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 Trip report : long time no see

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WilliamOverdrive



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MessageSujet: Trip report : long time no see Lun 19 Déc 2011 - 17:14

Prologue

La première fois que j'ai visité DLP, j'avais 13 ans. J'en garde bien sûr un souvenir très impressionné, mais je serais bien incapable de vous dire ce que j'ai fait, dans quel ordre, et quelles furent mes sentiments exacts à l'époque, tant le souvenir tend à reconstruire l'expérience vécue.

Puis, j'ai fait comme les copains : j'ai vieilli. Bien sûr, j'avais plutôt dans l'idée que je retournerais un jour à DLP. Lorsque je me suis installé à Paris, j'y ai pensé quelquefois, et j'ai pu dire à ma copine des choses comme : "avec tes enfants, on a un super bon prétexte pour aller à Disneyland : si les gens se moquent de nous, on dira que c'était pour faire plaisir aux petits". Pour sa part, elle préférait attendre que les enfants réclament d'eux-mêmes de visiter le parc, peu désireuse qu'elle était de s'imposer ce qu'elle anticipait comme une épreuve plutôt que comme une journée de "rêve" ou de "magie". (Précisons que ni elle ni moi ne sommes des fans de dessins animés Disney ; les enfants non plus d'ailleurs, même s'ils aiment bien certains Pixar.)

Le mois dernier, mon pote Jérôme est venu me voir à Paris. Lui-même n'avait pas visité Disneyland depuis l'adolescence, et souhaitait y retourner. Lorsqu'il me l'a proposé, j'ai eu un petit sourire face à l'image mentale de deux grands dadais de plus ou moins 30 ans se baladant tous seuls, entre Mickey et Donald, entre Tic et Tac, puis j'ai accepté.


Première époque : 29 novembre 2011

Réveil à 7 h du mat', plus d'une heure de métro + RER, clairement, Mickey se mérite. D'un autre côté, l'expérience est d'autant plus appréciée qu'on aura été prêt à souffrir pour elle, c'est bien la morale des files d'attente, non ?

Sauf qu'on aurait pu dormir un peu plus. Arrivés à 9 h 10 munis de nos billets 1 jour/2 parcs, il ne nous reste plus qu'à errer dans le Village en attendant l'ouverture. En plus, moi, je n'aime même pas le café ! Un petit tour à la boutique du Rainforest Café, à celle du Planet Hollywood, juste pour jeter un coup d’œil, et finalement les parcs ouvrent assez vite. Puisque c'est Jérôme qui est à l'initiative de cette sortie culturelle, et que c'est lui qui m'a payé mon billet, il est logique que ce soit lui qui "pilote" la visite. Il décide donc de commencer par le parc que ni lui ni moi n'avions eu l'occasion de voir étant plus jeunes, puisqu'il n'existait pas encore : Walt Disney Studios.

La débauche de devantures du Studio 1 ne manque pas de charme (si j'ai bien compris chaque enseigne ne correspond pas à une boutique/un restaurant, c'est juste pour le plaisir de mettre du décor en pagaille, pas vrai ?) et la statue de Walt et Mickey est sympa, mais à ce stade de la visite, nous la considérons encore avec l'ironie amusée et le léger cynisme qui nous semble seoir à la situation. (Pas d'inquiétude, nous passerons bien vite de "Ils sont cons ces américains !" à "Ils sont quand même forts ces américains !") Le décor en trompe-l’œil du Hollywood Boulevard nous impressionne davantage : l'illusion fonctionne même de TRÈS près !

Jérôme choisit de commencer par le bâtiment qui se voit de loin, qui attire l'attention, dont l'esthétique majestueusement déglinguée est une grande réussite, qui reprend à son compte une licence que nous aimons beaucoup tous deux, et dont nous ne savons pas du tout ce qu'il y a à l'intérieur, je crois que tout le monde voit de quoi je parle. De l'entrée de l'immeuble à l'entrée de l'ascenseur, la fille d'attente est si incroyablement riche que, précisément, je n'aurai à aucun moment l'impression d'être dans une file d'attente. Au début, l'ambiance "vieil hôtel" n'est pas sans évoquer un setting à la Agatha Christie. Puis, dans la bibliothèque, alors que la vidéo est diffusée, je commence à comprendre qu'il va être question de se casser la figure à vitesse déraisonnable, et vu que le CM nous a engagés à rester sur le tapis, je me demande s'il ne va pas s'enfoncer dans le sol, même si ça ne me paraît pas très crédible. Il faut dire que, contrairement à Jérôme, je ne suis pas, mais pas du tout, un amateur de sensations fortes, et qu'il en faut peu en la matière pour me terrifier.

Dans la chaufferie, je flippe grave, et une fois installé, je n'ai pas besoin de me faire dire deux fois de tirer sur le bidule jaune pour vérifier si ma ceinture est bien attachée. On monte un peu, les portes s'ouvrent, les effets sont magnifiques, et c'est parti ! Omaygodde, c'est quoi ce délire ?!? Dès qu'on a fini de tomber, on remonte aussi vite, et on redescend d'encore plus haut ! Le pire, c'est bien sûr lorsque l'ascenseur s'ouvre en haut de l'hôtel, que je prends conscience 1) de l'altitude et 2) de ce que tout ce qui monte finit par redescendre.

A l'arrêt de l'ascenseur, je tremble comme une feuille morte. Jérôme, lui, a aimé l'attraction, mais l'a trouvée "trop courte". "Trop courte" ! Sans rire ! Une minute de plus et je ne sais pas ce que je serais devenu ! Mais c'est bien sûr en sortant de l'attraction que je peux passer outre la sensation, et voir la ToT comme un tout : c'est évidemment un chef-d’œuvre. Depuis, je suis à la fois excité et terrifié à l'idée de la refaire un jour, je ne sais pas si j'en aurai le courage. L'idéal serait de pouvoir laisser ses organes internes à l'entrée et de les reprendre à la sortie, mais pour le moment, un tel système n'est pas au point.

