que soulevait en lui sa musique. « Prokofiev possédait un sens inné pour les rythmes. Son écriture était aussi à l’aise dans le lyrisme simple que dans le style moderne. Maître de l’instrumentation, il conçut une méthode personnelle pour traiter les sonorités orchestrales. »
En 1948, Le Comité central du Parti communiste formule des critiques aussi acerbes qu’ absurdes contre le « formalisme » de sa musique. (Des compositeurs tels Khatchaturian et Chostakovitch ont subi les mêmes critiques.) « Ces compositeurs cédaient trop aux impulsions «dégénérées » de l’ouest », disaient leurs auteurs ! Pourtant, une partie de ses œuvres (Pierre et le loup pour un théâtre d’enfants moscovite, Roméo et Juliette, Alexander Nevsky, l’opéra Guerre et paix, les symphonies 5-6-7, plusieurs sonates pour piano) date de cette période durant laquelle il ne s’opposa pas, malgré lui, aux contraintes communistes.
La vie de Prokofiev ressemble beaucoup à son art. Il hait certaines règles de la musique. (On le compare souvent à Richard Strauss qui lui aussi s’opposait aux disciplines de son époque. Cette « liberté » fait alors de lui un solitaire. Cela se répercute sur les jugements actuels que l’on porte sur son œuvre.
« Bien qu’il se soit opposé aux divers mouvements russes de son époque, Prokofiev est surtout "le fils de ses pères". Il les aime, les connaît par cœur et en prolonge le dessein. Mais de tous, est-il, peut-être avec Moussorgski, le plus grand parce qu’occasion lui fut donné d’ approfondir les caractéristiques de l’âme russe.»
Lien: http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C5%93uvres_de_Sergue%C3%AF_Prokofiev .
Aladdin:

Aladdin et la lampe merveilleuse est un des contes des Mille et une nuits les plus connus.(Voir Adventureland).
-"Nuit sur le mont chauve":

Une nuit sur le mont Chauve est une pièce symphonique écrite par Modeste Moussorgski durant l'été 1867, pendant son séjour dans la maison de son frère à Minkino.
Hormis dans le cadre de l'opéra, le compositeur a peu écrit pour l'orchestre : un scherzo (1858), une marche nocturne (1861), un intermezzo (1867) et un poème symphonique (1867). Rappelons que ses Tableaux d'une exposition sont une série de pièces pour piano dont Maurice Ravel a réalisé ultérieurement l'orchestration.
La pièce est inspirée d'une nouvelle de Nicolas Gogol qui met en scène le sabbat des sorcières. Le titre initial en était : Nuit de la Saint-Jean sur le mont Chauve.
L'œuvre a été retravaillée plusieurs fois par le compositeur, avec une version chorale en 1872, puis comme interlude orchestral de l'un de ses opéras en 1873. Nikolaï Rimsky-Korsakoff fait une réorchestration de cette troisième version en 1908 et c'est cette dernière qui reste la plus jouée. Fantasia, le dessin animé de Walt Disney sorti en 1940, utilise encore une autre version où le final se mêle à l’Ave Maria de Franz Schubert (orchestration de Leopold Stokowski).
La musique suit un programme établi par le compositeur : Voix souterraines, apparitions des esprits des ténèbres puis de Satan – Adoration de Satan – Sabbat des sorcières – Sonnerie de la cloche du village et évanouissement des apparitions – Aube naissante.
L'exécution de la pièce dure environ dix minutes
Modeste Moussorgski:

Modeste Petrovitch Moussorgski (en russe : Модeст Петрович Мусоргский) — 21 mars) 1839 à Karevo - 28 mars 1881 à Saint-Pétersbourg — fut un compositeur russe.
Sa famille descendait du premier monarque russe, Riourik, via les princes souverains de Smolensk. Modeste fut préparé par ses parents à une carrière militaire, mais sous l'influence de Balakirev il quitta le régiment de la Garde et rejoignit les Cinq, un groupe de compositeurs, ardents défenseurs de la musique nationale russe, notamment folklorique. Sa première œuvre musicale publiée fut l'opéra inachevé Salambbo et un cycle de chansons.
À partir de 1863, suite à l'abolition du servage qui ruina sa famille, Moussorgski dut travailler en tant qu'employé administratif pour subvenir à ses besoins. L'insuccès que connurent ses œuvres et sa situation difficile l'incitèrent à s'adonner à l'alcoolisme.
Il est surtout célèbre pour l'opéra Boris Godounov, et la suite pour piano Les Tableaux d'une exposition (1874) — orchestrée par Maurice Ravel en 1922.
