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 [musical] West Side Story

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ju-kun



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MessageSujet: [musical] West Side Story Ven 28 Déc 2007 - 0:18

Aucun message à ce sujet, aucune personne n'a donc eu la chance de se procurer des places pour ce qui est, à mes yeux, Le spectacle de l'année sur Paris. Fin des discours sur Cabaret, pour le Roi Lion je le vois le 30 donc je jugerai après cela, mais West Side Story offre toute la beauté et le profesionalisme de l'ecole musical americaine. Les artistes font cela par plaisir de cette forme artistique bien plus que pour se lancer sur scène contrairement à ce que l'on ose appeler comédie musicale en France.

Pour ma part il s'agissait du fameux cadeau surprise préparé par mon père. Tout ce que j'en pense étant déjà sur un billet de mon blog je vous en met une copie en citation. C'est tout simplement l'Art à l'état premier. Bernstein n'a pas vieillit sa musique mythique (avec Gershwin) de New York laisse une trace intemporelle dans nos esprits. C'est vraiment de l'Opéra vulgarisé pour le grand public, et ce n'est pas le CV des comédiens qui ira me contredire.

Citation :

All the beautiful sounds of the world in a single word




Sur le sapin une enveloppe, mon nom ainsi que celui de ma mère, mon frère et ma tante est inscrit dessus. Un mot, simple, précis et vague à la fois : « Départ mercredi 26 Décembre 13h20 ». Si peu de précision pour un si grand mystère, c’est le genre de surprises dont mon tendre père a le secret et qu’il prend grand plaisir à concocter loin de nos regards mais prêt de nos pensées. Il avait déjà prit plaisir à mettre en place le voyage en Egypte dont nous jouirons en avril, il s’était amusé à prendre pour notre plaisir des places pour le Roi Lion. Mais voilà que maintenant il prévoit sans rien nous dire, ou plutôt il prévoit sans ne rien nous dire même en ce jour de noël.


Les heures ont passé, les jours avec et nous voilà fin prêt pour le grand voyage. On suppute, on suppose, un air de cabaret court dans nos esprits, une pincée de cirque de pékin balance dans nos yeux. Les ceintures sont bouclées, les yeux scrutent les panneaux, on ne prend pas le chemin habituel pour aller sur Paris. La grande dame de fer a la tête dans les nuages, Orsay se laisse aller à refléter dans la Seine. Nous passons devant le Théâtre de la Ville et le Théâtre du Châtelet qui lui fait face. J’évoque West Side Story et la vitesse de vente des places, la voiture continue son manège puis, freine, tourne, s’engage dans le parking de l’Hôtel de Ville. La place 4041 accueille la voiture de mon père qui sent encore le neuf en cette fin de mois de décembre. Nous sortons, la mairie éclate de blancheur d’un regard maternel sur la patinoire qui s’expose pour le plus grand plaisir des parisiens en joie. Mon père semble perdu, je double la famille, lui propose de l’aide «c’est que j’hésite toujours pour la direction du Châtelet ». Je prend les choses en mains, je guide la petite troupe qui se demande ce que mon père a bien pu préparer. Pour ma part un sourire illumine mon visage, le pater se rapproche «tu avais compris ? ». Rectification, j’en avais rêvé, je devais payer cela à la famille mais je n’avais pas eu de place car, à mon habitude, je m’étais réveillé relativement tard et les places, qui sentaient bon le neuf, avaient attiré un engouement sans pareil dans le Paris qui il y a encore peu se targuait de la suprématie de sa langue et qui maintenant se battait pour assister à du musical dans la langue de Shakespeare.


Nous traversons, nous passons le seuil, le programme est acheté, nous rentrons nous placer. Pour le coup nous laissons papa passer en tête ne sachant vers où nous diriger dans la salle. Nous avançons étrangement longuement puis tournons, je me demande si il n’y a pas d’erreur mais c’est noël alors le second rang s’offre à nous dans sa splendeur et sa délicatesse. Cependant, le spectacle tarde, l’orchestre s’époumone, le chef n’apparaît pas, le rideau ne se lève pas, le retard s’accumule; une fois n’est pas coutume le rideau reste baissé. « Nous sommes désolé mais nous voilà dans l’impossibilité d’assurer en cet après midi [long blanc] …. Le surtitrage. Si jamais cela se peut nous le rétablirons durant l’œuvre. Nous vous prions de … blablabla ». Ouf, tout le monde retenait son souffle nous pensions vraiment que tout serait annulé le temps d’un instant.


Le chef lève sa baguette, Bernstein retentit, le rêve débute. C’est sans nul doute le plus beau moment passé dans une salle. Je ne saurai expliquer, je ne saurai décrire la sensation divine à l’écoute de ces airs divins. Les chanteurs ont de l’expérience, ils ont tous à leur actif de nombreux musical et pas mal d’opéras. On comprend enfin en quoi le musical est une démocratisation souhaitée de l’opéra. Ou tout du moins l’était, car ces places valent bien plus que ce que je dépense pour me rendre à Bastille. Le prix est oublié, la joie exprimée, les larmes versées. Quelques enfants assistent au spectacle incrédule, sans prendre conscience de voir se dérouler un grand moment de la scène. L’anglais coule en langue divine, la traduction reprendra assez vite mais sera peu suivit. La qualité, la bonté, le plaisir de ces comédiens, chanteurs, danseurs, nous offre toutes les traductions sur un plateau d’argent. Tous les rôles se valent, tous les moments sont plaisir, et quand Anita chante lors du rêve de Maria et Tony, quand lui entonne une ode à sa belle ou quand le célèbre america raisonne, la salle se tait, ma tante pleure à chaudes larmes, je tremble, j’ai froid, j’ai chaud : je vis ! Un enfant derrière trop petit pour comprendre dit « c’est drôle là ? » On comprend tout le désarroi de ce petit être qui ne comprend pas, qui ne sait pas mais qui voit. Les musiques chantent dans ma tête, le cd est absent de la vente, quel dommage.


Pour l’heure je pense à ces chants qui se verront bientôt accompagnés du Roi Lion. Pour ce qu’il en est d’une faible comparaison … oubliez Cabaret face à ce musical d’une qualité sublime et sublimée par un casting complet et magique : de l’Art à l’état pur ! On est bien loin de la maigre école française : ça c’est Broadway !
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