Outre la série La Quatrième Dimension, Jérôme et moi sommes aussi des amateurs du groupe Aerosmith, nous décidons donc d'enchaîner avec l'attraction qui leur est consacrée. Bien entendu, là non plus, je n'ai la moindre idée de ce qui m'attend (enfin à part sur le plan musical). Si j'avais su, j'aurais été fan de Disney Channel, ça aurait été plus calme... Bref, en entrant, je comprends vite que ce n'est pas une attraction pour moi, et en voyant un gars qui a fait la queue mais renonce à monter dans un wagon, j'hésite à faire la même chose. Finalement, je prends mon courage à deux pieds (j'ai besoin de mes mains pour me cramponner au harnais) et je monte. Le départ est sacrément vif, comme vous le savez tous. Je décide de fermer les yeux (vous me direz que ça ne sert pas à grand-chose dans une attraction couverte, je vous répondrai zut) et de me concentrer sur la musique. Comme ça, ça passe beaucoup mieux, on peut même y trouver une sorte de plaisir (qui a ajouté "pervers" ?) ! Mais il est vrai que la deuxième moitié du parcours est plus tranquille que la première.

A ce stade, Jérôme et moi tombons d'accord pour nous promener dans le parc (il a sans doute compris que j'avais besoin d'un petit break avant d'enchaîner avec un nouveau vol plané). Nous hésitons à faire Armageddon, qui ne nous tente vraiment ni l'un ni l'autre (on n'aime pas trop le film), puis allons voir le Toy Story Playland. Vu la température, Jérôme n'est pas très partant pour faire "des attractions en plein air". Qui plus est, nous ne sommes qu'à moitié convaincus par le design de ce mini-land : l'idée est ingénieuse, mais pour vraiment faire croire aux visiteurs qu'ils ont été réduits à la taille d'un jouet, il faudrait davantage de points de référence, c'est-à-dire d'objets eux-mêmes non-jouets. Des affaires d'école, par exemple, auraient été parfaites. Bref, plutôt que le jardin d'Andy, nous aurions aimé visiter la chambre d'Andy, en version géante. De toute façon, c'est bien gentil de se promener, mais là il fait vraiment froid, il est temps de faire une attraction bien couverte. J'opte naïvement pour une attraction adaptée d'un film que j'aime beaucoup (vous aurez compris que quand on ne connaît pas les attractions, la licence est un critère de choix primordial) : aaah, Le Monde de Nemo, enfin une attraction calme et reposante, qui plaît aux petits comme aux grands, et qui ne va pas me secouer dans tous les sens comme un prunier ! Pensez-vous...

Bon, soyons honnête, Crush Coaster remue moins que les deux attractions précédentes. La preuve : je n'ai pas fermé les yeux (enfin pas tout le temps Smile), et ce que j'ai vu m'a d'ailleurs semblé assez beau. Mais y a quand même des moments où ça descend sec ! Chouette attraction dans l'ensemble, pas la plus typée ni la plus exceptionnelle, mais suffisamment "généraliste" et bien faite pour plaire à peu près à tout le monde. C'est sans doute la raison de son succès (au cours de cette journée de faible affluence, c'est la seule attraction pour laquelle nous ferons vraiment la queue longtemps).

Nous avons le temps avant le prochain show de cascades automobiles, nous nous dirigeons donc vers Cinémagique pile à l'heure pour une séance. La salle est somptueuse, tous les cinémas devraient ressembler à ça ! Nous nous asseyons près de l'écran, sur la gauche. Je ne voudrais pas trop spoiler au cas où certains lecteurs du forum n'auraient pas encore fait cette attraction très scénarisée, mais disons que nous nous sommes retrouvés placés juste derrière un certain personnage importun, et nous sommes tout d'abord récriés sur ses mauvaises manières avant de piger le truc. Pour un amoureux du cinéma comme moi, Cinémagique est un émerveillement, et quand vous saurez que le film préféré de ma petite amie est Les Parapluies de Cherbourg, vous comprendrez pourquoi je me suis dit, à un certain moment, qu'il fallait absolument que je l'amène ici prochainement. Sans rire, j'en avais presque les larmes aux yeux, et seule ma peur de trop en révéler m'interdit de commenter chaque détail de l'attraction.

En sortant de la salle, nous nous retrouvons devant la parade Stars'n'Cars. Nous commençons par nous moquer gentiment de ce spectacle, avant de nous retrouver sincèrement morts de rire face aux mimiques pas croyables de Gaston. A fond dans son rôle de macho ridicule grimaçant, quelque part entre Jim Carrey et Randy Savage, l'acteur fait des miracles, et si sa voiture n'avait pas fini pas passer, je crois que je serais encore là-bas à rigoler comme une baleine. La méchante reine n'est pas mal non plus, elle arrive à faire pleurer les petits enfants rien qu'en leur faisant les gros yeux. Un exploit qui n'est pas à la portée de n'importe quelle comédienne.

Mais il est temps de se diriger vers Moteurs... Action, et... c'est là que je me demande si ma mémoire ne me jouerait pas des tours... N'avons-nous pas vu le show avant Cinémagique, plutôt qu'après ? Je sais plus, on a fait tellement de choses pour une matinée, ayant mangé assez tard... Bref, si quelqu'un a le programme de la semaine en question, il rectifiera de lui-même, ce qui est certain c'est qu'on a fait les deux et qu'on a vu la parade en cours de route en sortant de Cinémagique. Smile (En fait, vu qu'on a eu très froid en restant immobiles pendant Moteurs Action, il serait logique qu'on ait fait Cinémagique ensuite, pour être bien au chaud.) (Et puis je ne connaissais pas l'existence de ce forum à ce moment, et encore moins celle des "trips reports", donc je n'ai pas pensé à prendre note mentalement des événements dans l'ordre, j'ai juste profité !)

Bref, show de cascades. En dépit de longueurs, d'une petite panne au début et d'un paquet de pixels morts sur l'écran, c'est quand même impressionnant. Le début me prend par surprise, je m'attendais à un gros machin à la Michael Bay et je me retrouve face à une sorte de ballet classique interprété par des voitures ! Le décor est incroyablement détaillé, bien conçu, le passage un peu "guignol" avec Flash McQueen est mignon (pour les petits) sans être trop long (pour les grands), et quand à la fin le mec est en feu, c'est pas pour dire, mais LE MEC EST VRAIMENT EN FEU !!! Et pendant longtemps ! J'ai eu peur pour lui, alors qu'il fait ça deux fois par jour : le signe d'un show réussi.