1867 - le poème symphonique Une nuit sur le mont Chauve
1872 - les cycles de chansons la Chambre d'enfants
1875 - Chants et danses de la mort
deux opéras inachevés : La Khovantchina, terminé par Chostakovitch et La Foire de Sorotchinsky, terminé par Tcherepnine.


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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:23

-Hansel et Gretel:

Hansel et Gretel (en allemand Hänsel und Gretel) est un conte de fée allemand, repris par les frères Grimm.
Histoire:
Hansel et Gretel sont les enfants d'un pauvre bûcheron. Craignant la famine, l'épouse du bûcheron - la mère des enfants - le convaint de perdre les enfants dans la forêt. Hansel et Gretel entendent son plan et, recueillant de petits caillous blancs, marquent le chemin jusqu'à chez eux et la tentative de les perdre échoue. Toutefois, la mère pousse le père à réessayer, et cette fois les deux enfants n'ont que des bouts de pains à jeter derrière eux. Une fois abandonnée en pleine forêt, ils réalisent que le pain a été mangé par les animaux de la forêt.
En errant dans la forêt, Hansel et Gretel trouve une maison en pain (les versions suivantes parleront de pain d'épices) avec des fenêtres en sucre, qu'ils commencent à manger. L'habitante de la maison, une vieille femme, les invite et leur prépare un festin. Cependant, la vielle femme est une sorcière qui a construit la maison pour attirer les enfants vers elle, les engrosser et les manger. Elle enferme Hansel, et fait de Gretel son serviteur.
Alors qu'elle se prépare à cuire Hansel, la sorcière demande à Gretel de regarder dans le four pour voir s'il est prêt, mais Gretel comprend que la sorcière a l'intention de le pousser dans le four pour le faire cuire lui aussi et réussit à renverser son sort en poussant la sorcière dans le four qu'il referme derrière elle.
Les enfants prennent les joyaux de la maison de la sorcière et rejoignent leur maison.
Jacob et Wilhelm Grimm:

Enfance et études:
La famille est originaire de Hesse. Les grands-parents et arrières grands-parents étaient de confession réformée. Les parents Philipp Wilhelm et Dorothea Grimm eurent neuf enfants dont seuls Ferdinand, Ludwig Emil, Charlotte, Jacob et Wilhelm Carl survécurent. La maison natale des frères Grimm donne sur l'ancienne place d'armes de la ville de Hanau. Jacob naquit le 4 janvier 1785 et Wilhelm le 24 février 1786. En janvier 1791, le père, Philipp fut nommé fonctionnaire dans sa ville natale de Steinau en Kinzig où la famille emménagea. C'est en 1796 que mourut leur père à l'âge de 45 ans. La mère, afin d'assurer à l'aîné toutes ses chances d'accéder à une carrière juridique envoya les deux enfants auprès de leur tante dans la ville de Kassel. Jacob fréquenta l'université de Marbourg et y étudia le droit tandis que son frère le rejoignit un an plus tard pour suivre le même cursus. Un de leurs professeurs, Friedrich Carl von Savigny, ouvrit sa bibliothèque privée aux jeunes étudiants avides de savoir et déjà férus de Goethe et Schiller, pour leur faire découvrir les romantiques et les Minnesänger.
Savigny travaillait à une histoire de l'empire romain et se rendit à Paris en 1804 pour ses recherches. En janvier 1805, il invita Jacob à l'y rejoindre, ce que ce dernier fit sans retard. En qualité d'aide, il se pencha pendant plusieurs mois sur la littérature juridique. De cette époque date son éloignement des thèmes juridiques ; il rapporta, dans sa correspondance, ne plus vouloir se consacrer qu'à la recherche sur la « magnifique littérature de l'ancien allemand » à laquelle il s'était déjà, avec son frère Wilhelm, intéressé.
Les débuts:
Jacob Grimm revint à Kassel où entre temps sa mère était venue s'installer. L'année suivante en 1806, Wilhelm Grimm termina ses études à Marbourg. Ils vécurent ensemble avec leur mère à Kassel. Jacob trouva une place de secrétaire à l'école de guerre de Kassel. À la suite de la guerre napoléonienne contre la Prusse et la Russie, qui commença peu après sa nomination et qui vit l'influence de Napoléon sur Kassel, l'école de guerre fut réformée et il se trouva à nouveau en charge du ravitaillement des troupes combattantes, ce qui lui déplaisait et le poussa à quitter son poste. Wilhelm Grimm, d'une constitution fragile, était à cette époque sans emploi. De cette période désargentée mais qui les trouva très motivés, date le début de la compilation des contes et histoires qui nous sont parvenus aujourd'hui.