Quel que soit l'ordre des événements, sur lequel j'ai toujours un doute, il est certain que nous sommes allés manger vers 14 h, après le rush, histoire de ne pas trop perdre de temps. Nous nous dirigeons vers le McDo du Village, avec dans l'idée de changer de parc après manger. Chacun à notre manière, nous sommes très satisfaits de Walt Disney Studios : c'est un parc d'attractions avec plein de bonnes attractions, ce qui semble être le but de la manœuvre. Évidemment, nous avons la mémoire courte, nous étions jeunes lorsque nous avions visité le Disneyland Park, cet étonnant projet architectural : un parc d'attractions qui vaut davantage, bien davantage, que la somme des attractions qui s'y trouvent...


[à suivre...]


J'avais trop de trucs à rêver la nuit dernière.


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Mandy38



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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Lun 19 Déc 2011 - 17:50

Sympa ton TR, pauvre de toi pour avoir fait ToT sans connaissances de causes ^^




Du 04 au 06 décembre au Sequoia Lodge en Montana santa
En projet  : Séjour à Walt Disney World bounce Pré TR ici

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LouHug



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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Lun 19 Déc 2011 - 18:39

Sympa début de TR, je sais pas si je me serais engagé dans la TOT sans savoir ce qui s'y passait !

On attend la Suite maintenant ! Smile
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Maëva



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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Lun 19 Déc 2011 - 19:50

C'est vraiment super intéressant de voir le TR de quelqu'un qui va a Disneyland sans souvenirs de ses anciennes visites ! Faire la ToT sans savoir ce qui nous attend, ça doit être un plaisir ! J'attends la suite avec impatience, une place pour toi dans mes marques pages !



Spoiler:
 
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WilliamOverdrive



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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Lun 19 Déc 2011 - 23:46

En fait, si j'avais su ce qu'il y avait dans la ToT, je n'y serais peut-être jamais entré. Ce qui aurait été une erreur : je suis sincèrement content d'avoir fait cette attraction. J'ai l'impression que si je la refaisais 3 ou 4 fois, je connaitrais par cœur le cycle de montée et de descente, j'en aurais moins peur et j'apprécierais l'expérience globale en live, au lieu de l'apprécier après coup. Le problème est de trouver le courage nécessaire pour effectuer ces 3 ou 4 sessions, je ne sais pas si je l'aurai. Bref, enchaînons.

Je passe rapidement sur un McDo vite avalé. Nous entrons dans le Disneyland Park et hallucinons sur la perfection du décor de Main Street. Clairement, dès les premiers pas, on peut dire qu'il n'y a pas d'équivalent à ce décor dans le Walt Disney Studios. Alors que nous avançons, le Château se dresse soudain devant nous d'une manière qui oblige à citer Flaubert : "Ce fut comme une apparition." Je ne sais pas si le Château est plus haut ou moins haut que le Hollywood Tower Hotel, ce que je sais, c'est que le travail de perspective, de mise en valeur, d'urbanisme pour ainsi dire, fait du Château un point focal comme n'en possède pas l'autre parc. Pour le coup, bien que Main Street soit un peu dépourvue de "vraies" attractions, nous sommes frappés par le fameux sens du détail Disney, et je me souviens tout à coup de cette phrase qui se répétait au sujet de Disneyland à l'époque où j'y étais allé, en 1995 : "c'est l'endroit où les enfants veulent aller et où les adultes veulent retourner". Je ne peux comparer à rien, faute d'avoir éprouvé ce sentiment auparavant, ce sentiment d'appartenance, d'être à la maison, d'avoir enfin rejoint le foyer tant espéré, qui s'empare du visiteur à son arrivée sur Main Street et alors que, passé sous la gare, il voit tout d'un coup le Château dans toute sa splendeur. Évidemment, quand on visite le parc à 13 ans, on s'intéresse à d'autres choses. Le sentiment de nostalgie, non pas d'un passé précis mais de ce qu'on n'a jamais connu, du paradis perdu, est un sentiment d'adulte (il y a peut-être des enfants nostalgiques mais c'est bien la chose la plus triste que je puisse imaginer).

Jérôme est autant sous le choc que moi, et ce n'est qu'en écrivant ce TR que je trouve les mots à mettre sur mon émotion : sur le coup, nous nous en tenons à "Ah ouais quand même !" et "Non mais sérieux ?!?" Même sans l'aide des mots, nous tombons vite sur la même conclusion : il faut appréhender cet endroit comme un tout, un univers créé sciemment et de toutes pièces, non pas comme un ensemble d'attractions réunis sur un même espace. Pour la première fois de ma vie, je comprends réellement le sens de l'expression "parc à thème", et j'espère qu'on ne m'en voudra pas de dire que si le Walt Disney Studios est un excellent parc d'attractions, le Disneyland Park est un bien meilleur parc à thème.

Conséquence logique de ce choc esthétique, nous décidons de faire le tour du parc en train. Ca tombe bien, ça fait "tchou tchou" derrière nous. Partis de Main Street, nous passons par Frontierland, avec la musique des Sept Mercenaires qui met grave dans l'ambiance, puis par Adventureland, où nous passons dans un endroit bizarre avec des genres de trucs dorés en contrebas (j'aurai plus tard l'occasion de comprendre quel est cet endroit). L'arrêt à la gare de Fantasyland est un peu long, mais le Château est aussi beau de dos que de face, et nous descendons finalement à Discoveryland, après avoir apprécié d'un point de vue privilégié les différentes ambiances. Pour tout ceux qui sont fascinés par l'aspect "thématisation" du Disneyland Park, je recommande d'user et d'abuser de ce tour en train. Le fait que la transition entre des ambiances si différentes ne choque pas n'est pas le moindre de ses miracles.

Nous voici donc à Discoveryland. En bon trentenaires que nous sommes (enfin bientôt dans mon cas), nous commençons par un petit Star Tours de derrière les fagots. Celui-là, on s'en souvient bien ! Et même son grain d'image un peu vieillot, qui pourrait choquer en 2011, nous réjouit tant il colle à l'ambiance de la première trilogie. Après tout, un des signes de la modernité, c'est que la science-fiction elle-même peut devenir vintage, et c'est précisément ce dont parle Discoveryland.