Après le décès de leur mère le 27 mai 1808, Jacob dut prendre en charge toute la famille en qualité d'aîné. Il prit donc à Kassel un poste de directeur de la bibliothèque privée de Jérôme Bonaparte (frère de Napoléon, et récemment fait roi du jeune royaume de Westphalie). Bien qu'il ne fût pas contraint à cette position et consacrât une grande partie de son temps à ses études, Jacob occupa pendant l'année 1809 une place d'assesseur au conseil d'État.
En 1809, Wilhelm en raison de sa maladie, effectua une cure à Halle qui dut aussi être financée par Jacob. Il résida au château de Giebichenstein (qui appartint au compositeur Johann Friedrich Reichardt) et enfin à Berlin où il rencontra Clemens Brentano avec lequel il fit la connaissance d'écrivains et d'artistes berlinois comme par exemple Ludwig Achim von Arnim. Lors de son voyage de retour à Kassel, Wilhelm rencontra aussi Johann Wolfgang von Goethe qui l'assura dans ses « efforts en faveur d'une culture longue et oubliée ».
Depuis 1806, les frères Grimm avaient rassemblé des contes et depuis 1807 avaient publié dans des revues des articles sur les maîtres troubadours. À partir de 1810, les frères Grimm se retrouvèrent à nouveau ensemble à Kassel et en 1811, Jacob fit paraître son premier ouvrage sur les « Maîtres chanteurs allemands » (Über den altdeutschen Meistergesang).
Après la bataille de Leipzig en 1813, le royaume de Westphalie fut dissous et l'électorat de Hesse restauré. Jacob Grimm y perdit sa place de directeur de la bibliothèque royale, mais retrouva bientôt une situation auprès du prince électeur en tant que secrétaire de légation. Dans ses nouvelles fonctions diplomatiques, il retourna à Paris en 1814, où il employa ses loisirs à de nouvelles recherches en bibliothèque. S'il aimait les voyages, il regrettait cependant que ces activités le tinssent éloigné de ses recherches littéraires dans son pays.
Les collecteurs de contes et légendes:
Wilhelm Grimm entre-temps avait publié son premier livre en 1811, des traductions d'anciennes légendes danoises (Altdänische Heldenlieder). Le premier ouvrage commun des deux frères, sur le Hildebrandslied et le Wessobruner Gebet, fut publié en 1812. Il fut suivi en décembre de la même année d'un premier recueil de Contes de l'enfance et du foyer (Kinder- und Hausmärchen), tiré à 900 exemplaires. Les deux frères s'essayèrent aussi à une édition allemande de l'Edda, ainsi que de Reineke Fuchs (une version allemande du Roman de Renart), travaux qui restèrent toutefois longtemps inachevés. De 1813 à 1816, les frères contribuèrent également à la revue Altdeutsche Wälder, consacrée à la littérature allemande ancienne, mais qui ne connut que trois numéros.
En 1814, Wilhelm Grimm devint secrétaire de la bibliothèque du musée de Kassel et s'installa à la Wilhemshöher Tor, dans un logement appartenant à la maison du prince électeur de Hesse, où son frère Jacob le rejoignit à son retour de Paris. En 1815, Jacob Grimm assista au congrès de Vienne en tant que secrétaire de la délégation hessoise, puis séjourna de nouveau à Paris en septembre 1815 pour une mission diplomatique. Par la suite, il quitta définitivement la carrière diplomatique pour pouvoir se consacrer exclusivement à l'étude, à la classification et au commentaire de la littérature et des usages historiques. Cette même année 1815, à côté d'un ouvrage d'études mythologiques (Irmenstraße und Irmensäule), il publia un choix critique d'anciennes romances espagnoles (Silva de romances viejos).
En 1815, les frères Grimm produisirent le deuxième volume des Contes de l'enfance et du foyer, réimprimés sous forme augmentée en 1819. Les remarques sur les contes des deux volumes furent publiées dans un troisième en 1822. Une nouvelle publication sous une forme réduite à un volume s'ensuivit en 1825, qui contribua grandement à la popularité des contes. Jacob et Wilhelm Grimm obtinrent que cette édition fut illustrée par leur frère Ludwig Emil Grimm. À partir de 1823 parut une édition anglaise illustrée des Contes de l'enfance et du foyer. Du vivant même des deux frères parurent sept impressions de l'édition en trois volumes des contes et dix de l'édition réduite à un volume.