Je ne m'étendrai pas trop sur Captain Eo. La technologie 3D est antédiluvienne par rapport à ce que nous pouvons voir en salles, c'est peut-être pousser le rétro-futurisme un peu trop loin. Mais je me souviens de ce que représentait pour moi Michael Jackson la première fois que j'ai visité le parc, alors je me tais. Jérôme, lui, a failli s'endormir.

Jérôme veut bien sûr faire le Space Mountain. Moi j'ai eu assez de sensations fortes pour la journée, je prends pour prétexte le fait que "je l'ai déjà fait à l'époque" (j'apprendrai plus tard, sur ce forum, que ce n'est plus vraiment le même). Pour attendre Jérôme au chaud, je pousse distraitement une porte qui, n'était le dirigeable au-dessus, ne paierait pas de mine, et je tombe sur... un immense auditorium/fast-food/studio de radio, avec sur scène 15 mecs en blanc qui jouent du jazz soft. Je ne suis décidément pas dans un endroit ordinaire. Je découvrirai par la suite que ce groupe n'est annoncé nulle part, sur aucun programme. Voilà à quel point Disneyland Paris veut nous en mettre plein la vue : ils envoient un big band (OK, un "petit big band", mais quand même !) sur une scène sans le dire à personne, pour que les gens soient contents de tomber dessus par hasard. Merci ! Very Happy

Jérôme revient vite du Space Mountain (il n'y a vraiment pas d'attente aujourd'hui), il est enchanté, ça remue bien comme il aime. Je veux aller voir de plus près le sublime Château, mais en chemin nous passons devant une attraction à base de Buzz qui, manifestement, ne devait pas être là dans les années 90. Smile C'est parti pour un tour de Duck Hunt/House Of The Dead/Inscrivez Ici Le Nom De Votre Jeu De Tir Préféré, en immersion totale. Il y a tellement peu de monde qu'on fait la file d'attente en courant, alors que je n'aurais jamais cru la chose possible à Disneyland. Jérôme n'est qu'à moitié convaincu par l'attraction (bien qu'il m'explose au niveau du score), moi je suis conquis, et je me dis, une fois encore (je ne l'ai pas précisé à chaque fois pour éviter les lourdeurs), que ma copine et ses enfants auraient adoré.

Direction le Château. Jérôme se rappelle du dragon, et la vendeuse de la boutique nous fait bien rire en nous expliquant, lorsque nous lui demandons comment on y va, qu'"il est chez le vétérinaire". Qu'à cela ne tienne, nous allons admirer l'étage et le chemin de ronde. Je suis fasciné, et je décide que c'est mon château préféré du monde entier ex-æquo avec celui de Versailles. (Y a pas d'mystère, ce sont deux châteaux pour lesquels l'idée de mise en scène a primé sur l'idée d'habitabilité ; pas pour le même objectif dans les deux cas, certes, mais le fait est là.)

Nous nous dirigeons ensuite vers Adventureland, le temps de nous perdre dans les cavernes d'Adventure Isle, et pour Jérôme de faire Indiana Jones. Moi j'ai la trouille à cause de la restriction de taille, la plus élevée des deux parcs. Jérôme me dira pourtant en revenant que c'est loin d'être le coaster le plus "méchant".

Nous nous perdons un peu, en le faisant à moitié exprès, dans Adventureland (clairement le land le plus labyrinthique, qui regorge sûrement d'endroits méconnus), puis arrivons à Frontierland. Nous optons pour un tour de bateau à aubes, que nous passerons à discuter technique avec un CM. On a sûrement raté plein d'éléments essentiels du décor, mais au moins, on en a appris long sur le Molly Brown ! Une fois à quai, il commence à se faire tard. Nous hésitons entre les deux "grosses" attractions à proximité, Phantom Manor ou Big Thunder Mountain, ou bien Pirates of the Caribbean. Je vote pour les Pirates, qui, des trois, m'ont laissé le souvenir le plus précis à l'époque. Pas de bol, c'est fermé, et le temps de faire le trajet, nous nous rendons compte que nous n'avons guère de temps pour refaire des attractions.

Jérôme a très envie de refaire un tour de Space Mountain, nous retournons donc à Discoveryland. Il insiste pour que je l'accompagne, mais je suis fourbu, et je ne me sens pas de traverser une telle épreuve. Je l'attends donc à nouveau au Vidéopolis, en compagnie d'un vieux court-métrage de Donald, ce qui est plutôt une bonne façon de passer le temps quand on est un cinéphile fasciné par l'ère classique d'Hollywood.

Lorsque nous nous rejoignons, nous sommes persuadés que le parc va bientôt fermer, à 19 h, comme indiqué. C'est là que démarre la parade, Fantillusion, et que nous comprenons que, faute d'attractions, nous en avons encore pour une demi-heure de spectacle. Ça tombe bien, on n'avait pas envie de partir (on avait même commencé à se demander dans quel immeuble de Main Street nous aimerions le mieux avoir un appartement). Comme il y a très peu de monde, nous trouvons facilement une bonne place pour regarder la parade.

Vous aurez compris que nous n'étions pas venus à Disneyland prioritairement pour voir des parades ou des spectacles. Pourtant, la sublime musique orchestrale et la pêche incroyable de ce Mickey, qui oublie de faire coucou aux enfants tant il est à fond dans sa prestation, nous emportent. Je ne sais pas, c'est Mickey Jackson, ou bien il a abusé de la poussière magique, ou un truc du genre ! En tout cas, après une journée pareille, le spectacle de la parade, aussi naïf soit-il, ne me semble plus avoir rien de risible. Finalement, des expressions comme "retomber en enfance" ou "instant magique", que je n'aurais jamais pensé pouvoir un jour reprendre à mon compte, prennent pour de bon un sens pour moi.