Dans les années 1816 et 1818 suivirent les deux tomes d'un recueil de légendes (Deutsche Sagen). Les deux frères avaient d'abord collecté indifféremment contes et légendes ; il est difficile de les séparer sur des critères thématiques, et les frères ne le firent pas de façon suivie. Toutefois, les contes remontent pour l'essentiel à des sources orales, tandis que les légendes se fondent bien davantage sur des sources écrites. Le recueil des contes comme des légendes fut achevé à peu près en même temps, dès 1812, le délai de publication de six ans s'expliquant par le travail absorbant de composition d'un texte publiable. Le recueil de légendes ne rencontra cependant pas un succès remarquable, et ne fut donc pas réimprimé du vivant des frères.
À l'âge de 30 ans, Jacob et Wilhelm Grimm avaient déjà acquis une position éminente de par leurs nombreuses publications. Ils vivaient ensemble à Kassel, sur le seul salaire modeste de Wilhelm pendant un temps. Ce ne fut qu'en avril 1816 que Jacob Grimm devint second bibliothécaire à Kassel, au côtés de Wilhelm qui exerçait depuis deux ans comme secrétaire. Leur travail consistait à prêter, chercher et classifier les ouvrages. À côté de ces fonctions officielles, ils avaient la possibilité de mener sur place leurs propres recherches, qui furent saluées en 1819 par un doctorat honoris causa de l'université de Marbourg.
Les frères Grimm n'auraient pas pu publier autant pendant ces années sans encouragements ni protections. Ils furent d'abord soutenus par la princesse Wilhelmine Karoline de Hesse. Après sa mort en 1820 et celle du prince électeur en 1821, les frères durent déménager avec leur sœur Lotte pour s'installer dans un logement plus modeste, entre une caserne et une forge, non sans conséquences gênantes sur leur travail. Lotte, qui tenait jusque là le ménage, se maria peu après, laissant ses deux frères qui déménagèrent plusieurs fois et menèrent pendant plusieurs années une vie de célibataires.


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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:25

La passion de la langue:
C'est dans cette période créative que se place le travail de Jacob Grimm sur sa Grammaire allemande . Le premier tome traitait de la flexion, le second de la formation des mots. Jacob Grimm y travailla avec fureur, sans laisser de manuscrit complet, mais en faisant imprimer feuille après feuille au fur et à mesure qu'il avait écrit assez de texte. L'impression du premier tome s'étendit de janvier 1818 à l'été 1819, la durée exacte du travail de Jacob Grimm sur l'ouvrage. Jusqu'en 1822, il retravailla le premier tome de façon à n'y plus inclure que l'étude des sons. Comme auparavant, il écrivit et fit imprimer les pages au fur et à mesure, principe qu'il suivit aussi pour le deuxième tome, achevé en 1826. Wilhelm Grimm avait publié entre-temps plusieurs livres sur les runes, et les Chants héroïques allemands (Deutsche Heldensage), considérés comme son chef d'œuvre, parurent en 1829.
Ce ne fut qu'après le mariage de Wilhelm Grimm avec Henrietta Dorothea Wild en 1825 que le cours de la vie des deux frères vint à se stabiliser. Ils continuèrent à vivre ensemble, à trois désormais avant que ne naissent bientôt des enfants à Wilhelm et « Dortchen ». En 1829 cependant, après respectivement 13 et 15 ans au service de la bibliothèque de Kassel, les deux frères donnèrent leur démission. Après la mort du directeur, le prince électeur Guillaume II de Hesse n'ayant pas attribué le poste à Jacob, les frères répondirent à une proposition de la bibliothèque de l'université de Göttingen, en Hanovre.
Ils y poursuivirent leur vie en commun. Jacob Grimm exerçait comme professeur titulaire, Wilhelm comme bibliothécaire puis à partir de 1835 comme professeur également. Jacob Grimm publia deux tomes supplémentaires de sa grammaire jusqu'en 1837. Il put également terminer en 1834 le travail commencé en 1811 sur Reinhard (Reineke) Fuchs, et composa un ouvrage sur la mythologie germanique (Deutsche Mythologie, 1835). Wilhelm Grimm s'occupa presque à lui seul de la troisième impression des Kinder- und hausmärchen en 1837.
En 1837, le roi de Hanovre, de Grande-Bretagne et d'Irlande Guillaume IV mourut, et la couronne de Hanovre passa à son frère Ernest-Auguste Ier. De tendances autoritaires, celui-ci révoqua rapidement la constitution relativement libérale accordée par son prédesseur, à laquelle les fonctionnaires avaient prêté serment. Sept professeurs de l'université de Göttingen signèrent alors une lettre de protestation solennelle, parmi lesquels Jacob et Wilhelm Grimm. Le roi répliqua en révoquant immédiatement les professeurs, et en bannissant trois de ses états, parmi lesquels Jacob Grimm. Cette affaire dite des Göttinger Sieben eut un grand retentissement en Allemagne.
Le dictionnaire allemand:
Les frères s'en retounèrent à Kassel où ils restèrent sans emploi, jusqu'à ce que le roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse les invitât comme membres de l'académie des sciences et professeurs à l'Université Humboldt. Les deux frères répondirent à cette offre et s'installèrent définitivement à Berlin. Jacob entreprit cependant par la suite plusieurs voyages à l'étranger, et fut député au Parlement de Francfort en 1848 avec plusieurs de ses anciens collègues de Göttingen.
Durant cette période berlinoise, les deux frères se consacrèrent principalement à une œuvre colossale : la rédaction d'un dictionnaire historique de la langue allemande, qui en présenterait chaque mot avec son origine, son évolution, ses usages et sa signification.
Mais les deux frères avaient sous-estimé le travail à accomplir. Bien qu'ayant commencé cette tâche en 1838 après leur renvoi de Göttingen, le premier tome ne parut qu'en 1854 et seuls quelques volumes purent être édités de leur vivant. Plusieurs générations de germanistes poursuivront cette œuvre, et cent-vingt-trois ans plus tard, le 4 janvier 1961 le 32e volume de ce dictionnaire allemand fut enfin édité. En 1957, une nouvelle révision de cette œuvre gigantesque a été entamée et le premier volume de ce travail a été publié en 1965. En 2004, l'ensemble du dictionnaire a été édité sous forme de CD-ROM par les éditions Zweitausendeins (Francfort-sur-le-Main).
Wilhelm Grimm mourut le 16 décembre 1859. L'académie de Berlin écrivit en janvier 1860 : Au 16 du mois dernier est décédé Wilhelm Grimm, membre de l'académie, qui a fait briller son nom au titre de linguiste allemand et collecteur de légendes et de poèmes. Le peuple allemand est aussi habitué à l'associer à son frère aîné Jacob. Peu d'hommes sont honorés et aimés comme le sont les frères Grimm, qui en l'espace d'un demi-siècle se sont soutenus réciproquement et fait connaître dans un travail commun. Jacob poursuivit seul leur ouvrage, avant de mourir à son tour le 20 septembre 1863. Les deux frères reposent ensemble au cimetière de Matthäus, à Berlin-Schöneberg.
Œuvres:
Les œuvres communes les plus significatives de Jacob et Wilhelm Grimm sont leur collection de contes pour enfants, leur recueil de légendes, ainsi que leur dictionnaire.
Jacob Grimm a apporté des contributions de première importance à la linguistique allemande alors naissante, qui ont contribué à fonder la grammaire historique et comparée. C'est dans la deuxième édition de sa Grammaire allemande que Jacob Grimm décrivit les lois phonétiques réglant l'évolution des consonnes dans les langues germaniques, connues depuis sous le nom de Loi de Grimm. Il est également l'auteur d'une Histoire de la langue allemande (Geschichte der deutschen Sprache).
Le compositeur Richard Wagner s'est inspiré de plusieurs légendes recueillies par les deux frères pour la composition de ses opéras, ainsi que de la Mythologie allemande de Jacob Grimm pour sa Tétralogie.
Ouvrages de Jacob Grimm:
Über den altdeutschen Meistergesang (Göttingen, 1811);Irmenstrasse und Irmensäule (Wien, 1815);Silva de romances viejos (Wien, 1815) ;Deutsche Grammatik (Göttingen, 1819-1840);Hausbüchel für unser Lebenlang (Kassel, 1820);Wuk Stephanowitsch, kleine serbische Grammatik, verdeutscht (Leipzig und Berlin, 1824) ;Zur Rezension der deutschen Grammatik, unwiderlegt herausgegeben (Kassel, 1826) ;Deutsche Rechtsaltertümer (Göttingen, 1828. 2e éd., 1854);Hymnorum veteris ecclesiae XXVI interpretatio Theodisca nunc primum edita (Göttingen, 1830) ;Reinhart Fuchs (Berlin, 1834);Deutsche Mythologie (Göttingen, 1835. 2e éd., 1844. 3e éd. 1854, 2 vols.);Taciti Germania edidit (Göttingen, 1835);Über meine Entlassung (Basel, 1838) ;Lateinische Gedichte des X. und XI. Jahrhunderts (Göttingen, 1838);Sendschreiben an Karl Lachmann über Reinhart Fuchs (Berlin, 1840);Weistümer (Teil 1, Göttingen, 1840. Teil 2, 1840. Teil 3, 1842. Teil 4, 1863. Teil 5, 1866. Teil 6, 1869. Teil 7, 1878);Andreas und Elene (Gedicht), herausgegeben (Kassel, 1840);Frau Aventiure klopft an Beneckes Tür (Berlin, 1842) ;Geschichte der deutschen Sprache. (Leipzig, 1848. 2e éd., 1853, 2 vol.);Das Wort des Besitzes (Berlin, 1850);
Rede auf Wilhelm Grimm und Rede über das Alter (Berlin, 1868. 3e éd. 1865) ;Kleinere Schriften (Berlin, 1864-1870, 8 vol.).