Mais il faut bien, à un moment, se diriger vers la sortie : le premier étage de Main Street n'est pas, et ne sera jamais, en location. Devant le Village, nous hésitons : manger au Planet Hollywood, pour ne pas partir tout de suite, ne pas retrouver trop vite les trivialités du métro et du reste ? Mais nous n'avons ni l'un ni l'autre le portefeuille très profond, et le Planet Hollywood n'est pas donné. Nous nous dirigeons donc vers la gare RER, mais en pensée, je suis déjà de retour. A nouveau, la phrase résonne : "l'endroit où les enfants veulent aller et où les parents veulent retourner". Il n'y a pas le moindre doute pour moi : il faut que je revienne à Disneyland avec ma copine et ses enfants, et pas dans dix ans. Plutôt dans un mois. Voire moins si c'est possible. L'idéal serait, pour qu'il n'y ait pas trop de monde, et quitte à ce que les minus sèchent un jour d'école, de revenir avant les vacances de Noël...

[à suivre...]


J'avais trop de trucs à rêver la nuit dernière.


Dernière édition par WilliamOverdrive le Sam 24 Déc 2011 - 16:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Mar 20 Déc 2011 - 13:53

c'est beau comme tu écris !
tu décris très bien les sentiments que l'on a quand on est dans le parc.


J'étais entrain de me parler, je m'donnais de bons conseils.  Suspect ( Alice )


Du 22 octobre au 7 novembre 2015 !!! 15 jours de magie à orlando.
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gay.kevin



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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Mar 20 Déc 2011 - 15:00

Tres beau TR vivement la suite.

PS: Tu as un style très agréable à lire.
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Sevrynn
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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Mar 20 Déc 2011 - 15:31

J'aime beaucoup ta façon d'écrire ! j'ai hâte de savoir la suite (avec certainement un détour par pirates des caraibes non ? Razz)


Trip Report Floride 2012 (Walt Disney World, Disney Cruise Line, Universal Studios) ici


Disney California Resort : retour sur le 60ème anniversaire
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WilliamOverdrive



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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Mar 20 Déc 2011 - 18:42

Yo, mais c'est que vous me flattez, tous ! Very Happy Bon, reprenons.


Deuxième époque : 15 décembre 2011

Il n'aura donc pas fallu longtemps ! Les enfants n'attendaient que ça, et ma petite amie, Isabelle, se laissa convaincre que l'on peut apprécier Disneyland sans être fan des personnages Disney. Nous voici donc 5 : Isabelle, ses enfants que, pour protéger leur identité (après tout ils ont séché l'école pour aller à Disneyland, c'est très mal !!!), j'appellerai du nom de leurs héros, Ratchet (8 ans) et Clank (7 ans), notre amie Ismah qui n'était allée a Disneyland qu'une fois il y a longtemps, et votre serviteur.

Cette fois, les choses sont différentes. Déjà, nous n'avons pris que le billet 1 parc, ce sera bien entendu le Disneyland Park : avec les minus, il vaut mieux prévoir de concentrer les activités, vu qu'ils vont vouloir faire tout ce qu'ils verront ; et puis avec une journée aussi chargée, autant éviter au maximum le syndrome "mal aux pieds". Surtout, j'ai étudié le plan dans les moindres détails, et défini un ordre de priorité au cas où on n'aurait pas le temps de tout faire. (Il y aura finalement un peu plus de monde qu'à ma précédente visite, mais pas tant que ça, et nous ne ferons guère de longues files d'attente, à part pour Peter Pan.)

Nous arrivons un peu avant l'ouverture du parc, le temps pour tout le monde de boire un café/chocolat au New York Style, et pour Ismah de faire des photos au Village. Puis direction Main Street. J'anticipe un peu la réaction d'Isabelle, je ne suis par certain à 100 % qu'elle partagera ma fascination pour l'esthétique du parc. Comme elle est fan de westerns, j'ai d'ailleurs proposé de commencer la visite par Frontierland. Bien vu : si Isabelle aime bien Main Street, elle préfère attendre d'en voir davantage avant de prononcer son jugement. L'arrivée à Frontierland ("Oooh, un fort, comme dans la trilogie de la cavalerie de John Ford !") l'emballe aussitôt, elle commence à faire l'inventaire des détails qui vont bien, me voilà rassuré : elle craignait un peu de ne voir que des Mickeys et du rose bonbon partout, et se retrouve au milieu d'un décor qui représente parfaitement la vision hollywoodienne classique du Far West. Un peu comme se balader dans le décor de Rio Bravo, quoi ! Or, permettre aux visiteurs de se promener dans un univers qui est normalement celui de l'imaginaire, pas celui de la réalité matérielle, est précisément l'accomplissement que tout parc à thème devrait viser. Mission accomplie !

Évidemment, pour les grands, c'est formidable d'admirer le décor (moi j'y passerais bien la journée), mais pour les petits ça va bien deux minutes : il faut faire des attractions ! Nous nous dirigeons donc vers Phantom Manor, dont je ne saurais même pas vous dire si je l'avais visitée en 1995, tant ça ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. Ce qui est incompréhensible : je ne pouvais quand même pas être si bête que ça à 13 ans, pour ne pas me souvenir d'une merveille pareille ? En tout cas, l'attraction devient aussi sec ma préférée sur l'ensemble des deux parcs, et elle le reste jusqu'à nouvel ordre. A priori, quand on va rigoler une journée dans un parc, la Poésie n'est pas ce sur quoi on s'attend à tomber en premier, mais du coup, c'est fou comme on est content quand elle nous prend par surprise. Tout le monde adore l'attraction, Clank dit qu'il a eu peur mais c'est probablement pour faire style, cet enfant en sait plus long que bien des adultes sur la suspension consentie de l'incrédulité ! Ratchet, lui, regrette que ça ne fasse pas vraiment peur, mais reconnaît que "c'est super bien fait". Il faut dire qu'il est bien plus rationaliste que son petit frère, et qu'on ne l'impressionne pas à bon marché, on peut donc considérer ce satisfecit comme une très bonne note. Wink