Ouvrages de Wilhelm Grimm :
Altdänische Heldenlieder, Balladen und Märchen übersetzt (Heidelberg, 1811);Drei altschottische Lieder in Original und Übersetzung (Heidelberg, 1813);Über deutsche Runen (Göttingen, 1821) ;Zur Literatur der Runen (Wien, 1828);Grâve Ruodolf (Göttingen, 1828 et 1844) ;Die deutsche Heldensage (Göttingen, 1829. 2e éd., 1867) ;De Hildebrando antiquissimi carminis teutonici fragmentum (Göttingen, 1930) ;Vrîdankes Bescheidenheit (Göttingen, 1834. 2e éd., 1860) ;Der Rosengarten (Göttingen, 1836) ;Ruolandes liet (Göttingen, 1838);Wernher vom Niederrhein (Göttingen, 1839) ;Konrads von Würzburg Goldene Schmiede (Berlin, 1840) ;Konrads von Würzburg Silvester (Göttingen, 1841);
Über Freidank (Göttingen, 1855) ;Kleinere Schriften. ( Berlin, 1881, 4 vol.) .
Ouvrages communs:
Kinder- und Hausmärchen (Berlin, 1812 ; nombreuses éditions ultérieures) ;Die beiden ältesten deutschen Gedichte aus dem 8. Jahrhundert : Das Lied von Hildebrand und Hadubrand und das Wessobrunner Gebet herausgegeben (Kassel, 1812) ;Altdeutsche Wälder herausgegeben (1er vol., Kassel, 1813. 2e et 3e vol., Frankfurt, 1815 et 1816) ;Der Arme Heinrich von Hartmann v. d. Aue herausgegeben (Berlin, 1815) ;Lieder der alten Edda herausgegeben (Berlin, 1815) ;Deutsche Sagen (Berlin, 1816-1818. 2e éd., Berlin, 1865-1866) ;Irische Elfenmärchen (Leipzig, 1826) ;Deutsches Wörterbuch (volume 1 : de A à Biermolke, Leipzig, 1854. Volume 2 : de Biermörder à D, 1860. Volume 3 : de E à Forsche, 1862. Volume 4, par J. Grimm, Karl Weigand et R. Hildebrand : de Forschel à Gefolgsmann, 1878).
-Contes les plus celèbres:
Blanche-Neige - Schneewittchen ;Cendrillon - Aschenputtel (version modifiée de celle de Charles Perrault) ;La Belle au bois dormant - Dornröschen (version basée sur celle de Charles Perrault) ;Le Petit Chaperon rouge - Rotkäppchen (version basée sur celle de Charles Perrault) ;Les musiciens de Brême - Die Bremer Stadtmusikanten ;Le Vaillant Petit Tailleur - Das tapfere Schneiderlein ;Dame Hiver ;Frérot et sœurette - Brüderchen und Schwesterchen ;Hansel et Gretel (conte) - Hänsel und Gretel ;Blanche-Neige et Rouge-Rose - Schneeweißchen und Rosenrot ;Raiponce - Rapunzel ;Rumpelstilzchen - Rumpelstilzchen ;Tom Pouce - Daumesdick ;Le roi Barbe d'ours - König Drosselbart ;La petite gardeuse d'oies - Die Gänsemagd.
-Légendes les plus célèbres:
Le joueur de flûte de Hamelin - Der Rattenfänger von Hameln ;Guillaume Tell - Wilhelm Tell ;Tannhäuser - Der Tannhäuser ;Le tournoi de chanteurs à la Wartburg - Der Wartburger Krieg ;Lohengrin de Brabant - Lohengrin zu Brabant ;Frédéric Barberousse au Kyffhäuser - Friedrich Rotbart auf dem Kyffhäuser .
Lien:
http://www.chez.com/feeclochette/grimm.htm


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MessageSujet: Re: 20000 lieues sous Disneyland paris (format PDF dispo p 10) Ven 6 Juil 2007 - 18:26

Raiponce:

Conte de Grimm
Il était une fois un mari et sa femme qui avaient depuis longtemps désiré avoir un enfant, quand enfin la femme fut dans l'espérance et pensa que le Bon Dieu avait bien voulu accomplir son vœu le plus cher. Sur le derrière de leur maison, ils avaient une petite fenêtre qui donnait sur un magnifique jardin où poussaient les plantes et les fleurs les plus belles ; mais il était entouré d'un haut mur, et nul n'osait s'aventurer à l'intérieur parce qu'il appartenait à une sorcière douée d'un grand pouvoir et que tout le monde craignait. Un jour donc que la femme se tenait à cette fenêtre et admirait le jardin en dessous, elle vit un parterre planté de superbes raiponces avec des rosettes de feuilles si vertes et si luisantes, si fraîches et si appétissantes, que l'eau lui en vint à la bouche et qu'elle rêva d'en manger une bonne salade. Cette envie qu'elle en avait ne faisait que croître et grandir de jour en jour ; mais comme elle savait aussi qu'elle ne pourrait pas en avoir, elle tomba en mélancolie et commença à dépérir, maigrissant et pâlissant toujours plus. En la voyant si bas, son mari s'inquiéta et lui demanda : « Mais que t'arrive-t-il donc, ma chère femme ?
- Ah ! lui répondit-elle, je vais mourir si je ne peux pas manger des raiponces du jardin de derrière chez nous ! »
Le mari aimait fort sa femme et pensa : « plutôt que de la laisser mourir, je lui apporterai de ces raiponces, quoi qu'il puisse m'en coûter ! » Le jour même, après le crépuscule, il escalada le mur du jardin de la sorcière, y prit en toute hâte une, pleine main de raiponces qu'il rapporta à son épouse. La femme s'en prépara immédiatement une salade, qu'elle mangea avec une grande avidité. Mais c'était si bon et cela lui avait tellement plu que le lendemain, au lieu que son envie fût satisfaite, elle avait triplé. Et pour la calmer, il fallut absolument que son mari retournât encore une fois dans le jardin. Au crépuscule, donc, il fit comme la veille, mais quand il sauta du mur dans le jardin, il se figea d'effroi car la sorcière était devant lui !
- Quelle audace de t'introduire dans mon jardin comme un voleur, lui dit-elle avec un regard furibond, et de venir me voler mes raiponces ! Tu vas voir ce qu'il va t'en coûter !
- Oh ! supplia-t-il, ne voulez-vous pas user de clémence et préférer miséricorde à justice ? Si Je l'ai fait, si je me suis décidé à le faire, c'est que j'étais forcé : ma femme a vu vos raiponces par notre petite fenêtre, et elle a été prise d'une telle envie d'en manger qu'elle serait morte si elle n'en avait pas eu.
La sorcière fit taire sa fureur et lui dit : « Si c'est comme tu le prétends, je veux bien te permettre d'emporter autant de raiponces que tu voudras, mais à une condition : c'est que tu me donnes l'enfant que ta femme va mettre au monde. Tout ira bien pour lui et j'en prendrai soin comme une mère. »
Le mari, dans sa terreur, accepta tout sans discuter. Et quelques semaines plus tard, quand sa femme accoucha, la sorcière arriva aussitôt, donna à l'enfant le nom de Raiponce et l'emporta avec elle.
Raiponce était une fillette, et la plus belle qui fut sous le soleil. Lorsqu'elle eut ses douze ans, la sorcière l'enferma dans une tour qui se dressait, sans escalier ni porte, au milieu d'une forêt. Et comme la tour n'avait pas d'autre ouverture qu'une minuscule fenêtre tout en haut, quand la sorcière voulait y entrer, elle appelait sous la fenêtre et criait :
Raiponce, Raiponce,
Descends-moi tes cheveux.
Raiponce avait de longs et merveilleux cheveux qu'on eût dits de fils d'or. En entendant la voix de la sorcière, elle défaisait sa coiffure, attachait le haut de ses nattes à un crochet de la fenêtre et les laissait se dérouler jusqu'en bas, à vingt aunes au-dessous, si bien que la sorcière pouvait se hisser et entrer.
Quelques années plus tard, il advint qu'un fils de roi qui chevauchait dans la forêt passa près de la tour et entendit un chant si adorable qu'il s'arrêta pour écouter. C'était Raiponce qui se distrayait de sa solitude en laissant filer sa délicieuse voix. Le fils de roi, qui voulait monter vers elle, chercha la porte de la tour et n'en trouva point. Il tourna bride et rentra chez lui ; mais le chant l'avait si fort bouleversé et ému dans son cœur, qu'il ne pouvait plus laisser passer un jour sans chevaucher dans la forêt pour revenir à la tour et écouter. Il était là, un jour, caché derrière un arbre, quand il vit arriver une sorcière qu'il entendit appeler sous la fenêtre :
Raiponce, Raiponce,
Descends-moi tes cheveux.