Nous enchaînons avec un tour sur le Molly Brown. Isabelle voulait absolument faire cette attraction, pour se retrouver dans la peau d'un personnage de Mark Twain (le beau temps en moins). Elle nous permet aussi de voir de plus près le circuit de Big Thunder Mountain. En effet, Ratchet et Clank n'ont jamais mis les pieds dans un parc d'attractions, ni même une fête foraine, auparavant, et Isabelle se demande si les attractions à vitesse élevée ne risquent pas de les faire flipper. Bien entendu ce n'est pas le cas, ils veulent à tout prix faire l'attraction, et de nous 5, c'est Isabelle la plus angoissée. La file d'attente de BTM n'est pas excessive, et nous dévalons bien vite le parcours que je ne vous ferai pas l'insulte de vous décrire. A l'arrivée, Isabelle, qui n'a jamais fait le moindre coaster de sa vie, m'avoue qu'elle a pris un certain plaisir à faire l'attraction, mais que c'est "[s]on maximum" en matière de sensations fortes. Moi-même, qui ne suis pas non plus un amateur de rides extrêmes comme vous l'aurez compris, je suis émerveillé par l'équilibre de ce tracé, suffisamment ingénieux pour être marrant pour les habitués du genre, tout en étant abordable pour les peureux comme nous. Le décor, bien sûr, a laissé tout le monde sur le cul, et les petits ont trouvé en BTM leur attraction préférée.

Il est temps de se diriger vers le Château. Cette fois, le dragon est revenu de chez le "vétérinaire", et Ratchet le trouvera "à moitié bien fait". (Dieu que cet enfant est énervant difficile à combler !) Nous nous rendons à l'étage, où Ismah mitraille les livres et les vitraux. Disons que les trois adultes trouvent la construction superbe, mais que les deux petits trouvent que ce château est un peu... Comment dire... "Pour les filles." Smile Soit, soit, de toute façon il en faut (et il y en a) pour tout le monde, c'est donc l'heure de se diriger vers une attraction qui devrait satisfaire ces deux amateurs de jeux vidéo : Buzz Lightyear's Laser Blast. Je me mets avec Ratchet, Isabelle avec Clank, et la pauvre Ismah se retrouve toute seule (cette attraction est très bien, mais elle pose un vrai problème lorsqu'on visite le parc en nombre impair). Au début, Ratchet galère un peu a viser correctement, mais il finit par piger le truc. Clank, qui n'y arrive guère, est moins convaincu par l'attraction. De toute façon, les adultes finissent avec de bien meilleurs scores que les enfants, l'honneur est sauf.

Arrivés à ce stade de la visite, il est difficile de ne pas voir, et d'empêcher les enfants de voir, ce gigantesque machin plus ou moins cônique qui se dresse devant nous. Lorsque nous expliquons le coup de la taille minimale requise, Clank voit bien qu'il est loin du compte, mais Ratchet a un doute. Un passage par la toise permettra de s'assurer qu'il lui manque quelques centimètres (ça ne se joue pas à grand-chose, dans quelques mois ça devrait être bon). Ça tombe bien, Isabelle et moi, on avait la trouille de le faire ! En lieu et place, nous allons vers Autopia, où la queue est raisonnable. Précisons que ni Isabelle, ni Ismah, ni moi n'avons le permis de conduire, nous aurions donc tous eu quelque légitimité à conduire. Smile Les choses étant ce qu'elles sont, nous laissons tout de même le volant aux enfants, sauf Isabelle qui monte seule. Pour ma part, je suis avec Clank, qui conduit vraiment comme un cochon, c'est rien de le dire ! Enfin bon, il est mort de rire, c'est l'essentiel (heureusement qu'ils ont mis un rail quand même...).

Puisque nous n'irons pas dans l'Espace en Space Mountain, autant opter pour un autre moyen de transport : les navettes de Star Tours. Voilà une attraction qui mettra tout le monde d'accord : les enfants parce que ça bouge, moi parce que c'est Star Wars, Isabelle parce que ça en dit long sur la façon dont notre cerveau reconstruit les perceptions de nos sens. Quant à Ismah, ce sera tout simplement son attraction préférée ! Par contre, allez faire comprendre à des enfants fan de jeux vidéo que, non, on ne s'arrête pas dans la salle d'arcade parce que ça ne sert à rien de venir à Disneyland pour ça...

Il commence à se faire faim, et nous poussons la porte du Café Hypérion/Videopolis. Les mecs en blanc qui jouent du jazz-easy listening sont là à nouveau, et il faudra m'expliquer pourquoi je lis toujours sur ce forum qu'il ne se passe jamais rien sur cette scène. Isabelle est fascinée par l'endroit, qui lui semble, je cite, "au-delà du bien et du mal". Ben ouais, un gigantesque auditorium rétro-futuriste avec un dirigeable planté dans le plafond, qui vend des hamburgers d'un côté pendant que de l'autre Tic et Tac dansent la gigue et signent des autographes, sans compter le panorama vaguement farwestien sur scène, le vrai studio de radio au fond, l'orchestre qui laisse la place à des courts-métrages des années 50... ça peut surprendre, en effet. En tout cas, on ne voit pas ça ailleurs. Ajoutons, pour être vraiment objectif dans ce TR, que la bouffe est dégueulasse à un point difficilement concevable, mais quand on est au-delà du bien et du mal, je me demande si ce genre de détails compte encore...

[à suivre]


J'avais trop de trucs à rêver la nuit dernière.


Dernière édition par WilliamOverdrive le Sam 24 Déc 2011 - 16:18, édité 1 fois
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Angelys



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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Mar 20 Déc 2011 - 18:52

j'adore ta façon de raconter ton TR cheers
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maud



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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Mar 20 Déc 2011 - 19:58

idem ! tu devrais écrire un bouquin !


J'étais entrain de me parler, je m'donnais de bons conseils.  Suspect ( Alice )


Du 22 octobre au 7 novembre 2015 !!! 15 jours de magie à orlando.
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laurus



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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Mar 20 Déc 2011 - 21:41

Ta façon de raconter est géniale ! Idem que Maud à quand un livre ??


prochaine visite très bientôt...
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enviederève



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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Mar 20 Déc 2011 - 23:04

wahouuu !te lire est une pure réjouissance!
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WilliamOverdrive



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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Mar 20 Déc 2011 - 23:44

Ah, merci ! Very Happy Ben pour tout vous dire, je suis précisément en train d'écrire un livre. Mais ça ne parle pas d'une visite à Disneyland, désolé ! Razz Allez, let's go :


Mieux vaut se remettre en mouvement si nous voulons avoir quelque espoir de digérer l'infect hamburger que nous venons d'avaler (je préfère ne même pas mentionner les frites). Direction Adventureland !