Alors Raiponce laissa se dérouler ses nattes et la sorcière grimpa. « Si c'est là l'escalier par lequel on monte, je veux aussi tenter ma chance », se dit-il ; et le lendemain, quand il commença à faire sombre, il alla au pied de la tour et appela :
Raiponce, Raiponce,
Descends-moi tes cheveux.
Les nattes se déroulèrent aussitôt et le fils de roi monta. Sur le premier moment, Raiponce fut très épouvantée en voyant qu'un homme était entré chez elle, un homme comme elle n'en avait jamais vu ; mais il se mit à lui parler gentiment et à lui raconter combien son coeur avait été touché quand il l'avait entendue chanter, et qu'il n'avait plus eu de repos tant qu'il ne l'eût vue en personne. Alors Raiponce perdit son effroi, et quand il lui demanda si elle voulait de lui comme mari, voyant qu'il était jeune et beau, elle pensa : « Celui-ci m'aimera sûrement mieux que ma vieille mère-marraine, la Taufpatin », et elle répondit qu'elle le voulait bien, en mettant sa main dans la sienne. Elle ajouta aussitôt :
- Je voudrais bien partir avec toi, mais je ne saurais pas comment descendre. Si tu viens, alors apporte-moi chaque fois un cordon de soie : j'en ferai une échelle, et quand elle sera finie, je descendrai et tu m'emporteras sur ton cheval.
Ils convinrent que d'ici là il viendrait la voir tous les soirs, puisque pendant la journée venait la vieille. De tout cela, la sorcière n'eût rien deviné si, un jour, Raiponce ne lui avait dit : « Dites-moi, mère-marraine, comment se fait-il que vous soyez si lourde à monter, alors que le fils du roi, lui, est en haut en un clin d'œil ?
- Ah ! scélérate ! Qu'est-ce que j'entends ? s'exclama la sorcière. Moi qui croyais t'avoir isolée du monde entier, et tu m'as pourtant flouée ! »
Dans la fureur de sa colère, elle empoigna les beaux cheveux de Raiponce et les serra dans sa main gauche en les tournant une fois ou deux, attrapa des ciseaux de sa main droite et cric-crac, les belles nattes tombaient par terre. Mais si impitoyable était sa cruauté, qu'elle s'en alla déposer Raiponce dans une solitude désertique, où elle l'abandonna à une existence misérable et pleine de détresse.
Ce même jour encore, elle revint attacher solidement les nattes au crochet de la fenêtre, et vers le soir, quand le fils de roi arriva et appela :
Raiponce, Raiponce,
Descends-moi tes cheveux.
la sorcière laissa se dérouler les nattes jusqu'en bas. Le fils de roi y monta, mais ce ne fut pas sa bien-aimée Raiponce qu'il trouva en haut, c'était la vieille sorcière qui le fixait d'un regard féroce et empoisonné.
- Ha, ha ! ricana-t-elle, tu viens chercher la dame de ton coeur, mais le bel oiseau n'est plus au nid et il ne chante plus : le chat l'a emporté, comme il va maintenant te crever les yeux. Pour toi, Raiponce est perdue tu ne la verras jamais plus !
Déchiré de douleur et affolé de désespoir, le fils de roi sauta par la fenêtre du haut de la tour : il ne se tua pas ; mais s'il sauva sa vie, il perdit les yeux en tombant au milieu des épines ; et il erra, désormais aveugle, dans la forêt, se nourrissant de fruits sauvages et de racines, pleurant et se lamentant sans cesse sur la perte de sa femme bien-aimée. Le malheureux erra ainsi pendant quelques années, aveugle et misérable, jusqu'au jour que ses pas tâtonnants l'amenèrent dans la solitude où Raiponce vivait elle-même misérablement avec les deux jumeaux qu'elle avait mis au monde : un garçon et une fille. Il avait entendu une voix qu'il lui sembla connaître, et tout en tâtonnant, il s'avança vers elle. Raiponce le reconnut alors et lui sauta au cou en pleurant. Deux de ses larmes ayant touché ses yeux, le fils de roi recouvra complètement la vue, et il ramena sa bien-aimée dans son royaume, où ils furent accueillis avec des transports de joie et vécurent heureux désormais pendant de longues, longues années de bonheur.


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