Là, c'est vite fait : le Galion et la Cabane des Robinson sont en travaux, et les petits ne font pas la taille requise pour Indiana Jones. Adventure Isle nous permet de nous perdre un peu. Les enfants partent en avant en courant, ils font les clowns dans la caverne, et nous explorons un peu l'île jusqu'à nous retrouver au pont suspendu. J'imagine que le caractère labyrinthique, chaotique d'Adventureland est ce qui fait son charme pour les amateurs. Pour ma part, je le trouve trop dense. Il mélange trop de settings différents pour un land unique (marché persan, île aux pirates, empire colonial britannique, Afrique subsaharienne, et puis quoi encore ?), et c'est probablement le land que j'aime le moins. Ceci dit, il comporte tout de même une attraction majeure vers laquelle nous nous dirigeons.

On peut dire, à divers endroits du Disneyland Park, que la file d'attente est déjà une attraction en elle-même ; ce n'est nulle part aussi vrai que pour Pirates Of The Caribbean. Pour les gens qui ne connaissent pas, il est toujours étonnant d'apprendre que ce sont les films qui sont une adaptation de l'attraction, et non l'inverse. Pourtant, la file d'attente de l'attraction est d'une puissance dramatique que l'on ne trouve pas forcément dans tous les films. Isabelle est instantanément happée par l'ambiance, elle kiffe en particulier la musique, qui lui donne envie de marcher au pas sur son rythme hautement cadencé. Autant les enfants resteront perplexes devant cette attraction (le début, avec le passage dans le restaurant, leur a semblé profondément idiot), autant Isabelle vivra là son expérience favorite du parc. Elle est tellement fascinée qu'elle en oublierait presque de se tenir à la barre pour la première chute !

En sortant des Pirates, tout le monde étudie le plan. En bon psychorigide que je suis, j'avais prévu d'enchaîner aussitôt sur Fantasyland, mais un consensus se dégage autour du Passage enchanté d'Aladdin. Nous parcourons donc ce joli walkthrough, qui fait une admirable transition avant de passer au plus disneyesque des lands de Disneyland.

Isabelle avait très envie de faire toutes les attractions basées sur des contes de fées, mais malheureusement, Blanche-Neige est fermé. Nous optons donc pour Pinocchio, pas mal mais qui, après tout ce que nous avons vécu depuis le début de la journée, nous semble un peu "léger". Disons que tout est relatif : dans une fête foraine standard, Pinocchio serait un dark ride de très haut niveau. Dans le Disneyland Park, c'est juste pas vilain. Et puis de toute façon, selon les enfants, c'est "trop court", et c'est une vérité communément admise qu'à Fantasyland, les enfants ont toujours raison !

Peter Pan, qui prend la suite, est d'un autre niveau, même si les minus râlent par rapport à la longueur de la file d'attente. Les mouvements sont très différents de ce que nous avons connu jusqu'ici (sans doute parce que les bateaux sont suspendus), le décor en contrebas est superbe, et le trajet a quelque chose d'imprévisible qui nous donne l'illusion de la spontanéité, alors même que nous savons bien que des milliers de gens le parcourent tous les jours.

Le Labyrinthe d'Alice est l'occasion pour les enfants de partir en courant dès qu'ils ont passé le panneau "watch your children". Faudra leur apprendre l'anglais... Ismah prend moult photos au niveau des soldats-cartes, alors qu'Isabelle se met en quête de la source sonore masquée (avouons qu'il y a quelques haies où elle est moins bien masquée...). Miraculeusement, tout le monde se retrouve à la sortie à peu près en même temps.

Il n'y a vraiment pas beaucoup d'attente aujourd'hui, je n'aurais jamais pensé qu'on aurait pu faire autant d'attractions en une seule journée ! D'autant que la Parade des rêves Disney est en train de remonter Fantasyland. Les enfants vont y jeter un œil, mais nous leur faisons bien vite comprendre l'intérêt qu'il y a à ne presque pas faire la queue pour It's A Small World. D'ailleurs, alors que nous nous apprêtons à embarquer, la parade se finit, et la file d'attente se multiplie par 5 en l'espace d'une minute... Isabelle est sous le charme de l'attraction, tout en étant un poil sceptique sur sa portée politique (admettons que la promotion des stéréotypes nationaux n'est pas forcément le meilleur chemin pour la paix dans le monde). Je suis en tout cas admiratif de son talent pour reconnaître les pays au premier coup d’œil, alors qu'elle n'avais jamais entendu parler de l'attraction avant de visiter le parc. Elle est peut-être opposée aux stéréotypes nationaux, mais elle s'y connaît ! Le mélange de La Chanson et de Jingle Bells nous permet de sortir de là sans (trop) avoir cet air démoniaque gravé dans la tête.

Les enfants commencent à avoir la dalle, nous nous dirigeons donc vers la gare de Fantasyland (qui est bien accessible en dépit des travaux, même si de loin ce n'est pas évident), et retournons à Main Street en train. Alors que nous achetons quelques goûters et faisons un peu de lèche-vitrine, OMG, WTF, qu'est-ce à dire, que se passe-t-il, il NEIGE ?!? Mais c'était pas prévu par la météo, ça ! Il nous faut plusieurs dizaines de secondes pour piger que la fameuse magie Disney va jusqu'à faire neiger quand il ne neige pas du tout (je crois qu'à l'heure qu'il est les enfants n'ont toujours pas pigé, et on s'en voudrait de les détromper), et ce grand moment de doute partagé avec des inconnus dans Main Street reste un des plus beaux de la journée.

Une fois les estomacs rassasiés, nous retournons vers Fantasyland, où il reste fort à faire, en la personne des tasses de l'autre taré. Il n'y a pas un rat, nous ferons donc l'attraction deux fois de suite, pour le plus grand plaisir des petits, qui nous montrent ici que les attractions les plus simples peuvent être aussi les plus réjouissantes. Surtout quand on peut faire tourner le truc à toute vitesse en tirant sur le volant comme un basque sur sa corde.

Mais la fermeture approche, et il est temps de décider des attractions que nous voulons refaire. Les enfants, comme il se doit, veulent retourner à Big Thunder Mountain. Ismah se sacrifie pour les accompagner (merci Ismah !), alors que j'accompagne Isabelle revoir les pirates et réentendre leur musique. C'est au cours de cette attraction que je verrai passer, vers la fin du parcours, une forme tout d'abord indistincte au-dessus du décor. Je finirai par identifier le train du Disneyland Railroad, et par reconnaître l'espace étrange où celui-ci passe comme étant la salle du trésor de Pirates of the Caribbean. Il y a à mon avis bien des easter eggs qui me restent à découvrir dans ce parc, mais celui-ci est particulièrement plaisant : lorsqu'on le découvre, on a tout de suite l'impression d'être une sorte d'expert de Disneyland Paris !

Isabelle et moi rejoignons Ismah et les petits qui sortent de BTM. Nous avons encore du temps avant 19 h, et retournons faire l'attraction préférée d'Ismah : Star Tours. Les temps d'attente étant quasiment nuls à cette heure, nous pouvons même enchaîner, sur la demande de Ratchet, avec un tour de Buzz.

Il est 18 h 45 lorsque nous sortons de Buzz, on y voit comme à travers une pelle, mais sur une idée de Clank (fortement appuyé par votre serviteur), nous partons en courant vers Phantom Manor, espérant faire un dernier tour. Gagné ! C'était probablement le dernier tour de la journée, d'ailleurs, d'où l'enthousiasme de la CM à la grille d'entrée, qui me lance la réplique qui tue ("vous ne sortirez jamais de ce manoir !"), et ma réponse tout aussi enthousiaste ("pourtant la dernière fois on était sortis !").

La parade Fantillusion est à peine entamée lorsque nous rejoignons Main Street. Impossible de trouver une vraie bonne place pour les petits, alors nous faisons au mieux. Arrive alors le seul vrai moment d'angoisse de la journée : dans une obscurité presque absolue, et alors que les lumières de Main Street sont éteintes pour ne pas clasher avec celles des chars, Ratchet cherche de lui-même une place pour mieux voir, et nous le perdons de vue. Il faudra un quart d'heure à Isabelle et Ismah pour le retrouver, pendant que je surveille Clank (ce serait bête d'en perdre un en cherchant l'autre) qui, pour une raison qui m'échappe, veut absolument voir Aladdin, alors que, pour autant que je sache, il n'a jamais vu le dessin animé.

Finalement, alors que tout le monde est réuni et que les chars des couples princiers sont passés, nous nous fondons dans la foule à la suite du char de Minnie pour nous diriger vers la sortie. Le mouvement général n'est pas sans évoquer l'envoi à la fin de la messe (en fait il l'évoque carrément), et j'en viens à me demander si ce n'est pas un peu voulu, si Disney n'a pas repris cet élément liturgique comme il a repris tant d'éléments architecturaux, narratifs ou autres, sur la simple base de ce qu'ils fonctionnaient et étaient évocateurs pour le public.

Je commence à m'habituer au fait qu'il est douloureux de quitter Disneyland. Enfants comme adultes, nous en sommes déjà, alors que nous franchissons les portes, à nous demander quand est-ce que nous reviendrons. Ismah compte revenir rapidement avec sa copine, pour faire des attractions un peu plus "extrêmes". Ratchet et Clank n'auront peut-être pas la patience d'attendre d'être assez grands pour faire le Space Mountain, d'autant qu'il y a un autre parc dont ils n'ont encore rien vu. Quant à Isabelle et moi...


Épilogue

Il serait peut-être temps d'acheter un ou deux passeports annuels, là, non ?


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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Mer 21 Déc 2011 - 9:18

Je viens de lire ton TR d'une traite... quel beau récit!!!!

Je n'ai vraiment rien à dire d'autre


Derniers séj.:-du 31/01 au 02/02/2013 au NPBC -> merci NRJ pour ce séjour gagné!!!!
- le 28/08/2013 avec un nuit au Kyriad le 27/08 -> rien à dire, c'était génial!!!
- du 25/01 au 26/01/2014 au Sequoia -> merci mon chéri!!!
- du 31/05 au 01/06/2014 au Sequoia avec mon loulou de 10 ans!
- du 15/02 au 17/02/2015 à nouveau au Sequoia -> c'était super, comme d'hab'!!!
- du 14/05 au 15/05/2015 au Kyriad avec ma meilleure amie et nos enfants
- pour une journée le 27/11/15, le 22/01/16  et retour le 07/02/16 pour l'abonnement de mon Loulou de 12 ans et la prolongation du mien -> une nouvelle année de magie en perspective!!!
- nouveau séjour du 29/04 au 01/05/16 au Radisson Blu -> quelle belle découverte
- le 03/06/2016 pour une nouvelle journée entre copines
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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Mer 21 Déc 2011 - 16:38

anissa4701 a écrit:
Je viens de lire ton TR d'une traite... quel beau récit!!!!

Je n'ai vraiment rien à dire d'autre
Il n'y a rien a ajouter! Very Happy


Pour que la vie soit un conte de fées, il suffit simplement d'y croire.

I wish you to be happy
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MessageSujet: Re: Trip report : long time no see Jeu 22 Déc 2011 - 22:01

Quel récit,quelle écriture,quelle syntaxe, un vrai pur bonheur de te lire...j'avais vraiment l'impression de feuilleter un livre réctraçant ton séjour!
Si un jour tu as la chance de publier un livre, n'hésite pas à me le dire, je fonçerais l'acheter (peu n'importe le genre, juste le style d'écriture me plait)!

Un vrai régal, un grand merci.


Séjours Précédents

*Mai 1994 : Santa Fe en famille
*Janvier 2009: DisneyLand Hotel au Castle Club
*Janvier 2010: DisneyLand Hotel au Castle CLub
*Février 2011: DisneyLand Hotel au Castle Club
*Mars 2012 : DisneyLand Hotel au Castle Club
*Février 2014: DisneyLand Hotel au Castle Club



Séjour(s) à Venir

Octobre 2014: Hôtel New York==> Réservation effectuée!!Premier Séjour avec ma Fille!!!

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